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église paroissiale Saint-Véran

Dossier IA00124948 réalisé en 1986

DESCRIPTION

Situation

L'église s'élève à la limite nord-est du village. Orientée, elle est bordée, au nord, par le cimetière, à l'ouest par la cure, au sud par le cimetière, qui fait un retour, sous forme d'une terrasse jusqu'au côté nord.

Composition d'ensemble

L'édifice constitue un bloc homogène que borde au sud le clocher. Un porche, monté avec des éléments de remploi occupe l'espace entre l'église et la cure.

Matériaux

Blocage tout venant enduit à pierre nue ; chaînages appareillés en tuf et calcaire. Intérieur enduit et peint. Sculptures en marbre gris.

Structure

L'église comprend, dans un volume unique, la nef et le chœur

- La nef se compose de trois travées, la seconde, voûtée en berceau en plein-cintre, encadre la première et la troisième voûtées de même avec pénétration de lunettes dans lesquelles sont ouvertes des fenêtres en arc segmentaire des deux côtés. Un oculus donne jour à l'ouest.

-Le chœur, de plan carré, est voûté d'arêtes. L'arc triomphal, orné par un cartouche peint avec le monogramme IHS, forme une transition formelle entre les deux parties de l'édifice. Un tirant de bois a été placé à mi-hauteur du doubleau ouest (contre le mur) et de l'arc triomphal ; il porte l'inscription peinte : VOS OMNES ATTENDITE ET VIDETE SI EST DOLOR SICUT DOLOR MEUS.

- Dans le comble et sur les élévations latérales apparaissent des fenêtres ébrasées à l'intérieur sous une anse de panier, en plein-cintre à l'extérieur. Elles sont murées, mais l'une d'elles sert d'accès au comble depuis le clocher. Il y en avait quatre sur chacun des côtés. La répartition de la nef actuelle a créé de nouveaux percements, la deuxième fenêtre de chaque face étant supprimée à l'aplomb de la deuxième travée ; seules celles du chœur sont réutilisées mais abaissées ; elles culminaient à hauteur de la voûte actuelle.

- Le clocher a été accolé au sud de la deuxième travée ; on y accède par une porte rectangulaire qui a été rétrécie. C'est une tour de plan carré couronnée de deux étages éclairés par des baies en plein-cintre sur les quatre faces. On y monte par des échelles de meunier.

- La sacristie est également accolée au mur sud ; on y entre par une porte dans le chœur. Plafond de bois.

Élévations

- Façade ouest

Mur-pignon percé d'une porte en anse de panier, d'un oculus circulaire et d' une fenêtre éclairant le comble.

- Chevet

Fenêtre basse murée ; fenêtre en plein-cintre à hauteur de la voûte actuelle, murée. Fenestron éclairant le comble. Cadran solaire peint vers 1970. On y lit :

JE SERS LES HOMMES SERVEZ DIEU

LOU PLUS HAOUTO COUMUNOUTAS

ITE SE MANGEO LOU PAN

DE DIOU

- Faces latérales

Percées actuellement de trois fenêtres en plein cintre ; décalées (sauf celle de l'extrémité est), quatre fenêtres murées, en plein-cintre, un peu plus hautes. La porte donnant dans le clocher ouvrait sur l'extérieur ; un chambranle nlat en plâtre l'encadre, couronné de deux volutes amorties par des boules au droit des crossettes. Au sud, un cadran solaire a été peint vers 1970.

- Clocher : élévations nues (cadran solaire peint au sud avec la date 1833, peut-être apocryphe) surmontées de deux niveaux de baies en plein-cintre ornés de cordons, impostes, pilastres et corniche. Une pierre gravée, sur la face sud, porte la date 1833.

- Le porche est une simple structure de charpente reposant sur deux colonnes à chapiteau posées sur des lions. Celui de gauche a été placé sur deux frises de chapiteaux ornés de têtes, disposées dos à dos, au niveau de l'emmarchement. Sur la poutre est gravée l'inscription : DONNE JOYEUX MESSAGE AUX VISITEURS DU TEMPLE BLXVII.

Couverture

Comble à deux versants constitué de sept fermes classiques de forte section (entre 20 et 30 cm). Couverture de lauzes. Toit du clocher à quatre pans couvert d'ardoises.

Distribution intérieure

Le décor de l'édifice est structuré par les éléments d'architecture : les doubleaux retombent sur des piliers adossés que relie un entablement continu tout au long des côtés nord et sud. Tous ces éléments, ainsi que les arêtes des voûtes sont peints en faux-appareil de marbre gris ; la frise de l'entablement est seule à porter un décor de rinceaux peints en grisaille sur fond bleu ; de même dans les écoinçons des deux arcs latéraux de la deuxième travée qui servent de chapelles. Cartouche en plâtre avec IHS sur l'arc triomphal ; gloire avec la colombe au centre de la voûte du chœur.

Les murs sont peints en bleu ciel, sur un ancien décor de faux marbre blanc veiné d'ocre dans le chœur. Voûtes blanches.

Une partie de la première travée de la nef est occupée par une tribune portée par six colonnes : deux en bois couronnées par un chapiteau cubique orné d'une tête d'ange encadrent le tambour ; les quatre autres, réparties deux par deux, sont des remplois que couronnent, côté nord deux chapiteaux de colonnes isolées, côté sud deux chapiteaux adossés. Cet aménagement est récent. Les colonnes sont trop courtes et soutiennent la poutre de la tribune par l'intermédiaire d'éléments de balustrade qui encadrent, sur chacun des côtés, un bas-relief récent, de facture naïve.

Sur les côtés de la première et de la troisième travée, des consoles en bois soutiennent des niches intégrées à un décor formant une sorte de retable : niche en cul-de-four inscrite dans une travée corinthienne à colonnes torses abritée sous un dais rappelant l'abat-voix des chaires à prêcher.

Dans le chœur, lambris sur 2 m de hauteur et stalles ; retable côté est. Barrière de chœur en bois à balustres tournés.

Le nouveau dispositif liturgique est constitué d'un emmarchement massif en marbre gris chanfreiné récupéré raccordé à l'emmarchement de l'ancien maître-autel. L'autel actuel est une table monolithe en marbre gris portée par des fûts de colonnes couronnées de chapiteaux de remploi.

La sacristie sert aussi de chapelle d'hiver. On y a placé des bancs et l'autel est constitué d'éléments d'un autel en marbre blanc du XIXe siècle (tabernacle avec bas-relief figurant le bon Pasteur).

Vocables Saint-Véran
Parties constituantes non étudiées cimetière
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Aiguilles
Adresse Commune : Saint-Véran
Cadastre : 1824 C1 1300 ; 1971 AB 490

L'église de Saint-Véran est attestée au 13e siècle, mais les parties les plus anciennes de l'édifice actuel (porche, colonnes de la tribune) ne paraissent pas antérieures à la fin du 15e siècle ou du début du 16e ; détruite pendant les guerres de religion, l'église fut reconstruite au 17e siècle ; la nef était alors couverte d'un plafond en planches ; la voûte de la nef et le clocher ont été construits entre 1835 et 1838 ; le cadran solaire a été peint vers 1970 ; le porche est un remontage récent d'éléments anciens.

Période(s) Principale : 17e siècle
Secondaire : 4e quart 15e siècle
Secondaire : 2e quart 19e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle
Auteur(s) Auteur : maître d'oeuvre inconnu

La nef est constituée de 3 travées, la 1ère et la 3e sont voûtées en berceau à lunettes, la seconde en berceau ; le choeur de plan carré est voûte d'arêtes ; le bâtiment est couvert de lause, le clocher d'un toit en pavillon couvert d'ardoise

Murs pierre
enduit
moellon sans chaîne en pierre de taille
Toit schiste en couverture, ardoise
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Couvrements voûte d'arêtes
voûte en berceau
à lunettes
Couvertures toit à longs pans
toit en pavillon
pignon couvert
Typologies choeur à l'est, clocher tour hors-oeuvre, porche
États conservations restauré
Techniques sculpture
peinture
vitrail
Représentations rinceau instrument de mesure
Précision représentations

sujet : rinceaux, faux marbre, support : peint sur les murs et la voûte de la nef ; sujet : cadran solaire, support : peint sur le mur est

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables porche, tribune
Protections inscrit MH, 1973/05/08
classé MH, 1987/06/18
Précisions sur la protection

église inscrite ; murs de soutènement du cimetière classés

Références documentaires

Bibliographie
  • ALBERT, Antoine. Histoire géographique, naturelle, ecclésiastique et civile du diocèse d'Embrun. Embrun : Pierre-François Moyse, 1783 [1786], 2 tomes, VI-501 p. Edition 1959.

    P. 346-347.
  • BERGE, abbé Pierre. Monographie de Saint-Véran (Hautes-Alpes). Gap : 1928, épuisé ; Marseille : Laffitte reprints, 1980. 362 p. ill.

  • LANTIER, Andrée. Vivre dans la plus haute commune d'Europe : Saint-Véran, 2040 m. Editions Serre, 1983.

    P. 58-63.
  • ROMAN, Joseph. Répertoire archéologique du département des Hautes-Alpes. Paris : Imprimerie nationale, 1888.

  • TIVOLLIER, Jean, ISNEL, Pierre. Le Queyras (Hautes-Alpes), 2 vol. Marseille : Laffitte Reprints, 1985.

    Tome 1 : p. 182-184 ; tome 2 : 350, 358.
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