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ferme dite bastide du Pichou, puis maison de villégiature d'entrepreneur dite Villa Miramar, puis cité ouvrière Kuhlmann-Pichou

Dossier IA13001169 inclus dans quartier des Piches réalisé en 2002

Fiche

Dossiers de synthèse

  • fermes
    Marseille 16e arrondissement, L'Estaque
  • maisons
    Marseille 16e arrondissement, L'Estaque

Exemple d'une petite ferme, devenue domaine de villégiature dans la seconde moitié du 19e siècle, qui a ensuite été transformée en cité ouvrière et lotissement dans la seconde moitié du 20e siècle

Exemple de résistance du parcellaire agricole dans les tracés actuels : le parcellaire de 1819 est encore nettement perceptible.

Genre d'entrepreneur
Précision dénomination maison de villégiature
Appellations bastide du Pichou, Villa Miramar, cité ouvrière Kuhlmann-Pichou
Destinations lotissement
Parties constituantes non étudiées belvédère, jardin, maison, mur de clôture, immeuble à logements, garage
Dénominations ferme, maison, cité ouvrière
Aire d'étude et canton Grand Projet de Ville, l'Estaque-les Riaux
Adresse Commune : Marseille 16e arrondissement
Lieu-dit : l' Estaque, quartier du Marinier, l' Estaque, quartier des Piches
Adresse : 116 montée Pichou
Cadastre : 1819 Séon 656 ; 1978 Estaque R 147, R 153 à R 155

En 1790, une maison, écurie et grenier était déjà attestés en ces lieux. En 1827, une maison rurale de quatre fenêtres au milieu de bois et broussailles, complétée par un petit labour et par une aire, appartenait à un boucher de Saint-Henri. En 1856, Jean-Toussaint-André Barthélemy, entrepreneur de maçonnerie domicilié dans le centre-ville, rue des Treize-Escaliers, acquiert "la bastide du Pichou" d'un marchand de moutons. Et il l'accroît de "trente fenêtres" avant 1866 (cadastre). Vendue en 1882, la propriété comprend alors "bâtiment de maître et de paysan, remise, écurie, porcherie et dépendances" dans une terre complantée de vigne et oliviers, autres arbres et colline. Les nouveaux acquéreurs, un chirurgien-dentiste et un courtier adjoignent un pavillon à la maison (le belvédère). Peut-être le nom de Villa Miramar, attesté au début du 20e siècle apparaît-il alors. Puis l'ensemble devint propriété d'un autre habitant du centre-ville, qui fit construire une autre maison en 1935. Enfin elle fut acquise en 1942 par la Société Kuhlmann qui fit construire une cité ouvrière, divisa les anciennes maisons en logements vers 1955 et lotit la partie basse, située le long du chemin du Marinier. La délimitation de la propriété est restée la même jusque dans les années 1960.

Période(s) Principale : Temps modernes
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Dates 1866, daté par source
1887, daté par source
1935, daté par source
1962, daté par source
Auteur(s) Auteur : Barthélemy Jean-Toussaint-André, auteur commanditaire, entrepreneur de maçonnerie, (?), attribution par source
Personnalité : Barthélemy Jean-Toussaint-André, commanditaire, attribution par source
Personnalité : Société Kuhlmann, promoteur, attribution par source

La maison est située perpendiculairement à la montée Pichou, dans la partie la plus haute du terrain, d'environ deux hectares et demi d'où la vue donne sur la rade. Assez modeste, elle est constituée d'une longue barre d'un étage sur rez-de-chaussée, formée manifestement de plusieurs constructions. Elle a été accrue à chaque extrémité : près du chemin, d'un belvédère carré à deux étages, crénelé, avec fenêtres géminées ; à l'autre extrémité, un logement avec façade en pignon en rez-de-chaussée assez typique des années 1930. Sur la façade arrière, adjonction d'appentis. Sur le terrain qui s'étend devant la maison a été construite une cité ouvrière composée de vingt maisons jumelles d'un étage sur rez-de-chaussée, situées chacune dans un jardinet clos par des murs-bahuts, de barres abritant des garages et d'un petit immeuble. Le tout est desservi par une voirie interne. La propriété est close d'un haut mur de clôture en maçonnerie et garde quelques traces d'aménagements en rocaille.

Murs enduit
maçonnerie
Toit tuile creuse, tuile plate mécanique,
Étages rez-de-chaussée, 1 étage carré, 2 étages carrés, en rez-de-chaussée
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
pignon couvert
Jardins rocaille de jardin
Typologies bastide marseillaise, rocaille en ciment, haut mur de clôture, domaine
États conservations remanié

Exemple d'une petite ferme, devenue domaine de villégiature dans la seconde moitié du 19e siècle, qui a ensuite été transformée en cité ouvrière et lotissement dans la seconde moitié du 20e siècle Exemple de résistance du parcellaire agricole dans les tracés actuels : le parcellaire de 1819 est encore nettement perceptible.

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Vente aux enchères de la (bastide de Pichou) succession Ginac à Couissinier, à l'Estaque,(Marseille), 1806. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 4 Q 2 2716.

    transcription hypothécaire n°76
  • Vente de la "bastide du Pichou" à l'Estaque (Marseille), de Maurel à Barthélèmy, 1856. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 4 Q 2 3648.

    transcription hypothécaire n°31
  • Vente de la bastide de Pichou à l'Estaque (Marseille) par Vve Barthélémy à Beltrami et Martin, 1882. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 4 Q 2 4740.

    transcription hypothécaire n°15
  • Vente de la propriété Miramar à l'Estaque (Marseille) par Ambrosini à Kuhlmann, 1952. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 4 Q 2 10938.

    transcription hypothécaire n° 36
  • Contribution foncière. Séon Saint Henry. Division du Nord , section 26 lettres ABC contenant les quartiers de Séon Saint Henri, Seon Saint André, la Nerthe, Saint Antoine, Notre Dame de la douane et Saint Louis. 1791- An VII (Marseille, Cadastre de 1790). Archives communales, Marseille : 21 G 27

    lot 182
  • Cadastre napoléonien de la ville de Marseille. 6e section F Séon (Saint Henri). Etat de section 1827. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : P4 1840

    Parcelle 656
  • Cadastre napoléonien de la ville de Marseille. 6e section F Séon (Saint Henri). Matrice des propriétés bâties et non bâties. 1827-1914. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : P4 1841-1843

    Folio 5539
  • Cadastre napoléonien de la ville de Marseille. 6e section F Séon (Saint Henri). Matrice des propriétés bâties. 1882-1912. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : P 1849 à 1852

    Case 211
  • Cadastre napoléonien de la ville de Marseille. 6e section F Séon (Saint Henri). Matrice des propriétés bâties. 1910- 1945. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : P4 1863 à 1867

    Compte 314
  • Cadastre napoléonien de la ville de Marseille. 6e section F Séon (Saint Henri). Matrice des propriétés bâties et non bâties. Quartier de l'Estaque, 1946-1955. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1204 W 127 à 130

    Compte 60
  • Cadastre rénové de la ville de Marseille. Quartier de l'Estaque, 1955- 1973. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille

    Parcelle R 67 divisée en R 147, 153 à 155, en 1966
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