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hôpital actuellement immeuble de bureaux et logements

Dossier IA84000540 réalisé en 1987

Fiche

HISTORIQUE

En 1724, un legs de Thomas Herisson, apothicaire à Cavaillon mais égale­ment recteur de l'hôpital, permet la création d'une charité. La première fondation a lieu dans la maison même du défunt donateur, impasse du Chapeau Rouge. En 1735, un terrain est acquis hors les murs, au quartier Saint-Sixte, dans le but d'y construire un établissement dont les plans sont demandés à l'architecte Franque ; le projet n'aboutit pas. En1742, un nouvel emplacement est choisi : au faubourg de la Couronne (environs de la place Gambetta), des terres sont achetées aux Augustins. L'année suivante, la construction est confiée à Bertet, maître-maçon de Cavaillon, en exécution des plans de Brun, architecte de L'Isle-sur­-la- Sorgue, et de Mottard, architecte avignonnais. En 1749 la chapelle de la Charité est bénie par l'évêque de la ville, Mgr Nanzi.

Des travaux de restauration exécutés en 1828 nous apprennent que la charité se composait de deux ailes encadrant un bâtiment central : plan parfaitement lisible sur le cadastre ancien et également sur le plan de 1788 dessiné par Michel Jouve en 1899.

Au milieu du XIXe siècle, la construction d'un hospice en bordure du cours de la Charité (cours Victor Hugo) vient s'ajouter aux bâtiments existants : les plans et élévations en sont donnés en 1854 par l'architecte départemental Joffroy ; le maçon Pascal Chabas achève les travaux en 1857.

En 1906 la construction d'un nouvel hospice-hôpital entraîne la désaf­fection de la charité. La démolition de la plupart des bâtiments per­met la création en 1907 du boulevard Émile Zola.

Sont conservés : - l'immeuble situé à l'angle du boulevard Émile Zola et de l'avenue Paul Doumer (parcelle 119) qui fut successivement un hôtel, une clini­que, une agence du Crédit Agricole. Aujourd'hui la plus grande partie en est occupée par une étude notariale, le reste par des logements.

- Les vases qui couronnaient le portail de l'hospice dessiné par Joffroy (récupérés par Marie-Thérèse Jouve, ils sont déposés dans la cour du musée).

DESCRIPTION

Situation

Mitoyen au nord, l'immeuble présente une façade sud sur le boulevard Émile Zola, et une façade est (entrée principale) sur l'avenue Paul Doumer.

Composition d'ensemble

Corps de bâtiment unique en forme de bloc.

Matériaux

Maçonneries enduites et reliefs des élévations extérieures en pierre de taille.

Structure

L'immeuble couvert en terrasse comprend trois étages carrés au-dessus d'un rez-de-chaussée de faible hauteur et d'un étage de cave. Le troi­sième étage et sa couverture sont un ajout du début du XXe siècle, intervenu lors de l'aménagement en clinique. L'intérieur (non visité) a fait l'objet de maints remaniements.

Élévations

- Élévation est

Façade à quatre niveaux séparés par des bandeaux et couronnée par une corniche que surmonte le garde-corps maçonné de la terrasse supé­rieure. Entre des pilastres d'angle à refends ordonnance régulière à cinq travées de baies, en arc segmentaire sur les trois premiers ni­ veaux, rectangulaires au dernier. Les fenêtres sont entourées de cadres lisses. L'accent est mis sur la travée médiane : porte bâtarde inscrite dans une travée de pilastres en forme de gaines, et surmontée par un fronton cintré qu'interrompt la fenêtre du second niveau couronnée par un fronton triangulaire.

- Élévation sud

Façade antérieure ouest, travée de la porte d'entrée, détail.Façade antérieure ouest, travée de la porte d'entrée, détail.

Façade identique mais dont la porte bâtarde en arc segmentaire est surmontée par une statue rapportée : Vierge à l'Enfant du XVIIIe po­sée sur un socle godronné.

Couverture

Toit terrasse.

CONCLUSION

Si l'on se réfère au cadastre ancien, le bâtiment conservé semble cor­respondre à l'aile ouest de l'ancienne charité, qui développait une importante façade sud sur le jardin (aujourd'hui sur le boulevard Émile Zola). Les élévations ont gardé leur ordonnance du XVIIIe siècle ; toutefois les deux portes d'entrée et le décor qui les accompagne ont vraisemblablement été repris au début du XXe siècle.

Destinations immeuble de bureaux, logements
Dénominations hôpital
Aire d'étude et canton Cavaillon - Cavaillon
Adresse Commune : Cavaillon
Adresse : 27 boulevard Emile-Zola , avenue Paul-Doumer
Cadastre : 1832 F 74, 75, 81 ; 1982 CL 119

En 1724, un legs de Thomas Hérisson, apothicaire à Cavaillon et recteur de l'hôpital, permet la création d'une charité. La première fondation a lieu dans la maison même du donateur. En 1735, un terrain est acquis hors les murs au quartier Saint-Sixte, pour y construire un bâtiment sur les plans de Franque ; ce projet n'aboutit pas. En 1742 un nouvel emplacement est choisi au faubourg de la Couronne et des terres achetées aux Augustins. L'année suivante, la construction est confiée à Bertet, maître-maçon de Cavaillon, sur les plans de Brun, architecte de l'Isle-sur-la-Sorgue et de Mottard, architecte avignonnais. En 1749, la chapelle de la Charité est bénie par l'évêque de la ville. Le bâtiment se composait de deux ailes encadrant un bâtiment central. Au milieu du 19e siècle, un hospice vient s'ajouter aux bâtiments existants sur les plans de Joffroy, architecte départemental et sous la direction de Pascal Chabas, maçon. Il est désaffecté en 1906 avec l'ouverture de l'hôpital neuf et en partie démoli lors de la création du boulevard Émile-Zola en 1907, puis transformé en clinique (on ajoute alors un étage au bâtiment principal). Il n'en reste aujourd'hui qu'un seul bâtiment, qui semble correspondre à l'aile ouest.

Période(s) Principale : 2e quart 18e siècle
Secondaire : milieu 19e siècle
Dates 1743, daté par source
Auteur(s) Auteur : Brun Eprit, architecte, attribution par source
Auteur : Mottard Joseph-Abel, architecte, attribution par source
Auteur : Bertet, maître maçon, attribution par source
Auteur : Joffroy Joseph-Auguste,
Joseph-Auguste Joffroy (1801 - 1883)

Ingénieur des Ponts et Chaussées en 1825, il devient ensuite architecte de la ville d'Orange en 1832, puis de la ville d'Avignon en 1843. Architecte du département de Vaucluse en 1848. On lui doit l'hôtel de Ville d'Avignon avec Léon Feuchère, ainsi que la reconstruction après incendie de la synagogue d'Avignon en 1846. A partir de 1851, il est également chargé des édifices diocésains.


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architecte départemental, attribution par source
Auteur : Chabas Pascal, maçon, attribution par source

L'édifice restant, de plan massé, occupe un parcelle d'angle et son entrée principale est sur l'avenue Paul-Doumer ; il est en maçonnerie enduite avec les structures en pierre de taille, toit-terrasse. Il comprend trois étages carrés au-dessus d'un rez-de-chaussée surbaissé et d'un sous-sol. Façade principale à quatre niveaux séparés par des bandeaux et couronnée par une corniche et un garde-corps plein maçonné. Entre des pilastres d'angles à refends, ordonnance régulière de cinq travées de baies, en arc segmentaire sur les trois premiers niveaux, rectangulaires au dernier. L'accent est mis sur la travée centrale : porte bâtarde inscrite dans une travée de pilastres en forme de gaines et surmontée par un fronton cintré qu'interrompt la fenêtre du second niveau couronnée par un fronton triangulaire. Elévation identique au sud ; porte centrale surmontée par une statue masquant la baie à l'arrière. Intérieur non visité.

Murs enduit
moellon
maçonnerie
Étages sous-sol, rez-de-chaussée, 3 étages carrés
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures terrasse
Techniques sculpture
Représentations Vierge à l'Enfant
Précision représentations

Statue de Vierge à l'Enfant sur un socle godronné au-dessus de la porte, façade sud.

Intérieur du bâtiment non visité.

Statut de la propriété propriété privée
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Giraud Marie-Odile
Marie-Odile Giraud

Chargée d'études documentaires DRAC/CRMH. 1er quart 21e siècle.


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- Marciano Florence