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fortification d'agglomération

Dossier IA04001201 réalisé en 2008

Fiche

Parties constituantes non étudiées poste d'observation
Dénominations fortification d'agglomération
Aire d'étude et canton Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Barrême
Adresse Commune : Blieux
Cadastre : 1811 G non cadastré ; 1982 A3 non cadastré
Adresse

La Provence vit au tournant du 15e siècle une période de troubles et d'insécurité qui se poursuit après les épisodes belliqueux perpétrés par les brigandages des hommes de main de Raimond, vicomte de Turenne, notamment à l'encontre des possessions de la reine Marie de Blois. Cette situation entraîne une réaction protectrice des villes et villages du comté afin de résister aux éventuelles incursions ennemies. La tournée d'inspection effectuée par les commissaires du sénéchal Pierre d'Acigné dans les Alpes du Sud entre le 13 et le 29 juillet 1408 s'inscrit dans cette préoccupation générale : s'assurer du bon état des fortifications d'agglomérations et des réparations à effectuer. La menace d'une invasion du roi des Romains Sigismond dans la seconde décennie du 15e siècle donne un aspect plus prégnant à la volonté défensive émise par le pouvoir comtal. Blieux était fortifiée par une enceinte plus ancienne déjà remise en état et par une maison forte du nom de Bellegarde. Mais il s'agissait de délimiter un nouveau tracé pour les remparts. Jean de Pontevès, seigneur de Blieux, se chargea d'en déterminer les contours en 1420. A charge pour les habitants de réaliser les travaux dans un délai de quinze ans sous peine d'une amende de cent livres. IL ne reste plus que des vestiges aujourd'hui, dans la partie sud du village ancien : à l'extrémité sud-est la tour de guet seule, bien que ruinée, a conservé une partie de son parement en pierre calcaire.

Période(s) Principale : 14e siècle
Principale : 1ère moitié 15e siècle
Dates 1420, daté par travaux historiques

Des anciennes fortifications d'agglomération de Blieux ne restent plus que des vestiges, concentrés dans la partie sud du village, en bordure de l'extrémité sud de l'éperon rocheux de la Barre de l'Echelette. Elles prennent place aux limites du méplat, et s'appuient déjà sur la pente abrupte. Le cadastre napoléonien en suit approximativement le contour et permet donc d'en donner une idée générale. L'ancienne tour de guet en ruine, implantée dans l'angle sud-est des fortifications, occupe l'emplacement le plus élevé du village. Elle constitue l'unique vestige des deux tours prévues dans le circuit des remparts, lesquels incluaient la demeure d'un coseigneur du village, Urbain Dubreuil, de même que la maison forte de Bellegarde. Une porte permettait d'accéder au village. Il était aussi prévu un système d'évacuation des eaux de pluies et des eaux usées. L'état général des vestiges des fortifications montées en moellons calcaire interdit d'identifier la présence d'un parement. En revanche, les ruines de la tour de guet montrent que cette partie au moins du système défensif en était pourvu : le parement en moellons de petit et moyen appareil recouvrant le fourrage en pierres calcaire liées au mortier a d'ailleurs servi à alimenter en matériaux les habitants du village pour construire certaines de leurs habitations.

Murs calcaire parement
moellon
Statut de la propriété propriété de la commune, []

Références documentaires

Bibliographie
  • COULET, Noël. Document : Construction d’une enceinte à Blieux en 1420. Dans Provence historique, vol. 58, n° 232, p. 215-219, 2008.

    Document présentant le projet d'édification d'une enceinte fortifiée autour du village de Blieux.
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