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Les aménagements portuaires de la commune de La Ciotat

Dossier IA13004802 réalisé en 2015

Fiche

Œuvres contenues

Avant 1429, La Ciotat est un hameau littoral rattaché à la ville de Ceyreste. L'essor du commerce et de la pêche est favorable à l'émancipation de la ville portuaire qui intervient en 1429. En 1461 on recense 33 pêcheurs pour 20 barques. Les installations du port sont rudimentaires mais un premier môle en pierre est mentionné en 1539. Ce chantier est contemporain de l'extension des fortifications de la ville. En 1560, la construction d'un môle neuf reflète ce développement du port. Une activité de construction navale s’implante sur le site de l'Escalet à partir de 1601. Les métiers y sont organisés en confréries possédant chacune leur chapelle : maître d'aiche, calfats réunis en confrérie de saint-Elme. L'importance des chantiers navals de La Ciotat est attestée par la création d'un siège d'Amirauté dans ce port en 1649. En 1694, une école d'hydrographie de la Marine est crée à La Ciotat en application de l'Ordonnance de la Marine de 1681.

Elles prennent une dimension industrielle à partir de 1836 sous l'impulsion de l'industriel Louis Benet qui équipe les lignes maritimes méditerranéennes de bateaux à vapeur.

La configuration du port et des chantiers est largement modifiée au 19e siècle : prolongement puis démolition du môle neuf au profit d'un bassin de radoub (référence IA13005841), aménagement de l'Escalet et du quai d'armement (référence IA13005839), construction de cales sèches (référence IA13005840), de deux grandes darses (référence IA13005842 et référence IA13005843), jusqu’à l'aménagement du vaste terre-plein dit du Sahara (référence IA13005844). Durant cette période, les chantiers sont le poumon économique de la ville jusqu'à leur fermeture à la fin des années 1980. Le dernier siège administratif des chantiers est l'actuel Hôtel de ville (référence IA13005848). Depuis leur reconversion, les chantiers s'orientent vers la réparation des méga yachts. La ville favorise les activités du tourisme balnéaire et maritime en engageant dès les années 1960 le chantier du nouveau port de plaisance de La Ciotat (référence IA13004806).

Les confréries ciotadennes ont édifiées plusieurs édifices religieux à partir du 17e siècle : la chapelle des Pénitents-Bleus sous le vocable Notre-Dame-de-la-Grâce (référence IA13004803) et, en limite de territoire, la chapelle Notre-Dame-de-la-Garde (référence IA13005852).

La ville de la Ciotat est implantée au pied du Bec de l'Aigle sur la baie de la Ciotat. A égale distance des ports de Marseille et de Toulon, son développement est lié depuis le milieu du 19e siècle aux activités de construction et de réparation navale. Le chantier naval et son outillage font l'objet d'un dossier d'étude à part entière (IA13005976), le site s'est développé à l'abri du môle neuf (référence IA13005846) et de la digue du large (référence IA13005845). Le Port-vieux est protégé par le môle Bérouard (référence IA13005851) associé a des quais appareillés en pierre de taille (quai de la consigne (référence IA13005850) et le quai Ganteaume (référence IA13005849). Sur le môle est implanté le phare du Bérouard (référence IA13005831) qui marque l'entrée du port. Dans le quartier du Port-vieux sont situés le siège de la Prud'homie de pêche (référence IA13004810), et l'église Notre-Dame de l'Assomption (référence IA13005853). De nouveaux bassins ont été implantés au nord-est de l'agglomération, les bassins du Bérouard et des Capucins correspondent au nouveau port de plaisance. Il fait face à la chapelle des pénitents bleus. Longeant la baie, le front de mer Ciotaden alterne les plages et plusieurs ports : port de plaisance et de pêche des Capucins (référence IA13004807) et bassin de Saint-Jean (référence IA13004808). A l'ouest, sur les sommets de la côte rocheuse : la Chapelle Notre-Dame de la Garde, qui conserve ses ex-voto de marins, et le sémaphore du Bec de l'Aigle (référence IA13004811). A distance du littoral, la bastide Marin est devenue un centre d'interprétation sur la mémoire maritime de La Ciotat.

Synthèse du patrimoine maritime

Equipement de transition terre/mer :

-Port-vieux (IA13004805)

-quai d'armement (IA13005839)

-quai Ganteaume (IA13005849)

-quai de la consigne dit le baromètre (IA13005850)

-port de plaisance de La Ciotat (IA13004806)

-port de Saint-Jean (IA13004808)

-port des Capucins (IA13004807)

Bâtiment lié à l'activité portuaire :

-établissement administratif des chantiers Navals de La Ciotat, actuellement hôtel de ville (IA13005848)

-siège de corporation dit prud'homie de pêche de La Ciotat (IA13004810)

Protection du littoral :

-nouvelle digue du large (IA13005845)

-première digue du large dite nouveau môle neuf (IA13005846)

-jetée dite môle Bérouard (IA13005851)

Signalétique portuaire :

-phare du Bérouard (IA13005831)

-sémaphore du Bec de l'Aigle (IA13004811)

Activité industrielle & artisanale :

-usine de construction navale dite Chantiers Navals de La Ciotat (IA13005976)

-cales de construction (IA13005840)

-ancien bassin de radoub (IA13005841)

-bassin de radoub dit grande forme de construction (IA13005842)

-grande darse à flot dite bassin de stationnement (IA13005843)

-esplanade ou terre-plein sud dit le sahara (IA13005844)

-halle à bois (IA13005847)

Croyance des gens de mer :

-chapelle Notre-Dame de Grâce dite chapelle des pénitents bleus (IA13004803)

-chapelle Notre-Dame-de-la-Garde (IA13005852)

-église Notre-Dame-de-l'Assomption (IA13005853)

Dénominations port
Aire d'étude et canton Bouches-du-Rhône
Adresse Commune : La Ciotat
Période(s) Principale : Epoque contemporaine
Précisions sur la protection

Atlas des paysages : baie de La Ciotat

(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Carteron Sophie
Sophie Carteron

Prestataire extérieur du service mer pour l'opération de repérage du patrimoine des ports en 2015.


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