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fortification d'agglomération d'Annot

Dossier IA04002080 inclus dans village d'Annot réalisé en 2009

Fiche

Á rapprocher de

Pour comprendre les fortifications d'Annot, notamment les principales enceintes construites au Moyen Âge, deux sources peuvent être utilisées : les fortifications elles-mêmes telles qu'elles nous sont parvenues et un acte de 1381 conservé aux archives départementales. Cet acte n'est pas sans poser des problèmes d’interprétation mais il fournit malgré tout de précieux éléments sur lesquels peuvent être fondées des hypothèses assez solides.

1. L'acte de 1381

La seconde moitié du 14e siècle est pour Annot, comme pour toutes les villes de Provence, une période difficile qui conduit à de nouveaux projets de fortifications. Les raids de Raymond de Turenne, à partir de 1381, accélèrent ce phénomène.

Dans l’une des quatre années précédant immédiatement l’acte de 1381, la communauté d’Annot a pris l’initiative (ou a été incitée par le sénéchal de Provence, représentant du souverain, à cette date la reine Jeanne 1ère qui est aussi seigneur majeur d’Annot) d'entreprendre une campagne de fortification. Pour formaliser le projet, le sénéchal Fouques d’Agoult a mandaté le seigneur Elzéar d’Oraison, qui est venu sur place, a établi le tracé et défini les caractéristiques du futur ouvrage.

Un premier prix-fait a été conclu entre la communauté et l’entrepreneur (il n’est pas qualifié de maçon, c’est donc probablement un homme d’affaire) Fouques Favette, un hyérois précédemment fixé à Mouriès, dont l’acte a été pris et signé par le notaire de Sigale (commune proche d'Annot, dans le département des Alpes-Maritimes) Jean Garente. Le contrat prévoyait un chantier étalé sur quatre ans et un paiement échelonné sur le même terme au moyen d’un vingtième prélevé chaque année sur les récoltes des habitants par Ramon Juers.

Ce premier prix-fait a reçu un commencement d’exécution. On ne sait pas pourquoi le nouvel acte est passé mais il y a probablement urgence.

En octobre 1381, la reine Jeanne vient d’adopter pour lui succéder Louis d’Anjou, frère du roi de France, choix vivement contesté par ses sujets italiens et provençaux. Les hostilités, qui commenceront dès le début de 1382, sont sans doute déjà pressenties. Elles aboutiront, dans les années suivantes, à la sécession de la Provence orientale, partisane de Charles de Duras, neveu de la reine. Le programme constructif n’est pas modifié, mais le délai d’exécution est ramené à 6 mois, de l’entrée du mois de mai à la Toussaint 1382. Pour tenir un tel délai, le prix est augmenté d’un cinquième vingtième, qui sera versé à l’entrepreneur après les quatre autres déjà promis et probablement partiellement payés, ainsi que les suppléments de recettes normalement encaissés par la commune. Les habitants devront, de leur côté, consentir un effort important en assurant la main d’œuvre du chantier (assistance des maçons, fourniture et transport des matériaux) dans le même délai, c’est-à-dire que chaque famille devra fournir, dans les 6 mois, un nombre sans doute élevé de journées de travail. On notera la clause comminatoire imposée à l’entrepreneur, qui ne recevra pas les suppléments de paye promis s’il n’achève pas l’ouvrage avant la Toussaint.

L'acte porte plusieurs mentions instructives. Lorsqu'il est signé, il prévoit des fortifications devant se "raccorder à l'autre ouvrage fortifié déjà fait à Annot, avoir la même hauteur et les mêmes caractéristiques". Il stipule également que "les portails qui doivent être construits seront identiques au portail qui existe déjà et qui se trouve au lieu la Roubinette". Il est malheureusement impossible de dire si ces ouvrages existants en 1381 sont ceux d'une ancienne fortification ou s'il s'agit des ouvrages que Fouques a déjà eu le temps de construire depuis la fin des années 1370.

L'acte indique en outre que deux portails doivent être construits par Fouques "à ses propres frais et dépens" tandis que pour un troisième, celui de la rue Droite, la main d’œuvre sera fournie par la communauté.

Confronter ce document à l'état actuel des fortifications d'Annot n'est pas commode. Le prix-fait additif parle de 400 cannes (800 m) de murailles à construire, alors que la totalité de l'enceinte telle qu'on la voit aujourd'hui mesure 400 m de longueur. Que conclure ? Que le projet de 1381 n'a jamais vu le jour ? Qu'il a été revu singulièrement à la baisse et que la réalisation définitive s'est contentée d'enserrer les constructions existantes alors qu'elle devait initialement ménager d'importants espaces non construits ? Cette dernière hypothèse peut probablement être retenue.

2. Ce qu'apporte l'analyse in situ

2.1. Au moins trois campagnes de fortification

L'observation des fortifications telles qu'elles sont de nos jours permet de tirer de nombreuses conclusions.

Les tracés, tout d'abord, laissent imaginer au moins trois campagnes de fortifications différentes, peut-être davantage. La forme générale de l'enceinte, qu'on peut comparer à un 8, laisse peu de doute sur le fait qu'une première enceinte a englobé les constructions situées en contrebas de l'église, autour de la rue Saint-Jean et de la rue Capone. Cette première ligne de défense mesurait environ 200 m de longueur et protégeait une surface d'environ 2500 m². C'est peut-être à cette place forte que renvoient les textes qui parlent de castrum annoti (en l'opposant à Petra Annoti) dans la première moitié du 13e siècle. L'emplacement des entrées de ville dans cette première ligne de défense n'est pas clairement identifié. L'acte de 1381 parle de la porte des Roubines, ou Roubinettes, qui pourrait être la porte aujourd’hui disparue de la rue Saint-Jean. Existait-il d'autres portes dont on a complètement perdu la trace ? C'est bien possible. On peut imaginer une ouverture en direction du Fugeret et l'anomalie constatée dans la ligne du mur au niveau de la parcelle 391 va dans le même sens. De la même manière, l'emprise de la longue parcelle 361 conduit à se poser des questions. Son extrémité du côté du mur se situe à un endroit où ce dernier forme un changement de direction. Faut-il imaginer une tour et une porte à cet emplacement ?

Un second projet de fortification a été lancé pour protéger le faubourg né en contrebas du village fortifié. Il forme la seconde boucle du 8 et doit très probablement être rapproché de l'acte de 1381. D'environ 400 m de périmètre, les deux enceintes cumulées protègent une surface d'environ 7000 m².

Une troisième phase a consisté, au 16e siècle, à protéger deux rues nouvellement formées : la rue Basse et la rue Notre-Dame.

2.2. Les fortifications médiévales constituent un ensemble assez hétérogène

- En plusieurs endroits, les murs sont visibles à nu. C'est le cas notamment le long de la rue des moulins ou dans les combles de l'église. En haut de la rue des moulins, le long de la parcelle 367, le mur mesure 120 cm à la base et encore 40 cm à son sommet. Le long de cette rue, on peut observer les mêmes archères disposés irrégulièrement. Certaines ne sont plus visibles de l'extérieur depuis qu'elles ont été obstruées mais restent parfaitement identifiables à l'intérieur des maisons, comme c'est le cas au niveau de la parcelle 361 (maison Verdollin Fabre : IA04002083).

- Le plus souvent, la muraille est aujourd'hui dissimulée à l'intérieur des maisons et largement percée par les ouvertures pratiquées pour assurer les circulations internes. Elle reste donc visible "en coupe", lorsqu'on passe d'une pièce à l'autre.

- Le long de la rue des Vallasses, deux tours de plan rectangulaire, la tour Saint-Martin et la tour du clocher, offrent un visage fort différent de tout ce que l'on peut voir ailleurs à Annot. Avec leur appareil en pierre de taille et leurs bossages marqués, ces tours sont d'une facture très différente de l'autre tour médiévale encore visible à Annot, celle de la porte de la rue Basse. Faut-il les dater de la première enceinte ? Sont-elles au contraire les restes d'une reprise à peine ébauchée, vers 1380, de la première enceinte ? La tour Saint-Martin qui se trouve à la porte neuve Notre-Dame, également appelée "le plus haut portail", est la plus petite des deux. Elle a été réduite en hauteur en 1704 en raison du risque que la chute de ses pierres faisait courir. Comme pour la tour du clocher, on trouve à sa base une petite pièce voûtée et garnie d'archères, des élévations qui comportent quasi exclusivement des pierres bossagées (les bossages, assez prononcés en épaisseur, n'occupent que la partie centrale de la surface de la pierre, sur une portion souvent réduite) et les traces d'une ancienne ouverture à la gorge qui a été obturée.

- Les portes sont tout autant hétéroclites. Celle de la rue Basse, à l'extrémité de la Grand Rue, la mieux conservée, est surmontée d'une tour. Elle possède quelques pierres bossagées dans les parements extra muros. Son couvrement en pierre de taille forme deux arcs brisés qui laissent imaginer qu'elle a été construite selon un premier axe avant d'être reprise ultérieurement dans un nouvel alignement. On observe une archère entre les deux arcs au niveau des piédroits.

La porte de la Grand Rue donnant dans la rue Basse. Détail des couvrements.La porte de la Grand Rue donnant dans la rue Basse. Détail des couvrements.

Le premier arc de la porte de la rue Basse est très similaire à celui de la porte vieille de la rue Notre-Dame. Il est brisé, en pierres de taille très minces. Les assises de la porte de la Grand Rue sont plus hautes que celle de la rue Notre-Dame. Rue Basse, ce premier arc est renforcé extra muros d'un second, beaucoup plus épais (il atteint presque 1 m d'épaisseur) et beaucoup moins brisé, également en pierre de taille, en appareil réglé.

La ressemblance de la porte vieille Notre-Dame et de la porte de la Grand Rue se retrouve dans la présence d'un blason sculpté sur lequel on ne peut qu'imaginer voir des fleurs de lys tant le grès est usé. Celui de la rue Basse est visible sur l'élévation extérieure du second arc. A-t-il été remployé et déplacé du premier arc vers le second ?

Les autres portes sont moins faciles à décrire. Celle de la rue Droite, mentionnée par l'acte de 1381, est probablement très comparable aux deux précédentes. Mais l'usure du grès de ses pierres empêche d'être affirmatif. Celle de la rue Capone, au niveau de la rue Notre-Dame, a connu d'importantes reprises puisque un passage couvert, voûté d'arêtes, a été bâti contre son élévation sud-ouest pour former une des maisons de l'alignement de la rue Notre-Dame. La porte qui se trouvait en bas de la rue Saint-Jean a été entièrement détruite.

3. Les fortifications du 16e siècle

Il est impossible de dire s'il n'y a eu qu'une seule campagne de travaux au 16e siècle. On sait malgré tout qu'au moins trois transformations des fortifications sont datables de cette époque :

- Deux nouvelles portions d'enceinte sont construites pour protéger les maisons qui, bâties hors-les-murs et apparues à partir du 15e siècle, avaient façonné la rue Notre-Dame et la rue Basse. Les deux obéissent à la même logique. Il s'est agi de protéger quatre alignements de maisons construites de part et d'autres des deux rues qui avaient vu le jour parallèlement aux enceintes médiévales : la rue Notre-Dame et la rue Basse. Les nouveaux murs atteignent près d'un mètre d'épaisseur là où ils ont pu être mesurés. Le mur de la rue Notre-Dame mesure environ 50 m de longueur, et celui de la rue Basse, environ 90 m.

- C'est vers 1573 que l'on décide de surélever l'abside de l'église pour former une nouvelle tour de défense. A l'origine, cette tour n'était pas "fermée" à l'intérieur (elle était ouverte du côté de l'ancien mur-clocher, comme une tour ouverte à la gorge). Cette ouverture a été comblée probablement bien après le 16e siècle. Les parties hautes de la tour ont connu d'autres reprises importantes, qui s’observent dans la différence de la maçonnerie sur les deux ou trois derniers mètres et qui pourraient expliquer la présence étonnante de créneaux alternant avec des archères.

4. Les modifications du 17e au 20e siècle

A partir du 17e siècle, les défenses perdent en grande partie leur raison d'être et la muraille est largement percée.

La première de ces ouvertures concerne la portion de mur qui longe l'église. Pour l'agrandir et construire un bas-côté, le mur est détruit dans ses parties basses et remplacé par deux grands arcs en plein cintre alors qu'il est maintenu dans ses parties hautes (voir dossier IA04001392).

De nombreuses ouvertures sont pratiquées par les particuliers qui entendent soit agrandir leur maison en la dédoublant de l'autre côté du mur soit en construisant une maison ex nihilo et extra muros. On voit ainsi un phénomène caractéristique se répéter tout autour du village : l'extension ou la nouvelle maison est construite au-delà de la rue qui longe le mur. Ce dernier n'est donc pas le seul obstacle à franchir pour accéder à la nouvelle construction, et un passage surélevé est nécessaire pour "enjamber" la rue. Les nombreux passages surélevés, qui constituent autant de passages couverts pour les rues au-dessus desquelles ils passent, permettent de rejoindre les maisons édifiées en contrebas en raison de la pente.

Le déplacement du cimetière dans la seconde moitié du 18e siècle libère un emplacement à côté de l'église (emplacement qui devient la "place de l'église"). Le mur est alors percé près du chevet pour donner une communication aisée avec le haut de la rue des moulins.

Les défenses de la ville ne sont pourtant pas complétement négligées au 18e siècle. Elles sont entretenues voire reconstruites comme l'attestent quelques délibérations communales. Le 28 avril 1772, il est décidé de construire "une muraille en forme d'ovale avec avancement par dehors de la hauteur de vingt pans sans compter fondemens qui seront appuyés sur le ferme. La muraille prendra son commencement au bout du mur ou de l'ancre de la porte de Notre-Dame". Ce texte indique donc selon toute vraisemblance quand a été construite la tour plus ou moins circulaire qui se trouve à la porte neuve Notre-Dame, face à la tour Saint-Martin. D'autres réparations apparaissent dans les textes, comme celle qui prévoit la reprise d'une vingtaine de mètres de fortifications en 1743.

La tour circulaire de la porte neuve Notre-Dame.La tour circulaire de la porte neuve Notre-Dame.L'ancienne porte neuve Notre-Dame vue de l'intérieur au début du 20e siècle.L'ancienne porte neuve Notre-Dame vue de l'intérieur au début du 20e siècle.

La porte qui fermait la rue Basse du côté des moulins est détruite dans la seconde moitié du 19e siècle, tout comme la porte neuve Notre-Dame. Les photographies anciennes suffisent à montrer que sa maçonnerie était bien moins soignée que celle des portes médiévales.

Dénominations fortification d'agglomération
Aire d'étude et canton Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Annot
Adresse Commune : Annot
Cadastre : 1830 F ; 2010 OF

Les fortifications d'Annot sont le résultat d'au moins trois campagnes de construction. Une première qu'il faut situer entre le 12e et le 14e siècle, une seconde vers 1380 et une troisième dans la seconde moitié du 16e siècle.

Période(s) Principale : Milieu du Moyen Age
Principale : 4e quart 14e siècle
Principale : 2e moitié 16e siècle
Statut de la propriété propriété privée
propriété de la commune

Annexes

  • Documents d'archives concernant les fortifications d'Annot.

    Instrumentum ad construendum IIIIC canas dels barris. 1381, 8 octobre. Original, parchemin en mauvais état et amputé de sa partie inférieure (environ 3 ou 4 lignes du protocole final), Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence : E DEP 008 / EE1. Transcription et traduction : Élisabeth Sauze. Titre au dos.

    In nomine domini nostri Jhesus Christi amen. Anno ejusdem Domini millesimo trecentesimo octuagesimo primo, die octava mensis octobris. Notum sit cunctis presentibus et futuris quod / Fulco Favete de Areis, nunc habitator castri de Moreriis, ex una parte, Raymundus Beroardus1, Poncius Blanqui, Guillelmus Gissoli alias dictus Moyne, Stephanus Guissoli, Petrus Transversserii, / Petrus Spanhe, Guillelmus Vessiani alias dictus [...]2, Petrus Durandi, Petrus Phabri, dominus Guillelmus Faraudi cappellanus et Poncius Possoge, consiliarii ut asserunt universitatis castri de / Annoto et ad omnia et singula contenta in hoc presenti instrumento peragenda [auctori]tate curie, a dicta universitate ut ponitur suffultam potestatem habentes, eorum nominibus propriis et universitatis / predicte, ex parte altera, de pactis et conventionibus subscriptis inter contrahentes predictos quibus [supra]3 nominibus habuerunt et convenerunt ad invicem et vicissim, unanimiter et concorditer atque nemine / discrepante, sollempnis stipulationibus valituris inter se, per modum qui sequitur convenerunt :

    In primis fuit de pacto quod dictus Fulco Favete faciet murari in dicto castro de Annoto, / loco edito et etiam ordinato alias per honorabilem militem virum dominum Alssiarum, dominum de Auraysono, nunc a magniffico et potenti viro domino Fulcone de Agouto, comitatuum Provincie / et Forcalquerii senescallo, ad ordinandum fortificationem in dicto castro de Annoto comissarium ordinatum, suisque propriis sumptibus et expenssis quatuor centas cannas muris barrii / seu parietis boni, completi et inbochati latitudinis, merlletorum et balesteriarum decenter muniti juxta ordinationem alias innitam et dessignatam in quodam publico instrumento facto ut asserunt / manu magistri Johannis Garente de Cigala notarii publici ratione fortificationis fiende in castro de Annoto predicto, manobris atque sucursso gentium in dicto opere et calce necessaria muro / predicto Fulconi predicto resservatis juxta pactum habitum et conventum causa muros fiendi hujusmodi in jam instrumento dicto manu magistri Johannis Garente notarii scripto et assumpto, ordinationibus ratione / sucurssus manobrarum predictarum inferius scriptis et dessignatis in suis robore et firmitate perpetue duraturis, quibuscumque aliis ordinationibus factis exsistentibus non obstantibus adverssum, / fiendas videlicet dictas catricentas cannas modo superius expressato a mensse madii proxime futuro et completas usque ad proximum venturum festum Omnium sanctorum.

    Item fuit de pacto quod dictus / Fulco fieri faciat suis propriis sumptibus et expensis a dicto mensse madii usque ad dictum festum Omnium sanctorum in dicto loco de Annoto duo portalia sufficientia pro ut per dictum dominum de Auray/sono in dicto castro de Annoto fuerant ordinata, salvo etiam et retento quod dicta universsitas habeat et habere debeat dicto Fulconi omnes lapides qui fuerint necesse ad caras / portaliorum predictorum usque ad locum ubi dicta portalia fient et dictus Fulco ipsos lapides portaliorum predictorum cindi et abtari faciat fieri propriis suis sumptibus et expensis pro ut / est in talibus et similibus debite fieri consuetum, excepto quod dicta universsitas supleat Fulconi predicto atque muratoribus suis quando fiet portale Carrerie Recte castri de Annoto / de omnibus manobris opportunis et necessariis ad opus muratorum dicti portalis Carrerie Recte predicte sumptibus universsitatis predicte. Et quia dictus Fulco pactum [expr]es4 cum dicta / universsitate habuerat de faciendo dictas quatuorcentas cannas dicti muri seu parietis a die jamdicti pacti usque ad quatuor annos immediate subsequentes [cum] certo nu/mero recipere ad opus dicti operis et habere anno quolibet manobrarum dictorum quatuor annorum pro ut in dicto instrumento facto manu magistri Johannis Garente dicitur contineri, / nunc vero medietatem omnium manobrarum in quibus dicta universsitas Fulconi tenebatur predicto inter dictos quatuor annos ratione menium seu parietum predictorum fiendorum / dicto Fulconi habere et assignare, dicti consiliarii quibus supra nominibus de gentibus dicti castri de Annoto teneantur ad opus muris barrii antedicti silicet a dicto mensse madii / usque ad festum Omnium sanctorum predictum et particulariter infra jamdictum terminum exsistentem inter dictum menssem madii et festum Omnium sanctorum predictum et pro ut qualibet die ad / dictum opus fuerit oportunum donec et quousque ipse Fulco habuerit medietatem manobrarum omnium predictarum.

    Item fuit de pacto quod dictus Fulco recipiat ad dictum opus me/dietatem mulierum loco hominum de supradicta medietate manobrarum predictarum.

    Item fuit de pacto quod manobre que dicto Fulconi debentur ratione operis antedicti que in / dicto oppere non fuerint opportune dicto Fulconi, ipse manobre distingte et nominate in instrumento facto manu magistri Johannis Garente notarii faciant ratione et respondere / infra quatuor annos postmodum subsequentes et anno quolibet dictorum quatuor annorum pro dato de eo quod quisque dictarum manobrarum debebit juxta taxata et ordi/nata in instrumento sepedicto manu dicti magistri Johannis Garente facto.

    Item fuit de pacto quod dictus Fulco dictum opus menium predictorum fieri faciat per locum aut loca per dictum / dominum de Auraysono ordinata et quousque cum aliis meniis in dicto castro factis fuerint a[djunct]5 a ejusdemque altitudinis quibus peractis ad ipsum locum dictorum meniorum / opus prossequi et continuari facere pari forma usque ad finem nisi de voluntate totius dicte universsitatis pro meliori consilio aliud fuerit ordinatum.

    Item fuit [de pacto quod] portalia fienda supradicta sint et esse debeant similes et ejusdem forme portalis facti in dicto castro et edifficati loco dicto apud Robinetam confronta[ti cum...]6 heredum Bertrandi Aymeriqui.

    Pro quibusquidem omnibus universsis et singulis per dictum Fulconem fiendis seu fieri faciendis dicti consiliarii, quibus supra nominibus, Fulco[ni predicto, stipu] /lanti7 et recipienti pro se et suis, dederunt, annuerunt et concesserunt, ultra pactum alias cum dicto Fulconi et dicta universsitate habitum et conventum contentum et [...]8 in instrumento facto et assumpto manu magistri Johannis Garente notarii sepedicti, videlicet vintenum unius anni uniusque sassonis juxta formam similem et eodem modo aliorum / vintenorum rerum et fructuum quos colligit Raymondus Georgii in dicto castro de Annoto ratione menium hujus castri de Annoto factorum et fiendorum, recipiendum / et exsigendum per dictum Fulconem seu per alium ejus nomine anno proximo subsequenti quo dictus Raymondus Georgii finierit et compleverit totum tempus suum colligendi, /exigendi et recipiendi vintena sua quatuor annorum silicet dicti castri de Annoto et non ante. Necminus quibus supra nominibus dicti consiliarii dederunt annuerunt et / concesserunt Fulconi predicto stipulanti et recipienti pro se et suis omnes superas que dicte universsitati superabunt de precio vinteni et cujuslibet anni quod colligit in dicto / castro de Annoto ratione meniorum predictorum Raymondus Georgii antedictus, satisfacto dicto Fulconi ratione operum quos ipse Fulco facere aut fieri facere promiserat / dicte universsitati juxta formam contentam in sepedicto instrumento facto manu magistri Johannis Garente notarii antedicti, cum cominatione quod eo cassu quo dictus / Fulco infra dictum tempus silicet a dicto mensse madii usque ad dictum festum Omnium sanctorum non compleverit, muraverit seu murari et compleri fecerit / muros, parietes atque menia antedicta cum portalibus antedictis modo et forma superius dictis, dessignatis et expressatis, quod omnia et singula sibi nunc noviter / per dictos consiliarios quibus supra nominibus promissa et ordinata ratione vinteni ultimi antedicti et superis antedictis ipsi Fulconi Favete predicto sint et esse debeant / ex nunc pro ut et tunc et ex tunc pro ut et nunc cassa, irrita et vana et tanquam pro non facta et non promissa set nulius valoris habeat atque non eventum nullaque / obtineat dicta donatio et assignatio roboris firmitatem et pro nichilo habeatur.

    Item fuit de pacto quod dicti consiliarii quibus supra nominibus dictum Raymondum Georgii dicto Fulconi / faciant obligari suptilem dicte universsitatis ad solvendum dicto Fulconi rem per dictam universsitatem dicto Fulconi promissam ratione operum meniorum predictorum ex causa contenta in instrumento / manu magistri Johannis Garente facto nisi in eodem instrumento ipse Raymondus dicto Fulconi fuisset causa hujusmodi obligatus, non intendentes dicti consiliarii quibus supra nominibus, / pro aliqua que dixeri[n]t supra et infra seu feceri[n]t, dicent seu facient, ordinationi facte in dicto castro de Annoto contravenire tacite seu expresse, sed sua mandata penitus / adimplere et observare, de quibus quibus supra nominibus sollempniter protestant.

    Et hec omnia universsa et singula supradicta et in suis singulis cappitulis dessignata contra/hentes predicti quibus supra nominibus asserunt fore vera eaque ad invicem et vicissim sollempnis stipulationibus valituris sponte promiserunt et ad sancta Dei evangelia manibus eorum / sponte corporaliter quibus supra nominibus juraverunt sub obligatione omnium bonorum suorum presentium et futurorum atendere, complere et inviolabiliter observare contraque / non facere vel venire nec venienti consentire sub obligatione qua supra et sub omni renuntiatione juris et facti penitus et cautella, renunciantes ad invicem / juri dicenti pacta convenientie atque defenssionem factam extra judicium non valere et omni alii juri per quod se tueri quibus supra nominibus possent, pro quibus omnibus / supradictis attendendis, complendendis et inviolabiliter observandis quibus supra nominibus se ad invicem hostagia tenere realiter et perssonaliter promiserunt dictoque juramento / corporaliter juraverunt in quacumque curia qua fuerint debite requisiti comitatuum Provincie et Forcalquerii ac camere rationum a qua ... viribus / [... ... ...] lapso dicto [...] et dicta hostagia tenere donec et quousque de de... gravaminibus expenssis promissionibus pactis et obligationibus / [... ... ...].

    Actum Annoti ante ecclesiam [...].

    Au nom de Notre Seigneur Jésus Christ amen. L’an du Seigneur mil trois cent quatre-vingt-un, le huitième jour du mois d’octobre. Sachent tous présents et à venir que Fouque Favette d’Hyères, résidant maintenant à Mouriès9, d’une part et d’autre part Ramon Béroard, Pons Blanc, Guillem Guizol surnommé Moine, Esteve Guizol, Peire Traversier, Peire Espagne, Guillem Veyan surnommé [...], Peire Durand, Peire Fabre, messire Guillem Faraud chapelain et Pons Possoge, conseillers, à ce qu’ils ont dit, de la communauté du village d’Annot, députés et pourvus par ladite communauté, sous l’autorité de la cour seigneuriale, des pleins pouvoirs à l’effet de traiter et conclure tout le contenu du présent acte, en leurs noms propres et au nom de ladite communauté, ont traité et convenu tous ensemble et sans aucun désaccord les articles qui suivent :

    Premièrement il a été convenu que ledit Fouques fera construire dans le village d’Annot, au lieu choisi et ordonné par l’honorable chevalier monseigneur Elzéar, seigneur d’Oraison, commissaire député par le magnifique et puissant seigneur monseigneur Fouques d’Agoult, sénéchal des comtés de Provence et de Forcalquier pour diriger les travaux de fortification du village d’Annot, à ses propres frais et dépens quatre cents cannes de mur d’enceinte ou courtine bon, entier et revêtu d’enduit, des dimensions requises et convenablement muni de merlons et d’archères, conformément au projet initié et décrit dans l’acte pris et signé de la main de maître Jean Garente, notaire public de Sigale, relatif aux fortifications à faire au village d’Annot ; la main d’œuvre, concours de la population à l’ouvrage et chaux nécessaire à la maçonnerie seront fournis audit Fouques selon les termes du prix-fait ci-dessus évoqué, rédigé par le notaire maître Jean Garente et dont la teneur reste valable quelques soient les décisions prises ou à prendre ultérieurement ; la facture des quatre cents cannes de mur devra être achevée entre le mois de mai prochain et la Toussaint qui suivra.

    Item il a été convenu que ledit Fouques fera construire à ses propres frais et dépens dans le délai ci-dessus fixé qui courra du mois de mai à la Toussaint prochaine deux portails convenables, de la manière et à l’endroit fixés par ledit seigneur d’Oraison ; la communauté fournira audit Fouques toutes les pierres nécessaires pour les parements desdits portails, rendus sur le chantier à pied d’œuvre et ledit Fouques les fera à ses frais tailler et mettre en œuvre selon la coutume généralement observée en la matière ; la communauté fournira en outre à ses frais audit Fouques et à ses maçons, quand ils feront le portail de la Rue Droite, toute la main-d’œuvre nécessaire.

    Comme ledit Fouques s’était précédemment engagé envers la communauté, par l’acte de prix-fait ci-dessus évoqué, à construire les quatre cents cannes du mur d’enceinte dans un délai de quatre ans à compter de la date de l’acte en question signé par ledit maître Jean Garente à condition qu’on lui fournisse la main d’œuvre selon un effectif annuel fixé et spécifié dans l’acte, aujourd’hui les conseillers, au nom de la communauté, promettent audit Fouques de lui fournir immédiatement, c’est-à-dire dans le délai qui courra entre le mois de mai et la Toussaint prochaine, la moitié de l’effectif total promis alors par la communauté pour les quatre années ; cette fourniture de main d’œuvre se fera au jour le jour en fonction des besoins du chantier jusqu’au nombre fixé.

    Item il a été convenu que ledit Fouques acceptera sur le chantier un nombre de femmes équivalent à la moitié de l’effectif total.

    Item il a été convenu que les manœuvres que ledit Fouques n’utiliserait pas sur le chantier, manœuvres décomptés et nommément désignés dans l’acte de prix-fait pris par le notaire maître Jean Garente, resteront dans les quatre années à venir et dans chacune d’entre elles tenus de répondre, selon sa teneur, de l’obligation qu’ils ont contractée dans ledit acte.

    Item il a été convenu que l’ouvrage de fortification dessus dit, conformément au projet établi par le seigneur d’Oraison, devra se raccorder à l’autre ouvrage fortifié déjà fait à Annot, avoir la même hauteur et les mêmes caractéristiques et en former la continuation logique et parfaite, à moins que la communauté n’en décide autrement.

    Item il a été convenu que les portails qui doivent être construits seront identiques au portail qui existe déjà et qui se trouve au lieu-dit la Roubinette, à côté de [...] des héritiers de Bertran Aimeric.

    Pour tous les ouvrages ci-dessus spécifiés que doit faire ledit Fouques, les conseillers, au nom de la communauté, ont donné, alloué et concédé audit Fouques, outre ce qu’ils lui ont déjà promis dans l’acte de prix-fait pris par le notaire maître Jean Garente, le vingtième [des revenus de tous les habitants] d’un an ou une récolte, selon les mêmes modalités que les vingtièmes que perçoit déjà, pour payer les travaux de fortification, Ramon Juers ; ce vingtième sera exigé et perçu par ledit Fouques ou son représentant l’année qui suivra immédiatement la dernière perception faite par ledit Ramon Juers et pas avant.

    En outre, les mêmes conseillers, au nom de la communauté, ont donné, alloué et concédé audit Fouques le surplus des vingtièmes que ledit Ramon Juers perçoit et percevra – c’est-à-dire ce qu’il percevra en plus du montant annuel alloué à l’entrepreneur.

    Au cas où ledit Fouques n’achèverait pas complètement et dans les formes spécifiées l’ouvrage qu’il s’est engagé à faire dans le terme fixé, entre le mois de mai et la Toussaint, tous les suppléments accordés ci-dessus par les conseillers au nom de la communauté seront annulés et refusés audit Fouques.

    Item il a été convenu que les conseillers, au nom de la communauté obligeront ledit Ramon Juers à payer audit Fouques ce que la communauté lui a promis pour raison desdites fortifications dans l’acte de prix-fait pris par le notaire maître Jean Garente si, dans ce même acte, ledit Ramon ne s’est pas déjà obligé à le faire.

    Lesdicts conseillers, au nom de la communauté, assurent qu’ils n’ont pas l’intention, quoiqu’ils disent ou fassent maintenant ou à l’avenir, d’aller, directement ou indirectement, contre les conventions ci-dessus établies, mais protestent solennellement de leur volonté de les respecter et de les mener à leur complet accomplissement.

    Tout ce qui est contenu dans les articles de la présente convention, les parties contractantes assurent l’une et l’autre l’avoir traité et exprimé en toute sincérité et ont juré solennellement, la main posée sur les Évangiles et sous l’obligation de tous leurs biens présents et à venir, de le respecter, de l’accomplir et de ne jamais venir ou faire quoi que ce soit ni permettre à qui que ce soit d’aller à son encontre ; ils renoncent formellement à toute clause de droit ou de fait qui lui serait contraire, à la loi qui frappe de nullité toute convention ou défense faite hors du tribunal et à toute autre loi qui leur permettrait de se dérober aux obligations ci-dessus souscrites.

    Pour assurer le respect et l’accomplissement des conventions ci-dessus passées, ils ont promis de se donner mutuellement des gages et de se soumettre au jugement de tout tribunal compétent dans les comtés de Provence et de Forcalquier ainsi qu’à la Chambre des comptes [...]

    Fait à Annot, au devant de l’église [...].

    Conseil ordinaire [d’Annot] au sujet de la tour du plus haut portail, 18 novembre 1704. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : E DEP 008 / BB3

    Auquel conseil a esté proposé par lesdits sieurs maire et consuls qu’ils ont esté advertis ces jours passés par les particuliers et propriétaires des maisons voisines de la tour du plus haut portail qu’icelle menace en ruine et qu’elle a esté ouverte par une grosse fente qui tient du plus haut jusques au plus bas ayant mesme commencé de tomber quelques pierres y ayant un danger evident qui si elle tombait elle metrait en ruine et entierement à bas les maisons voisines outre le danger de faire perir les geans qui si trouveraient et parce que ladite tour qui est assez ancienne a este construite sans doute pour la deffence de la ville lesdits particuliers n’osent entreprendre sans permission du conseil de la retrancher pour mettre en securitte ses personnes et maisons Auquel conseil a este unanimement delibéré et donné permission aux propriétaires des maisons voisines de ladite tour de faire retrancher icelle de ce qu’il sera a propos pour mettre en sécuritte ses maisons et personnes et parce que les pierres qui s’enlèvent pourront être utiles à la com[munau]tté les dits sieurs consuls les fairont ramasser en part de securitte pour s’en servir en cas de besoin [...]

    Acte de bail des réparations qu'il y a à faire à la muraille de la porte de Notre-Dame de cette ville d'Annot et autres endroits en la dite ville en faveur de Jacques feraud moyenant 45 livres, 28 avril 1772. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : E DEP 008 / BB7.

    Sçavoir est qu'il faira une muraille en forme d'ovale avec avancement par dehors de la hauteur de vingt pans sans compter fondemens qui seront appuyés sur le ferme. La muraille prendra son commencement au bout du mur ou de l'ancre de la porte de Notre-Dame et ira aboutir au coin de la tour de jacques Reynaud dit requiston et aura la mesme épaisseur soit par le haut soit par le bas que l’ancienne muraille qu’il reste encore ; qu’il démolira la muraille en maçonnerie qui est en dessus de lad. porte et qui menace ruine et qu’il la reduira à la meme hauteur que celle cy dessus qu’il faira de nouveau en maçonnerie en tirant néanmoins à niveau le dessus de lad. muraille à l’exception néanmoins des approches du cabinet de Pierre Roux où le dessus de lad. muraille suivra le talus du toit dud. cabinet ; qu’il couvrira le dessus de lad. muraille d’un bout à l’autre, tant de la nouvelle que de l’ancienne qui subsistera avec des pierres de taille de la largeur de la dite muraille et qui déborderont même de deux pouces de chaque côté d’icelle, qu’il rebouchera tant l’ancienne muraille qui subsistera que celle qu’il faira de nouveau et qu’il employera des matériaux bons et de recette qu’il réparera en outre quatre brèches ou trous qui se trouvent à la muraille de la place appelée le cimetière vieux vis-à-vis la maison d’Antoine Brun et qu’il mettra en outre des pierres pour couvrir la muraille qui se trouve en dessous du béalage de cette d. ville qu’il couvrira de borts bons et de recette le dessus de la partie dud. béalage attenante à la muraille qui sera faite de nouveau […] cy-dessus et qu’il reposera le degré qui sert de siege qui se trouve attenant par le dehors à lad. porte de Notre-Dame […].

    1Un Raymundus Beroardus fait partie des notables d’Annot mentionnés dans l’enquête de 1333 sur les droits comtaux dans la viguerie de Puget-Théniers.2Masqué par une tache.3Effacé.4Masqué par un pli.5Trou du parchemin.6Lacune de la marge droite du parchemin.7Lacune de la marge droite du parchemin.8Lacune de la marge droite du parchemin.9Sans spécification du diocèse, on peut hésiter entre Mouriès (Bouches-du-Rhône) et Moriez (Alpes-de-Haute-Provence), avec une préférence pour le premier, plus important et doté de fortifications.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Prix-fait conclu entre la communauté d’Annot et l’entrepreneur Fouques Favette pour l’achèvement de l’enceinte fortifiée du lieu. 8 octobre 1381. Original, parchemin en mauvais état et amputé de sa partie inférieure (environ 3 ou 4 lignes du protocole final). Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : E DEP 008 / EE1.

  • Conseil ordinaire [d’Annot] au sujet de la tour du plus haut portail, 18 novembre 1704. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : E DEP 008 / BB3.

  • Registre des délibérations du Conseil municipal d'Annot. Huit registres : 1725 - 1729, 1731 - 1733, 1734 - 1739. de 1725 à 1739. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : E DEP 008 BB4.

    25 juin 1743 : travaux de réparation sur "environ dix cannes" alivrés à Joseph Antoine Ruelle maçon de cette ville et gendre d’Honoré Verdollin qui apporte sa caution.
  • Acte de bail des réparations qu'il y a à faire à la muraille de la porte de Notre-Dame de cette vile d'Annot et autres endroits en la ville en faveur de Jacques Feraud moyennant 45 livres, 28 avril 1772. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : E DEP 008 / BB7.

Documents figurés
  • Annot (B.-A.) Altit. 705 m. - Vieille Rue. / Carte postale, vers 1900. Collection particulière.

  • [Annot. L'ancienne porte de la rue Notre-Dame.] / Photographie, 1er quart 20e siècle. Collection particulière.

  • 712. ANNOT (B.-A.). - Stat. est. , alti. 705 m. , Un coin des Vieux Quartiers FL / A corner of the old quarters / Carte postale, Féraud éditeur à Annot, 1er quart 20e siècle, collection particulière, non coté.

  • ANNOT (B.-A.) - Station alpestre (700m d'alt.) - Vieille tour et Vieux clocher / Carte postale, 1er quart 20e siècle, collection particulière, non coté.

Bibliographie
  • VENTURINI, Alain. Episcopatus et bajulia. Note sur l'évolution des circonscriptions administratives comtales au XIIIe siècle : le cas de la Provence orientale. Dans : Territoires, seigneuries, communes. Les limites des territoires en Provence. Actes des 3èmes journées d’histoire de l’espace provençal, Mouans-Sartoux, 19, 20 avril 1986. Mouans-Sartoux : Publication du Centre Régional de Documentation Occitane, 1987, p 61-140.

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