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ferme dite de la Coulette

Dossier IA04001205 réalisé en 2008

Fiche

  • Elévation nord.
    Elévation nord.
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  • Parties constituantes

    • bûcher
    • cellier
    • étable à chevaux
    • bergerie
    • fenil
    • logement
    • vestibule
    • porcherie
    • remise
    • étable

Dossiers de synthèse

Précision dénomination ferme dite de la Coulette
Parties constituantes non étudiées bûcher, cellier, étable à chevaux, bergerie, fenil, logement, vestibule, porcherie, remise, étable
Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Barrême
Adresse Commune : Senez
Lieu-dit : la Coulette
Cadastre : 1811 D2 1631 ; 2013 D4 1346

Un document de 1758 relatif à l'arrentement de la ferme de la Coulette par l'évêque de Senez Monseigneur de Vocance au sieur Barthélémy Isnard permet de dater le bâtiment, qui dépendait directement des évêques, de la première moitié du 18e siècle au plus tard, mais il est fort vraisemblable qu'elle remonte au moins au 17e si ce n'est à la fin du 16e siècle. L'édifice a été construit en plusieurs phases dont il est impossible de déterminer précisément l'échelonnement dans le temps. La ferme est encore louée aujourd'hui à un fermier par son actuel propriétaire, donc en activité.

Période(s) Principale : 17e siècle , (?)
Secondaire : 20e siècle

La ferme de la Coulette se déploie sur trois niveaux (étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé et étage de comble). Elle est composée de plusieurs bâtiments accolés qui rendent la lecture de l'aménagement intérieur complexe puisqu'un système de communication les relie. L'édifice est construit en moellons de grès et de calcaire, certains de très grandes dimensions (ainsi dans le pignon est), liés au mortier de chaux. L'enduit de couvrement partiel est assuré par un mortier de gypse à la couleur ocre-rouge caractéristique. La ferme présente une disposition parallèle à la pente. L'accès principal s'effectue à l'étage de soubassement, par une porte à double battants sur le gouttereau nord qui donne sur un vestibule. Cet espace de distribution intérieur ouvre sur quatre espaces fermés : une étable à chevaux à l'est, disposant d'une mangeoire avec abat-foin, une autre étable à l'ouest (qui sert de cellier et de remise aujourd'hui), une vaste bergerie au sud-ouest, avec pilier bétonné central de section carrée recevant une poutre métallique longitudinale destinée à supporter les poutres anciennes transversales soutenant le plancher du fenil, et une vaste pièce de logis au sud-est, comprenant la cuisine, le salon et un lit d'appoint. Une cheminée, appuyée contre le mur de refend séparant cet espace de l'étable à chevaux, permet de chauffer la pièce. Une fenêtre percée dans le pignon est l'éclaire. Un escalier tournant en maçonnerie, dans l'angle sud-est, mène à une chambre en rez-de-chaussée surélevé, qui n'a pu être visitée, ainsi qu'à d'autres pièces du logis. Cette partie de l'édifice correspond à une adjonction au bâtiment initial, qui élargit la ferme dans sa partie sud. La pièce à vivre à l'étage de soubassement présente également une porte contre la cloison sud, menant à une autre pièce peu profonde, directement accessible par une porte d'entrée depuis le gouttereau sud. Dans cette même façade, toujours à l'étage de soubassement, une porte ouvre sur un cellier. Une adjonction d'accès indépendant, en rez-de-chaussée, à l'angle sud-est de l'édifice, tenait lieu de porcherie. L'accès au fenil s'effectue par le pignon ouest. Ce vaste espace est divisé deux fois longitudinalement : par le mur porteur, qui reprend donc la division observable à l'étage de soubassement, et par une cloison qui correspond à l'adjonction peu profonde décrite précédemment contre le bâtiment initial sur son gouttereau sud. On observe aussi une division transversale : dans la section sud du fenil, par une cloison montée en moellons de grès de petites dimensions liés au mortier de chaux, avec des raidisseurs verticaux en bois. Dans la partie nord du fenil, par une cloison plus large et plus solide, en moellons de grès liés au mortier de chaux également, dans laquelle a été percée notamment une ouverture sans porte pour assurer le passage entre les deux sections. C'est dans la partie nord-est que prend place une large baie fenière. L'édifice reçoit un toit à longs pans dissymétrique recouvert en tuile creuse. La fragilité structurelle du bâtiment a nécessité dans la partie nord-ouest du gouttereau la mise en oeuvre de trois contreforts en maçonnerie de grès et de calcaire, dont les moellons proviennent selon toute vraisemblance d'un ancien four qui a aujourd'hui disparu. Le hangar agricole sur poteaux monoxyle à proximité immédiate de la ferme est une dépendance récente qui sert de bûcher et de garage. Il est couvert en tôle ondulée.

Murs grès moellon enduit partiel
Toit tuile creuse, tôle ondulée
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, étage de comble
Couvertures toit à longs pans
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant, en maçonnerie
Typologies F3 : ferme à bâtiments accolés et/ou disjoints

L'édifice présente un vestibule, organe de distribution intérieur fort rarement observé dans le Pays A3V.

Statut de la propriété propriété d'une personne privée, []

Références documentaires

Documents d'archives
  • "Arrentement de la ferme de la Coulette en 1758". 1758/09/24. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 E 18258.

    Fol° 935 : Arrentement de la ferme de la Coulette en 1758.
Bibliographie
  • HERMELIN, Juliette. Senez en Haute-Provence. Chronique d'une cité épiscopale aux 17e-19e siècles. Dans : Cahiers de Salagon, n°7, Les Alpes de Lumière, 2002.

    p. 135-136 : Arrentement de la ferme de la Coulette en 1758.
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