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hôpital Saint-Jacques, puis parfumerie Hugues Aîné, actuellement entrepôt public

Dossier IA06001622 réalisé en 2008

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Appellations hôpital Saint-Jacques, puis parfumerie Hugues Aîné
Destinations entrepôt public
Dénominations hôpital, parfumerie
Aire d'étude et canton Alpes-Maritimes - Grasse
Adresse Commune : Grasse
Adresse : 8, 10 rue Ossola , rue Mirabeau
Cadastre : 1809 E 85 ; 2006 BH 331, 332

Le siège de la parfumerie Hugues Aîné, créée officiellement en 1817, avait été achetée en 1799 par Jean Joseph Hugues fondateur de l'entreprise. Il s'agissait à l'origine d'une partie de l'ancien hôpital Saint-Jacques, établissement religieux du centre de Grasse, mis en vente par le gouvernement révolutionnaire. En 1832, la fabrique est agrandie. Jean Joseph rachète l'autre partie de l'immeuble dont fait partie son atelier de parfumerie. L'extension du site se poursuit dans les années 1840. Elle est menée par le fils de Jean Joseph Hugues devenu le patron de la société. Il achète un immeuble situé dans une des rues voisines de l'usine mère, le site comprenait donc deux unités distinctes. Le fils d'Henri, qui prend la succession de son père en 1859, agrandit ces deux unités. Il achète en 1864 et 1869 deux immeubles : l'un jouxte le siège historique de la société et l'autre l'immeuble acquis par son père dans les années 1840. Pour faciliter la communication entre ces deux ensembles espacés, il fait creuser un tunnel qui passe sous la chaussée (1865) et qui les met en relation. La fabrique devait à ce moment concentrer l'ensemble des activités d'une parfumerie, c'est-à-dire les ateliers de production (enfleurage, distillation), l'administration et la manutention (conditionnement, stockage). En 1881, l'une des façades de la fabrique est embellie. Ce bel ouvrage permet de matérialiser plus concrètement l'implantation de l'établissement industriel. En 1901, la société fait bâtir un site annexe dans un quartier moins urbanisé de Grasse. Elle y installe un atelier d'extraction. On déplace alors progressivement l'ensemble des ateliers de production du siège historique vers cette nouvelle usine. Celle-ci se substitue définitivement à la fabrique du centre ville dans les années 1920, alors que la société Hugues Aîné devient la parfumerie Charabot & Cie. L'ancienne fabrique est vendue progressivement. La ville de Grasse possède aujourd'hui les parties les plus anciennes de l'usine, où se trouve notamment la façade principale de l'usine.

Période(s) Principale : Temps modernes , (?)
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Dates 1881, daté par source, porte la date
Auteur(s) Auteur : ,

Les parties toujours visibles de la fabrique Hugues Aîné s'apparentent à des locaux artisanaux de centre urbain. Ils se trouvent dans les parties basses de deux immeubles, qui correspondent à un niveau de soubassement. Du point de vue de la structure, ces niveaux de soubassement ont des planchers en voûtains de briques apparentes ou enduite. Le dallage d'origine est en pierre. Les dispositions intérieures des salles ne semblent pas, au moins en partie, avoir été modifiées. En atteste un plan de 1865 présentant l'atelier de distillation qui a conservé dans les grandes lignes la même répartition : un espace partagé en deux par une cloison, avec au fond d'une des salles, un escalier en colimaçon donnant accès au niveau de rez-de-chaussée surélevé. Dans l'ensemble, la fabrique est marquée par un espace intérieur morcelé, divisé en une succession de salles de petites dimensions avec des niveaux de planchers différents. Enfin, le site est marqué par la présence d'une forte humidité. De l'eau ruisselle des murs de soutènement situés à l'arrière de l'ancienne fabrique tandis qu'un petit canal découvert longe cette partie arrière de l'ancienne usine. Les étages supérieurs servent de logements et de local pour une boutique.

Murs enduit
maçonnerie
Toit tuile creuse
Étages sous-sol, 2 étages de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 3 étages carrés, étage de comble
Couvertures toit à longs pans
Énergies énergie thermique
énergie électrique
produite sur place
achetée
États conservations établissement industriel désaffecté
Statut de la propriété propriété publique
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables atelier de fabrication

Références documentaires

Documents d'archives
  • [Parfumerie Hugues Aîné] Acte d'adjudication, n° 36. 17/10/1799. Fabre, Louis (notaire). Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 03E 078/083

    Fol. 44. Jean-Joseph Hugues achète une partie de l'ancien hôpital Saint-Jacques.
  • [Parfumerie Hugues Aîné] Acte de vente, n° 490. 30/09/1832. Sauvaire, Augustin (notaire). Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 03E 078/143

    Jean-Joseph Hugues rachète à A. Quine une autre partie de l'ancien hôpital.
  • [Parfumerie Hugues Aîné] Acte de donation, n° 173. 20/09/1861. Perrolle, Pierre Joseph Marcellin (notaire). Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 03E 079/634.

    Fol. 309. Parmi les biens immobiliers qu'Henri Hugues donne à ses enfants se trouve un immeuble situé dans la rue des Dominicains accueillant depuis les années 1840 une extension de sa fabrique de parfumerie.
  • [Parfumerie Hugues Aîné] Projet d'aménagement d'une galerie souterraine. 23/06/1865. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 02O 0489.

    Dans ce dossier de demande d'autorisation de creusement d'un tunnel contenant les plans du projet est mentionnée pour la première fois l'extension de l'usine au n° 1 de la rue de Dominicains qui jouxte le n° 3 déjà en activité. Cette extension n'étant pas encore signalée dans les documents de 1863, on suppose que l'achat de cet immeuble date de 1864. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 02O 0489
Documents figurés
  • [Parfumerie Hugues Aîné] Plan de la galerie que le S. Hugues demande à construire pour faire communiquer son laboratoire de la rue des Dominicains avec celui qu'il possède dans la rue du Cours. / Plan à l'encre sur papier, 29/03/1864. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 08S036.

  • [Parfumerie Hugues Aîné] Vue ancienne de la façade. / Photographie sépia, collection particulière.

  • [Parfumerie Hugues Aîné] Plan et coupe de la localité où M. Hugues a le projet d'établir une chaudière à vapeur de la force de quatre chevaux. / Plan à l'encre sur papier, 28/06/1865. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 02O0489.

  • [Parfumerie Hugues Aîné] Plan d'une partie de la ville de Grasse indiquant par une teinte rose la maison dans laquelle M. Hugues a le projet d'établir une chaudière à vapeur de la force de quatre chevaux. / Plan à l'encre sur papier, 29/03/1864. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 08S036.

  • [Projet de construction du premier bâtiment de la nouvelle usine de la société Hugues Aîné] / Plan à l'encre sur papier calque ; 1/200e, 1901. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 02Z77.

  • [Parfumerie Hugues Aîné] Publicité. 1929. Musée International de la Parfumerie, Grasse : non coté.

    Publicité de la maison Hugues Aîné rappelant que la date de fondation de la parfumerie est 1817.
Bibliographie
  • BENALLOUL, Gabriel. Charabot & Cie. Grasse : Musée International de la Parfumerie, 2007.

    P. 59 à 101. La partie 2 du chapitre 4 présente les diverses extensions de l'usine entre 1901 et 1930.
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général ; (c) Musée International de la Parfumerie, Grasse - Benalloul Gabriel