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hôtel de ville

Dossier IA84000519 inclus dans ville de Cavaillon réalisé en 1986

Fiche

HISTORIQUE

Les archives municipales conservent un document mentionnant la reconstruction en 1750 de l'Hôtel de Ville. D'après André Dumoulin et Guy Jau, cet édifice a été construit entre 1750 et1753 par l'architecte Joseph Abel Mottard (auteur également de la chapelle de l'Hôtel Dieu) et, un balcon de fer forgé, exécuté par F. Isoard fut placé en façade.

Selon les mêmes sources, la rampe en fer forgé de l'escalier est l’œuvre des serruriers d'Avignon Pierre Peillon et Louis Jacoutet (1758).

Des travaux de restauration ont été effectués dans l'Hôtel de Ville par Charles Vidau en 1892, Aimé Boussot étant maire (redallage de la salle des pas perdus, restauration de la cage et des marches du grand escalier, ravalement de la façade et réfection des menuiseries).

Le bâtiment primitif qui est figuré avec ses deux ailes autour de la cour sud sur le cadastre de 1832 a été agrandi vers l'ouest par acquisition de maisons voisines en 1899 ; la nouvelle façade nord fut conçue dans le prolongement et à l'identique de la précédente.

A la même époque, entre 1895 et 1897, la couverture en fer forgé de la cour a été réalisée par Louis Dianin, serrurier constructeur à Cavaillon.

D'après l'administration de l'hôpital de Cavaillon, l'ancien dispensaire de l'hôpital a été vendu à la mairie en 1978 qui l'a transformé en bureaux municipaux.

Le nettoyage et la réfection des peintures de la salle du conseil et de certains bureaux (dont celui de Monsieur Le Maire) furent effectués dernièrement.

DESCRIPTION

Elévation principale nord.Elévation principale nord.

Situation

L'Hôtel de Ville occupe à lui seul un îlot situé dans la partie sud-ouest de la ville délimité au sud par la place Aimé Boussot, à l'est, par la rue du même nom, au nord par la place Joseph Guis et la rue Agricol Perdiguier et, à l'ouest, par le passage étroit de la rue du Planet.

Composition d'ensemble

Le corps principal (A), ouvrant sur la place Joseph Guis est prolongé vers le sud par deux ailes (B) et (C) ; elles encadrent la cour donnant sur la place Aimé Boussot et fermée par une grille.

Le bâtiment de l'ancien dispensaire (D) (p . 933) est placé entre une cour au sud entourée d'un mur percé d'une grande et d'une petite portes munies de grilles et un terrain servant de parking dont l'entrée pratiquée dans un mur bas se trouve au nord, à l'emplacement de maisons démolies. La cour sud du bâtiment (D) est plantée d'arbres (palmiers).

Un corps de bâtiments intermédiaires (E) placé entre (C) et (D) dispose d'une entrée sur le parking nord et s'organise autour d'une cour intérieure.

A. Corps de bâtiment (A)

Matériaux

- Élévation nord : plinthe en pierre de taille coquiller jaune ; premier niveau en pierre calcaire coquiller grise ; deuxième niveau, troisième et huitième travées en calcaire blanc fin ; intérieur des baies murées : enduit lisse beige récent.

- Élévations est et ouest : encadrement de baies en pierre calcaire blanc fin, murs enduits beige à l'est, blanc à l'ouest ; plinthe en pierre à l'est.

- Escalier : mur d'échiffre en calcaire blanc fin, limon en calcaire gris, marches en marbre (travertin beige). Encadrements des baies ouest du vestibule : pierre calcaire blanc fin.

- Murs et arêtes de la pièce la plus à l'est en calcaire coquillier jaune, remplissage en blocage de moellons enduits.

Structure

Ce bâtiment comprend un étage sur le rez-de-chaussée tous deux couverts de plafonds, excepté la première travée est. Le rez-de-chaussée de la partie est est partagé, d'une part, en un grand hall ouvert sur la cour sud par deux arcs en plein-cintre et, d'autre part, en une salle dans le prolongement de voûtes d'arêtes.

Élévations extérieures

- Élévation principale au nord : composition symétrique sur deux niveaux couronnés d'une corniche. Les troisième et huitième travées en légère saillie contiennent les portes principales et des portes-fenêtres ouvrant sur des balcons cintrés en ferronnerie.

Dans le fronton triangulaire de gauche, le médaillon à encadrement de cuir enroulé est nu tandis que celui de droite à feuillages représente les armes de la ville. Parmi les baies symétriques du premier niveau, dont plusieurs sont murées, les deux occidentales sont munies de grilles.

Les menuiseries de la première et de la deuxième porte (première et troisième travées) sont identiques et comportent des panneaux moulurés en losanges tandis que la troisième (huitième travée), différente, a une imposte en fer forgé. La mention HOTEL DE VILLE figure en lettres dorées sur la deuxième porte.

- Élévation est : couronnée par une génoise à deux rangs et percée seulement d'une fenêtre en arc segmentaire (avec grille) au premier niveau.

- Élévation ouest : à deux niveaux surmontés d'un pignon aveugle.Les trois baies du premier niveau ont des grilles, celles du deuxième niveau sont murées. La surface du mur est traitée en refends pratiqués au fer ; un bandeau plat sépare les deux niveaux.

- Élévation sud : partie est sur cour à deux niveaux couronnés d'une corniche. Entre deux pilastres toscans, sont disposées régulièrement trois fenêtres.

partie ouest à deux travées, deux niveaux avec fenêtres en arc segmentaire et fenestrons en losange dans la travée de droite.

Couverture

Toiture à deux pans avec retours sur les deux frontons nord, couverte de tuiles creuses.

Distribution intérieure

La porte (troisième travée) donne accès à un grand vestibule dont le sol est recouvert d'une mosaïque ornée en son centre des armes de la ville portant la date de 1892 et le monogramme AB.

Vestibule.Vestibule.

Dans le mur est sont fixées deux tables en pierre moulurées et cintrées avec inscriptions commémoratives tandis qu'entre les deux baies sud sont rassemblées plusieurs plaques de marbre citant les victimes de la seconde guerre mondiale, des guerres d'Algérie, d'Indochine et du Liban et, les victimes du travail.

Sous la plaque centrale se trouve un bas-relief en bronze représentant en buste une femme, évocation de Marianne, entre un soldat et un homme tête nue.

A l'ouest, se trouve le départ de l'escalier signalé par un grand arc à la clé sculptée représentant un faisceau d'armes, une balance et des chaînes. Cet escalier, ample et majestueux, conduit au premier étage en trois volées droites en retour d'équerre à gauche, accompagnées d'une belle rampe en fer forgé dont manque le départ.

Le plafond mouluré est orné en son centre d'une fine rosace de gypserie ; contre le mur ouest de la cage d'escalier est fixée une plaque portant les noms des cavaillonnais morts pour la France en 1914-1918 signée J.-L. l'Homme. Un bas-relief, rond, en bronze,représente deux profils de soldats et celui d'un coq. Une belle porte de menuiserie placée sous l'escalier ouvre sur un petit débarras.

Au rez-de-chaussée se trouvent la pièce voûtée réservée au service de l'état civil, le hall et, dans la partie ouest, une grande pièce (avec plafonds à rosace en gypserie) et un bureau pour les services techniques.

Le premier étage comprend la grande salle du conseil, éclairée par des fenêtres sur rue et sur cour, la salle des mariages, une pièce adjacente et le début du couloir. Les murs et plafonds de ces pièces sont ornés de panneaux et de rosaces de gypserie ; le sol de la salle du conseil est en parquet à bâtons-rompus.

Sur le palier, une porte donne accès au cabinet du maire appartenant à l'aile (C).

B. Les ailes (B) et (C)

Matériaux

- Murs et arêtes des voûtes du rez-de-chaussée en pierre calcaire coquiller jaune, remplissage en blocage de moellons enduits.

- Mur est enduit.

-Portail de la cour : grilles en fer forgé et piliers en pierre calcaire blanche.

- Encadrements des baies sud de l'aile (C) en calcaire blanc.

Structure

Ces deux ailes identiques comportent deux niveaux dont le premier élevé, est couvert de voûtes d'arêtes excepté la travée sud de l'aile (C) qui dispose d'un plafond à solives apparentes partageant le volume initial voûté d'arêtes. En (C) se trouve un couloir voûté en berceau.

Le premier étage est couvert d'un plafond.

S'appuyant sur ces deux ailes et sur les piliers au sud, la structure métallique de la verrière lui permet de couvrir toute la cour.

Élévations extérieures

- Est : - aile (B) : deux niveaux avec plinthe, quatre travées, fenêtres en arc segmentaire avec grille au premier niveau.

- aile (C) : à deux niveaux sous la verrière, le premier ouvrant sur la cour par des portes en arc segmentaire inscrites dans des arcs plein-cintre, le deuxième par de petites fenêtres ; cinq travées régulières.

Au troisième niveau (sur la verrière), sont disposées en cinq travées de hautes fenêtres en arc segmentaire dont la première au sud est murée.

Sur cour, ces deux ailes sont couronnées par une corniche ; un bandeau est placé à hauteur d'appui de la verrière.

- Sud : - aile (B) aveugle ; chaînages d'angle à refend de même que sur l'aile (C).

- aile (C) : cinq travées irrégulières et trois niveaux, couronnées par une génoise à deux rangs. Toutes les baies sont en arc segmentaire et seulement celles du troisième niveau ont un encadrement en pierre et un appui mouluré.

- Ouest : aile (B) identique à l'élévation est de (C).

Couverture

Sur les deux ailes, toiture à deux pans couverte de tuiles creuses.

Verrière de la cour à quatre pans avec partie centrale rehaussée.

Distribution intérieure

Dans l'angle sud-est de l'aile (B) se trouve un escalier récent.

Trois voûtes d'arêtes couvrent la même grande pièce, un bureau correspond à la quatrième travée et on retrouve à l'étage la même division.

L'aile (C) comprend au rez-de-chaussée plusieurs petites pièces couvertes chacune d'une voûte (excepté la pièce (6)), séparées par un couloir traversant l'aile d'est en ouest. Une baie (murée) à hauteur du deuxième niveau, surmontée d'une voûte à pénétration était pratiquée dans le mur nord (vers la pièce (8)) de ce couloir.

Le mur ouest de la pièce (7) est également percé d'une porte murée et le même type de porte en arc segmentaire se retrouve entre la pièce (9) et le débarras.

Au premier étage dans l'axe de la porte sud du palier sont disposées en enfilade les pièces réservées au cabinet du maire et au secrétaire général. La première (23) comporte une cheminée de marbre sculptée contre le mur occidental, une plinthe en panneaux de menuiserie et un plafond mouluré, la seconde est divisée par un faux plafond cependant que la troisième (25), au plafond mouluré, possède un trumeau portant les armes de la ville.

A l'extrémité sud de la pièce aménagée entre plafond et voûte, est le cabinet de dessin.

Le sol de la cour est recouvert d'une mosaïque avec bordure brune et noire dont le centre est signalé par un cartouche bleu et vert où se détachent sur fond crème les lettres rouges R. F.

C. Corps de bâtiment (E)

Matériaux

- Escalier et encadrements de portes intérieures en pierre calcaire coquiller jaune.

- Mur nord : enduit lisse beige récent.

- Mur sud : enduit lisse blanc récent. Encadrement de baies en calcaire blanc.

- Baies ouest : encadrements en pierre calcaire coquiller jaune.

Structure

Bâtiment de premier étage sur rez-de-chaussée.

Élévations extérieures

- Nord : percements récents consistant sur deux niveaux et quatre fenêtres regroupées et une porte rectangulaire au premier,une grande fenêtre rectangulaire oblongue au second.

- Ouest : à deux niveaux et deux travées. Quatre baies dont celles du premier niveau ont été remaniées.

- Sud : à trois niveaux sur deux travées avec trois baies remaniées au premier niveau, une porte-fenêtre centrale au second et au troisième niveau deux oculi ovales murés.

Distribution intérieure

L'escalier placé au sud de la cour commence sous un encadrement de porte en arc segmentaire, tourne vers la gauche et conduit à un couloir sur lequel donnait une porte de même forme (murée) correspondant à la pièce (7). Une porte identique, au premier palier ouvre sur un petit local.

Cage d'escalier.Cage d'escalier.

Les pièces du rez-de-chaussée de l' étage ont été refaites à neuf.

D. Corps de bâtiment (D)

Matériaux

- Dans la pièce du service foncier en demi sous-sol, mur en pierre de taille calcaire coquiller jaune.

- Élévation sud en pierre calcaire blanche, troisième niveau de la partie ouest en briques rouges.

- Élévation sud-ouest : enduit lisse ocre.

- Élévation nord : enduit lisse blanc récent.

Structure

Bâtiment à deux étages sur rez-de-chaussée avec soubassement sous la partie est couvert d'une voûte catalane en briques. Une partie du rez-de-chaussée (la pièce du service foncier) est en demi sous-sol auquel on accède par trois marches depuis le jardin.

Élévations extérieures

- Élévation principale au sud sur le jardin (fermé par un portail dont les piliers moulurés ont un sommet octogonal), à trois niveaux avec composition symétrique sur trois travées, coupée horizontalement par une galerie, avec balustrade de pierre, que supportent six piliers de pierre. Au premier niveau sous la galerie, ouvre une porte entre deux fenêtres, aux second et troisième niveaux, les fenêtres en plein-cintre à impostes biseautées et clefs plates sont reliées entre elles par un bandeau. Au troisième niveau ces fenêtres ont des balcons de fer forgé sur consoles. Les deux travées les plus à l'ouest ont au premier niveau deux portes en plein-cintre (celle de gauche transformée en fenêtre) avec clefs sculptées en feuilles d'acanthes. Au second niveau une grande baie en anse de panier avec coquille à la clef, dispose d'un balcon en fer forgé.

L'ensemble de la façade côté ouest est encadré par des pilastres à refends supportant une corniche à modillons et un fronton interrompu à hauteur d'une lucarne.

- Élévation nord : - Partie est : trois niveaux élevés plus un étage en retrait. A gauche, porte et escalier d'accès à la cave. Fenêtres verticales étroites au second niveau, lucarnes au troisième.

Angle nord-ouest au dernier niveau avec chaînage d'angle en pierre irrégulier.

- Partie ouest : trois niveaux et deux travées: au premier une fenêtre avec grille et un appentis contre la travée ouest, au second, deux fenêtres dont une avec grille, dernier niveau aveugle.

- Élévation ouest : (rue du Planet) : une travée à trois niveaux contenant une porte et une fenêtre rectangulaires, un oculus rond.

- Élévation sud-ouest : deux travées séparées par l'arc traversant la rue couronnées par une corniche avec deux fenêtres dans chaque travée (l'une est double).

- Élévation est : une travée sur trois niveaux avec une porte en plein-cintre, une fenêtre rectangulaire et une fenêtre carrée.

Couverture

Tuiles creuses.

Distribution intérieure

Tous les étages, distribués par un escalier moderne à trois volées, ont été refaits récemment.

CONCLUSIONS

La date de construction de cet édifice est attestée par les archives sans que l'on sache - puisqu'il est question de reconstruction - où et comment se présentait l'édifice antérieur. Les travaux de la fin du siècle dernier sont confirmés par la date de la mosaïque du vestibule (1892), les initiales A et B étant celles du maire Aimé Boussot.

Il semble que l'édifice primitif ait eu pour plan celui de (A) prolongé par les ailes (B) et (C) autour de la cour.

Une communication était établie avec (E) dont l'origine et la fonction sont difficiles à définir.

L'ancien dispensaire (D) est un bâtiment de la fin du XIXe siècle qui a pu à l'origine être une grande demeure avec une des façades du XIXe siècle les plus complexes de la ville mais dont le volume a été entièrement remodelé récemment.

L' Hôtel de Ville construit au XVIIIe siècle constitue un des édifices majeurs de la ville de Cavaillon et un des plus importants, par son ampleur, son style et son état de conservation, de la région.

ANNEXES

Dans le vestibule du bâtiment {A) les deux panneaux portent les inscriptions :

1 - D. O. M.

AD HABENDA COMITIA

ET ANNONAM CONSERVANDAM

CAVARAE CIVITAS

AERE SUO CONSTRUXIT

ANNO MDCCL

2 - D. O. M.

FRANC . MARIAE MANZI

EPISCOPO ET CONDOMINO

IN AMORIS SIGNUM

CIVES POSVERE

ANNO MDCCL

Dénominations hôtel de ville
Aire d'étude et canton Cavaillon - Cavaillon
Adresse Commune : Cavaillon
Adresse : place Joseph-Guis
Cadastre : 1832 G1 574 ; 1982 CK 536, 933

Les archives municipales conservent un document mentionnant la reconstruction en 1750 de l'hôtel de ville (on ne sait pas comment était l'édifice antérieur). Cet édifice a été construit entre 1750 et 1753 par l'architecte Joseph-Abel Mottard (balcon en fer forgé de F. Isoard et rampe d'escalier des Avignonnais P. Peillon et L. Jacoutet). Des travaux de restauration ont été effectués par C. Vidau en 1892 (mosaïque de la salle des pas perdus, restauration de la cage et des marches du grand escalier, ravalement de la façade et réfection des menuiseries). Il a par ailleurs été agrandi vers l'ouest par l'achat de maisons voisines en 1899 ; la nouvelle façade nord fut conçue à l'identique de la précédente. A la même époque, 1895-1897, on a couvert par une verrière la cour arrière de l'hôtel de ville, donnant sur la place Aimé-Boussot (Louis Dianin, serrurier-constructeur à Cavaillon). Ensuite, il s'est encore agrandi avec l'achat de l'ancien dispensaire de l'hôpital, bâtiment de la fin du 19e siècle qui a pu être à l'origine une grande demeure, et qui a été transformé en bureaux.

Période(s) Principale : milieu 18e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Dates 1750, daté par source
Auteur(s) Auteur : Mottard Joseph-Abel, architecte, attribution par source
Auteur : Isoard François, ferronnier, attribution par source
Auteur : Peillon Pierre, ferronnier, attribution par source
Auteur : Jacoutet Louis, ferronnier, attribution par source
Auteur : Vidau Charles, entrepreneur, attribution par source
Auteur : Dianin Louis, ferronnier, attribution par source

L'hôtel de ville occupe à lui seul un îlot dans la partie sud de la ville. Le corps principal (et partie d'origine) est un édifice de plan en U ; la cour, à l'arrière, est fermée par une grille et une verrière ; un corps de bâtiment intermédiaire le longe à droite, autour d'une petite cour, puis, sur l'arrière, le bâtiment de l'ancien dispensaire, disposé perpendiculairement et précédé par une cour fermée servant de parking aux employés ; derrière se trouve également une cour, plantée de palmiers. L'élévation principale est régulière et symétrique sur deux niveaux couronnés d'une corniche ; les troisième et huitième travées en légère saillie et cantonnées par des chaînages, contiennent les portes principales et des porte-fenêtres ouvrant sur des balcons cintrés en ferronnerie ; couronnement par un fronton décoré par un médaillon sculpté ; baies au rez-de-chaussée murées sauf dans les deux dernières travées droites ; baies en arc segmentaire. Le bâtiment qui le prolonge a un étage de plus et l'élévation principale se trouve sur le jardin : trois niveaux avec composition symétrique sur trois travées coupées horizontalement par une galerie, que supportent six piliers de pierre ; fenêtres plein-cintre et grande baie en anse-de-panier avec coquille à la clef et balcon en fer forgé. Enfin le dernier corps de bâtiment n'a qu'un étage, avec des percements récents au nord et au sud une porte-fenêtre centrale et des baies remaniées. Le bâtiment en U est simple en profondeur : vestibule avec escalier monumental à rampe en fer forgé dans la dernière travée d'angle. Grandes salles et bureaux dans l'aile gauche. A l'étage, salle du conseil en double exposition sur la façade et la cour, cabinet du maire, services généraux et salle des mariages installée dans l'aile rapportée en façade. Dans les autres corps de bâtiments, ensemble de bureaux des différents services de la mairie.

Murs enduit
pierre de taille
moellon
maçonnerie
Toit tuile creuse, verre en couverture, métal en couverture
Étages rez-de-chaussée, 2 étages carrés
Couvrements voûte d'arêtes
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures verrière
toit à deux pans
Escaliers escalier intérieur : escalier tournant, en maçonnerie
Techniques sculpture
Représentations cartouche cuir découpé armoiries
Précision représentations

Cartouche de la travée d'entrée droite : cartouche à cuirs découpés et feuillages représentant les armes de la ville.

Statut de la propriété propriété de la commune

Références documentaires

Bibliographie
  • DUMOULIN, André. Visite des monuments et musées de la ville de Cavaillon. Cavaillon : 1983, 56 p.

(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Destombes Florence - Fray François - Marciano Florence