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Ferme

Dossier IA00124912 réalisé en 1986

Fiche

HISTORIQUE

Le linteau de la porte de la court porte la date 1735, une pierre du mur sud de l'étable la date 1778.

La maison a été modifiée une première fois entre 1824 et 1917. Le caset visible sur le document 1 n'est pas indiqué sur le cadastre napoléonien. Selon le propriétaire actuel âgé de plus de 80 ans, la fougagne au sud aurait été construite avant le peyle au nord. La différence de matériaux de toiture indiquée sur le document de 1917 peut confirmer deux étapes de construction différentes.

La maison a été de nouveau transformée entre 1917 (date du document 1) et sans doute 1921 (date du cadran solaire peint sur la façade). La fuste qui aurait alors été en bois (information orale) a été reconstruite en maçonnerie, le caset surélevé, et les trois éléments traditionnels fuste, court et caset dont les toitures étaient distinctes réunis sous une toiture unique.

La construction a été allongée au nord.

Le bâtiment enterré construit en appentis contre la façade (il s'agissait sans doute d'une cave) a été supprimé. Lors de ces transformations, une fenêtre géminée provenant d'une construction voisine en ruines a été remployée dans la maçonnerie, et la façade entièrement refaite.

La maison qui sert actuellement de résidence secondaire est divisée entre trois propriétaires différents. Grange et étable ont été transformées en logements.

DESCRIPTION

Situation

A l'extrémité est du village, au bord du chemin principal. Façade au sud. Devant le caset s'étend un petit jardin, potager en 1917, d'agrément actuellement.

Composition d'ensemble

Sur le dessin à la plume représentant la maison en 1917, celle-ci apparaît semblable aux maisons que l'on peut encore voir à Saint-Véran. Elle est formée de trois éléments mitoyens, à l'ouest l'étable-grange, au centre un espace de circulation la court, à l'est le caset.

Matériaux

Murs : moellons enduits à la chaux.

Fuste : empilage de madriers de mélèze.

Structure

L'ensemble du rez-de-chaussée est construit en maçonnerie et est couvert d'un plafond en planches sur poutres et solives apparentes.

Distribution intérieure

Au rez-de-chaussée la court distribue à l'ouest l'étable dont l'angle sud-est servait de logement d'hiver, et à l'est la fougagne et le peyle. La fougagne, qui comporte une cheminée était utilisée pour tuer le cochon, faire les salaisons, entreposer les fromages et autres provisions, pour faire les lessives et autres gros travaux.

Selon le propriétaire actuel âgé de 80 ans, le peyle qui signifierait "palais" était une sorte de salon que l'0n n'utilisait que pour les grandes occasions (baptêmes, mariages, etc.).

La porte du peyle est constituée par deux épaisseurs de planches de mélèze, l'une verticale, l'autre horizontale, réunis par des clous en fer forgé placés aux angles des losanges incisés sur la face donnant sur la court. La porte est ornée d'ailes d'angelot (la tête a disparu) clouées. h = 1, 70, L. = 0, 89, ép. = 0, 05).

Au-dessus de la court se trouvaient deux niveaux de galeries qui distribuaient les pièces à l'étage et communiquaient avec les balcons de façade. On y accédait par un escalier intérieur situé dans la court. Au sud ces galeries étaient fermées par une simple cloison en planches.

ANNEXES

Liste des inscriptions relevées sur la maison :

OMNES FERIUNT ULTIMA NECAT JVPMCMXXI peint sur le cadran solaire.

W BARTHELEMY VASSEROT FILS C 1735 gravé sur le linteau de la porte de la court

17/AV gravé sur une pierre du mur (visible de l'extérieur)

VP sculpté sur la clé de 1 1arc de la porte de la court

FAIT PAR MOI PIERRE VASSEROT 1778 gravé sur une pierre du mur de l'étable. Visible de l'intérieur.

IGNE AETERNO LIBERAME DOMINO / 1610 VVE 1662 sur une plaque de cheminée en fonte.

FAIS BIEN LAISSE DIRE sur une pierre remployée dans la maçonnerie du mur de l'étable. Cette pierre proviendrait de Ristolas.

Inscriptions relevées sur la parcelle 909 qui paraît être une dépendance de la maison étudiée :

SATOR AREPO TENET OPERA ROTAS MORS ETIAM SAXIS OMNIBUS QUI VENIT PV 1890.

Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Aiguilles
Adresse Commune : Molines-en-Queyras
Lieu-dit : Fontgillarde
Cadastre : 1824 F2 468 ; 1971 F2 1479 A 1481

La porte du vestibule (court) porte la date 1735, le mur de l'étable la date 1778. La pièce dite le peyle a été construite entre 1824 (date du cadastre napoléonien) et 1917 (date d'une photographie) . La grange à l'origine en bois (fuste) a été reconstruite en maçonnerie, peut-être après l'incendie de 1908, et une fenêtre géminée provenant d'une maison voisine remployée dans la façade. Après 1917, les 3 toitures de la fuste, du caset et de la court ont été remplacées par une seule et l'enduit de la façade refait. Le cadran solaire porte la date 1921.

Remploi provenant de Commune : 05,Molines-en-Queyras,Fontgillarde
Période(s) Principale : 2e quart 18e siècle
Secondaire : 4e quart 18e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Dates 1735, porte la date
1778, porte la date
1921, porte la date
Auteur(s) Auteur : maître d'oeuvre inconnu

La fuste et les galeries de circulation étaient couvertes de bardeau, le caset de Lause

Murs pierre
enduit
moellon sans chaîne en pierre de taille
Toit bardeau, schiste en couverture
Étages 2 étages carrés
Couvrements voûte d'arêtes
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
pignon couvert
Escaliers escalier intérieur : escalier droit, en charpente
Typologies maison type IIIC : à 3 modules juxtaposés : logis étable grange, galeries de circulation et caset
États conservations restauré
Techniques peinture
sculpture
Représentations instrument de mesure dauphin tête homme
Précision représentations

sujet : cadran solaire, support : peint sur la façade du caset ; sujet : dauphin, tête d'homme, support : sculptés sur la fenêtre géminée en remploi

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents figurés
  • Fontgillarde en Queyras. Notre vieille maison août 1917. E. Reynier, Dessin à la plume, 1942 d'après une photographie d'août 1917.

Bibliographie
  • ROMAN, Joseph. Répertoire archéologique du département des Hautes-Alpes. Paris : Imprimerie nationale, 1888.

  • TIVOLLIER, Jean, ISNEL, Pierre. Le Queyras (Hautes-Alpes), 2 vol. Marseille : Laffitte Reprints, 1985.

    Tome 1, p. 171-172.
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