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Eglises

Dossier IA00124712 réalisé en 1986

Fiche

Le Queyras est la seule vallée des Hautes-Alpes à avoir suscité autant d'intérêt que les Alpes du Nord. Dès les premières décennies du XXe siècle, géographes, ethnologues et érudits locaux apportèrent leur contribution à la connaissance de cette région. Cependant la description de l'économie rurale, des modes de vie, de l'habitat, du mobilier ou des coutumes passionna beaucoup plus les chercheurs que les domaines patrimoniaux plus traditionnels. Ainsi, le patrimoine religieux catholique, remarquable en quantité comme en qualité, n'a longtemps été étudié que sous J'angle des dévotions et des rituels, et non pas du point de vue de l'histoire de l'art. Il est encore fort mal connu et insuffisamment protégé et mis en valeur, ce qui s'explique à la fois par sa profusion, très caractéristique du Briançonnais, et par les faibles ressources des municipalités. La seule commune de Château-Ville-Vieille, qui compte aujourd'hui moins de 300 habitants, a hérité d'un passé plus brillant trois églises paroissiales et dix chapelles. Celle d'Arvieux, où ne vivent que 350 personnes, deux églises paroissiales, six chapelles et deux temples protestants, sans compter les oratoires et les croix de chemin.

I. Les vestiges du Moyen Age

Les sept paroisses médiévales relevèrent du diocèse de Maurienne avant de passer, au début du XIe siècle, sous l'autorité du diocèse d'Embrun. On ignore tout des églises primitives. Celles du XIIIe siècle, qui reflétaient sans doute la prospérité de leur époque, ont été ruinées pendant la grande dépression de la fin du Moyen Age. Il est d'ailleurs difficile de s'expliquer pourquoi cette région où la crise des XIVe et XVe siècles semble avoir été moins sévère que dans le bas pays n'a conservé aucun édifice roman, alors que la haute Provence ou les pays du Buëch en comptent de très nombreux exemples. Faut-il imaginer que les sept églises du Queyras étaient, au XIIIe siècle, construites en matériaux légers, en bois sans doute, ce qui expliquerait leur totale disparition ?

Des églises reconstruites à la fin du XVe siècle et au début du XVIe cinq nous sont parvenues : celles d'Abriès, Arvieux, Ville-Vieille, Molines et Saint-Véran. Construites en maçonnerie, constituées d'une nef à deux travées d'arêtes et d'un chœur à chevet plat, elles comportaient, à l'instar de la cathédrale du diocèse, un porche aujourd'hui disparu qui, à Abriès et Saint-Véran, était gardé par des lions stylophores à la crinière bouclée, très semblables à ceux de l'église Notre-Dame d'Aquilon de la petite ville voisine de Guillestre. Or, le prix-fait de reconstruction de l'église de Guillestre, daté de 1507, imposait aux maçons de réutiliser les deux"léopards" du porche antérieur. Il n'est pas invraisemblable de supposer que les lions d'Abriès et peut-être Saint-Véran datent comme ceux de Guillestre du XIIe ou du XIIIe siècle, époque où cette forme élaborée par les sculpteurs lombards a été adoptée à la cathédrale d'Embrun et s'est diffusée dans les paroisses du diocèse. Les lions stylophores sont-ils les seuls vestiges antérieurs au XVe siècle ? Il est bien difficile de répondre à cette question. Les archaïsmes de cette région des Alpes qui reste attachée très longtemps aux formes et à l'ornementation romanes rendent délicate la datation des éléments isolés, des chapiteaux, des remplois sculptés ou de certains objets en pierre comme les bénitiers ou les cuves baptismales.

Parmi les autres traits distinctifs des églises de la fin du Moyen Age, on relève les clochers-tours ornés d'arcatures lombardes, et les portails en plein-cintre qui se caractérisent par une alternance de colonnettes et de voussures, interrompue par de faux-chapiteaux continus. A Molines, Saint-Véran, et Ville-Vieille, ces impostes étaient sculptées de masques assez frustes. A Abriès au contraire elles s'apparentent à l'ornementation plus moderne du portail de l'église Notre-Dame-d'Aquilon de Guillestre (vers 1507) et encadrent un linteau sculpté d'entrelacs flamboyants. Il serait sans doute imprudent d'attribuer le portail d'Abriès à Jean Rostollan, le tailleur de pierre de Guillestre que Gérard Giordanengo considère comme l'auteur de plusieurs des portails construits au début du XVIe siècle dans le diocèse. Mais l'église Notre-Dame-d'Aquilon semble tout au moins avoir servi de modèle. L'église Saint-Marcellin de Ristolas aurait eu un portail semblable.

II. Les ravages des guerres de religion et la reconstruction du XVIIe siècle

Les édifices de culte rebâtis à la fin du XVe ou au début du XVIe ne durèrent pas plus d'un siècle. Mis à mal par les troupes protestantes vers 1574-1585, ils furent de nouveau reconstruits, apparemment en deux temps. Aux premières décennies du XVIIe siècle, avant 1640, semble correspondre une première campagne de restauration hâtive et économique, alors que les travaux des années 1680, qui s'amplifient après la révocation de l’Édit de Nantes, paraissent plus importants et plus coûteux.

La reconstruction du XVIIe siècle n'est pas exempte d'archaïsmes. Le clocher de l'église d'Abriès, daté de 1620, ou celui d'Aiguilles probablement contemporain, ont conservé la silhouette romane de leurs ancêtres d'Arvieux et Ville-Vieille. En 1637, la nef de l'église de Molines fut voûtée d'un berceau en maçonnerie de blocage. L'église Saint-Romain est apparemment la seule à être dotée à cette époque d'une structure aussi solide. Des mentions de travaux postérieurs nous indiquent que les autres églises du canton étaient alors couvertes d'un simple lambris. La seule église du Queyras à avoir conservé un tel couvrement est la chapelle Notre-Dame-de-l'Assomption, appelée la chapelle du cimetière, qui se dresse au pied de Fort-Queyras. D'autres édifices de la région, en particulier la chapelle des pénitents de La Grave et l'église des Hyères sur la même commune, ont été couvertes à la même période de berceaux lambrissés, ornés de toiles peintes marouflées. Faut-il rattacher à ces lambris du XVIIe la coupole en planches au décor peint très italianisant de l'église d'Abriès, jusqu'ici datée du XIXe ?

III. Au XVIIIe siècle. embellissement des églises paroissiales et construction des chapelles de pénitents

Les églises construites au XVIIIe siècle ont été fort malmenées. Celle du Roux d'Abriès, élevée en 1729 lors de la création de la paroisse, a été détruite en 1945. Celle du Veyer a été restaurée en 1825, après le grand incendie qui détruisit le hameau ; celles d'Aiguilles et de La Monta (Ristolas), déjà représentées sur lecadastre de 1827, sont probablement XVIIIe, mais ont été entièrement redécorées le siècle suivant. L'église paroissiale de Château-Queyras, dédiée à sainte Marie Salomé, daterait de 1722 et se caractérise, comme la chapelle des pénitents d'Abriès qui porte les dates 1752 et 1777, par un transept à coupole sur pendentifs et un chœur circulaire à voûtains rayonnants. Les chœurs de ce type ont été fréquemment utilisés pour les chapelles de hameau reconstruites à cette période et pour les chapelles de pénitents.

C'est en effet au XVIIIe siècle que furent construites la plupart des chapelles de pénitents. Auparavant, les confréries occupaient les tribunes des églises paroissiales et continuèrent à le faire à Monbardon et dans les petits hameaux. La chapelle des pénitents blancs de Ville-Vieille, dédiée à saint Sébastien, fut édifiée en 1742-43. Elle est construite sur le même modèle que celles de Château-Queyras et d'Aiguilles qui en sont probablement contemporaines.

IV. Au XIXe siècle, création de paroisses et construction de chapelles de pèlerinage

Jusqu'au XIXe siècle, la carte ecclésiastique héritée de la reconstruction du Moyen-Age resta immuable. Une seule paroisse fut créée au XVIIIe siècle, celle du Roux d'Abriès qui desservait bon nombre de hameaux éloignés du chef-lieu. Au XIXe siècle, pour répondre à la pression démographique, les créations de paroisse se multiplièrent. En 1820, L'Echalp, hameau de Ristolas, fut érigé en paroisse ; La Monta en 1844. L'année suivante, ce fut le tour de La Chalp-Sainte-Agathe, dépendant de Saint-Véran, et en 1846, celui de Monbardon. Ces créations s'accompagnèrent parfois d'un agrandissement des chapelles déjà existantes jugées trop exigües.

Si les chapelles de pénitents caractérisent le XVIIIe siècle, le XIXe se consacra à la construction de chapelles de pèlerinage. Deux d'entre elles se dressent dans des lieux isolés et dominants, sans doute pour profiter des qualités de pureté et d'élévation de l'âme dont on pare alors la montagne. La chapelle Saint-Simon, attestée au XVIe, reconstruite en 1865 au sommet Bûcher, donnait lieu à un pèlerinage inter-communal très suivi. Celui de la chapelle Notre-Dame-du-Mont-Carmel de Clausis, construite en 1846 et 1847 à l'initiative du curé de Saint-Véran, rassemblait le 16 juillet des fidèles du Queyras et des Italiens de l'ancien escarton de Château-Dauphin.

Plus proches des villages, les chapelles à chemin de croix eurent aussi un certain succès. Dominant l'Adroit d'Abriès, Notre-Dame-des-Sept-Douleurs et la série d'oratoires qui y mènent furent édifiées en 1838 ; le chemin de croix qui fut ajouté en 1895 à la chapelle Sainte-Marie-Madeleine du Forest, élevée en 1889 au-dessus de Saint-Véran, s'en inspira très certainement.

V. Le mobilier

Les églises et chapelles du Queyras ont conservé en abondance le mobilier et le décor des XVIIe et XVIIIe siècles. Cependant toutes les catégories d'objets n'ont pas été également conservées. L'orfèvrerie ancienne, dont on trouve de si beaux exemples dans les vallées briançonnaises voisines, a disparu. La sculpture n'est pas très abondante et de qualité médiocre. A l'exception de deux bustes reliquaires du XVIIe conservés au Veyer, de quelques Vierges à l'Enfant du XVIIIe siècle et de quelques statues de procession, la statuaire en bois se limite au décor des retables. Les tableaux sont par contre très nombreux. L'église d'Abriès en compte huit ; la petite chapelle Saint-Jacques-et-Saint-Philippe de Meyriès, six ; l'église Sainte-Marie-Salomé de Château-Queyras douze sur toile et sept sur bois. Il faut en effet noter, dans le canton, un goût pour la peinture sur bois qui perdure jusqu'au XVIIIe siècle. Objets de procession et vêtements sacerdotaux constituent également des séries importantes. Tous ces objets cultuels, ces éléments du décor liturgique ne sont bien sûr pas spécifiques du Queyras. Ils sont à étudier en référence à un cadre géographique beaucoup plus vaste : le diocèse d'Embrun ou même l'ensemble des Alpes du Sud. Il était fréquent de charger les migrants saisonniers de ramener de Lyon, de Grenoble, d'Italie, et plus tard de Marseille, les pièces d'orfèvrerie ou les livres liturgiques que décidait d'acquérir telle paroisse ou telle chapelle. Le passage d'artisans italiens, peintres de chevalet ou de décors muraux, sculpteurs comme Etienne Cardinetti et Denis Conti qui auraient réalisé, en 1684, une partie au moins du retable de l'église de Saint-Véran, est attesté dans les archives communales. Ces contacts avec l'extérieur expliquent que le mobilier religieux du Queyras ne présente aucun décalage chronologique avec les productions plus riches et plus savantes des régions alentour.

L'inventaire du mobilier des églises a également permis de découvrir une série de meubles proches du mobilier domestique : bancs, fauteuils de célébrant, coffres et armoires de sacristie. Sans doute fabriqués par des artisans du cru, ils s'apparentent étroitement à ceux rencontrés dans les maisons. Plus faciles à dater et à attribuer que le mobilier civil, ces objets viennent enrichir et renouveler un corpus déjà important sur lequel s'est jusqu'à présent davantage focalisé l'intérêt du public, les productions"populaires" que sont la maison et son mobilier étant à l'origine de l'engouement pour le Queyras.

Aires d'études Aiguilles
Dénominations église
Adresse

Les églises du canton d'Aiguilles, attestées dès le 12e ou le 13e siècle, ont été reconstruites après la grande dépression de la fin du Moyen Age, dans la 2e moitié du 15e siècle ou au début du 16e siècle. Détruites pendant les troubles religieux, elles furent reconstruites dans le courant du 17e siècle, souvent en plusieurs campagnes, et constamment embellies pendant les 2 siècles suivants. Dans la 2e moitié du 18e siècle, construction de chapelles de pénitents. Dans la 1ère moitié du 19e siècle, création de nouvelles paroisses avec agrandissement des chapelles existantes en églises. Les chapelles de hameau sont généralement du 17e ou du 18e siècle mais ont remplacé des fondations plus anciennes. Les chapelles de pèlerinage sont du 19e siècle. Seule exception, Sainte-Marie-Madeleine des Escoyères (commune d'Arvieux) est une ancienne chapelle de prieuré attestée dès le 12e siècle

Période(s) Principale : 12e siècle
Principale : 2e moitié 15e siècle
Principale : 1er quart 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Typologies clocher tour, clocher mur à une baie, porche
Toits bardeau, pierre en couverture, tôle ondulée
Murs pierre
enduit
moellon
moellon sans chaîne en pierre de taille
Décompte des œuvres étudiées 57
repérées 73

Annexes

  • Liste des églises et chapelles recensées dans le canton.

    Commune

    Lieu-dit

    Fonction

    Vocable

    Etudié

    Repéré

    en ruines

    ou

    disparues

    Observations

    Abriès

    Chef-lieu

    Eglise paroissiale

    St-Pierre, st-Paul

    et st-Antoine

    x

    Chapelle de

    Pénitents

    de la présentation

    de Jésus au Temple

    x

    Chapelle de procession

    ND des Sept-Douleurs

    x

    Chapelle privée

    Saint-Roch

    x

    idem

    Saint-Laurent

    x

    Le Cros

    Chapelle de

    hameau

    Ste-Marie-Madeleine

    x

    La Levée

    idem

    St-Antoine-de-

    Padoue

    x

    Malrif

    idem

    Ste-Marguerite

    x

    La

    Montette

    idem

    Ste-Marie-

    Madeleine

    x

    Peymian

    idem

    de la Nativité

    de Notre-Dame

    x

    Pra-

    Roubaud

    idem

    ND des Neiges

    x

    Le Roux

    Eglise

    paroissiale

    St-Jean-

    Baptiste

    x

    Les

    Granges

    chapelle de hameau

    St-Barthélémy

    x

    Le Tirail

    idem

    Ste-Elisabeth

    x

    Valpréveyre

    idem

    St-Roch

    x

    Varenq

    idem

    St-Claude

    x

    Le Villard

    idem

    St-Jacques

    le-Majeur

    x

    Aiguilles

    Chef-lieu

    Eglise paroissiale

    St-Jean-

    Baptiste

    x

    Chapelle de

    Pénitents ?

    du Sacré-Coeur

    x

    Chapelle privée

    St-Jacques

    x

    Chalvet

    chapelle de

    hameau

    Ste-Marie-

    Madeleine

    x

    Le Collet

    idem

    St-Jean-

    Baptiste

    x

    Eygliers

    idem

    St-Louis

    x

    Le Lombard

    idem

    ND des Neiges

    x

    Peynin

    idem

    de la Nativité

    de la Vierge

    x

    La Pignée

    Chapelle

    oecuménique

    x

    jamais

    consacrée

    Arvieux

    Chef-Lieu

    Eglise paroissiale

    St-Laurent

    x

    Brunissard

    chapelle de

    hameau

    St-Pierre et

    st-Paul

    x

    La Chalp

    idem

    Ste-Barbe

    x

    Le Châtelard

    idem

    St-Marcellin

    x

    Les

    Escoyères

    idem

    St-Roch

    x

    chapelle de

    prieuré

    Ste-Marie-

    Madeleine

    x

    chapelle de

    procession

    St-Romuald

    x

    Les

    Maisons

    chapelle de

    hameau

    ND auxiliatrice

    x

    Le

    Pasquier

    idem

    St-Roch

    x

    Le Veyer

    idem

    St-Claude

    x

    Villargaudin

    chapelle de

    hameau

    St-Jacques le

    hameau

    x

    chapelle privée

    non repérée

    Château-

    Ville-

    Vieille

    Château-

    Queyras

    Eglise paroissiale

    Ste-Marie-

    Salomé

    x

    idem

    ND Consolation

    x

    rasée en

    1962

    idem

    ND Assomption

    x

    chapelle de

    pénitents

    vocable

    inconnu

    x

    chapelle de

    prieuré

    x

    chapelle isolée?

    St-Martin

    x

    La

    Chapelue

    chapelle de

    hameau

    St-Jean

    x

    ?

    St-Sébastien

    x

    attestée sur

    une carte de

    Vauban

    Chalet des

    Borels

    chapelle de

    hameau

    Visitation ou

    Ste-Elisabeth

    x

    Clos du

    Riou

    chapelle privée

    vocable

    inconnu

    x

    Meyriès

    idem

    St-Roch

    x

    chapelle de

    hameau

    St-Jacques-et-

    St-Philippe

    x

    Montbardon

    Eglise

    paroissiale

    St-Chaffrey

    x

    chapelle isolée

    St-Arsène

    x

    Prats-Bas

    chapelle de

    hameau

    St-Augustin

    x

    Prats-Haut

    idem

    St-Barnabé

    x

    Rouet

    idem

    St-Charles-

    Borromée

    x

    Le Serre de

    Chabrand

    idem

    St-Jacques-et-

    St-Philippe

    x

    Souliers

    idem

    St-Pierre

    x

    Ville-

    Vieille

    Eglise

    paroissiale

    St-André

    x

    chapelle de

    pénitents

    Vocable inconnu

    x

    Molines-

    en-

    Queyras

    La Cure

    Eglise

    paroissiale

    St-Romain

    x

    Le Coin

    chapelle de

    hameau

    Visitation ou

    Ste-Elisabeth

    x

    Pierregros

    idem

    St-Sébastien

    x

    Fontgillarde

    Eglise

    paroissiale

    St-Pierre

    x

    Isolée

    chapelle de

    pèlerinage

    St-Simon

    x

    Ristolas

    Chef-Lieu

    Eglise

    paroissiale

    St-Marcellin

    x

    L'Echalp

    idem

    Assomption ou

    St-Sébastien

    x

    La Monta

    idem

    St-Laurent

    x

    Saint-

    Véran

    Chef-Lieu

    Eglise

    paroissiale

    St-Véran

    x

    La Chalp

    idem

    Ste-Agathe

    x

    Clausis

    chapelle de

    pèlerinage

    ND du

    Mont-Carmel

    x

    Le Forest

    chapelle de

    procession

    Ste-Marie-

    Madeleine

    x

    Pré-

    Rolland

    chapelle privée

    Ste-Elisabeth

    x

    Le Raux

    chapelle de

    hameau

    Ste-Anne

    x

    Nouveau tableau

  • Liste des édifices documentés disparus.

    ARVIEUX - Le Coin- Eglise dite chapelle Saint-Antoine abbé

    Fondée en 1480 ; attestée en 1500 ; détruite en 1574 ; encore en ruines en 1702.

    Bibliographie :

    GUILLAUME (abbé Paul). Inventaire sommaire des archives départementales des Hautes-Alpes.- Série G VII, 2767.

    ARVIEUX - La Chalp- Eglise dite chapelle Sainte-Barbe

    Attestée au début du XVe siècle, détruite en 1574 lors des troubles religieux ; ne semble pas avoir été reconstruite.

    Bibliographie :

    JACQUES (chanoine Louis.). Chapelles rurales des Hautes-Alpes.- T. I, p. 15.

    ARVIEUX - Les Maisons - Eglise dite chapelle Notre-Dame-auxiliatrice, autrefois Saint-Théoffrey

    La chapelle est détruite en 1574. En 1701, elle est encore en ruines. Elle est reconstruite mais détruite par un incendie comme l'ensemble du hameau en 1828. Elle a été fortement endommagée en 1940 et reconstruite en 1950 à proximité de la chapelle antérieure tombant en ruines.Toit en tôle ondulée, plafond plâtré, sol : dalle de ciment. Date : 1950 peinte sur la façade.

    Mobilier : un autel tombeau à parois inclinées, en planches, peint. Une statue de la Vierge en bois doré. H : 80 cm environ.

    Bibliographie :

    JACQUES (chanoine Louis.). Chapelles rurales des Hautes-Alpes, T. l, p. 15.

    TIVOLLIER (Jean) et ISNEL (Pierre). Le Queyras.- Gap: 1938, T. lI. p. 356.

    ARVIEUX - Les Moulins- Eglise dite chapelle Saint-Claude

    Chapelle construite en 1495 par Barthélemy Roman dit moinier (meunier). Attestéeen 1508, détruite en 1574 pendant les troubles religieux, encore en ruines en 1702.

    Bibliographie :

    GUILLAUME (abbé Paul). Inventaire sommaire des archives départementales des Hautes-Alpes.- Série G, 2767.

    ARVIEUX - Le Pasquier- Eglise dite chapelle Saint-Roch

    La chapelle fut détruite en 1574, pendant les guerres religieuses. En 1701, elle était encore en ruines. Reconstruite, elle fut victime d'un incendie à deux reprises, en 1841 , puis en 1956. Elle fut de nouveau remise en état. Le chanoine Jacques la décrit ainsi : « Les portes et fenêtres portent encore la trace [de l'incendie] tandis que le gros-œuvre a été remis en état. L'autel en menuiserie simple est surmonté d'un tableau ancien représentant le saint [saint Roch]. Un plafond sert de voûte. Le clocheton est constitué agréablement de deux perches supportant la cloche et son auvent charpente ».

    La chapelle Saint-Roch a disparu. Seul subsiste le campanile en charpente probablement postérieur à 1956.

    ARVIEUX - Villargaudin

    Selon le chanoine Jacques (T. I, p. 15), la famille Eymard possédait une chapelle domestique, car la famille comptait de nombreux prêtres.

    CHATEAU-VILLE-VIEILLE - Château-Queyras - Eglise paroissiale Notre-Dame au lieu-dit Le Collet

    En 1490, François Serivani fonda au lieu-dit Le Collet une chapelle dédiée à Notre-Dame de la Consolation. Le 27 janvier 1508, une fondation y est faite en l'honneur de saint Michel. En 1635, les habitants de Château-Queyras qui jugent leur église paroissiale trop éloignée du village, l'achètent pour y installer leur nouvelle église paroissiale et le cimetière.

    A la suite du siège de Fort-Queyras, Vauban décida la destruction du village et de l'église qui fut reconstruite au pied du versant ouest sous le vocable de Sainte-Marie-Salomé. Vers 1980, des tombes furent découvertes au lieu-dit Le Collet lors de la construction d'un garage.

    Bibliographie :

    JACQUES (chanoine Louis.). Chapelles rurales des Hautes-Alpes. - T. I, p. 18. Plans établis par Vauban et ses ingénieurs. Archives de l'Armée de Terre à Vincennes.

    CHATEAU-VILLE-VIEILLE - Montbardon - Église dite chapelle Saint-Arsène Au quartier de Riouvert, au pied de la ruine blanche. Construite au début du XIXe siècle par une famille du pays.

    CHATEAU-VILLE-VIEILLE - Sans toponyme - Église dite chapelle Saint-Martin

    Vallée du Guil, sous le pont de la route au-dessus du torrent descendant de Souliers. Attestée en 1265 et 1392. Entourée par un prieuré ou un couvent de bénédictins dont les moines auraient été chassés par les huguenots en 1574 ?

    Détruite pendant les troubles religieux, reconstruite vers 1635, remise en état par le curé Sylvestre en 1731.

    Bibliographie :

    JACQUES (chanoine Louis.). Chapelles rurales des Hautes-Alpes, T. I, p. 17.

    TIVOLLIER (Jean) et ISNEL (Pierre). Le Queyras.- Gap : 1938, T. 1, p. 50.

Références documentaires

Bibliographie
  • AIMES, P. Guide bibliographique des Hautes-Alpes. Gap : Archives départementales, 1959.

  • ALBERT, Aristide. Biographie-bibliographie du Briançonnais, vallée du Queyras, canton d'Aiguilles. Gap : Imp. Jouglard, 1889. 53 p.

  • ALBERT, Antoine. Histoire géographique, naturelle, ecclésiastique et civile du diocèse d'Embrun. Embrun : Pierre-François Moyse, 1783 [1786], 2 tomes, VI-501 p. Edition 1959.

  • BERGE, abbé Pierre. Monographie de Saint-Véran (Hautes-Alpes). Gap : 1928, épuisé ; Marseille : Laffitte reprints, 1980. 362 p. ill.

  • DAVID-ROY, Marguerite. Les lions stylophores des églises du Haut-Dauphiné. Dans Archeologia, n° 176, mars 1983.

  • GUILLAUME, Paul abbé. Collection des Inventaires des archives départementales antérieures à 1790. Gap, 1895. Série G, tome II.

  • JACQUES, Louis (chanoine). Chapelles rurales des Hautes-Alpes. 1956. t.1 et t.2.

  • LANTIER, Andrée. Vivre dans la plus haute commune d'Europe : Saint-Véran, 2040 m. Editions Serre, 1983.

  • ROMAN, Joseph. Répertoire archéologique du département des Hautes-Alpes. Paris : Imprimerie nationale, 1888.

  • ROMAN, Joseph. Tableau historique du département des Hautes-Alpes. Paris : Imprimerie Nationale, 1887-1890. 2 vol.

  • ROQUES, M. Les architectes et les sculpteurs lombards dans le sud-est de la France entre 1400 et 1500. Dans Arte e artisti dei laghi lombardi. I Architetti e sculttori del quatrocento. Côme, 1959.

  • TIVOLLIER, Jean, ISNEL, Pierre. Le Queyras (Hautes-Alpes), 2 vol. Marseille : Laffitte Reprints, 1985.

  • TIVOLLIER, Jean. Molines-en-Queyras. Marseille : Laffitte Reprints, 1981. Réimp. de l'édition de Lyon, 1913.

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