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entrepôt agricole

Dossier IA04002180 réalisé en 2011

Fiche

Dossiers de synthèse

Dénominations entrepôt agricole
Aire d'étude et canton Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Annot
Adresse Commune : Méailles
Lieu-dit : les Villars
Adresse : 2e entrepôt agricole
Cadastre : 1830 C 302 ; 1984 C1 187

La lecture des élévations montre que le bâtiment ouest est le plus ancien, son origine remonte peut-être au 17e siècle ; il s'agissait alors d'un petit bâtiment de plan carré sur deux niveaux. Une première extension est réalisée (sans doute au cours du 18e siècle), avec la surélévation d'un niveau du bâtiment originel et l'aménagement d'une très grande baie (actuel logis, ancien séchoir ?) ; c'est à cette même occasion qu'est réalisée la construction du bâtiment est, qui comprend alors un rez-de-chaussée et un étage de comble. Ce nouveau bâtiment possède alors un toit à un pan dont la pente est orientée au nord, les rives sont en lauzes de grès (les arrachements sont encore visibles à l'intérieur des pignons). La construction du bâtiment est a imposé la reprise d'une partie du parement côté sud, rendant invisible le collage de maçonnerie, alors qu'il est parfaitement lisible sur le côté nord ; à cette occasion, la grande baie a été murée et remplacée par deux fenêtres. Une troisième phase a consisté en la surélévation d'un demi-niveau du bâtiment ouest (fin 18e siècle ?), avec l'aménagement du pigeonnier. La dernière phase d'aménagement remonte sans doute au 19e siècle et concerne la surélévation d'un niveau et demi du bâtiment est, avec l'inversion de la pente du toit, dorénavant orientée au sud. Le bâtiment est porté sur la Carte de Provence des Ingénieurs Géographes Militaires (1748-1778) au 1/14 0000e environ et sur le plan du cadastre de 1830, où il est figuré avec le même plan masse qu'aujourd'hui. Il est alors mentionné comme « bâtiment » et la parcelle mitoyenne (1830 C 303) est indiquée par la mention « jardin », biffée et remplacée par la mention « ruches ». Dans l'état des sections de ce cadastre, ces parcelles sont nommées « La Pié », c'est-à-dire « le rucher » en provençal. En 1830, ces deux parcelles appartiennent à Sauvan Joseph, dit La Pié, qui possède également une « terre labourable », un « pré » et une « terre vague » à proximité immédiate. Il est à noter que la toponymie de 1830 ne fait aucune référence à un colombier, ce qui pourrait indiquer que cette fonction est secondaire.

Période(s) Principale : 17e siècle , (?)
Principale : 18e siècle , (?)
Secondaire : 19e siècle

Cet entrepôt agricole isolé, qui domine la rive droite du Ravin du Riou, est constitué de deux bâtiments accolés et possède un plan rectangulaire très étroit. Il comporte trois étages : un rez-de-chaussée, un étage carré et un étage de comble. La partie ouest du rez-de-chaussée est occupée par une étable qui possédait un accès extérieur indépendant (porte piétonne) qui a été muré ; l'accès se fait aujourd'hui par une porte qui donne dans la partie est. La partie est du rez-de-chaussée est occupée par une grande étable dont l'accès se fait par une porte piétonne en arc segmentaire. Cette étable est couverte par une haute voûte en berceau plein-cintre renforcée par trois solives ; quatre trappes d'abat-foin sont aménagées le long du mur nord ; un escalier intérieur tournant, en maçonnerie, occupe l'angle nord et dessert l'étage supérieur. La partie ouest de l'étage carré est occupée par un petit logis auquel on accède par une porte piétonne, ouverte côté nord et qui était desservie par un petit escalier de distribution extérieur en bois. Le sol est une chape de mortier sur plancher, les murs sont enduits et portent des graffitis de comptabilité agricole ; une cheminée occupe l'angle nord-ouest, elle remplace une cheminée antérieure accolée au milieu du mur ; une fenêtre est ouverte dans le mur sud et une ouverture est aménagée dans le mur est pour accéder au fenil. La partie est de l'étage carré et de l'étage de comble est réservée au fenil ; outre l'escalier intérieur, il est desservi par une grande baie fenière côté nord et on note une autre baie fenière (murée) ouverte dans le mur est ; le sol est probablement constitué de l'extrados de la voûte de l'étable ; il n'y a pas de plancher avec l'étage de comble. La partie ouest de l'étage de comble est occupée par un pigeonnier, dont l'accès se fait avec une échelle, à travers une trappe aménagée dans le plafond du logis. Au sommet des murs nord et ouest de ce pigeonnier, on note la présence de niches aménagées dans l'épaisseur de la maçonnerie ; sur le mur est, on remarque les arrachements d'anciens boulins en maçonnerie de gypse et tuile creuse ; la baie d'envol est percée dans le mur sud. L'ensemble du bâtiment est construit en maçonnerie de moellons de grès et les chaînes d'angles sont en gros moellons équarris. Les élévations reçoivent un enduit à pierres vues ; une partie de l'élévation nord reçoit un enduit à inclusions de petits cailloux. Au premier niveau de l'élévation est, la porte de l'étable possède un encadrement en pierre de taille de grès, en arc segmentaire ; au deuxième niveau de l'élévation nord, la porte du logis possède un cadre en bois. Les encadrements des autres ouvertures sont façonnés au mortier de gypse, avec un linteau en bois. Côté est, la charpente est à chevrons ; côté ouest elle est à pannes. Le toit à un pan est couvert en tuile creuse et l'avant-toit est constitué du débord des tuiles de couverture. Un grand chêne est planté devant l'élévation est.

Murs grès
moellon sans chaîne en pierre de taille
Toit tuile creuse
Étages rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
Couvrements voûte en berceau plein-cintre
Couvertures toit à un pan
Escaliers escalier de distribution extérieur : escalier droit, en charpente
escalier intérieur : escalier tournant, en maçonnerie
Typologies 2.2 : entrepôt agricole multifonctionnel : polyvalent avec fenil
Statut de la propriété propriété privée
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