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ferme dite Résidence d'hiver de l'Evêque, moulin à huile

Dossier IA04002000 réalisé en 2010

Fiche

Dossiers de synthèse

Précision dénomination moulin à huile
Parties constituantes non étudiées étable, fenil, séchoir, cellier
Dénominations ferme, moulin
Aire d'étude et canton Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Entrevaux
Hydrographies Canal du Claux
Adresse Commune : Entrevaux
Lieu-dit : le Claux
Cadastre : 1816 B 619, 620, 629 ; 1980 B2 551, 553 ; 2010 B2 822 à 825

Cette ferme était la résidence d'hiver de l'évêque de Glandèves, son origine remonte sans doute au 16e siècle. Sur la Carte de Provence des Ingénieurs Géographes militaires (1748-1778), elle est nommée « Bastide de M. Raybaud ». Sur la carte de Cassini (années 1780), elle est appelée « Le Clot ». Sur le cadastre de 1816, le plan de masse est identique à l'actuel. Cette ferme est alors mentionnée comme « bâtiment d'habitation », accompagnée d'un « bâtiment rural », et appartient au bourgeois Hermandy Joseph Henry. Ce dernier possède également une vingtaine de parcelles alentours, composées de bois, oliviers, vignes dont partie arrosable, prés arrosables et jardin. Les aménagements des étages datent de la fin du 19e siècle ou du début du 20e siècle. Dans les années 1970-1980, ce bâtiment a été utilisé par une association de réinsertion ; les décors peints à l'intérieur datent de cette époque.

Période(s) Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle

Cette ferme est située en rive gauche du Var, à environ 2,5 kilomètres à l'est d'Entrevaux, au bord de l'ancien chemin de Puget-Théniers. Elle est composée d'un bâtiment principal et de deux bâtiments disjoints. Le bâtiment principal est adossé perpendiculairement au sens de la pente et il comporte un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un étage de comble. La partie est de l'étage de soubassement est occupée une étable, couverte par une voûte en berceau segmentaire ; une mangeoire est adossée au mur nord, elle est alimentée par deux trappes d'abat-foin aménagées à travers la voûte. La partie centrale de l'étage de soubassement est occupée par un premier cellier, couvert par une voûte en berceau segmentaire ; une grande cuve maçonnée semi-circulaire (diamètre intérieur 195 cm, profondeur 175 cm) occupe l'angle sud-ouest, elle est en maçonnerie (épaisseur 52 cm) et l'intérieur reçoit des carreaux vernissés. La partie ouest de l'étage de soubassement est occupé par un second cellier et par un moulin à huile. Le second cellier est couvert par une voûte en berceau segmentaire, des canaux sont aménagés le long des murs ; ces canaux servaient à maintenir une fraicheur constante dans le cellier. La pièce qui abrite le moulin à huile d'olive est couverte par une haute voûte en berceau ; un puits est adossé au mur sud et une cheminée occupe l'angle nord-ouest. L'angle sud-ouest accueille une cuve en maçonnerie, dont l'intérieur est en bois, dans laquelle tourne une meule verticale en calcaire (diamètre 110 cm, épaisseur 22 cm) actionnée par une roue à eau verticale extérieure. Une petite pièce en sous-sol, placée sous le moulin abrite le mécanisme de renvoi de force. La roue est actionnée par une chute d'eau du canal d'arrosage. La partie est du rez-de-chaussée surélevé est occupée par une grande cuisine, couverte par une voûte en berceau segmentaire ; une cheminée est engagée dans le mur ouest et l'on note la présence d'un mécanisme de tourne-broche. Le reste de cet étage, ainsi que l'étage carré sont occupés par des chambres où les sols sont en tomettes. L'accès se fait par un escalier central tournant. L'étage de comble est réservé au grenier et séchoir ; la partie centrale accueillait un pigeonnier. L'ensemble du bâtiment est construit en maçonnerie de moellons calcaires et de galets, les chaînes d'angles sont en pierre de taille calcaire et en gros galets équarris. Les élévations reçoivent un enduit lisse. La porte de l'étable possède un encadrement en pierre de taille, avec un arc segmentaire. Les autres encadrements sont façonnés au mortier de gypse, avec un linteau en bois. Le toit à un pan est couvert en tuile creuse. L'avant-toit est constitué de deux rangs de génoise, la saillie de rive des pignons est constituée d'un rang de génoise. Une cour caladée est placée devant l'élévation nord, avec une petite fontaine demi-circulaire (vasque monolithe) aménagée dans le mur de soutènement face à la porte du logis ; une autre fontaine se trouve à quelques mètres à l'est. Un grand jardin se trouve côté sud, il est clôt par de hauts murs en maçonnerie avec une porte côté est, qui possède un encadrement en pierre de taille avec arc plein-cintre. Un bâtiment disjoint se trouve à l'est du bâtiment principal : il comporte un étage de soubassement occupé par une étable, un rez-de-chaussée surélevé réservé au fenil et un étage de comble occupé par un séchoir. L'élévation sud de ce bâtiment possède un enduit lisse avec un décor peint de fausse chaîne d'angle harpée. Un autre bâtiment disjoint se trouve au nord, au-dessus d'une citerne destinée à stocker l'eau du canal d'arrosage afin de faire tourner la roue du moulin. Le canal de sortie de cette citerne est couvert par une voûte clavée en pierre sèche et débouche au milieu d'un mur de soutènement en pierre sèche. Un grand marronnier est planté devant l'élévation nord du bâtiment principal.

Murs calcaire
galet
moellon
Toit tuile creuse
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
Couvrements voûte en berceau segmentaire
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à un pan
toit à longs pans
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant
Énergies énergie hydraulique
Typologies F3 : ferme à bâtiments accolés et/ou disjoints

La présence de deux étages de voûtes superposées est remarquable.

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents figurés
  • Cartes des frontières Est de la France, de Colmars à Marseille. / Dessin à l'encre sur papier, par Jean Bourcet de La Saigne et Jean-Claude Eléonore Le Michaud d'Arçon, 1764-1778. Echelle 1/14000e. Cartothèque de l’Institut Géographique National, Saint-Mandé : CH 194 à 197.

    Feuille 194-6
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