Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

entrepôt agricole puis maison

Dossier IA04000489 réalisé en 2007

Fiche

Dossiers de synthèse

Dénominations entrepôt agricole, maison
Aire d'étude et canton Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Castellane
Adresse Commune : Castellane
Lieu-dit : le Bourg
Adresse : rue de la Paix
Cadastre : 1834 Fu 138,139 ; 2008 AB 263, 264

Cet emplacement a sans doute été bâti pour la première fois au 16e ou plus vraisemblablement au 17e siècle. Il s'agissait à l'origine de bâtiments modestes dont les vocations étaient principalement agricoles. En 1685, les deux parcelles étaient la propriété de deux personnes différentes. La parcelle 264, constituée uniquement d'une étable en rez-de-chaussée, appartenait à Augustin Phellip, cordonnier. La parcelle 263 était la propriété de Jean Busq et abritait, également en rez-de-chaussée, une étable et une fenière. A l'époque du cadastre napoléonien, la situation avait évolué, et une première fonction d'habitation était déjà présente dans la parcelle 264 qui appartenait à deux personnes nommées Giraud, Jean-Claude et Joseph-Augustin, tous deux tisserands, propriétaire pour le premier d'une écurie et pour le second d'une chambre. La parcelle 263 abritait alors une simple écurie et appartenait à Marcelin Martiny, fabricant de cire. C'est à la fin du 19e siècle ou au début du 20e siècle que la transformation en maison des constructions occupant ces deux parcelles s'est effectuée. Faut-il dater de cette période l'étonnant escalier droit très étroit et très raide encore visible sur une photographie de 1995 (doc. 02) et aujourd'hui détruit? Dans la dernière décennie du 20e siècle, cette maison finalement assez récente a été profondément rénovée et la surélévation de la parcelle 263 s'est poursuivie, achevant un processus de plusieurs siècles au cours desquels les parties agricoles ont cédé la place à l'habitation. Le cul de lampe en façade date de ces derniers travaux.

Période(s) Principale : 17e siècle , (?)
Secondaire : 4e quart 20e siècle

Maison constituée de deux parcelles encore nettement visibles, et donc de l'agglomération de constructions dont la jonction en façade forme un angle souligné par une chaîne qui n'existe pas au niveau de l'étage de soubassement. Elle comporte un étage de soubassement où se trouve toujours une entrée ainsi qu'un garage, un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré. Son toit est à deux pans, couvert de tuiles creuses mécaniques. Elle n'a plus aujourd'hui de fonctions agricoles. Les encadrements des parties les plus anciennes sont en pierres de taille disposées en arc segmentaire.

Murs calcaire
moellon
Toit tuile creuse mécanique
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
Couvertures toit à deux pans
Escaliers

L'intérieur n'a pas été visité lors de l'enquête.

Statut de la propriété propriété privée, []

Références documentaires

Documents d'archives
  • Confession du nouveau cadastre et allivrement général des maisons et bastiment tant de la ville de [Castellane tant] bourg que hameau faict par nous Jean-Baptiste Bonnet d’Antrevaux et Honoré Brun, notaire de St Julien expert commis par déllibération du conseil de la communauté dud. Castellane... 1685 (propriétés bâties) et 1687 (propriétés non bâties). Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : E DEP 39-32.

    fol° 3 v° : En 1685, les deux parcelles actuelles étaient la propriété de deux personnes différentes. La parcelle 264, constituée uniquement d'une étable en rez-de-chaussée, appartenait à Augustin Phellip, cordonnier. La parcelle 263 était la propriété de Jean Busq et abritait, également en rez-de-chaussée, une étable et une fenière
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Buffa Géraud