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îlot Nerthe-Chauffert-Pichou

Dossier IA13001452 inclus dans quartier de la Falaise réalisé en 2000

Fiche

Á rapprocher de

Cet îlot est exemplaire d'un découpage lié à la traversée d'une infrastructure : le sol lui-même est bouleversé par la construction de remblais. Néanmoins subsistent des traces du parcellaire ancien dans le découpage. Par exemple l'appartenance de l'ensemble de l'îlot à la section cadastrale N, alors qu'il est divisé par la voie ferrée, renvoie aux limites du domaine de Château Fallet et au chemin qui desservait alors le hameau des Riaux, chemin dont le tracé se retrouve vraisemblablement dans celui de la traverse Chauffert.

Appellations îlot Nerthe-Chauffert-Pichou
Parties constituantes non étudiées voie ferrée, viaduc, terrasse en terre-plein, mur de soutènement, atelier, bureau, remise, garage, immeuble à logements, maison, boutique
Dénominations îlot
Aire d'étude et canton Grand Projet de Ville, l'Estaque-les Riaux
Adresse Commune : Marseille 16e arrondissement
Lieu-dit : l' Estaque, quartier de la Falaise, quartier des Piches
Adresse : chemin de la Nerthe , montée Pichou , traverse Chauffert
Cadastre : 1978 Estaque N 36 à 40, 82, 83, 104, 106, 108, 110, 116 à 118, 160

Le tracé de la voie ferrée Avignon-Marseille en 1848-1849 est à l'origine de la création de cet îlot, né des délaissés de part et d'autre de la voie dans la partie haute du domaine de Château Fallet, dans les portions acquises par les frères Puget et par Rolland lors de la division de 1832 (Reférence IA13001450).

Par la suite, l'îlot a subi des modifications liées au nouveau tracé du chemin de la Nerthe et surtout à la construction de la voie ferrée Miramas-Estaque par la Côte Bleue en 1907-1915 (amputation de la partie nord).

Les premières constructions sont le fait de cultivateurs propriétaires (Joseph Puget et Joseph Farcy époux Gouiran) dès 1857 (Référence IA13001451 et Réference IA13001203). Puis Chauffert, fabricant de chaux, acquiert des terrains et construit dans le 4e quart du 19e siècle des bâtiments liés à l'industrie des chaux et ciments (Référence IA13001454). Vers 1890-1900, les premières constructions sont accrues et transformées en ensembles locatifs. Cet îlot est de nouveau modifié dans les années 1920-1930 par la construction de bureaux de la Société coloniale des chaux et ciments Portland, cependant qu'en surplomb du chemin de la Nerthe des commerçants de bouche densifient les logements ouvriers locatifs et ouvrent des commerces (parcelle N 160).

Période(s) Principale : milieu 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Secondaire : 2e moitié 19e siècle
Secondaire : 1ère moitié 20e siècle
Auteur(s) Auteur :

L'îlot de forme trapézoïdale irrégulière avec une langue qui s'avance le long du chemin de la Nerthe est traversé par les voies ferrées des lignes Avignon-Marseille et Miramas-Estaque par la Côte Bleue. Il est délimité au sud et à l'ouest par le chemin de la Nerthe, au nord par la traverse Chauffert et à l'est par la montée Pichou.

Il est constitué de trois parties distinctes.

La première partie, le long du chemin de la Nerthe, en deça de la voie ferrée, est formée par un terrain triangulaire sur lequel est établi un habitat constitué de plusieurs immeubles à logements et maisons sans alignement. Le côté nord et le côté sud sont de plain-pied avec le chemin de la Nerthe, cependant que la partie centrale est en remblais. Le côté nord est constitué de constructions plutôt irrégulières et très modestes, cependant que la partie sud est plus organisée et présente plusieurs immeubles à logements et maisons organisés autour de cours.

La deuxième partie est constituée du large remblai des voies ferrées (35 mètres environ), en surplomb de l'ensemble, sous lesquelles passent chemin de la Nerthe et montée Pichou par deux petits viaducs presque mitoyens, juste avant la bifurcation des voies ferrées.

La troisième partie, à l'arrière, est occupée par des constructions qui forment un pâté irrégulier. Ces bâtiments dépendent tous de la Société coloniale des chaux et ciments Portland, avec la maison de direction et des bureaux aux deux extrémités et entre les deux des logements, remises et ateliers donnant sur la traverse Chauffert, aménagée en escaliers dans sa partie orientale, pour rattraper le niveau. La maison de direction occupe une partie haute et a une vue dégagée cependant qu'à l'autre extrémité du pâté, les bureaux occupent la partie la plus basse. On peut d'ailleurs imaginer qu'il y a eu creusement pour faire passer la montée Pichou sous la voie ferrée.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Donation partage des époux Bruno-Dogliani à l'Estaque (Marseille), immeuble Farcy, 1955. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 4 Q 2 11306.

    transcription n°
Documents figurés
  • Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée. Ligne de Miramas à l'Estaque. Plan parcellaire des terrains à acquérir dans la traversée de la commune de Marseille sur une longueur de 3585m 33. Dressé le 6 mars 1907 par A Delaly ingénieur de la compagnie. [Détail : du vallon des Riaux à la villa Helvetia] /tirage de Dessin surchargé, échelle 1/1000. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 9 S 5/5.

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