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fermes d'Annot

Dossier IA04002740 réalisé en 2009

Fiche

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I. Contexte de l'enquête

Le repérage

Ce dossier concerne les fermes de la commune d'Annot (canton d'Annot, Pays Asses-Verdon-Vaïre-Var, département des Alpes-de-Haute-Provence).

Le terme de "ferme" correspond aux bâtiments ou ensembles de bâtiments associant des fonctions domestiques et agricoles, ces dernières occupant un espace proportionnellement plus important.

Les conditions de l'enquête

Le repérage des fermes sur la commune d'Annot a été effectué au cours des mois de septembre et octobre 2009. Le recensement s'est fait à partir du cadastre le plus récent disponible, édition mise à jour pour 1983. Le plan cadastral dit "napoléonien", levé en 1830, a servi de point de repère et de comparaison pour les bâtiments antérieurs à cette date ; l'ensemble des états de section de ce cadastre a été consulté. Toutes les constructions portées sur le cadastre actuel ont été vues, au moins de l'extérieur.

Le repérage a été effectué à l'aide d'une grille de description morphologique propre aux fermes et décrivant :

- l'implantation par rapport à la pente,

- la composition des bâtiments,

- les fonctions visibles des bâtiments,

- la présence éventuelle et la caractérisation des espaces libres,

- la mitoyenneté,

- les matériaux principaux et secondaires et leur mise en œuvre,

- la forme du toit et la nature de la couverture et de l'avant-toit,

- le nombre d'étages visibles,

- la description des élévations et des baies,

- les décors extérieurs,

- les aménagements intérieurs (voûtes, escalier, cheminée, cloisons…)

- les inscriptions historiques : dates portées, inscriptions…

Cette grille de repérage a donné lieu à l'alimentation d'une base de données destinée à faire un traitement statistique et cartographique. Le repérage est toujours confronté à la question de l'état du bâti. Ainsi, ont été repérés les bâtiments ayant subi quelques modifications de détail n'affectant pas leur lecture architecturale. Les bâtiments ruinés mais dont le parti pris architectural d'origine restait lisible ont également été repérés. En revanche, les bâtiments ayant subi des transformations majeures rendant illisibles leurs caractères architecturaux n'ont pas été retenus. Les bâtiments non retenus sont principalement ceux qui ont été très remaniés à une période récente, selon des normes de construction, des matériaux et un vocabulaire architectural très éloignés de ceux de l'architecture locale : élévations entièrement repercées de grandes ouvertures rectangulaires masquant les baies anciennes, utilisation de matériaux récents rendant illisible le parti d'origine, restructuration intérieure totale ou profonde.

II. Caractères morphologiques

Sur la commune d'Annot, 33 fermes ont été repérées, 7 d'entre elles ont été sélectionnées (21% du corpus). Le recensement INSEE de 1975 comptabilise 455 immeubles au sens d'édifice à usage d'habitation, commercial ou industriel. Dans cette typologie, les différents bâtiments d'une ferme sont comptés pour une unité.

Des dates portées relativement nombreuses (13 en tout) ont été relevées sur les bâtiments. Si la plupart datent de la seconde moitié du 19e siècle ou du premier quart du 20e siècle, il est notable de constater que trois dates sont du 17e siècle (Les Gastres, La Côte, La Ribière), et trois autres du 18e siècle (Les Gastres, La Ribière, Vers-la-Ville). Certaines fermes portent plusieurs dates, qui précisent la chronologie de leurs différentes constructions ou des changements de propriétaires.

La ferme n°2 des Gastres s'est développée sur la base d'une grange forte, datant sans doute du 15e ou du 16e siècle, caractérisée par une architecture aveugle et une porte unique à trou de barre. Une ferme aux Auches et une autre à Vérimande datent sans doute du 16e siècle. Mais dans l'ensemble, l'origine des fermes de la commune d'Annot semble remonter aux 17e et 18e siècles. En outre, les bâtiments ont nécessairement connus des ré-aménagements, parfois importants, aux 18e, 19e et 20e siècles. Les fermes de la commune sont toutes mentionnées sur la Carte de Provence des Ingénieurs Géographe militaires (1764-1765) au 1/14 000e. Une ferme, au quartier des Côtes, est atypique : elle date de 1915 et a été installée pour nourrir les ouvriers travaillant au prolongement de la voie ferrée entre Annot et La Mure.

Vue d'ensemble de la ferme fortifiée des Gastres.Vue d'ensemble de la ferme fortifiée des Gastres. Vue d'ensemble de la ferme-modèle du quartier des Côtes.Vue d'ensemble de la ferme-modèle du quartier des Côtes.

Implantation et composition d'ensemble

Les fermes sont dispersées et isolées sur le territoire de la commune d'Annot, sauf une qui est située dans le hameau de Rouaine.

82% des fermes ne possèdent aucun mur mitoyen, 12% possèdent un mur mitoyen et la ferme de Rouaine possède deux murs mitoyens.

Du fait du relief, seules trois fermes sont implantées en terrain plat. 67% des fermes du corpus sont implantées perpendiculairement au sens de la pente ; 24% parallèlement. De plus, 42% des fermes sont adossées à un gros bloc rocheux.

Ces dispositions se traduisent par la présence presque systématique d'un ou plusieurs étages de soubassement : un étage de soubassement (60,5%), deux étages de soubassement (9%), trois étages de soubassement (18%), quatre étages de soubassement (un cas). Au total, 94% des fermes possèdent un ou plusieurs étages de soubassement.

Une seule ferme est constituée d'un bâtiment bloc à terre, il s'agit de la ferme des Côtes. Deux fermes sont des bâtiments blocs en hauteur. Toutes les autres fermes sont composées de bâtiments accolés, et 15% possèdent également des dépendances disjointes. Cependant, on peut noter un bâtiment bloc en hauteur à l'origine de la ferme dans 24% des cas. Les bâtiments sont accolés en enfilade (47% des cas), en tas (37,5%) ou en L (3%).

Quelques fermes possèdent une façade ordonnée en travées, de deux à six travées. Hormis la ferme située à Rouaine, toutes les autres possèdent une cour. 76% d'entre elles possèdent également une aire à battre mitoyenne et 85% un jardin attenant. Une cour caladée a été repérée, ainsi qu'une aire à battre pavée. La présence d'un passage couvert a été notée dans un cas. De grands arbres sont souvent plantés à proximité immédiate, principalement des tilleuls ou des noyers le plus souvent. La présence de vergers ou de vigne en treilles a également été relevée.

Matériaux et mise en œuvre

Les bâtiments sont construits en moellons de grès (51,5% du corpus) ou en appareil mixte de moellons calcaires et de grès (36%). La présence de moellons de tuf a été repérée pour 12% du corpus, celle de parpaings pleins artisanaux (mâchefer) pour 9%. Dans une ferme, on note l'usage complémentaire de galets. Les moellons sont liés entre eux par un mortier de chaux et de sable. L'utilisation de fragments de tuile creuse en remplois est fréquente. Les chaînes d'angles sont généralement renforcées par des moellons plus gros et mieux équarris.

Les enduits anciens conservés sont à pierres vues (27% du corpus), rustiques (21%), lisses (9%) ou à la tyrolienne (3%). Une ferme ne possède aucun enduit. Ces chiffres indiquent que certaines fermes possèdent différents types d'enduits selon les élévations. Il faut ici préciser que 42,5% des fermes possèdent un enduit récent.

Les encadrements des fenêtres sont généralement en maçonnerie façonnée au mortier, avec un linteau en bois. Cependant, on note la présence d'une partie des encadrements en pierre de taille calcaire pour 48,5% des fermes. Dans un tiers des fermes la porte de logis présente un encadrement en pierre de taille : linteau monolithe (63,5% des cas), arc segmentaire (27,5%), arc plein-cintre (9%).

Porte de logis datée de 1896, ferme au quartier du Deffend.Porte de logis datée de 1896, ferme au quartier du Deffend. Fenêtre en pierre de taille, en arc segmentaire. Ferme au quartier des Auches.Fenêtre en pierre de taille, en arc segmentaire. Ferme au quartier des Auches.

Des voûtes ont été repérées dans 40% des fermes de la commune : voûte en berceau segmentaire (61,5% des cas), voûte en berceau plein-cintre (31%), voûte d'arêtes (31%) dont une à deux travées. Ces chiffres indiquent nécessairement que plusieurs types de voûtes se retrouvent souvent dans une même ferme. L'association « voûte en berceau segmentaire + voûte d'arêtes » est attestée dans 23% des cas. Un cas de deux étages voûtés superposés a été repéré aux Scaffarels.

Dans les étables, le sol est généralement en terre. Cependant, des sols d'étable pavés (Les Auches) ou caladés (La Ribière) ont été repérés, ainsi qu'un sol d'étable en béton de chaux (La Côte). Les pièces possèdent généralement un plancher sur solives. Les sols des pièces à usage d'habitation sont souvent couverts en carreaux de terre cuite carrés ou rectangulaires, en tomettes hexagonales ou en carreaux de ciment teintés ; ils peuvent aussi être bruts de plancher. Les sols des fenils sont en plancher rustique. Deux cas de fenil avec le sol directement constitué de l'extrados de la voûte de l'étable ont été repérés.

Sol en carreaux de ciment, ferme au Pré-Martin.Sol en carreaux de ciment, ferme au Pré-Martin.Cuisine : cheminée engagée, potager, pile d'évier et placard. Ferme au quartier des Auches.Cuisine : cheminée engagée, potager, pile d'évier et placard. Ferme au quartier des Auches.

Les murs des pièces d'habitation reçoivent un enduit lisse réalisé au mortier de chaux et sont souvent peints en blanc avec des plinthes de couleur foncée (brun, noir, rouge, etc.). Les cloisons intérieures sont réalisées principalement en maçonnerie légère et pans de bois. Les plafonds des pièces d'habitation reçoivent parfois un enduit lisse au plâtre.

La pièce servant de cuisine dispose d'une cheminée adossée ou a demi-engagée dans un mur. La forme des manteaux de cheminée est rectangulaire ou galbée, avec une corniche moulurée ; le manteau des cheminées est construit en ossature bois avec un remplissage de carreaux de terre cuite, de lauzes sur chant ou de gravas, et un enduit de finition lissé. Une petite lauze saillante est placée dans le mur au-dessus du foyer pour supporter la torche de pin gras. La pierre foyère est le plus souvent une dalle de grès maçonnée sur chant. La cheminée est souvent flanquée d'une niche regroupant un potager de cuisson et un cendrier. Une pile d'évier est généralement aménagée dans un angle de la cuisine ou sous une fenêtre. Des placards muraux ou en maçonnerie légère sont installés dans la cuisine et les chambres. Une horloge murale complète souvent l'ameublement de la cuisine. Les appuis de fenêtres sont réalisés en lauzes de grès ou en carreaux de terre cuite.

Les escaliers intérieurs sont construit en maçonnerie légère de chaux et de plâtre sur une structure en bois. Les contre-marches sont façonnées au mortier ou sont en bois, les nez de marche sont en bois et les marches reçoivent généralement des carreaux de terre cuite (elles sont parfois brutes de mortier pour desservir l'étage de comble). Des marches en lauzes ont été repérées à Très Clenx. Deux escaliers intérieurs en maçonnerie et pierre de taille de grès ont été notés (La Côte, Les Auches).

Des placards à grains en maçonnerie occupent l'angle des chambres. Lorsqu'il y a présence d'un pigeonnier, les boulins sont construits avec des tuiles creuses horizontales, scellées dans des montants en maçonnerie. Au Scaffarels, les boulins d'un pigeonnier étaient en bois. Lorsqu'il y a présence d'un four à pain, celui-ci est construit en grès.

Structure, élévation, distribution

Les fermes de la commune d'Annot possèdent de deux à six niveaux d'élévation : deux niveaux (12%du corpus), trois niveaux (70%), quatre niveaux (15%), six niveaux (un cas à Gastres).

94% des fermes du corpus possèdent un ou plusieurs étages de soubassement. Une seule ferme possède quatre étages de soubassement, 60,5% des fermes possèdent un étage de soubassement, 9% possèdent deux étages de soubassement et 18% possèdent trois étages de soubassement.

Occurrences :

- étage de soubassement + rez-de-chaussée surélevé + étage carré OU étage de comble : 42,5% du corpus,

- 3 étages de soubassement : 12%

- étage de soubassement + rez-de-chaussée surélevé + étage carré + étage de comble : 9%

- étage de soubassement + rez-de-chaussée surélevé : 9%.

Ferme agglomérée, Rouaine.Ferme agglomérée, Rouaine. Un tiers des fermes possèdent un escalier de distribution extérieur maçonné. Ces escaliers extérieurs sont droits, adossés parallèlement à la façade pour 73% des cas, perpendiculairement pour 27%. La présence d'un repos devant la porte du logis est presque systématique. Cet escalier extérieur est construit sur une logette dans 36,5% des cas. Parmi les fermes qui possèdent un escalier extérieur, un quart possède aussi un escalier intérieur.

Au total, 63,5% des fermes du corpus ont un escalier intérieur. Ces escaliers sont généralement placés derrière la façade principale, dans un angle ; quelques escaliers sont néanmoins placés en fond de parcelle ou en position centrale. Les escaliers intérieurs sont majoritairement tournants, parfois droits.

Il faut préciser ici que 12% des fermes ne possèdent pas du tout d'escalier, tous les accès se faisant de plain-pied sans communication intérieure. Toutes les fermes possèdent au moins une étable et un fenil. 73% d'entre elles possèdent également une remise. 51,5% possèdent un séchoir, qui est situé en étage de comble dans plus de la moitié des cas, parfois ouvert en loggia. Un bâtiment disjoint, à usage de séchoir à châtaignes a été repéré dans une ferme des Gastres. 39% des fermes du corpus possèdent un hangar. La présence d'un pigeonnier a été relevée pour 9% du corpus. Les petites dépendances (étable à cochon, bûcher, poulailler, etc.) se retrouvent partout. Une citerne, alimentée par les eaux pluviales collectées en toiture, a été repérée aux Scaffarels. Dans un ferme, un pressoir à vin a été repéré, il est accompagnée de deux grandes cuves à bouillir carrelées en carreaux vernissés bruns (Pré Martin). Enfin, la présence d'un four à pain n'a été relevée que dans 12% des cas.

Baie de pigeonnier avec carreaux de terre cuite vernissés, ferme de Vélimande.Baie de pigeonnier avec carreaux de terre cuite vernissés, ferme de Vélimande.

Couverture

Les toitures sont à longs pans pour 63,5% du corpus, à un pan pour 36,5%. Dans 15% des fermes, le bâtiment principal est couvert par un toit à longs pans et les bâtiments annexes par un toit à un pan.

Les charpentes sont généralement à pannes, parfois complétées par des chevrons. Une charpente à fermes a été repérée à Pré Martin.

Les fermes possèdent un avant-toit généralement constitué par un rang (18% du corpus), deux rangs (33,5%) ou trois rangs (03%) de génoises maçonnées. Cependant des avant-toits constitués d'un débord des lauzes de grès qui couvrent le faîte des murs, ont été repérés pour 12% du corpus. Lorsqu'il y en a une, la saillie de rive des pignons est réalisée par un rang (27% du corpus) ou deux rangs (03%) de génoise. Quelques pignons découverts ont été observés, aménagés avec des lauzes de grès. Il faut préciser que 21% du corpus possède un avant-toit non significatif du fait d'une modernisation de la toiture ou de la couverture.

Saillie de rive en lauze et toit en tuile creuse, ferme au quartier des Gastres.Saillie de rive en lauze et toit en tuile creuse, ferme au quartier des Gastres. Les avant-toits en lauzes saillantes sont les derniers témoins des couvertures en lauzes de grès. Ces dernières étaient fréquentes et quelques rares exemplaires sont encore visibles sur les communes voisines de Braux et de Saint-Benoît. L'existence de pignons découverts laisse supposer que des bâtiments ont pu être couverts en chaume à l'origine.

Par ailleurs, pour les fermes qui sont adossées à un bloc rocheux, on note presque systématiquement la présence de gouttières creusées dans la paroi, au-dessus de la couverture du toit. Ces gouttières sont destinées à limiter les ruissellements le long de la paroi.

A la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle, les toits ont été couverts en tuile creuse (30,5% du corpus) ou en tuile plate mécanique (18%). Aujourd'hui, 51,5% des toits sont couvert par des plaques modernes de fibro-ciment.

Décor

La grande majorité (79%) des fermes de la commune d'Annot ne possèdent pas de décors de façade.

Des décors de faux encadrements peints ont été repérés pour 15% du corpus, parfois complété par un décor de faux appareil peint ou gravé dans l'enduit (9% du corpus). La présence d'un cadran solaire a été noté dans deux fermes (Les Gastres, La Ra).

Sur les quelques fermes qui possèdent une date du 17e siècle, celle-ci est accompagnés d'initiales et de la lettre W, abréviation de « Viva ».

Typologie

F1 Ferme en maison-bloc à terre (03% du corpus) (1 repérée ; 1 sélectionnée) Logis associé aux parties agricoles

F2 Ferme en maison-bloc en hauteur (06% du corpus) (2 repérées ; 0 sélectionnée) Logis associé aux parties agricoles

F3 Ferme à bâtiments accolés et/ou disjoints (91% du corpus) (30 repérées ; 6 sélectionnées)

Interprétation de la classification

Sur la commune d'Annot, 91% des fermes sont de type F3. Elles sont constituées de bâtiments d'habitation ou agricoles, accolés successivement en enfilade (47% des cas), en tas (37,5%) ou en L (03%). Parfois, quelques dépendances agricoles sont disjointes (17% de la totalité du corpus). Cependant, 36,5% d'entre elles sont à l'origine des maisons-blocs en hauteur, agrandies par l'ajout successif de bâtiments accolés ou disjoints.

On peut noter la présence d'une ferme (Les Côtes) en bâtiment bloc à terre (type F1), dont l'atypicité s'explique par les circonstances particulières de sa construction. Deux fermes sont constituées d'un bâtiment bloc en hauteur (type F2) (Les Scaffarels, Les Granges).

Aires d'études Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var
Dénominations ferme
Adresse Commune : Annot

Les fermes de la commune sont toutes mentionnées sur la Carte des frontières Est de la France, levée entre 1764 et 1778. Trois fermes datent probablement du 16e siècle, du moins dans leurs parties les plus anciennes. Des dates portées relativement nombreuses (13 en tout) ont été relevées sur les bâtiments. Si la plupart datent de la seconde moitié du 19e siècle ou du premier quart du 20e siècle, il est notable de constater que trois dates sont du 17e siècle, et trois autres du 18e siècle. Mais dans l'ensemble, l'origine des fermes de la commune d'Annot semble remonter aux 17e et 18e siècles. En outre, les bâtiments ont nécessairement connus des ré-aménagements, parfois importants, aux 18e, 19e et 20e siècles.

Période(s) Principale : Temps modernes, Epoque contemporaine

91% des fermes sont constituées de bâtiments d'habitation ou agricoles, accolés successivement en enfilade, en tas (37,5%) ou en L. Parfois, quelques dépendances agricoles sont disjointes. Cependant, près de 37% d'entre elles sont à l'origine des maisons-blocs en hauteur, agrandies par l'ajout successif de bâtiments accolés ou disjoints. Les mises en oeuvre utilisent le grès et le calcaire en moellons, plus rarement en galet, parfois sans chaînage de pierre de taille. On rencontre également le tuf. La plupart des toits, à longs pans ou à un pan, sont couverts de tuile, dans certains cas en remplacement de couvertures plus anciennes en lauzes de grès.

Typologies F3 : ferme à bâtiments accolés et/ou disjoints, F3a : ferme à maison-bloc à bâtiments accolés et/ou disjoints, F2 : ferme en maison-bloc en hauteur, F1 : ferme en maison-bloc à terre
Murs grès moellon sans chaîne en pierre de taille enduit
calcaire moellon sans chaîne en pierre de taille enduit
Décompte des œuvres repérées 33
étudiées 7
nombre des immeubles au dernier recensement de l'INSEE 455
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Laurent Alexeï