Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil
église paroissiale du Sacré-Coeur

ensemble du maître-autel : autel, retable, tabernacle

Dossier IM04001631 réalisé en 2008

Fiche

Voir

Dénominations autel, retable, tabernacle
Appellations ensemble du maître-autel
Parties constituantes non étudiées gradin d'autel, statue
Aire d'étude et canton Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Castellane
Adresse Commune : Castellane
Adresse : place de l' Eglise
Emplacement dans l'édifice choeur

La messe étant célébrée à l'église du Sacré-Coeur en 1874, année où les travaux de construction de l'église s'achèvent, on peut supposer que le maître-autel est à peu près contemporain. La présence d'émail permet d'attribuer cet autel plus précisément au fils d'Auguste Virebent, Gaston.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Lieu d'exécution Édifice ou site : Midi-Pyrénées, 31, Toulouse
Auteur(s) Auteur : Virebent,
Virebent

Auguste Virebent (1792-1857), architecte briquetier est à l'origine de la création d'une briqueterie "des frères Virebent" à Launaguet près de Toulouse, qui fut en activité entre 1829 et 1965.

Le 18 juillet 1831, Auguste Virebent obtient un brevet d'invention pour des procédés techniques tout à fait nouveaux. Il met au point des presses, permettant de donner aux briques encore fraîches la forme et la dimension voulue, un format identique et une texture plus fine et plus facile à tailler. Il met également au point la "plinthotomie", sorte de machine agissant comme un emporte-pièce pour découper diverses formes sur la pâte encore fraîche. Désormais, pour orner les corniches, réaliser des colonnes, pilastres ou chapiteaux, le tailleur de pierre est remplacé par un emporte-pièce. Enfin, il met au point une nouvelle façon de travailler les terres en juxtaposant deux types de pâtes. Ces inventions sont à l'origine de l'industrialisation du travail de la terre cuite et de la briqueterie. Il s'agit donc d'une production industrielle réalisée à partir de grands moules.

La briqueterie proposait un catalogue très important à ses clients et les commandes se passaient soit à Launaguet soit dans les bureaux à Toulouse. Un même objet pouvait être réalisé en plâtre pour les salons et églises, en terre cuite pour les extérieurs, en grès cérame ou encore en émail à partir de 1858.

Il s'agit d'une entreprise familiale :

- la première génération, celle du fondateur Auguste, comprend également Prosper et Sylvain, deux frères d'Auguste, qui s'occupent de la gestion financière et matérielle, tandis que Victor, avocat, gère les contentieux. A la mort d'Auguste Virebent, ses frères continuent de faire fonctionner la briqueterie, jusqu'au retour du fils d'Auguste, Gaston, parti étudier le dessin et l'émail à Paris.

- la seconde génération est donc celle du fils ainé d'Auguste Virebent, Gaston. Il fait ses études à l'Ecole des Beaux-Arts de Toulouse puis se forme à Paris chez l'ornemaniste Liénard et dans l'atelier de l'émailleur Joseph Devers. Décorateur et céramiste, il donne la préférence à la statuaire religieuse et au mobilier sacré.

- la troisième génération est celle du fils de Gaston, Raymond (ou Gaston-Raymond) (1874-1965) : il reprend la manufacture en 1925, à la mort de son père. Il la dirige jusqu'en 1965 (date de fermeture de la manufacture).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
fabricant
Auteur : Virebent Gaston,
Gaston Virebent (1837 - 1925)

Fils ainé d'Auguste Virebent, Gaston fait ses études à l'Ecole des Beaux-Arts de Toulouse puis il se forme à Paris chez l'ornemaniste Liénard et dans l'atelier de l'émailleur Joseph Devers. Il reprend la manufacture de Launaguet à la mort de son père. Décorateur et céramiste, il donne la préférence à la statuaire religieuse et au mobilier sacré. A sa mort, son fils Raymond (1874-1965) reprend la manufacture tandis que son autre fils Henri (1880-1963) crée une usine de céramique industrielle à Puy-l'Evêque (Lot).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
fabricant, (?)

Autel constitué d'un tombeau à élévation droite, surmonté de deux gradins enchassant un tabernacle et d'un retable comportant trois statues. Le tout est en plâtre peint polychrome et faux or avec un décor en relief, des décors rappportés et des décors en ronde bosse. Par endroits, de l'émail est incrusté dans le plâtre. La porte du tabernacle est en bois, avec des garnitures en laiton et des cabochons de verre opaque.

Catégories maçonnerie, sculpture
Structures élévation, droit rectangulaire horizontal
Matériaux en plusieurs éléments
plâtre, peint (polychrome), peint faux or, décor en relief, décor rapporté, décor en ronde bosse
émail, incrustations
bois
laiton, garniture
verre opaque
Précision dimensions

Autel : h = 95 ; l = 277,3 ; pr = 69,5 ; premier gradin : h = 13,5 ; second gradin : h = 75,3 ; tabernacle : h = 172,5 ; la = 68,1 ; pr = 41.

Iconographies pilastre
à colonnette
arc brisé
quadrilobe
à fleur
les Apôtres
tétramorphe
phylactère
portique
fronton
croix
à volute
Sacré Coeur
ange
Précision représentations

Le tombeau est délimité par deux pilastres entre lesquels vient s'inscrire une série d'arcs brisés reposant sur des colonnettes, imitant des fenêtres en forme d'ogive. Dans les tympans des arcs, figurent des quadrilobes ornés de plaques décoratives en émail. Sur le premier gradin court une frise de faïence. Le second gradin présente un décor de quadrilobes sur lesquels se détachent les douze apôtres sculptés (six de chaque côté). Le tabernacle est en forme de portique surmonté d'un fronton. Le tympan représente les symboles des quatre Evangélistes sculptés avec des phylactères. Le fronton est orné de fleurs. Il est surmonté d'une croix. Des volutes bordent les pans du fronton. Le retable est en forme d'édicule abritant une statue du Sacré-Coeur entouré de chaque côté d'un ange.

Inscriptions & marques inscription concernant l'auteur, gravée, sur l'oeuvre
inscription concernant le lieu d'exécution, gravée, sur l'oeuvre
Précision inscriptions

VIREBENT / FRERES [...] / TOULOUSE (sur le côté senestre du tombeau, dans le bas).

Précision état de conservation

L'humidité a attaqué la couche picturale du tombeau et délite la maçonnerie. Le reste est assez encrassé et comporte des tâches.

Auguste Virebent (1792-1857), architecte briquetier est à l'origine de la création d'une briqueterie "des frères Virebent" à Launaguet près de Toulouse, qui fut en activité entre 1829 et 1965. Le 18 juillet 1831, Auguste Virebent obtient un brevet d'invention pour des procédés techniques tout à fait nouveaux. Il met au point des presses, permettant de donner aux briques encore fraîches la forme et la dimension voulue, un format identique et une texture plus fine et plus facile à tailler. Il met également au point la "plinthotomie", sorte de machine agissant comme un emporte-pièce pour découper diverses formes sur la pâte encore fraîche. Désormais, pour orner les corniches, réaliser des colonnes, pilastres ou chapiteaux, le tailleur de pierre est remplacé par un emporte-pièce. Enfin, il met au point une nouvelle façon de travailler les terres en juxtaposant deux types de pâtes. Ces inventions sont à l'origine de l'industrialisation du travail de la terre cuite et de la briqueterie. Il s'agit donc d'une production industrielle réalisée à partir de grands moules. La briqueterie proposait un catalogue très important à ses clients et les commandes se passaient soit à Launaguet soit dans les bureaux à Toulouse. Un même objet pouvait être réalisé en plâtre pour les salons et églises, en terre cuite pour les extérieurs, en grès cérame ou encore en émail à partir de 1858. Il s'agissait d'une entreprise familiale : Prosper et Sylvain, deux frères d'Auguste, s'occupaient de la gestion financière et matérielle, tandis que Victor, avocat, gérait les contentieux. A la mort d'Auguste Virebent, ses frères continuèrent de faire fonctionner la briqueterie, jusqu'au retour du fils d'Auguste, Gaston, parti étudier le dessin et l'émail à Paris. Celui-ci y travailla jusqu'à sa mort en 1925. L'aîné de ses deux fils, Gaston-Raymond, poursuivit le travail de l'émail jusqu'en 1965.

Statut de la propriété propriété de la commune
Protections inscrit au titre objet, 1995/12/20
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Papin-Drastik Ivonne