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fort Est du Coudon, dit fort Lieutenant Girardon

Dossier IA83002194 réalisé en 2015

Fiche

Construction et armement

Panorama sur la grande rade de Toulon vu depuis le fort.Panorama sur la grande rade de Toulon vu depuis le fort.

Le général Raymond-Adolphe Séré de Rivières, commandant du génie, dirige à partir de l’année 1873 le Comité de Défense créé l’année précédente pour programmer la réorganisation défensive des frontières de la France, tant terrestres que maritimes. Ce grand ingénieur du génie impose alors, par une instruction du 9 mai 1874, une nouvelle typologie des forts et batteries détachés à distance des places fortes, armés de canons permettant des tirs à longue portée (6-9km).

S'agissant de la place forte de Toulon, le comité des fortifications avait quelque peu anticipé sur ces principes, s'agissant de la défense terrestre, en définissant, en mai 1867, un projet général de vaste camp retranché autour de la place contribuant à mettre ses établissements maritimes à l'abri d'un bombardement. Ce programme prévoyait d'occuper les hauteurs du nord-est, du Cap Brun au Faron, et celle de l'ouest : Bau de Quatre Aures, Chartreuse, Six-Fours. Sa réalisation est lancée avec la redoute, puis fort, de La Croix-Faron, conçue en 1870 et réalisée à partir de 1872.

Une Instruction datée du 30 mai 1872 1 institue une commission mixte de révision de l'armement du littoral de l’arrondissement maritime de Toulon qui, de septembre 1872 à mai 1873, détermine un programme concernant notamment la mise aux normes des batteries de côte.

Parallèlement, la défense terrestre éloignée de la place de Toulon fait l’objet d’un rapport rédigé en mars 1873 par le colonel Le Masson, directeur des fortifications, qui renouvelle complètement le précédent projet général de camp retranché de mai 1867, en intégrant les enseignements tirés, entre temps, de la guerre de 1870 qui avait révélé les faiblesses de l'artillerie française. Le rapport Le Masson préconise d’occuper solidement les points principaux d’où (l’ennemi) pourrait opérer un bombardement, faisant en sorte d’élargir le rayon d’investissement, d’isoler et de rendre bien plus difficiles les attaques par l’est et par l’ouest… Le comité des fortifications propose en avril 1873, reprenant une partie de ses conclusions antérieures d’un an, de renforcer les défenses du Mont Faron, et d’occuper les hauteurs autours de Toulon jusqu’à 6 km de distance (portée normale des canons de gros calibre de cette génération), soit, du nord à l'ouest, Mont Caume, Croupatier, Gros Cerveau et Six-Fours (prévu dès 1872) ; et, dans le secteur nord-Est, à partir de la redoute en construction à La Croix-Faron : Mont Coudon, Thouars et La Colle Noire. Le principe de l’occupation des deux premiers sites de ce secteur nord-est remonte à 1872, mais celle de la Colle Noire (Carqueiranne) n’est proposée qu’en 1873, pour augmenter la longueur de la ligne d’investissement de Toulon, en croisant ses feux avec le fort prévu au sommet du Coudon.2

Un nouveau plan de défense de la rade de Toulon, actualisant et adaptant les propositions de la commission de 1873 sur les batteries de côte, approuvé le 4 avril 1877 3 et révisé le 27 aout, prévoit l’abandon de six à huit batteries, l’adaptation de cinq à six et la création ex-nihilo de neuf à dix autres. Ce programme est mis en œuvre à partir de l’année 1878, en appliquant les normes du « système Séré de Rivières », pour les batteries de côte et pour une partie des ouvrages de la défense terrestre, complétant les forts déjà réalisés ou en cours d'achèvement de la Croix-Faron et de Six-Fours. Ces réalisations terrestres concernent le secteur est, avec les forts du Coudon et de la Colle Noire, l'occupation de la hauteur intermédiaire de Thouars par un troisième fort étant finalement abandonnée. On notera que dans les deux cas, le programme comporte un fort et un ouvrage d'appui voisin fermé et resserré qualifié de "fortin", construit dans un second temps mais avant achèvement du fort : s'agissant du Coudon, le fortin du Bau Pointu, et s'agissant de la Colle-Noire (1878-1881), le fortin de la Gavaresse (1880-1881). Compte-tenu de sa situation littorale, ce dernier ouvrage assure aussi et surtout une fonction de batterie de côte.

Dans le cas de la position du Coudon, la mise en oeuvre des travaux de construction des ouvrages projetés, et la conception même du projet dans le détail, sont logiquement précédés par la création d'une route d'accès militaire, dont le tracé est approuvé en mars 1876. Une surface totale cumulée de 11 hectares 8 centiares est prise pour la route sur des terrains de particuliers, au moyen d'expropriations opérées dès 1875. Un bâtiment de logement et de bureau pour le personnel chargé des levés topographiques est construit sur une parcelle privée au lieu dit depuis les Bureaux, et abandonné après l'achèvement des travaux de la route par l'entreprise Ligeart, en 1879.

Le projet définitif de fortification du Coudon, rendu en mars 1878 et approuvé en décembre de la même année par le ministre de la Guerre, comporte un fort, dit fort Est, une batterie liée au fort hors de son enceinte, au sud, dite batterie du Gros Rocher, deux batteries annexes ouvertes distantes, dites batterie Nord et batterie Sud, et le fortin du Bau Pointu, d'abord nommé ouvrage de la Bergerie.

Les deux parcelles de terrain correspondant au fort ne sont expropriées par le tribunal civil de Toulon que le 12 Mars 1879. Il s'agit d'une première parcelle de 20 500 m2 à pour le fort Est et d'une seconde de 6 500 m2 au Cros des Rosiers "pour fournir la terre nécessaire aux remblais".

Les parcelles de terrain de la batterie Nord et batterie Sud, de part et d'autre de la route militaire, sont comprises dans la superficie de 56 000 m2 déjà acquise de la dame Benet, principale propriétaire sur l'emprise foncière du Mont Coudon, en 1875-1876 pour la construction de la route. Enfin, le terrain d'assiette du fortin du Bau Pointu n'est acquis qu'en I882. L'ensemble du chantier de construction des ouvrages du Coudon est confié à l'entreprise Andreoli et réalisé entre 1879 et 1884, en commençant par le Fort Est, de 1879 à 1882, pour un coût de 348.900 francs et en finissant par le fortin du Bau Pointu, de 1882 à 1884, moyennant 93.000 francs. En 1882, l'allocation totale budgétaire attribuée à construction des quatre ouvrages du Coudon était de 506.700 francs, mais en 1883-1884, 58.000 francs supplémentaires sont dépensés pour assainir les locaux du fort (ou 38.000 fr, le surplus étant investi dans des perfectionnements tels que traverses-abris des plates-formes d'artillerie du fort) 4. L'effectif total de la garnison au service du fort de l'Est et des batteries annexes est fixé à 270 hommes, ce qui donne la capacité de la caserne du fort . Son armement prévu en 1880, quatre canons de 155mm et deux canons de 7 livres, est révisé et porté en 1883 à huit canons de 155. Après cette date, l'effectif total de la garnison servant l'artillerie sur l'ensemble des ouvrages est fixée à 336 hommes.

Les batteries du fort se répartissent sur deux des trois fronts, dont le plan très irrégulier, soumis aux contraintes du rocher, s'inscrit grossièrement dans un triangle : le long front nord, avec trois sections d'artillerie séparées par deux traverses-abri, et le front est/sud-est, avec quatre sections d'artillerie, dont une participe du front nord, séparées par trois traverses-abri. La caserne casematée, au sud-ouest, est parallèle à la majeure partie du front de gorge, en contrebas des batteries, et semi enterrée sous une masse couvrante formant parados à la gorge des batteries. Un important magasin à poudres d'une capacité de 155.200 kg, est enterré sous la partie médiane-droite de la batterie nord. Le fort comporte deux issues, une porte principale dans un rentrant du front de gorge, donnant sur la cour d'entrée et sur la gauche de la cour de la caserne, et une poterne à l'extrémité droite de cette même cour. Il s'ensuit une circulation bordant la façade de la caserne, et lui donnant le statut d'une voie traversant le fort, la poterne desservant un court tronçon de chemin extra-muros qui aboutit en cul de sac sur la batterie annexe du Gros Rocher.

Dès 1882, une ligne télégraphique est mise en place entre le Fort Est du Coudon et l'arsenal de terre de Toulon, et le site est équipé d'un poste optique établi entre le fort et la batterie du Gros Rocher, communiquant par télégraphie optique avec la batterie du Colbas en Ubaye.

Après 1885, l'invention et l'utilisation de "l’obus-torpille", dont la charge explosive chimique brisante (mélinite) a des effets destructeurs décuplés, crée une "crise" de vulnérabilité des fortifications et impose l'adaptation des batteries et des forts, par l'aménagement souterrain "en caverne" de leurs magasins, en particulier les magasins à poudre. Le fort du Coudon est équipé d'un tel magasin en 1893-1894, assorti d'un atelier de chargement. Compte tenu de la difficulté de creusement en plein roc, ce magasin à poudre en caverne, établi sous l'extrémité ou avancée gauche (nord-ouest) des sections d'artillerie ou batterie du front nord, est deux fois et demi moins grand (capacité de 62.900 kg) que le magasin enterré du front nord. Ce souterrain caverne est desservi par un monte-charge abrité sous un massif bétonné enterré entre le parapet de la batterie nord et la masse couvrante centrale.

Cette campagne de création de souterrains-caverne ne se limite pas au magasin à poudre mais s'étend, de 1893 à 1895, à un équipement plus original, une grande "caserne de siège" de six casemates creusées dans le roc sous la cour de la caserne, dans le même axe longitudinal que celle-ci. Ces casemates sont percées depuis l'extérieur du front rocheux, extra-muros. Ces importants travaux coûtent 157.370 francs et ont justifié une nouvelle expropriation, prononcée le 26 février 1894 pour cause d'utilité publique, de trois parcelles de terrain d'une superficie totale de 12000 m2 sur la propriété Benet.

En 1894-95 le sieur Schmuk, entrepreneur, construit, moyennant 12 000 F un bâtiment en partie bétonné pour poste optique, au service de l'observatoire de télégraphie optique électrique du Coudon, dont les communications s'étendent jusqu'à Nice (fort du Mont Alban) et la Corse (Mont Cinto).

A cette époque, l'armement du fort comporte quatre canons de 155mm (de Bange) et six canons de 7 livres, ou huit canons de 155mm et deux de 7 livres 5. Des incertitudes subsistent quant à la répartition de l'artillerie entre les différents ouvrages du site, fort, fortin et batteries, celle-ci ayant pu évoluer. L'artillerie totale, en 1883, comportait quatre canons de 120 et deux mortiers de 22 cm, qui armaient le fortin du Bau Pointu, seize canons de 155, dont deux pour la batterie du Gros Rocher, associée au fort, le reste se répartissant entre le fort et les deux batteries annexes ouvertes, quatre canons de 7 livres, dont deux au moins dans le fort, enfin de deux canons de 24 cm, dont ont doit conclure qu'ils étaient disposés dans les deux batteries annexes. Un procès verbal du 15 août 1901 entérine la remise au service de l'artillerie des magasins-caverne, et un autre, le 1er juillet 1909, lui attribue l'ensemble des magasins enterrés non caverne : magasins de traverses, grand magasin à poudre et les différents petits magasins associés (matériel, chargement, cartouches, projectiles, gargousses).

Un emplacement sur la caserne est remis à titre temporaire à la Marine par P.V. du 16 juin 1920 pour l'installation d'un mât télémétrable. En 1943, le fort est occupé par la Kriegsmarine allemande, qui y installe une garnison permanente de 70 hommes sous le commandement d'un lieutenant de vaisseau. Le 20 et le 21 août 1944, le capitaine Ducournau, à la tête du 1er commando de choc des Commandos d'Afrique, entreprend la prise du fort. Après avoir installé un PC du 3e commando (colonel Bouvet) dans le fortin du Bau Pointu, grâce à la complicité du gardien qui venait d'en être chassé par les allemands, Ducournau réussit à entrer dans le fort par escalade à l'insu de la garnison, avec sept hommes, qui surprennent et neutralisent les défenseurs. Au début des combats, le commandant allemand du fort déclenche par un signal de fusée des tir d'artillerie de batteries extérieures contre la position assiégée, ce qui fait peu de dégâts mais entraîne la mort de prisonniers allemands et du lieutenant Girardon. Le fort est rebaptisé du nom de cet officier en septembre 1946.

Il est réaffecté en 1959 à une base d'expérimentation de l'armement, nommée d'abord G.T.E.S. (groupe technique d'engins spéciaux), devenu en 1968 le C.E.M. (Centre d'Essais de la Méditerranée). C'est aujourd'hui un centre d'essais de missiles de la D.G.A. (Direction général de l'armement).

Analyse architecturale 6

Site et implantation générale

Le fort est fondé à l'extrémité est et au point culminant du Mont Coudon, à 702 m d'altitude. On y accède par la longue route militaire en lacets traversant le massif rocheux du grand axe est-ouest, construite en 1878-1879, dite aujourd'hui "route du fort Coudon" et classée route départementale 446. Son départ à l'ouest se branche à droite de la route départementale 46, en venant de La Valette-du-Var et à mi-distance du Revest. Nommé d'abord sur 1,3 km route de Tourris, cette ancienne route militaire ou D.446 fait une bifurcation entre la continuation de la route de Tourris à gauche, celle du fort à droite, puis monte en lacets sur environ 3,2 km jusqu'au fort. Elle dessert au passage, d'abord à 2, 5km, un premier embranchement à gauche, montant au fortin du Bau Pointu, puis successivement longe les restes des deux batteries ouvertes, batterie sud d'abord, à droite de la route, versant sud du massif (à 650m du fort, 300m à vol d'oiseau), batterie nord ensuite, à gauche et versant nord (à 100m à vol d'oiseau au nord du fort). Le fort suit les contours irréguliers du sommet du Mont Coudon, en forme d'éperon allongé aux versants rocheux escarpés : cet éperon se termine au sud-est, face à la mer, à l'extrémité et hors enceinte du fort, par une plate-forme naturelle dite le Gros Rocher, qui portait la batterie du même nom, annexe du fort et le poste optique 7. Dans l'état actuel, le développement cumulé du fort et de cette annexe, dans son grand axe nord-ouest / sud-est, est ponctué par les radars du centre d'essais d'armement de la D.G.A. Le fort jouit d'une vue panoramique exceptionnelle sur la rade de Toulon et la presqu'île de Saint-Mandrier.

Vue générale du site depuis l'ouest/nord-ouest.Vue générale du site depuis l'ouest/nord-ouest.

Plan, distribution spatiale, circulations et issues, structure et mise en œuvre

L'enceinte du fort, contrainte par l'assiette rocheuse, décrit un polygone très irrégulier composé de trois fronts, deux fronts actifs, portant batterie, au nord (long de 150m) et à l'est (long de 110m), un front de gorge rentrant au sud-ouest (long de 140m), dominé par la caserne, et d'un petit flanc ouest (long de 35m), en avant de la branche gauche du front nord et du front de gorge. Ce flanc et cette avancée ouest, que dominent un important radar, sont précédés d'un rocher, sur lequel s'élève une haute plate-forme en béton de la fin du XXe s, qui ne fait pas partie du fort.

Les fronts ne sont pas tous assis à la même hauteur sur le rocher : il existe un important décrochement de niveau dans le secteur sud, fondé plus bas, concernant la majeure partie du front de gorge, qui était par-là parfaitement défilé à revers vers le nord / nord-est par les parapets de batteries deux fronts actifs, de hauteur constante.

Demi-bastionnet flanquant le front de gorge du fort.Demi-bastionnet flanquant le front de gorge du fort.L'enceinte est formée d'un mur de revêtement continu assez peu élevé (4 à 6m) flanqué de cinq petits saillants ou redans, irrégulièrement répartis sur le périmètre. Les deux premiers, en abordant le fort, encadrent le flanc ouest qui domine le tournant de la route d'accès et referme l'extrémité ouest de la batterie, en avancée sur la partie principale du fort, dont le plan, sans cette excroissance, tendrait au triangulaire isocèle.

Ces deux petits saillants flanquants s'apparentent, l'un (n°2) à un bastionnet carré, avec bretèche sur une face, l'autre à un demi-bastionnet flanquant seulement le front de gorge du fort. Le mur, que ne retranche aucun véritable fossé (du fait de la topographie naturellement escarpée) est parementé en opus incertum soigné ou appareil polygonal de pierre calcaire blanche dure extraite sur place ; certains angles saillants (bastionnets, épis) sont chaînés en pierre de taille appareillées à bossage rustique, de même nature.

Le mur de front de gorge, dont le niveau d'arase et de fondement varie fortement (partie sud de l'avancée ouest rampante et nettement plus haute que la courtine sud-ouest) ne revêt pas de plate-forme d'artillerie. Il n'est donc terrassé que sur les 2/3 inférieurs de son élévation, le tiers supérieur formant un parapet maçonné percé non de créneaux de fusillade rapprochés en fente verticale, mais de créneaux plus larges et plus espacés en forme de petites embrasures horizontales à appui en talus plongeant vers l'extérieur, adaptées au tir d'infanterie fichant et offrant un angle de visée élargi. Leur chambranle de pierre de taille est couvert d'un arc segmentaire en briques. Ces embrasures sont jumelées dans les flancs des bastionnets. Une tablette de pierre de taille couronne l'arase continue, horizontale ou rampante.

Porte du fort.Porte du fort.La porte du fort est nichée dans l'angle rentrant du front de gorge, entre l'avancée ouest et la courtine principale sud-ouest, qui borde la cour de la caserne et surplombe la caserne de siège en caverne. Cette porte est ménagée dans un large pavillon de plan rectangulaire, dit "bâtiment c", saillant sur la courtine sud-ouest, abritant de chaque côté du passage charretier un corps de garde crénelé. L'arcade d'entrée en pierre de taille, couverte d'un arc segmentaire, est ménagée en retrait de nu dans un encadrement monumental rectangulaire couronné d'une corniche à modillons. Dans l'encadrement s'encastrait le tablier du pont-levis en position fermée. Ce pont-levis (remplacé par un tablier fixe) franchissait la "coupure" ou petit fossé retranchant la porte et ses abords de l'extrémité de la chaussée d'accès, qui prend la forme d'une culée de pont dormant sans arches.

La porte débouche vers l'intérieur sur une cour de plan trapézoïdal qui dessert, en face, une rampe en pende douce montant vers les batteries, en passant en tunnel sous une sorte de traverse entre caserne et magasins enterrés, et, à droite la caserne (bâtiment a), ainsi que la cour allongée qui borde sa façade. Au bout de cette cour, la poterne ménagée près de l'angle sud de l'enceinte, à l'extrémité du front sud-est, permet les sorties vers le poste optique et l'ancienne batterie du Gros Rocher, annexes extra-muros du fort, mais intégrées à son emprise par leur position en cul-de-sac en bout de rocher. Simple arcade charretière en plein mur couverte d'un arc segmentaire, cette poterne est précédée vers l'intérieur d'une rampe descendante réservée dans le sol de la cour de la caserne.

Vue de l'entrée du fort et de la caserne à 2 niveaux casematés.Vue de l'entrée du fort et de la caserne à 2 niveaux casematés.La caserne à deux niveaux casematés (voûtes en berceau segmentaire), aujourd'hui dégarnie sur ses "dessus" et sur l'arrière de la masse couvrante en terre qui la couvrait superficiellement, domine largement le front de gorge de son élévation, qui n'est donc pas défilée vers le sud-ouest. Elle est prolongée à droite d'une aile basse en simple rez-de-chaussée, dite "bâtiment b", de six travées casematées plus petites, dont la façade s'infléchit selon un axe légèrement rentrant sur la cour, et rétrécissant celle-ci, pour aboutir à la poterne sud-est. Les parements de ces bâtiments sont semblables à ceux de la porte et du mur d'enceinte : appareil polygonal (parement courant) pierre de taille (chaînes d'angle, encadrement de baies, corniche) brique (encadrement de baies, en alternance). Par sa conception architecturale, elle s'apparente moins à une caserne-type de fort Séré de Rivières qu'à une caserne des décennies 1840-1850. Elle est dépourvue des grandes arcades fermées exprimant en façade les travées de casemates, que l'on trouve par exemples aux forts contemporains de la Croix Faron et de Six Fours; par contre, ses trois travées de grandes casemates transversales, de chacune trois baies en façade (fenêtres à l'étage, porte entre deux fenêtres au RC), sont encadrées de travées de culées à voûtes perpendiculaires contrebutantes, poncif des bâtiments de casernement de la génération 1840. Toutefois, seule la culée de gauche est tripartite, conformément au modèle ; la culée de droite (sud) est bipartite et tronquée en élévation par l'amortissement en appentis de son premier étage, revêtu de terre, ce qui rend la façade de la caserne asymétrique, faisant raccord rampant avec celle de l'aile basse (bâtiment b) en prolongement. Les portes et fenêtres encadrées en briques et pierre sont pourvues d'une grille scellée dans l'encadrement (limitée à l'imposte pour les portes, plus hautes sous arc). Les contrevents actuellement en place dans certaine de ces baies sont rapportés après coup.

Le groupe central de trois casemates est encadré en façade, au raccord avec les culées, d'une travée de baie différente : porte surmontée directement d'une fenêtre, plus larges que les autres et entièrement en pierre de taille, sans grille, mais avec feuillure pour contrevents . Ces baies desservent de chaque côté et à chacun des deux niveaux un couloir transversal, qui aboutit à un corridor longitudinal postérieur longeant la face arrière enterrée de la caserne. L'ensemble assure la distribution, depuis les deux portes d'entrée (en façade, au rez-de-chaussée) en passant par un unique escalier logé à l'extrémité droite du corridor, derrière la culée de droite. A l'étage, le corridor dessert les casemates principales, et les couloirs transversaux distribuent celles des culées. Ces dispositions offrent donc un compromis entre celles des casernes de la génération 1840 et le principe des casernements enterrés avec couloir d'isolement "sanitaire", les deux couloirs et le corridor postérieur reprenant le principe du couloir d'isolement tout en assurant la fonction de galeries de distribution. Une grande citerne cloisonnée est logée en sous-sol de la caserne .

Ces "bâtiments a et b" surplombent la "caserne de siège" creusée en caverne dans le roc sous la cour et sous la courtine du front de gorge. Sur un développement équivalent à celui de la caserne et de son aile basse cumulées, cette caserne souterraine juxtapose six casemates juxtaposées, séparées entre elles par une réservation du rocher plus épaisse que ne le serait un mur de refend. Desservies à l'arrière par une galerie en corridor forée dans le roc, ces casemates débouchent à l'extérieur dans le front rocheux, où elles sont refermées chacune par un mur diaphragme ou façade percé de trois fenêtres de jour. Ces façades sont en fort retrait des réservations de rocher intermédiaires, formant autant d'avancées évoquant des contreforts de roche brute naturelle assurant leur défilement. Du fait de l'irrégularité du front rocheux ainsi entaillé de six cavités équidistantes, la profondeur entre façade et mur de fond varie d'une casemate à l'autre. Bien qu'isolées par un doublage en briques creuses de leurs parois taillées dans le roc et de leur voûte en maçonnerie de pierre dure, ces casemates souterraines subissent les infiltrations des eaux pluviales et sont insalubres.

Façade des magasins sous traverse de la traverse médiane du front est.Façade des magasins sous traverse de la traverse médiane du front est.A la gauche des casernes et à l'arrière de la cour d'entrée, le bâtiment sous traverse reliant l'angle nord de la caserne au grand magasin à poudres enterré, abrite la communication voûtée en plein-cintre qui relie la cour aux batteries ou plateformes d'artillerie des fronts nord et est; cette communication ou poterne s'ouvre sur cour par une grande arcade en pierre de taille couverte d'un arc plein-cintre extradossé ; à l'origine, cette arcade était dépourvue de vantaux, comme en atteste l'absence de feuillure, et les scellement repercés des vantaux de bois actuellement en place. Dans les locaux casematé de ce bâtiment, à droite du passage ou communication, s'amorce l'escalier descendant aux magasins en caverne.

A gauche, à l'entrée du passage, est inclus le palier supérieur du monte-charge desservant ces souterrains et la chambre de manoeuvre associée. Dans la façade sur cour, une arcade leur servant d'issue porte le millésime 1894 gravé à la clef de l'arc.

Toujours à gauche du passage voûté, mais plus en arrière, s'ouvre la porte d'accès au magasin aux projectiles, puis au grand magasin à poudre enterré de 1882 dont la salle des poudres, longue de 30m et large de 6m, est enveloppée d'un couloir d'isolement. Les plates-formes et parapets de batteries des fronts actifs nord et est du fort ont été remaniés dans le dernier tiers du XXe s, notamment par le déblai d'une partie des profils de terre et la construction d'un grand bâtiment neuf. Il en reste toutefois les façades de certains des magasins sous traverses, dont celui, double, de la traverse médiane du front est, de forme classique, bien conservé.

Façade du bâtiment du poste optique de 1894-1895.Façade du bâtiment du poste optique de 1894-1895.A l'extérieur du fort, au sud, le "Gros Rocher" conserve le mur de soutènement de son épaulement de batterie de plan en arc de cercle, dont les plates-formes et parapet en terre ont été entièrement déblayées, pour céder place aux équipements de la base d'essai d'armement. Sur le chemin conduisant à cette batterie, peu après la sortie par la poterne sud du fort, s'élève le bâtiment du poste optique construit en 1894-1895, sorte de grosse casemate cubique à deux niveaux majoritairement en béton, excepté sa façade d'entrée, en pierre, mise en œuvre en opus incertum, pierre de taille et briques, de ma même manière qu'à la caserne. Cette façade évoque celle d'une maison par son grand pignon à deux versants symétriques et l'escalier à volée droite adossé qui donne accès à l'étage. Les portes et fenêtres à encadrement brique et pierre sont copiées sur celles de la caserne, et étaient apparemment dépourvues de contrevents à l'origine.

1Instruction destinée à guider les Commissions mixtes d’officiers de l’artillerie, du génie et de la marine qui devront, dans chaque arrondissement maritime, procéder à la révision de l’armement du littoral., Commission de défense des côtes. SHDV ancien article 13 (cote précise non notée)2B. Cros, Citadelles d’Azur, Aix en Provence, 1998, p. 120-1213Rapport de la commission … sur un nouveau plan d’ensemble de la défense du port de Toulon. Vincennes, SHM DD² 10454Ces chiffres et leur imputation sont indiqués par la légende d'un Plan du fort Est du Coudon, feuilles du Petit Atlas des Bâtiments Militaires, non daté mais apparemment antérieur à 1909, voire à 1901. Vincennes, SHD, 6V4130. Des chiffres et des imputations un peu différents sont donnés (d'après des sources conservées dans le fort - non référencées) dans une notice historique inédite dactylographiée établie en 1983 par un officier du C.E.M. sans date ni signature, en possession de Bernard Cros, qui me l'a communiquée, et dont sont tirées pour partie les informations exposées ici. 5Selon que l'on se réfère à la légende du plan d'atlas ou à la notice historique.6La description qui suit sera indirecte, incomplète et assez peu détaillée, notre visite du fort avec le photographe de l'Inventaire et notre collaborateur Bernard Cros n'ayant pu avoir lieu, malgré une autorisation de principe, le jour du rendez-vous fixé sur place par la D.G.A. fin juin 2015, du fait d'un contre-ordre de dernière minute par lequel nous n'avons pu accéder qu'à la première cour d'entrée, ou nous n'avons été accueillis (par M. Christophe Vivès) que pour être invités à quitter les lieux sur le champ. J'ai donc dû fonder cette description sur une vision extérieure superficielle, sur la lecture des plans et photos aériennes, et surtout sur les photos communiquées par Bernard Cros, qui avait pu visiter le fort un an plus tôt.7Compte tenu de leur implantation, de leur économie et de leur histoire, nous avons considéré le poste optique et la batterie annexe du Gros Rocher comme sous-ensembles du fort.
Appellations fort est du Coudon, fort Lieutenant Girardon
Parties constituantes non étudiées édifice logistique, batterie
Dénominations fort
Aire d'étude et canton Var
Adresse Commune : La Valette-du-Var
Lieu-dit : le Coudon le Gros Rocher

La défense terrestre éloignée de la place de Toulon fait l’objet d’un rapport rédigé en mars 1873 par le colonel Le Masson, directeur des fortifications, qui renouvelle un précédent projet général de camp retranché. Il préconise d’occuper les points hauts principaux d’où l’ennemi pourrait opérer un bombardement, et de rendre plus difficiles les attaques par l’est et par l’ouest. Parmi les points hauts que le comité des fortifications d'avril 1873, propose d'occuper, jusqu’à 6 km de distance de Toulon, figurent, à l'est, le Mont Coudon et La Colle Noire, les deux forts prévus pouvant croiser leurs feux.

Actualisé en 1877, ce projet est associé à un nouveau programme général concernant les batteries de côte, mis en œuvre à partir de 1878, en appliquant les normes du « système Séré de Rivières », complétant les forts déjà réalisés selon ces normes à la Croix-Faron et à Six-Fours. La route d'accès militaire fait l'objet d'un projet approuvé en mars 1876, précédé de l'expropriation de plus de 11 hectares. Le projet définitif de fortification du Coudon, rendu en mars 1878 et approuvé en décembre par le ministre de la Guerre, comporte un fort, dit fort Est, une batterie extérieure attenante au fort, dite batterie du Gros Rocher, deux batteries annexes ouvertes distantes, dites batterie nord et batterie sud, et un fortin dit du Bau Pointu.

L'ensemble du chantier de construction de ces ouvrages du Coudon est confié à l'entreprise Andreoli et réalisé entre 1879 et 1884, en commençant par le Fort Est, de 1879 à 1882, et en finissant par le fortin du Bau Pointu, de 1882 à 1884. L'effectif total de la garnison au service du fort de l'Est et des batteries annexes est fixée à 270 hommes, et l'armement, en 1883 à 8 canons de 155mm.

Les batteries du fort se répartissent sur deux des trois fronts, nord et est. La caserne casematée, au sud-ouest, est parallèle à la majeure partie du front de gorge, en contrebas des batteries, et semi enterrée sous une masse couvrante formant parados à la gorge des batteries. Un important magasin à poudres de 155.200 kg est enterré sous la batterie nord. Le fort comporte deux issues, une porte principale dans un rentrant du front de gorge, près de la caserne, et une poterne à l'extrémité droite du même front, ouvrant sur un chemin desservant en cul de sac la batterie annexe du Gros Rocher.

En 1893-1894, dans le cadre d'une remise au normes générale face à la crise de l'obus-torpille, le fort du Coudon est équipé de souterrains en caverne, creusés dans le roc, soit le classique magasin à poudre (62.900 kg) et, plus original, une grande "caserne de siège" de six casemates creusées dans le roc sous la cour de la caserne.

En 1894-95, le sieur Schmuk, entrepreneur, construit un bâtiment en partie bétonné pour le poste optique, l'observatoire de télégraphie optique électrique du Coudon, étendant ses communications jusqu'à Nice (fort du Mont Alban) et la Corse (Mont Cinto).

En 1943, le fort est occupé par la kriegsmarine allemande, qui y installe une garnison permanente ; il est pris par surprise, le 21 août 1944, par le capitaine Ducournau, à la tête du 1er commando de choc des Commandos d'Afrique. En 1946, le fort est rebaptisé du nom du lieutenant Girardon, tué lors de cette opération. Il est réaffecté en 1959 à une base d'expérimentation de l'armement, actuelle dépendance de la D.G.A.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
Dates 1894, porte la date
Auteur(s) Auteur : Andreoli,
Andreoli

Entreprise de terrassement et maçonnerie dans le secteur de Toulon, 2e moitié du 19e siècle. Adjudicataire des travaux de construction des batteries côtières et du système de défense du secteur du Coudon entre 1879 et 1884.


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entrepreneur de maçonnerie, attribution par source
Auteur : Schmuk,
Schmuk

Entrepreneur de maçonnerie, construit en 1894-95 l'observatoire de télégraphie optique électrique du Coudon (La Valette-du-Var).


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entrepreneur de maçonnerie, attribution par source

Le fort est fondé à l'extrémité est et au point culminant du Mont Coudon, à 702 m d'altitude. On y accède par la longue route militaire en lacets traversant le massif rocheux de grand axe est-ouest.

L'enceinte du fort, contrainte par l'assiette rocheuse, décrit un polygone très irrégulier composé de trois fronts, deux fronts actifs, portant batterie, au nord (long de 150m) et à l'est (long de 110m), un front de gorge rentrant au sud-ouest (long de 140m), dominé par la caserne, et d'un petit flanc ouest (long de 35m), en avant de la branche gauche du front nord et du front de gorge. Sans cette avancée ouest le plan du fort tendrait au plan triangulaire isocèle

Le mur d'enceinte, peu élevé (4 à 6m), parementé en opus incertum soigné ou appareil polygonal de calcaire blanc, est flanqué de cinq petits saillants ou redans, irrégulièrement répartis sur le périmètre, ceux qui encadrent le flanc avancé ouest s'apparentant à des bastionnets carrés. Le niveau d'arase de l'enceinte du front de gorge, plus bas que celui des fronts actifs, varie beaucoup (partie sud de l'avancée ouest rampante et plus haute que la courtine sud-ouest) ; son tiers supérieur forme un parapet maçonné percé de créneaux ou petites embrasures espacés pour tir fichant encadrées en brique et pierre.

La porte du fort est nichée dans l'angle rentrant du front de gorge, entre l'avancée ouest et la courtine principale sud-ouest, qui borde la cour de la caserne et surplombe la caserne de siège en caverne. C'est un large pavillon rectangulaire, saillant, encadrant le passage d'entrée de deux corps de garde crénelé L'arcade d'entrée, à encadrement monumental rectangulaire couronné d'une corniche à modillons, accueillait le tablier d'un pont-levis qui franchissait une "coupure" retranchant la porte de l'extrémité de la chaussée d'accès. La cour d'entrée, de plan trapézoïdal, dessert, en face, une rampe en pende douce montant vers les batteries, en passant en tunnel sous une sorte de traverse entre caserne et magasins enterrés, et, à droite la caserne (bâtiment a), ainsi que la cour allongée qui borde sa façade. Au bout de cette cour, la poterne, simple arcade percée en plein mur à l'extrémité du front sud-est, permet les sorties vers le poste optique et l'ancienne batterie du Gros Rocher, annexes extra-muros du fort.

La caserne à deux niveaux casematés (voûtes en berceau segmentaire) domine largement le front de gorge de son élévation, qui n'est donc pas défilée vers le sud-ouest. Avec ses trois travées de grandes casemates transversales encadrées de travées de culées tripartites à voûtes perpendiculaires, elle s'apparente moins à une caserne-type de fort Séré de Rivières qu'à une caserne des décennies 1840-1850. La culée de droite, tronquée en appentis, rend la façade asymétrique ; elle est prolongée de ce côté d'une aile basse en simple rez-de-chaussée de six travées casematées plus petites, dont la façade s'infléchit selon un axe légèrement rentrant sur la cour.

La "caserne de siège" est formée de six casemates creusées en caverne dans le roc sous la cour et sous la courtine du front de gorge, sur un développement équivalent à celui de la caserne et de son aile basse cumulées. Séparées entre elles par une réservation du rocher, ces casemates débouchent à l'extérieur dans le front rocheux, où elles sont refermées chacune par un mur diaphragme ou façade percé de trois fenêtres de jour. Les saillies du rocher entre façades évoquent des contreforts de roche brute naturelle.

A la gauche des casernes et à l'arrière de la cour d'entrée, le bâtiment sous traverse attenant à l'angle nord de la caserne, abritant la communication voûtée de la cour aux batteries des fronts nord et est, donne aussi accès aux magasins en caverne, par un escalier intérieur, et par un monte-charge avec chambre de manœuvre, dont l'arcade d'issue sur la cour est millésimée 1894 à la clef. Du même côté gauche du passage voûté, s'ouvre la porte d'accès au magasin au projectiles, puis au grand magasin à poudre enterré de 1882 dont la salle, longue de 30m et large de 6m, est enveloppée d'un couloir d'isolement. Des plates-formes et parapets de batteries remaniés des fronts actifs nord restent des magasins de traverses

A l'extérieur du fort, au sud, le "Gros Rocher" conserve son épaulement de batterie en arc de cercle, ceint d'un mur bas de revêtement. Sur le chemin conduisant à cette batterie, près de la poterne du fort, le bâtiment du poste optique de 1894-1895, est une casemate cubique bétonnée à deux niveaux habillée d'une façade d'entrée en pierre, évoquant celle d'une maison par son grand pignon à deux versants symétriques et l'escalier à volée droite adossé qui donne accès à l'étage.

Murs calcaire moellon
pierre pierre de taille
brique
béton béton armé
Toit terre en couverture
Plans système bastionné
Étages 1 étage carré, en rez-de-chaussée, 1 étage carré
Couvrements voûte en berceau
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures terrasse toit à deux pans

Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier droit, en maçonnerie
escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie
Autres organes de circulations monte-charge

Ensemble homogène, complet, bien entretenu et assez bien conservé, en dépit des équipements rapportés de la D.G.A.

L'architecture de ce fort de hauteur irrégulier ne compte pas au nombre des plus remarquables et représentatives du "système Séré de Rivières". Intérêt inférieur à celui de la Croix Faron.

Statut de la propriété propriété de l'Etat

Références documentaires

Documents d'archives
  • Rapport de la Commission de révision de l'armement du littoral du 5e arrondissement sur un nouveau plan d'ensemble de la défense du port de Toulon. 28 novembre 1876. Service Historique de la Défense, Vincennes : DD2 1045.

Documents figurés
  • Plan du fort Est du Coudon. / Dessin, sd. [avant 1901 ?]. Service Historique de la Défense, Vincennes : 6V4130.

Bibliographie
  • CROS, Bernard. Citadelles d'Azur, quatre siècles d'architecture militaire varoise. Aix-en-Provence : 1998, 159 p.

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