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fermes

Dossier IA04001166 réalisé en 2008

Fiche

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I. Contexte de l’enquête

1. Le repérage

Ce dossier regroupe dans une même famille toutes les habitations comprenant des fonctions agricoles fortement marquées, quelle que soit leur taille ou leur mode de regroupement. Le terme "fermes" correspond aux bâtiments ou ensembles de bâtiments associant des fonctions domestiques et agricoles, ces dernières occupant un espace proportionnellement plus important.

L’intérêt de l’étude vise aussi à tenter de mieux comprendre comment fonctionnaient les unités d’exploitation, qu’elles composent des ensembles autonomes sur le terroir (isolement) ou qu’elles soient intégrées à un système plus complexe reliant l’unité agricole à une « tête de pont » implantée dans un système d’habitat groupé, hameau ou village. Il a ponctuellement été possible d’établir quelques liens entre ces deux types d’habitat : maison en hameau ou village et bâtiment(s) agricole(s) isolé(s) dans la campagne, dans la mesure où la lecture du cadastre et les tableaux d’expertise pour la commune le permettaient.

Il arrive également que des formes s’apparentant à des fermes telles que définies plus haut existent en contexte aggloméré : ce cas intervient à Senez au chef-lieu même – la ferme de la Coulette (REF IA04001205) dépend directement du village, même si elle est aujourd’hui implantée à l’écart de l’agglomération proprement dite qui s’est depuis déplacée à l’écart de la Roche. On le retrouve au hameau du Riou d’Ourgeas qui présente la particularité de n’être composé que de fermes et d’entrepôts agricoles, tout comme celui des Moulières, pour ce qu’il en reste, c'est-à-dire peu de choses.

2. Les conditions de l’enquête

Le repérage s’est déroulé sur une campagne entre le printemps et l’été 2008. Le recensement s’est effectué à partir du cadastre le plus récent disponible, édition mise à jour pour 1986, ainsi que du cadastre napoléonien levé en 1811 comme point de comparaison permettant d’apprécier l’évolution (inertie formelle, augmentation, diminution, apparition voire disparition) du bâti dans l’intervalle.

Le repérage, exhaustif, a par conséquent concerné l’intégralité des constructions portées sur le cadastre actuel. Le déclin général de la commune, dont les activités agricoles ont périclité, joint à l’exode rural, ont provoqué une diminution du bâti non exploité et progressivement abandonné donc partiellement voire entièrement ruiné. La totalité des bâtiments a été vue au moins depuis l’extérieur. Une dizaine de fermes ont fait l’objet d’une visite. Il faut noter que beaucoup sont abandonnées ou menacent ruine. Dans le cas contraire, elles sont rachetées par des personnes extérieures à la commune qui les restaurent – parfois les dénaturent – mais demeurent injoignables. Rares donc sont celles qui témoignent d’un état préservé. S’ajoute également le problème de l’isolement. Il n’a pas toujours été permis de savoir qui étaient les propriétaires d’une ferme sise à l’écart de tout habitat groupé. D’une manière générale des questions furent posées aux habitants afin d’obtenir des informations plus précises sur l’organisation intérieure, y compris sur son évolution le cas échéant, même lorsque la visite a été autorisée.

Le repérage s’est basé sur une grille de description morphologique prenant en considération les questions :

- d’implantation du bâti (au sol et par rapport aux autres constructions)

- de répartition des fonctions par niveau

- du nombre d’étages visibles

- de matériaux principaux et secondaire(s) employés ainsi que leur mise en œuvre

- de description des élévations et des baies

- de décor extérieur éventuel

- de mode de couvrement

- d’aménagement intérieur (escalier de distribution, organisation spatiale, cheminées, décor éventuel)

- de datation

- d’inscriptions historiques (dates portées, inscriptions éventuelles)

Cette grille de repérage a donné lieu à l’alimentation d’une base de données destinée à faire un traitement statistique et cartographique.

Le repérage est toujours confronté à la question de l’état du bâti. Les ruines n’ont pas été automatiquement écartées dans la mesure où l’état subsistant n’empêchait pas de leur restituer une lisibilité d’ensemble, sur la base des exemples présents et « intacts » observables sur le territoire. Ont également été repérés les bâtiment ayant subi des modifications légères n’entraînant pas de dénaturation. En revanche ceux ayant subi des transformations trop importantes, entraînant une impossibilité à lire les caractéristiques architecturales fondamentales pour l’établissement d’une typologie ont été écartés. Cela concerne les remaniements profonds et récents selon des normes de construction, des matériaux et un vocabulaire architectural trop éloignés de ceux de l’architecture locale : élévations entièrement repercées de grandes ouvertures rectangulaires masquant les aies anciennes, utilisation de matériaux récents rendant illisible le parti d’origine, restructuration intérieure totale ou dénaturante.

II. Les caractères historiques et socio-économiques

Sur les 29 fermes repérées 23 – soit près de 80 % – étaient portées sur le cadastre napoléonien levé en 1811 ; il est donc raisonnable de penser qu’elles remontent au 18e siècle, au moins. L’absence de documentation interdit de proposer une datation plus précoce, d’autant que l’inertie architecturale – les techniques de mise en œuvre n’ont guère changé pendant l’époque moderne – est un aspect fondamental de l’architecture rurale sur la zone.

Une exception : la ferme de la Coulette (REF IA04001205), qui dépendait des évêques jusqu’à la Révolution, est mentionnée au 18e siècle, ce qui peut laisser penser qu’elle était de construction plus ancienne encore.

L’économie de Senez reposait essentiellement sur une agriculture de subsistance : céréales telles que blé, froment, orge voire épeautre. On cultivait aussi le chanvre ainsi que les légumes secs (sauges, lentilles) et les tubercules comme la pomme de terre. La polyculture fruitière (pommes, poires et surtout prunes) jouait un rôle secondaire néanmoins important sur le plan économique (voir le dossier présentation de la commune). L’élevage ovin n’intervenait que pour une faible part comparativement et se limitait à l’exploitation familiale, soit à quelques têtes.

Le territoire sénézien est confronté à des écarts d’altitude de l’ordre du kilomètre (entre 750 et 1720 mètres environ) et les cultures se situent entre 750 et 1300 mètres. Cela entraîne, en fonction des lieux, des terres et des expositions, sur une zone naturellement soumise aux aléas climatiques et à des variations élevées, des conditions de production difficiles et des rendements faibles. Les progrès techniques d’ensemencement n’ont pas eu de véritable écho, dans la mesure où le territoire, depuis le second tiers du 19e siècle, a connu un dépeuplement progressif jusqu’à cessation presque totale des activités agricoles. Ne restent plus que quelques éleveurs de gros troupeaux ovins, qui résistent tant bien que mal par une intensification de leur activité.

L’exemple de la ferme de la Rouvière est à ce titre éloquent : suite à des périodes de gel répétées, dont celui de 1929, l’exploitation familiale a abandonné la culture fruitière (pomme, poire, prune, pêche, amande) pour se tourner exclusivement à la fin des années 1930 vers l’élevage de porcs puis de moutons. L’ancienne ferme en hauteur a ainsi perdu sa vocation première (elle sert aujourd’hui de maison) et l’exploitation a glissé de la pente pour s’installer en bordure de route départementale 4085, la bergerie se voyant agrémentée d’un niveau d’habitation en 1950, puis, entre autres, d’une bergerie plus moderne et plus vaste sur un pré à proximité.

III. Caractères morphologiques

29 fermes ont été repérées.

1. Implantation et composition d’ensemble

a) Implantation du bâti

La bipartition en hameau et isolée n’est pas pleinement satisfaisante, car bon nombre de fermes, sans être directement implantées dans un système d’habitat groupé, en dépendent clairement. Un exemple : la ferme dite du Moulin, à la sortie du village (parcelle A1 1, REF IA04001203), en est séparée par l’Asse, mais dans la mesure où l’entrée dans l’agglomération s’effectuait par un gué à proximité immédiate, bien que géographiquement indépendante, elle y est rattachée. C’est encore plus explicite pour la ferme de la Coulette : on la rangera donc dans le camp « ferme de hameau ». Les cas de figures abondent. Cette remarque préliminaire étant posée, on dénombre 11 fermes en hameau (dont 3 au chef-lieu, la Coulette, la Fraissie et le Moulin) et 18 fermes isolées. La confrontation des cadastres napoléonien et actuel montre que cette configuration n’a pour ainsi dire pas évolué en près de deux cents ans.

La majorité des bâtiments sont disposés perpendiculairement à la pente (24 cas) ; 3 le sont parallèlement ; 2 seulement sont implantés sur terrain plat.

b) Composition d’ensemble des bâtiments

On trouve :

- la ferme bloc (toutes les fonctions sont regroupées sous le même toit), très largement minoritaire puisqu’avec 5 cas elle représente moins de 20 % du total

- l’ensemble composé de bâtiments accolés et/ou disjoints (24 cas), répartis comme suit :

* sans ordre particulier (16 cas)

* bâtiments disposés en enfilade (5 cas)

* bâtiment en L (3 cas)

On constate que la forme bâtiments accolés sans ordre particulier domine (les deux-tiers du total de la catégorie, et plus de 55 % de l’ensemble des fermes repérées).

Dans tous les cas, des édicules (fours, puits, pigeonnier, poulailler) ou des bâtiments agricoles de grande taille (grange, étable, hangar), isolés mais proches de la bâtisse principale, peuvent compléter l’ensemble (22 cas, si l’on compte les traces de certains édifices ruinés, par exemple à la Bastide Neuve [REF IA04001213] ou à Chaurits [REF IA04001204).

c) Emprise au sol et volumétrie

Un constat s’impose : les fermes de hameau sont plus réduites que les fermes isolées. Cependant, au sein de ce cadre général la commune de Senez est particulière car les hameaux à vocation agricole sont exclusivement (ou presque exclusivement) composés de bâtiments agricoles sans maison. On n’a pas pu déterminer la présence de ferme dans le chef-lieu et celles qui ont été observées se situent toutes soit en milieu isolé soit dans un hameau du type de celui décrit ci-dessus. Les fermes de hameau repérées proposent ainsi, pour ce qui est de leur corps principal, une emprise au sol moyenne voire importante, jamais petite, à l’exception des parcelles D4 1080 et 1081 au Riou d’Ourgeas (il faut retirer à la parcelle 1080 ses adjonctions modernes). Ceci s’explique en partie par la possibilité d’adjoindre des bâtiments (le cas des Moulières illustre bien ce phénomène d’accolements successifs dû à l’espace disponible).

En milieu isolé, rares sont les fermes de dimensions modestes (Clot d’En Baron, [D2 437, REF IA04001211], ferme de la Tuilière [B1 39]). Les fonctions agricoles prédominent largement.

Certaines fermes sont remarquables par leur processus d’édification : il est possible, à partir du cadastre napoléonien et d’après les caractéristiques de mise en œuvre, d’établir des phases de construction au fil desquelles certains bâtiments se sont agrandis ou ont vu se greffer des extensions. Il s’agit d’une donnée générale ; toutefois ce principe accepte des cas particulièrement complexes de développement par adjonction successives de la tête d’exploitation : les fermes des Pointus (REF IA04001209), de la Bastide Neuve (REF IA04001213) ou du Gros Jas (REF IA04001202) en constituent ainsi des exemples éloquents.

2. Matériaux et mise en œuvre

Le calcaire est omniprésent. Il intervient comme matériau unique dans 22 cas. On trouve aussi un peu de grès à quatre reprises ; la ferme de la Coulette présente dans le fenil des murs de cloisonnements en pans de bois avec des lauzes montées sur champ. Une ferme a été intégralement montée en parpaing artisanal (à la Rouvière, A2, parcelle double 1091-1092). Certaines adjonctions utilisent le parpaing moderne (ainsi au Dégoutail, ferme A1 547, REF IA04001208). Par deux fois, l’enduit moderne, au ciment ou à la chaux, n’a pas permis l’identification du matériau de gros-œuvre sous-jacent (A1 1 et A1 10). Les murs ne présentent pas d’assise véritablement régulière et les moellons employés sont de taille modeste, à quelques exceptions près comme à la Coulette où des lacunes dans l’enduit laissent percevoir des blocs calcaire de taille impressionnante. Les chaînes ne sont pas particulièrement soignées, hormis à Chaurits. D’une manière générale, les modules sont liés entre eux par du mortier de gypse à la couleur ocre orangé caractéristique qui provient majoritairement du hameau du Gipas où existait une carrière. La mise en œuvre diffère quelque peu entre les bâtiments sénéziens et ceux de l’ancienne commune du Poil, administrativement rattachée en 1973 à celle de Senez : l’usage moins fréquent du mortier de gypse servant de liant au Poil, qui ne disposait pas de gisement tel que celui du Gipas, l’explique. D’où une visibilité bien plus importante du matériau par rapport à Senez, où la technique de l’enduit à pierres vues, fréquemment, a tendance à recouvrir très largement la pierre calcaire. L’enduit à pierres vues pouvait recevoir une seconde couche entièrement couvrante, protectrice (fig. 02). Très souvent cependant cette couverture a disparu, progressivement lessivée. Il convient donc de considérer avec circonspection la réalité actuelle : les bâtiments, pour des raisons de pérennité, devaient recevoir cette seconde couche couvrante. L’enduit lisse au ciment, ancien, parfois coloré, reste une rareté (Dégoutail, A1 547, Lampie, D1 97 [REF IA04001210]).

Les encadrements des fenêtres sont le plus souvent en bois (linteau uniquement), y compris pour les baies du logis, le reste étant façonné au mortier. Le même traitement est appliqué aux encadrements de porte. On trouve néanmoins des encadrements en pierre de taille, pour tout (Dégoutail A1 547) ou partie (montants seuls) (Dégoutail A1 1). La ferme des Granges présente aussi pour certaines ouvertures un encadrement en tuf d’extraction locale (D3 805, fig. 17).

3. Structure et élévation

Dans quasiment tous les cas de figure les fonctions domestique et agricole se partagent le même toit, qu’il s’agisse d’une ferme à maison-bloc ou d’une exploitation à blocs accolés. La ferme de la Bastide Neuve (D4 1137, REF IA04001213) et celle de l’Abeiller (153 W 29a) constituent deux exceptions : la partie logis (une maison de type B) est fonctionnellement séparée des bâtiments à vocation uniquement agricole. Autre cas particulier observé : une exploitation agricole aux Signières (153 W 34) qui dispose d’une maison de ferme indépendante située à proximité immédiate de la ferme.

Plus de 90 % des fermes sont en pente, ce qui induit la présence quasi systématique d’un soubassement, et parfois de deux niveaux de soubassement (4 cas). Les fermes ont deux niveaux (3 cas), trois niveaux (16 cas) ou quatre niveaux d’élévation (10 cas).

Le premier niveau est occupé par l’étable, la bergerie ou l’écurie, parfois complété par une réserve alimentaire (cellier). On peut trouver aussi la remise, surtout en terrain plat (D1 97, 153 X 5e [ferme du Gros Jas, REF IA04001202 et fig. 05]) mais pas seulement (A1 547, REF IA04001208). La plupart du temps, celle-ci occupe néanmoins plus volontiers l’un des bâtiments accolés à vocation spécifiquement agricole. On trouve à 7 reprises une pièce de logis en niveau 1. Le deuxième niveau d’élévation est occupé par le logis : dans 5 cas il dessert aussi une grange servant de fenil (A1 117, D4 1104 [REF IA04001206], D4 1154 [REF IA04001204], D4 1346 [REF IA04001205], 153 W 33-34 [REF IA04001207]) avec communication directe par une porte intérieure. Le comble est toujours occupé par un vaste fenil qui la plupart du temps occupe la totalité du comble ; cet espace peut aussi servir de séchoir.

On notera que la complexité des adjonctions de bâtiments rend parfois complexe une classification péremptoire par fonction et par niveau, surtout lorsque des modifications ont transformé la disposition intérieure initiale.

La notion d’élévation principale n’est pas un critère pertinent si on la définit par la présence en façade de la porte du logis, car bien souvent cette porte côtoie celle(s) donnant accès aux dépendances. Lorsqu’il y a dissociation, la façade recevant l’entrée du logis n’est pas forcément celle que l’on remarque d’emblée puisqu’elle intervient plus fréquemment sur le côté ou derrière, en rez-de-chaussée surélevé, sur un replat aménagé dans la pente. Les collages, quand ils ne s’inscrivent pas dans le prolongement de l’édifice initial – ce qui constitue sinon la règle du moins une tendance marquée – rendent de toute façon l’ensemble souvent hétérogène sur le plan formel. La régularité n’est pas de mise, et doit tenir compte des contraintes topographiques. D’une manière générale les ouvertures sont placées à l’est et au sud, ce qui peut conduire à des élévations aveugles (ainsi à Chaurits). Les exceptions existent, mais elles sont dictées par le relief qui par sa fonction d’abri, peut minorer l’influence du climat : ainsi l’entrée principale de la ferme de la Coulette est-elle située au nord, et ce même si les percements sont davantage côté est et sud, car la Roche abrite l’ensemble (d’ailleurs on peut également accéder à la cuisine et aux chambres par le sud). Au Clot d’En Baron, l’entrée principale est à l’ouest.

Une forme de distribution particulièrement intéressante intervient au hameau du Riou d’Ourgeas, consécutive à l’apparentement des propriétaires (REF IA04001206 et voir plus bas) : les fermes partiellement communicantes (parcelles 1103 et 1104). Il s’agit d’une forme de distribution originale rencontrée à une seule reprise sur la commune, mais qui ne devait pas constituer une rareté : les parties agricoles basses (remise, étable, écurie, bergerie) et hautes (remise, fenil séchoir) sont reliées par des ouvertures directes, alors que le logis reste indépendant. Il y avait donc jusqu’à une certaine mesure mise en commun de la production et des intérêts sans dilution avec la sphère privée. Cette communication existe aussi dans le partage de certaines dépendances proches de la tête d’exploitation telles que four, hangar agricole ou autre, ce qui n’exclut non plus pas la propriété ou l’usufruit unique d’une dépendance.

4. Couvertures

Les toits à longs pans dominent, mais l’adjonction de bâtiments mitoyens, sauf à prolonger la pente naturelle du toit (comme à la Prée, 153 W 238 par exemple), induisent souvent des couvrements non uniformes parfois très complexes, mêlant longs pans et pan unique, dans des directions parfois différentes (les Pointus, B1 87-92, par exemple [REF IA04001209]). On trouve également les deux phénomènes de façon concomitante (Lioux A1 117). La tuile creuse constitue le matériau traditionnel de couvrement sur la commune. Le traitement des avant-toits inclut la présence de génoise sur 1 ou 2 rangs (6 cas) ou de saillie de rive (8 cas). Mais les rénovations et autres réfections de toitures empêchent de tirer des conclusions péremptoires sans de plus amples informations sur l’histoire des bâtiments concernés. Si l’emploi de la génoise est historiquement attesté pour les fermes l’interrogation sur les proportions demeure.

5. Distribution

a) le logis

Entre les dénaturations et les fermes dans lesquelles il n’a pas été possible de pénétrer, 7 logis seulement ont fait l’objet d’une étude. À l’exception de la ferme du Gipas et de celle des Pointus (respectivement A2 789 et 1830 et B1 87-92, REF IA04001209), composées de bâtiments reliés entre eux mais fonctionnellement indépendants, on dénombre un logis par exploitation agricole. Dans presque un cas sur quatre (24 %), soit une minorité non négligeable (A1 1, A1 10, A2 1830, B1 87-92, D1 97-98, D4 1346 et 153 Z 29a) le logis se trouve sur deux niveaux, au-dessus des parties agricoles (étable ou bergerie). Dans cette configuration et d’une manière générale la cuisine est en bas, les chambres en haut. L’accès d’un niveau de logis à l’autre s’effectue soit par des escaliers intérieurs (la Coulette, D4 1346), soit extérieurs (La Bastide Neuve [D4 1137, REF IA04001213] ou encore au Riou d’Ourgeas [D4 1104, REF IA04001206]) soit par le jeu des terrassements s’appuyant sur la dénivelée de la pente, si la ferme dispose de plusieurs entrées de logis (Dégoutail, ferme du Moulin, A1 1). Les combinaisons existent (la Coulette).

D’une manière plus générale, l’accès aux différents niveaux, sans distinction de fonction, reprend les mêmes principes, et les mêle parfois : escalier intérieur et accès aux parties hautes par l’extérieur grâce à la pente. Les ensembles composés de plusieurs bâtiments accolés, disposant de plusieurs logis, compliquent singulièrement la donne et constituent des cas particuliers dont le plus évocateur est sûrement la ferme des Pointus (REF IA04001209).

L’habitation se compose d’une cuisine qui comprend une cheminée en plâtre très simple qu’un poêle vient souvent accompagner (les Moulières, 153 Z 39, la Bastide Neuve), une pile d’évier, des placards muraux avec ou sans étagères, une resserre éventuellement et parfois un potager. La ou les chambre(s) prolonge(nt) l’espace sur le même plan ; on les trouve aussi parfois au niveau supérieur (la Bastide Neuve compile les deux options [voir le dossier correspondant REF IA04001213]).

Les escaliers de distribution extérieurs sont maçonnés, jamais en bois. Les escaliers de distribution intérieur sont sommaires et maçonnés la plupart du temps, ou mixtes (bois et maçonnerie). Cependant les cas de figure sont tellement nombreux qu’il est extrêmement délicat d’établir des tendances fortes sur un corpus si réduit : escaliers extérieurs, escaliers intérieurs, de formes diverses, avec ou sans couloir d’accès se côtoient sur le territoire communal. Il ne semble donc pas qu’il y ait de tradition architecturale dans ce domaine.

On a pu remarquer, à la marge, la présence de coffres à grains aux parois maçonnés qui disposent d’un espace réservé. Il s’agit d’une grand contenant d’environ 1,20 mètres de haut séparé par une cloison de refend pour ménager deux cuves. La hauteur devait assurer les denrées contre les rongeurs. Ces coffres, ou plutôt ces cuves, car l’ensemble n’est pas déplaçable, devaient notamment servir à la conservation des grains destinés à la confection de la farine.

b) Les dépendances dans le corps de ferme

La remise : elle est très fréquente dans les fermes et de dimensions variables (par exemple à la ferme du Moulin en 1986 A1 1 ou à la Lampie en 1986 D1 97 (REF IA04001210) ; on la distingue par son système de porte charretière afin de laisser un espace d’une largeur suffisante pour sortir le matériel agricole (type charrette et autres) destiné aux cultures. Sa présence dans le corps de ferme n’empêche pas qu’une même exploitation en possède potentiellement d’autres, dans une ou plusieurs dépendances afférentes, plus ou moins éloignées de la « tête de pont » et en fonction des mutations agricoles, mais à Senez on trouve plus volontiers des hangars sur piliers récents qui servent à entreposer le fourrage coupés dans les prés de fauche le long de l’Asse (par exemple au Dégoutail en 1986 A1 547).

Le fenil : il s’agit d’une pièce destinée à rentrer la récolte et à entreposer le fourrage pour les bêtes qui leur sera distribué pendant la période hivernale. De hauteur variable, il occupe un espace important qui peut équivaloir à la totalité de la surface disponible, et donc servir d’isolant à la partie logis en-dessous. Parfois, il est scindé pour laisser la place à une ou plusieurs pièce(s) d’habitation ou pour obtenir des unités spatiales aux fonctions identiques. Il arrive souvent que le fenil accueille aussi des séchoirs pour faire sécher les fruits, soit pour la consommation locale (les pommes séchées étaient par exemple très appréciées), soit pour la vente (ainsi des célèbres « pistoles » ou prunes séchées par exemple). De grandes baies fenières désignent les fenils de l’extérieur, ainsi que le treuil avec la poulie destinés à monter et à descendre les charges de céréales.

Bien que chaque ferme ait pu posséder son aire à battre, car toutes disposent d’une surface plane à proximité immédiate, aucune n’a pas être observée en tant que telle. L’absence de sol caladé explique en partie cette difficulté d’identification.

La bergerie, l’étable et l’écurie : on les trouve systématiquement au premier niveau, mais le jeu des collages successifs a pu modifier la donne, comme à la ferme de la Prée, où la porte de l’étable est légèrement au-dessus du bâtiment qui vient flanquer le corps principal. Les écuries sont plus rares, car la possession d’un cheval ou d’un âne restait onéreuse. L’étable accueille l’ensemble du cheptel familial, traditionnellement réduit à quelques têtes, essentiellement ovines, car la vache était rare sur la zone. Les cochons, dangereux et voraces, avaient leur propre espace séparé comme aux Pontus. Un cas de voûtement mixte (voûte d’arêtes et voûte segmentaire), malheureusement ruiné, a pu être observé (ferme de l’Abeiller), sur une zone particulièrement pentue. La bergerie des Moulières, à proximité, sur voûte segmentaire, constitue l’autre exception confirmant la règle du plancher plat à Senez.

Le sol est en terre battue. Plusieurs étables conservent leurs râteliers mobiles en bois et certaines (des bergeries pour l’essentiel) sont encore en activité. Pour les bovins et les équins, à l’encolure plus haute que les ovins, on trouve des râteliers juchés sur banquettes maçonnés. Des abat-foins parfois conservés mettent directement en relation le fenil avec l’étable (ferme de la Coulette par exemple).

c) Autres dépendances, physiquement séparées

Les fermes de type accolées étant majoritaires (24 cas sur 29), les dépendances sont souvent intégrées au corps de ferme (remise, bergerie, porcherie, éventuellement four à pain pour les fermes isolées). Mais il existe aussi des bâtiments dissociés – plus rarement, et souvent ruinés ou bien de construction relativement récente. Les exemples d’exploitation conservées avec tous leurs éléments constitutifs ne sont donc pas légion, si l’on excepte les constructions modernes de type hangar agricole comme aux Granges. L’exploitation du Vallon du Pin, qui combine dépendances anciennes et modernes constitue une exception.

27 entrepôts agricoles ont été repérés : 10 seulement soit à peine plus du tiers recourent aux matériaux traditionnels (calcaire et/grès), et dans 4 cas on observe aussi l’utilisation du parpaing artisanal voir du béton moderne. Il convient d’ajouter trois exemples de réalisations en planches. Les matériaux du 20e siècle (parpaing artisanal, de béton moderne, métal dans un cas) sont donc majoritairement employés. On retrouve les couvertures modernes (ciment-amiante, tôle) dans des proportions similaires (18 cas, soit les deux tiers). Il semble donc que les entrepôts agricoles dépendants des fermes, à Senez, soient relativement récents d’une manière générale : on ne compte par ailleurs que 3 bâtiments signalés sur le cadastre napoléonien.

Sur les 27 entrepôts agricoles repérés, 16 n’ont qu’un niveau et 11 en ont deux : il n’y a donc prééminence mais pas significative sur un corpus aussi limité. On constate par ailleurs une répartition équitable quant à l’implantation au sol : 14 ont un premier niveau en soubassement, 13 en rez-de-chaussée. Le nombre de hangars est élevé (11, soit environ 40 % du total) qui disposent à près de 75 % d’un niveau unique (3 cas à deux niveaux), c’est-à-dire répondant à la typologie de l’entrepôt agricole unifonctionnel (en l’occurrence remise, qui peut aussi servir de fenil pour les bottes de paille). Rapporté à l’ensemble des 27 bâtiments repérés, la répartition s’équilibre entre les entrepôts uni et multifonctionnels (15 cas dans l’un, 12 dans l’autre). La fonction remise intervient à 22 reprises, complétée à 6 reprises par une voire plusieurs autres fonctions. En niveau 2, on dénombre 6 cas de remise et 5 de fenil. Les bergeries sont réduites : 3 exemples sur le territoire. La fonction logis n’apparaît qu’une fois, en niveau 2. On notera toutefois l’existence d’une maison de ferme physiquement indépendante à Preynes (de type A3 : maison-bloc avec parties agricoles en parties haute et basse).

Les fermes isolées pouvaient aussi disposer d’un four pour des raisons pratiques d’éloignement (ainsi dans le quartier de Malvoisin, A2 1009, non repérée car entièrement ruinée, à l’exception du four attenant au corps de bâtiment, ou pour la ferme de l’Abeiller, fig. 07).

6. Décor

L’habitat de la commune est très modeste. Les décors de façades sont rares et se limitent à des avant-toits avec génoise à un ou deux rangs (3 cas de chaque), mais la réfection de certaines toitures induit des décorations non originales. Les enduits lisses étant très peu nombreux, les décors extérieurs peints (faux appareillage, bandeau soulignant l’avant-toit, encadrement des ouvertures) le sont encore moins, mais il est curieux de relever que les deux cas avérés concernent des fermes si ruinées qu’elles n’ont pas même été repérées. Ainsi à Boades a-t-on observé des fragments de « tableaux » monocolores à l’intérieur d’une pièce d’habitation (la « Basse Bastide », ancienne parcelle B1 534).

Les dates n’interviennent qu’à cinq reprises : à la ferme dite du Gros Jas (153 X 5e, « 1857 »), à la ferme dite de la Lampie (D1 97 « C / 1893 / F ») à la ferme dite de l’Abreuvage (C 47 « FD / 1933 / M.S ») et deux fois à la ferme dite de Saint-Maime (153 Z 57a). D’autres dates sont portées mais elles sont alors tracées la plupart du temps sur le chambranle d’une porte, au charbon, sans réelle visibilité. À Saint-Maime on trouve deux dates portées, 1908 et 1909 (« 1908 / H D. A ? » et « D / ? / A / 1909 »), mais la ferme existait sur le cadastre napoléonien : il s’agit donc certainement d’indications relatives à des travaux postérieurs (l’une est tracée de façon assez soignée, dans un cartouche, sur un enduit recouvrant un premier enduit au mortier de gypse au-dessus de la porte d’entrée ; l’autre de façon grossière dans du ciment frais au-dessus d’un bâtiment agricole du corps de ferme). Les dates ne renseignent donc que ponctuellement et partiellement ; elles ne donnent pas toujours une datation du bâtiment ou de la portion du bâtiment portant l’inscription. Il convient quoi qu’il en soit de les considérer avec circonspection. De même, les chronogrammes gravés sur des pierres insérées dans la maçonnerie ne sont pas des datations complètement fiables si le support recevant la date diffère du matériau employé pour la mise en œuvre globale du bâti (ainsi à la ferme dite du Gros Jas, où il peut s’agir de remploi) ou si la portion de mur sur laquelle s’insère la date a visiblement fait l’objet d’une restauration, même relativement ancienne (1933, à l’Abreuvage).

7. Typologie des formes d’exploitations

On peut a priori discerner trois formes d’exploitation sur la commune de Senez :

- L’exploitation autonome : celle du Clot d’En Baron reste la plus significative, car elle propose, sur une aire réduite, un ensemble homogène composé de la ferme, d’un hangar ainsi que d’un entrepôt agricole, avec les terres cultivées autour.

- Les regroupements familiaux dans le hameau agricole : cette forme est notamment observable au hameau du Riou d’Ourgeas et sans doute au hameau des Moulières (fig. 08-10). Il s’agit d’un hameau agricole, composé de plusieurs fermes avec entrepôts. Dans cet ensemble relativement bien conservé si l’on compare les cadastre dit napoléonien et actuel, deux petits agglomérats retiennent l’attention : Les fermes D4 1080-1081 et D4 1103-1104 (fig. 21) – qui composent le cœur préservé du hameau – accompagnées d’entrepôts agricoles disjoints. Dans le premier, on repère également une bergerie ancienne encore en activité. La plupart des entrepôts disjoints n’existaient pas en 1811 et sont de construction récente. Dans le second agglomérat, à environ deux cents mètres, ne restent plus que des fermes, dont une en rénovation et dénaturée (qui n’existaient pas en 1811), une autre qui s’est effondrée pendant la campagne de repérage (D4 1103), une troisième mitoyenne de la précédente toujours en place (D4 1104), un ancien hangar ruiné à quelques mètres de l’ensemble, et un autre plus récent en bordure de la route. Ces ensembles désignent manifestement une exploitation à plusieurs mains entre membres apparentés, ce que le tableau d’expertise pour la commune de Senez permet de confirmer. Au Riou d’Ourgeas, le même patronyme apparaît conjointement pour les fermes D4 1080, 1081, 1103 et 1104 : Granet, chaque parcelle revenant à un membre différent, soit six propriétaires en tout. D’ailleurs, si d’après le témoignage de l’occupant de la ferme sur la parcelle D4 1081 il n’existe aujourd’hui pas de communication avec la ferme mitoyenne sur la parcelle D4 1080, une visite de la ferme occupant la parcelle D4 1104 a permis de constater que si les parties agricoles en soubassement restaient indépendantes entre parcelles, le passage était toujours effectif pour la partie fenil.

- La ferme autonome (existe-t-elle vraiment ?) : il s’agit de fermes isolées pour lesquelles il n’a pas été possible de déterminer l’existence de dépendances. La présence de bâtiments accolés remplissant les fonctions de remise, étable, fenil… pourrait expliquer cette absence… ou le jeu des destructions qui ne permettent plus de discerner sur le terrain de bâtiments associés à la tête d’exploitation… ou encore une dispersion très étendue sur le territoire communal (voire extra-communal) des terres relevant de l’exploitation, et donc des bâtiments (granges, remises, hangars…) associés.

IV. Classification

La faiblesse du nombre de fermes en état d’être repérées sur le territoire conduit à une classification extrêmement simple comportant deux catégories sur les trois prédéfinies :

- F1 : ferme à maison-bloc à terre (0 repérée, O sélectionnée)

- F2 : ferme à maison-bloc en hauteur : (3 repérées, 1 sélectionnée)

- F3 : ferme à bâtiments accolés et/ou disjoints (26 repérées ; 11 sélectionnées)

Légende du tableau de repérage

Implantation

- PA : Parallèle à la pente

- PL : Terrain plat

- PP : Perpendiculaire à la pente

Composition

- BLOC : maison-bloc

- E : Enfilade

- L : en L

- SOP : Sans ordre particulier

Annexe (considérée comme dépendance distincte du corps de ferme)

- O : Oui

- N : Non

- B : Bergerie

- Bû : Bûcher

- EA : Entrepôt agricole

- F : Four

- H : Hangar

- M : Maison

- P : Puits

- Po : Porcherie

- R : Remise

- ? : Interrogation sur la nature de l’annexe

Beaucoup d’interrogations demeurent au terme de cette étude dont il faut souligner le caractère partiel. L’absence de recours systématique aux sources historiques, mais également les limites de la lecture architecturale et morpho-chronologique de l’évolution du bâti sur place laissent de nombreuses questions en suspens. L’impossibilité de remonter en-deçà du cadastre napoléonien (1811) ne permet pas de se faire une idée même vague de l’habitat avant la première voire la seconde moitié du 18e siècle. La volonté de statuer sur un état supposé originel est lui aussi sujet à caution dans la mesure où il apparaît presque toujours vain non pas de dater mais de simplement préciser les différentes étapes de construction du bâti (par exemple les communications intérieures, leur percement et leur éventuelle condamnation). Les informations croisées de la documentation disponible et du terrain sont indispensables pour affiner l’appréhension d’un bâti qui la plupart du temps, pour de l’architecture vernaculaire, continue à nous échapper largement. En ce sens, les hypothèses crédibles sont utiles et nécessaires, mais il convient de leur conserver ce statut, car les incertitudes continuent à dominer, et la vérité du terrain se charge d’apporter aux croyances établies, le cas échéant, des démentis qui imposent la modestie.

TABLEAU DES FERMES REPÉRÉES

(en gras et sur fond bleu les 12 fermes faisant l’objet d’un dossier Mérimée)

Lieu-dit

Cadastre

Implantation

Composition

Annexe

Type

Abeiller (l')

1811 A 148/1986 153 Z 29a

PP

L

N

F3

Abreuvage (l')

1811 C 133/1986 C 47

PP

SOP

O (R)

F3

Bastide Neuve (la)

1811 D2 1162-1163/1986 D4 1137

PP

SOP

O (R)

F3

Chaurits

1811 D2 1426/1986 D4 1154

PA

SOP

O (?)

F3

Clot d'En Baron

1986 D2 437/1811 D1 202

PP

E

O (EA, H)

F3

Coulette (la)

1811 D2 1631/1986 D4 1346

PP

SOP

O (H, F)

F3

Dégoutail (le)

1811 A1 576/1986 A1 10

PA

E

N

F3

Dégoutail (le)

1986 A1 547

PA

E

O (H, B, P)

F3

Fraissie (la)

1811 D2 1725 ?/1986 D3 795

PP

E

O (P)

F3

Gipas (le)

1811 A2 2571/1986 A2 858

PP

E

N

F3

Gipas (le)

1986 A2 789 et 1830

PP

L

O (EA, H, R)

F3

Granges (les)

1811 D2 1767/1986 D3 805

PP

SOP

O (H)

F3

Lampie (la)

1986 D1 97

PL

E

O (EA, Bû)

F3

Lioux

1811 A1 98/1986 A1 117

PP

SOP

N

F3

Moulières (les)

1811 A 195-197/1986 153 Z 40

PP

SOP

O (EA)

F3

Moulières (les)

1811 A 194/1986 153 Z 39

PP

SOP

O (EA)

F3

Moulin (le)

1986 A1 1

PP

E

N

F3

Ponchus (les)

1811 B1 685-686/1986 B1 87-92

PP

SOP

O (EA)

F3

Prée (la)

1811 D 740/1986 153 W 238

PP

E

N

F3

Preynes

1811 D 394/1986 153 W 33-34

PP

SOP

O (M, EA)

F3

Quarton

1811 C 13, 33/1986 153 X 5e

PL

L

O (P)

F3

Riou d’Ourgeas (le)

1811 D2 1167/1986 D4 1081

PP

BLOC

O (EA, B)

F2

Riou d’Ourgeas (le)

1811 D2 1166/1986 D4 1080

PP

BLOC

O (EA)

F2

Riou d’Ourgeas (le)

1811 D2 1488/1986 D4 1104

PP

SOP

O (EA, H)

F3

Rouvière (la)

1986 A2 1088

PP

SOP

O (H)

F3

Rouvière (la)

1986 A2 1091-1092

PP

E

O (B, R, H)

F3

Saint-Maime

1811 A 404/1986 153 Z 57a

PP

SOP

O (EA, Po)

F3

Tuilière (la)

1811 B1 718/1986 B1 39

PP

BLOC

N

F2

Aires d'études Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var
Dénominations ferme
Adresse Commune : Senez

Sur les 29 fermes repérées 22 – soit le quart – étaient portées sur le cadastre napoléonien levé en 1811 ; il est donc raisonnable de penser qu’elles remontent au 18e siècle, au moins. L’absence de documentation interdit de proposer une datation plus précoce, d’autant que l’inertie architecturale – les techniques de mise en œuvre n’ont guère changé pendant l’époque moderne – est un aspect fondamental de l’architecture rurale sur la zone.

Période(s) Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Typologies F2 : ferme en maison-bloc en hauteur, F3 : ferme à bâtiments accolés et/ou disjoints
Murs calcaire parpaing de béton enduit
bois

Décompte des œuvres bâti INSEE 109
repérées 29
étudiées 12
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Mosseron Maxence