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église paroissiale Saint-Symphorien

Dossier IA04001479 réalisé en 2008
Vocables Saint-Symphorien
Parties constituantes non étudiées cimetière, croix de cimetière
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Barrême
Adresse Commune : Blieux
Lieu-dit : les Ferrays
Cadastre : 1811 B 22 ; 2008 AB 81

Certains historiens font remonter la construction de l'église Saint-Symphorien aux moines de Lérins qui seraient venus s'installer à Blieux pour défricher la forêt en 1123. Monseigneur Jean Soanen prétend dans le procès-verbal de la visite pastorale qu'il effectue à Blieux en 1703, que l'église fut détruite par la communauté en 1580, durant la vacance du siège épiscopal et pendant les guerres, de peur que les ennemis s'en saisissent. Il précise que cette information est consignée dans la visite pastorale effectuée par Monseigneur Martin en 1602. Selon Soanen, l'église fut depuis cette date réparée une première fois, puis le choeur et la nef furent reconstruits du temps de Monseigneur Louis-Anne-Aubert de Villeserin (1671-1695), prédécesseur de Soanen. Ce dernier recommande dans la visite qu'il effectue en 1697 que le presbytère [choeur], soit rétabli conformément à la délivrance du prix-fait qui en a été fait [...], excepté qu'au lieu que la sacristie soit du côté de l'évangile, elle soit faite du côté de l'épître. En 1715, la visite pastorale évoque la voûte de bois de la nef qui est en mauvais état, ainsi que le sol de la tribune plein de trous. La visite de 1764 précise qu'il s'agit d'une charpente de bois. Le registre des délibérations du conseil municipal du 5 août 1838, confirme que la charpente en bois de mélèze qui sert de voûte à la nef de l'église a besoin de réparations. A la séance de mai 1850, une somme de 200 francs est votée pour la réparation de la toiture. A l'occasion de la séance du 5 février 1858, le conseil municipal vote la somme de 12 000 francs pour grosses réparations à l'église sur la base de plans et devis fournis par le Sieur Prettiny, architecte. A la demande de la sous-préfecture, des changements interviennent au niveau de ce plan. Ils concernent visiblement la voûte, dont il est demandé qu'elle soit faite en maçonnerie, de même qu'il est demandé que des contreforts extérieurs soient construits pour empêcher la poussée de la voûte. Le marché est attribué à deux ouvriers : Célestin Tartanson, maçon de Senez et Charles Cozzi, charpentier domicilié à Angles. Ce marché concerne également la construction d'un clocher et d'une nouvelle sacristie. Une expertise établie en 1861 par l'architecte du département Gustave Lutton, fait état de la non-conformité de la réalisation de ces travaux par rapport aux devis et plans et met en avant l'utilisation de matériaux de mauvaise qualité. On sait d'autre part que la flèche du clocher est emportée par un coup de vent en 1867. En 1881 déjà (visite pastorale), des réparations sont à faire au clocher et à la sacristie, qui ne sont toujours pas réalisées en 1894 (visite pastorale). En 1897, l'église est remise à neuf jusqu'à la hauteur de la voûte , la sacristie également. En 1898, une somme est votée au budget pour des réparations à faire au clocher et à la charpente de l'église ; la porte d'entrée principale est changée en 1898. La visite de 1919 n'évoque pas de réparation urgente à effectuer.

Période(s) Principale : 17e siècle
Secondaire : 17e siècle
Secondaire : 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Prettiny, architecte, attribution par source
Auteur : Tartanson Célestin, maçon, attribution par source
Auteur : Cozzi Charles, charpentier, attribution par source

L'église est située en écart, dans le lieu dit les Ferrays, sur un terrain relativement plat. L'édifice orienté, présente un plan allongé composée d'une nef unique, de deux chapelles latérales, d'une sacristie du côté sud, et s'achève par une abside en hémicycle. Un clocher, construit sur plan carré, s'élève hors oeuvre, contre le flanc ouest de la nef. L'église est bâtie en moellons et pierre calcaire avec joints au gypse et ponctuellement au ciment avec un chaînage aux angles en pierre de taille calcaire. Le clocher-tour présente un grand appareil assez régulier. La nef est couverte par un toit à longs pans en tuiles creuses avec double rangée de génoises du côté nord et triple rangée du côté sud. Le clocher est couvert par un toit en bâtière également en tuiles creuses. Il est constitué d'un important soubassement et son étage supérieur est percé de baies en plein cintre. Deux légers contreforts rythment de chaque côté les façades sud et nord. La façade sud, est percée de la porte d'entrée principale en arc en plein cintre soulignée par des pierres de taille en calcaire et couronnée d'une petite niche. Cette façade témoigne de nombreux remaniements : dans la première travée, une fenêtre semble avoir été bouchée au moment de la construction des contreforts ; dans la seconde, devait se trouver une ouverture étroite et rectangulaire, également rebouchée. Elle est aussi percée de deux fenêtres en plein cintre dont une partiellement cachée par l'extension de la sacristie. Cette dernière a en effet été prolongée par une extension venant s'appuyer contre la chapelle latérale. Le mur est de la sacristie présente à l'extérieur, contrairement aux autres, des joints au ciment récents. L'ensemble qui forme la sacristie est percé de multiples ouvertures rectangulaires. L'abside possède également deux très légers contreforts. Elle est percée de deux baies en plein cintre. Aucune baie n'est percée dans la façade nord, dont la première travée est entièrement recouverte d'un enduit au ciment. A l'intérieur, la nef comporte quatre travées voûtées d'arêtes et scandées par des doubleaux dont les pilastres ont des impostes formées par un méplat et un quart-de-rond. L'abside est en cul-de-four, avec deux nervures de section rectangulaire, plates, soutenues par des pilastres à impostes continuant le cordon de la naissance de la voûte. Les chapelles latérales sont voûtées en berceau brisé avec une moulure à méplat et chanfrein. Un escalier intérieur tournant, en maçonnerie, donne accès à une tribune. Le sol est en carreaux de terre cuite vernissée. Les murs de la nef sont blanchis avec un badigeon ; ceux de l'abside sont en moellons apparents et les voûtes sont peintes. Le mur est de la sacristie est en parpaing de béton. Le cimetière jouxte l'église du côté nord. Il est clos et on y accède par une porte rectangulaire ménagée dans un mur en moellons et enduit partiel en ciment, adossé au clocher. Au-dessus de la porte, la date 1920 (?) est gravée dans l'enduit. Le cimetière comporte une croix en fonte de fer dont le socle est constitué d'un fût de section ronde en pierre sur un soubassement de section carrée. Sur le soubassement est gravée la date 1852.

Murs moellon
grand appareil
Toit tuile creuse
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Couvrements voûte d'arêtes
cul-de-four
voûte en berceau brisé
Couvertures toit à longs pans
Escaliers escalier intérieur : escalier tournant, en maçonnerie
Techniques peinture
Statut de la propriété propriété de la commune, []

Annexes

  • Transcriptions des visites pastorales Ancien Régime (Blieux)

    Visites pastorales de 1697, 1703, 1715, 1753, 1764

    Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence : 2 G 17, 2 G 18, 2 G 19

    Visite Pastorale du 1er et 2 mai 1697

    2 G 17

    Etant donné le mauvais état du chœur, depuis le maître-autel en état de ruines, le service est transporté à la chapelle saint Antoine du côté de l’épitre (…).

    Recommandations :

    Que le presbytère (le chœur), soit rétabli conformément à la délivrance du prix-fait qui en a été fait […] excepté qu’au lieu que la sacristie soit du côté de l’évangile, elle soit faite du côté de l’épitre dans laquelle sera construit un autel (…).

    Monseigneur Jean Soanen mentionne un retable dont « il faut habiller les anges plus modestement ». Il ordonne également la destruction de l’autel de St Roch, situé vis-à-vis de la porte. Les colonnes actuelles pourraient provenir de l’un ou l’autre. Il demande à ce qu’une chaire à prêcher de bois de noyer soit réalisée et posée à l’extrémité de l’arc doubleau près du coin de l’autel de la Ste Vierge.

    La nécessité de visiter les chapelles St Joseph située au quartier de Chaudoul, Ste Elisabeth à celui de la Melle et Sr Pons à celui du Thon est exprimée.

    Visite Pastorale du 3 et 4 juin 1703

    2 G 17

    Nous nous sommes connaissons que l’église de Blieux sous le titre de Saint Simphorien martyr a toujours été dans le même lieu où elle est aujourd’hui, qu’en l’an mil cinq cens quatre vint quinze la communauté la fit abattre durant la vacance du siège épiscopal et pendant les guerres de peur que les ennemis s’en saisissent, ainsi que les Consuls l’ont associé dans la visite de Mr Martin en mil six cens deux. Qu’ayant été depuis réparée, et retombée encore en ruine feu Mr de Villeserin fit ordonner la réparation du presbytère aux dépens de son prédécesseur, et celle de la nef aux frais de la communauté. Que nous-mêmes en 1697, avant l’exécution du prix fait considérant que l’éloignement du village qui en est à plus de 500 pas, et les neiges et les glaces rendroient en hiver cette église inaccessible, ou serviront de prétexte à plusieurs pour ni point aller, nous exhortons les habitants de la bâtir dans le village leur offrant cent pistoles pour une part sans y être alors obligé comme ne faisant que d’entrer dans l’Episcopat, mais nos offres n’ayant point été acceptées par de mauvais conseils, dont les habitants nous ont témoigné, le repentir maintenant trop tard, l’église se trouve aujourd’hui réparée dans le même endroit qu’autrefois et en bon état pour tourtes les parties excepté quelques carreaux de brique au pavé qui ne sont pas assez forts.

    Maître-autel fort éclairé par une grande fenêtre sur la droite que nous avions fait vitrer avec un bon fil d’archal,

    Un tableau de la Ste Vierge de St Louis et de St Simphorien et d’un évêque de Senez au bas.

    La tabernacle : en assez bon état, à côté d’un gradin trop haut dont nous avons fait ôter les armoiries, une niche bien dorée et soutenue par deux anges…

    Du côté de l’Epitre : une espèce de crédence avec un tableau de notre Seigneur faisant la Cène

    Du côté de l’Evangile : un tableau de St Sébastien et de St Roc.

    Dans la sacristie : une bonne voûte, une bonne porte, une fenêtre bien vitrée à fil de fer et une garde robe pour les ornements.

    Les Saintes huiles sans armoire

    Ni banc pour le clergé, ni balustre pour le chœur, ni chaire pour le prône, ni nappe pour la Communion, ni deux confessionnaux, y en ayant un seul et mal fait.

    Vases sacrés du maître-autel :

    Un calice un peu trop bas avec sa patène un peu mal dorée, et leur étui rompu

    Une petite boite d’argent dorée en dedans pour porter le St viatique aux malades

    Un soleil d’argent assez propre, excepté que la croix est rompue

    Un ciboire d’argent doré en dedans

    Un crucifix de laiton dont il y en a un de rompu quoique dans notre précédente visite on nous en eut déclaré quatre

    Une clochette de bronze

    Quatre burettes d’étain toutes neuves

    Un encensoir de laiton avec sa navette

    Un petit bénitier de cuivre pour les aspersions

    Une seconde boite d’étain pour l’huile des infirmes de la campagne

    Une lampe de cuivre quoi qu’autrefois on en eut déclaré deux

    Une croix de procession toute rompue

    Un moule pour faire les hosties

    Une boite de fer blanc pour les garder.

    Ornements :

    Deux petits voiles d’étoffe de sole pour les St ciboire

    Un pavillon de brocard de fil trop court pour le tabernacle

    Deux devants d’autel assez bons de cuir doré et de brocard de sole et de fil

    Sept chasubles dont :

    Deux blanches, l’une de sole à petites fleurs et un galon d’or assez bonne, l’autre de camelot fort bonne

    Deux rouges, l’une de brocard bonne, l’autre de camelot passable

    Une verte de camelot

    Une noire de messe étoffe assez bonne

    Une violette de damas fort bonne avec un galon d’or pour servir de croix

    Et toutes ont leurs étoles, manipules, voiles, bourses et pale excepté une des rouges qui n’a ni pale ni bourse.

    Trois chapes dont :

    Une de satin rayé de toutes les couleurs et les offres de devant sont de damas vert avec un galon d’argent autour et l’étole de même.

    La seconde chape est de camelot noir et un galon blanc fort bonne.

    La troisième de brocard de sole et fil fort usée.

    Trois aubes assez bonnes qui n’ont qu’un seul cordon de fil

    Cinq amicts fort bons…

    Un devant d’autel de brocard de fil à fleurs un peu passé qu’on a laissé prendre à la chapelle de St Pons, et qui appartient au maître-autel.

    Livres :

    Deux missels passables

    Un cahier pour les morts

    Un seul rituel médiocrement bon

    Les ordonnances de notre prédécesseur

    Un antiphonaire et un graduel tous rompus.

    Cimetière : est un grand chemin plutôt qu’un lieu saint sans murailles, sans croix, sans distinction pour les enfants mort-nés et le tout causé par la construction de l’église et par l’incertitude où l’on a été jusqu’à présent sur le choix de l’endroit.

    Chapelle de St Pons au quartier de Thon :

    Extérieur : Edifice en assez bon état, mais la porte à l’orient avec deux petites fenêtres à barreaux de fer, deux autres plus petites aux deux cotez de l’autel sans aucune vitre, une cloche asses bonne sur une petite arcade servant de clocher, mais il y a un peu trop de terre du côté du nord et le mur du couchant et le clocher ont grand besoin d’être rétablis par le haut.

    Intérieur : nous avons trouvé le tableau de St Pons évêque et martyr.

    Le pavé assez bien carelé.

    Chapelle rurale de St Joseph en terroir de Chaudoul :

    Extérieur : nous y avons trouvé l’édifice tourné en […….] avec trop de terrain du côté du nord que nous avons fait ôter sur le champ. La voûte malgré la fente est bien affermie par une grosse poutre à deux clefs, deux fenêtres larges avec des barreaux de fer à côté de la porte, et au-dessus un petit clocher avec une clochette.

    Intérieur : au-dedans est le tableau de la sacrée famille assez propre, deux petites fenêtres en haut sans vitre aux deux cotez de l’autel qui est tout de plâtre.

    Un calice d’argent dont le pied est de cuivre, et la coupe faible et fendue, la patène d’argent légère et mauvaise

    Un crucifix de laiton

    Deux chandeliers de cuivre

    Une lampe de même

    Un devant d’autel de toile peinte

    Un teigitur très mauvais

    Un missel de Lyon de 1689 assez propre

    Une chasuble de ligature jaune à fleurs violettes avec un galon d’argent faux, etolle, manipule et voiles bons

    Une bourse de brocard

    Deux pales…

    Un marchepied de plâtre

    Un bénitier de marbre

    Chapelle rurale de Ste Elizabeth au quartier de la Mesle, située fort loin des dernières maisons sur le haut du mont, où l’on nous a dit qu’on célébrait la messe une fois l’année le jour de la Visitation :

    Extérieur : l’édifice est en assez bon état, mais trop peu défendu contre les eaux vers la porte où il y a de grands barreaux de bois pour donner du jour.

    Intérieur : l’autel est tout de plâtre

    Au-dessus un tableau de la Visitation,

    A côté deux méchants chandeliers de bois

    Un calice et patène d’argent

    Un vieux et mauvais missel…

    Recommandations pour l’église paroissiale :

    Faire réparer le tableau du maître-autel en effaçant ce qui est contre les canons.

    De raccommoder la croix du soleil et qu’il en sera fourni une neuve pour les processions.

    De rétablir le second chandelier de cuivre.

    D’acheter un plus grand crucifix pour l’autel en gardant le petit pour les malades…

    Que le devant d’autel prêté par les vicaires précédents à la chapelle de St Pons sera rendu au maître-autel.

    De réparer la troisième chape de brocard se sole et de fil.

    De mettre une chaire de bois neuve, un balustre pour la Communion, un banc pour les prêtres, un psautier, un graduel, un antiphonaire pour le lutrin.

    Une armoire pour les saintes huiles.

    Un nouveau confessionnal.

    Cimetière : dessiner pour tout le côté septentrional de l’église en tirant une ligne en triangle du bas de la nef et du haut du sanctuaire vers le chemin du nord, nous ordonnons que cet espace sera fermé d’une bonne muraille à chaux et à sable de cinq pieds de haut, qu’il sera planté une croix au milieu, qu’il y aura une seule porte pour y entrer, et une [claye] au devant pour empêcher les approches des animaux….

    Pour les chapelles :

    Les habitants des hameaux ne nous ayant produit ni permission de nos prédécesseurs pour bâtir leur chapelle ni engagement à les entretenir, nous ordonnons que chaque hameau nous présentera une requête dans un mois, par laquelle ils nous prieront d’approuver leur chapelle, et nous promettront solidairement de la tenir dans un état décent, faute de quoi passé ledit temps, nous défendrons à tous prêtres d’y célébrer.

    Pour les confréries :

    Confrérie du St Sacrement :

    Acheter un dais pour les processions.

    Confrérie de Notre Dame :

    Mieux placer le tableau et l’autel.

    Se pourvoir d’un crucifix, d’une pierre sacrée, d’un devant d’autel plus propre, de deux burettes d’étain et d’un marchepied.

    Pour la chapelle de St Pons :

    Que le clocher et le haut du mur du couchant seront réparés.

    Que l’autel soit changé à cause du passage de la corde et sera mis au levant et la porte sera mise à l’endroit où est aujourd’hui la petite fenêtre semblable à côté droit du nouvel autel.

    Pour la chapelle de St joseph :

    Faire vitrer avec un fil d’archal les deux petites fenêtres aux côtés de l’autel.

    Acheter une pierre d’autel, un teigitur, deux burettes et un calice et une patène d’argent dans deux ans, passé lequel temps nous interdisons le calice et patène d’aujourd’hui.

    Visite pastorale du 22 mai 1715

    AD 2G18

    Chapitre 2, Eglise paroissiale :état extérieur tel que lors de la précédente visite.

    Intérieur : l’état présent du sanctuaire est tel qu’il y a au-dessus une croix de bois doré toute penchée, le St Sacrement réside maintenant. L’autel est toute entière d’une belle pierre excepté […] du côté de l’Epitre, les briques du sol fort mauvaises, les vitres en bon état mais au dehors, le toit a besoin de secours […]

    Vases sacrés :

    Un calice

    Une patène

    Un ciboire

    Un soleil

    Une boite pour la campagne, le tout d’argent et bien doré

    Une croix de laiton au tabernacle rompue et trop petite

    Quatre chandeliers de laiton appartenant au maître-autel

    Un bénitier portatif en cuivre

    Une grande vieille croix de procession à traces fort minces d’argent

    Un bon encensoir de laiton et navette mal tenus

    Une bonne boite de fer blanc pour les hosties

    Un bon moule pour les faire

    Une bonne lampe de laiton

    Une bonne clochette pour l’élévation

    Quatre bonnes burettes d’étain mais mal propres faute de soin

    Ornements :

    Huit chasubles dont deux blanches, l’une de soie à petites fleurs et galon d’or, l’autre de camelot tout bon ; deux rouges brocard et camelot ; une de camelot vert, une noire de même ; et deux violettes damas et camelot, le tout encore bien avec leurs accompagnements, deux étoles détachées l’une noire, l’autre violette et blanche pour les Baptêmes, mais sans colet de voile aux étoles ni cordes aux chasubles.

    Trois chapes, une de satin avec des offres de damas vert et galon d’or, l’autre de camelot noir et galon blanc ; la troisième de brocard de soie et de fil fort usée.

    Un tapis violet pour couvrir l’autel, deux petits voiles pour le ciboire, un pavillon de brocard de fil pour le tabernacle.

    Deux devants d’autel asses bons, de cuir doré et de brocard de soie mais le troisième de brocard de fil à fleurs a été pris par la chapelle de St Pons quoiqu’appartenant au maître-autel.

    Suit la description du linge…

    Livres :

    Deux mauvais missels

    Les ordonnances de notre prédécesseur

    Un seul rituel romain

    Un grand antiphonaire et graduel mauvais

    Un grand psautier passable.

    Sacristie :

    Le toit rendant la voute humide, il y a une belle armoire fermée, un grand crucifix fort propre, de bonnes vitres avec fil d’archal et bonne porte mais mauvaise serrure, ni prie-Dieu, ni piscine.

    Reliques :

    Cette fois, nous avons trouvé dans la croix d’étoffe trois petits parchemins avec des lettres d’encre gothique qui paraissent du même âge que notre registre de l’an 1376 et nous avons remarqué dans l’un un petit ossement du pied de St Symphorien et une petite fiole où il est dit que c’est une poudre de sa chair. Dans un autre parchemin il est dit que la poudre vient des ossements de St Prancasse et de St Victor, et dans le dernier quelque petits morceaux de St Pons.

    Il est constaté que : ni l’armoire des saintes huiles, ni un second confessionnal, ni le drap mortuaire n’ont été acquis, que le sol n’a pas été réparé et que le couvercle des fonts baptismaux ferme mal.

    La voute de bois de la nef donne trop d’ouverture au vent et le sol de la tribune est plein de trous, une des vitres est cassée ; il y a un trou au bas de la grande porte, pas des serrure, ni de verrou et les deux degrés du dehors sont dérangés.

    Clocher : il a deux cloches décrépies ; le toit a besoin de plusieurs tuiles et tout le corps de la nef fort (est) humide faute d’un canal dans le terrain.

    Cimetière : il est mieux placé qu’autrefois ; il n’est pas encore assez régulier, le mur est trop bas, la porte ne ferme pas bien ; pas de croix.

    Chapitre 4 : Etat des confréries, chapelles, comptes, registres :

    Cinq confréries : celle du St Sacrement, de St Symphorien et de St Sébastien au maître-autel, celle de Notre-Dame à l’autel du côté de l’Evangile et celle de St Antoine du côte de l’Epitre, dans le même état que dans nos autres visites.

    La sixième est celle de St Pierre dans le village, et elle est mieux tenue que les autres, et de St Joseph à Chaudoul, la huitième de St Pons à Thon, la neuvième de Ste Elizabeth à la Mesle sont passablement ornées.

    Titre 2 : Règlement des réparations de l’Eglise :

    Sanctuaire : nous ordonnons que le toit et les encoules seront retouchés au dehors et qu’en dedans le pavé sera fait avec des pierres taillées.

    Vases sacrés : se pouvoir d’un calice plus grand avec sa patène, d’une plus grande croix de laiton au tabernacle, d’une autre croix de procession qui appartient au maître-autel pour laquelle on fera servir les petites lames d’argent de l’ancienne […]

    Redresser la croix de bois doré.

    Ornements :

    Acheter une chape neuve de brocard de soie et de fil pour suppléer à l’ancienne, plus un rideau pour le tableau en Carême ;

    Que le devant d’autel de brocard de fil à fleurs, qui appartient au maître-autel sera rendu par les Marguillers de St Pons sous peine d’interdit de leur chapelle. Plus assez de toile pour des colets de toutes les étoles, et des cordons pour les chasubles et les manipules.

    Linges : acheter une aube, une ceinture et une nappe d’autel toile de Rouen.

    Livres : pourvoir d’un missel neuf, de deux rituels romains, d’un antiphonaire, graduel et psautier, les trois impression de Lyon.

    Sacristie : que l’on ôte au dehors l’humidité du toit, et au-dedans on mette une bonne serrure à la porte, un petit prie-Dieu, une carte pour les préparations, une fontaine d’étain pour laver les mains, une table de bois pour y coller les tables des fondations et du service annuel.

    N° 2 : pour la communauté : nous ordonnons que le toit de la nef sera mieux garni de tuiles.

    Qu’il sera fait une armoire pour les saintes huiles près des fonts baptismaux, un second confessionnal dans la nef ; un drap mortuaire.

    Que toutes les brèches du sol seront réparées, que les fonts baptismaux soient fermés par un bonne serrure.

    Que les fentes de la voute de bois seront bouchées, que la tribune sera garnie de bonnes planches ; qu’on raccommodera une vitre cassée et son fil d’archal ; qu’on remédiera incessamment ay trou d’en bas de la grande porte, qu’on y mettra une bonne serrure et un gros verrou ; qu’on réparera les degrés du dehors et qu’il sera fait un canal du côté nord pour diminuer l’humidité.

    Que le clocher sera recrépi et le trou bouché.

    Que les murs du cimetière seront rehaussés de deux pans pour éloigner les animaux ; que la porte fermera mieux ; qu’il sera mis dans ce lieu saint une grande croix en pierre taillée.

    Visite pastorale du 22 octobre 1753

    AD 2G19

    Nous avons trouvé que le tableau est bon, le retable avec ses colonnes, son couronnement, son tabernacle, son exposition, les gradins, un crucifix bois et six chandeliers de même tout fait de neuf.

    Le marchepied aussi a six grands chandeliers de laiton.

    Le teigitur en état, ses accompagnements couverts de cire.

    Un devant d’autel cuir doré trop court, un autre à [calamandre] trop petit, un troisième de camelot mais bon, quatre nappes dont deux ont besoin de réparation, quatre aubes dont deux déchirées.

    Vases sacrés : tous d’argent et dorés au besoin ; il n’y a que la croix du ciboire qui s’est détachée.

    Ornements :

    trois chasubles de camelot noir dont la plus mauvaise est interdite ;

    deux de camelot vert ;

    une camelot rouge ;

    deux de camelot blanc ;

    une de [calamandre] rouge et blanc ;

    une autre à [calamandre] rayée de plusieurs couleurs dont l’étole est mauvaise ;

    une de damas blanc dont le voile servira à la réparer ;

    une de brocard ; une [cataloufe] blanc et rouge qui pourra servir après avoir été réparée ;

    une de damas violet dont le devant est usé ;

    autre de camelot de soie violette.

    Une chape satin rayé ;

    une seconde de [calamandre] blanche et rouge ;

    une troisième de camelot noir.

    Livres :

    un missel presque neuf, et deux vieux.

    Un graduel et un antiphonaire.

    L’autel du Rosaire est entièrement délabré. Son tableau sur bois ne vaut rien ; il n’y a que deux nappes, il n’y a de beau que la statue de la Vierge en marbre.

    Celui de St Antoine est en meilleur état. Son tableau est son [quadre] sont bons, mais il n’y a ni crucifix, ni pierre sacrée.

    Celui du Purgatoire est interdit.

    Nous avons ensuite ouvert le tombeau du buste St Symphorien où nous avons trouvé des reliques visées par notre prédécesseur et nous avons permis qu’elles fussent exposées à la vénération publique.

    Les fonts baptismaux sont en état ; le dais ne vaut rien.

    Les vitres de la nef manquent ; la voute en bois est en mauvais état et l’escalier de la tribune est gâté.

    A la chapelle de Notre-Dame nous ordonnons que l’argent donné par la paroisse pour loyer su magasin soit employé à la réparation et à l’égard de celle de St Joseph contiguë et ne faisant qu’un même corps de bâtiment avec la précédente, et qui menace ruine, nous appliquons pour la réparer nos services qui sont entre les mains de la Communauté en qui y seront à l’avenir […]

    Visite pastorale du 16 avril 1764

    AD 2G19

    Vases sacrés :

    L’ostensoir est en bon état, de même que le ciboire à l’exception d’une petite croix qui manque au-dessus.

    L’intérieur du tabernacle, garni de soie a besoin de quelque petite réparation ainsi que le voile qui couvre le ciboire.

    La pierre sacrée est bonne.

    L’autel est bien. Il est orné de six chandeliers de laiton, six de bois doré, d’une croix de bois peint et d’un retable.

    Sacristie :

    Le calice avec sa patène : la coupe du calice a besoin d’être dorée en dedans de même que la patène.

    La petite boite pour porter le viatique est dans la décence requise.

    Il y a une crédence en bois de noyer (pour contenir les ornements).

    Ornements :

    Une chasuble de satin rouge et blanche à fleurs qui doit être réparée.

    Une autre petite chasuble en soie à petites fleurs qui doit aussi être réparée.

    Une autre chasuble violette en soie et [filorelle] qui a encore besoin d’être réparée.

    Une seconde chasuble violette qui a pareillement besoin d’être réparée.

    Une chasuble de calamandre rouge à fleurs blanches avec un galon de soie blanc qui est en bon état.

    Autre chasuble de calamandre de toutes couleurs pour les jours ordinaires avec un galon blanc de soie qui est aussi en bon état.

    Une chasuble de camelot gaufré vert avec un galon de soie blanc et vert très bonne.

    Une chasuble de camelot gaufré blanc avec un galon de soie jaune avec un galon de soie blanche et rouge qui est aussi bonne.

    Deux chasubles noires bonnes de camelot gaufré avec un galon de soie et l’autre de calamandre avec un galon de soie.

    Une troisième chape noire de camelot gaufré avec un galon de soie blanc.

    Deux parements d’autel, un noir de camelot et un de cuir doré

    Un rideau pour couvrir le tableau de l’autel.six corporaux et un septième qui est dans le tabernacle.

    Trois aubes avec les cordons et amicts.

    Six purificateurs.

    Trois essuie-mains.

    Trois nappes.

    Livres :

    Deux missels.

    Deux bons antiphonaires.

    Un graduel.

    La croix processionnelle.

    Une autre grande croix ancienne avec petite croix de laiton.

    L’encensoir.

    Fonts baptismaux fermés à clefs.

    Le sanctuaire a besoin d’une réparation urgente y ayant des fentes dans les [maitresses] murailles depuis la voute jusqu’en bas, et des [……..] considérables dans la partie de la sacristie jusqu’à la voute. En entrant dans la nef qui est séparée du sanctuaire par une balustre, nous avons trouvé que la charpente du toit a besoin de très grandes réparations, que presque tous les murs de l’église doivent être recrépis de nouveau, surtout dans la partie qui donne du côté du cimetière. Il ya aussi quelques petites réparations à faire dans le pavé de l’église et du sanctuaire.

    Nous avons aussi examiné les deux chapelles qui sont à [l’appui] du sanctuaire dont l’une est dédiée à la Ste Vierge et l’autre à St Antoine. Toutes les deux sont pourvues de tout ce qui est convenable et nécessaire pour la décence du service divin, à l’exception d’un crucifix qui est en très mauvais état à la chapelle St Antoine.

    Les deux confessionnaux qui sont dans lesdites chapelles ont besoin d’être un peu réparés.

    Il ya une troisième chapelle dont le tableau représente la Ste Vierge et au-dessous les âmes du purgatoire. L’autel est en très mauvais état et il nous a été représenté par le Sieur curé et les Sieurs Consuls que cet autel est mal situé, qu’ils désireraient transporter le tableau dans la chapelle de la Ste Vierge et supprimer l’autel.

    En avançant vers la porte de l’Eglise, nous avons remarqué qu’elle était hors d’usage et qu’il fallait changer quelques pierres qui forment le […..]

    Cimetière : il ferme bien et est entouré de bonnes murailles.

    Chapelle St Pierre, située au plus haut du village : nous avons demandé ce que c’était que cette chapelle, et les Sieurs Consuls nous ont dit que la Communauté l’avait faite agrandir conjointement avec la Confrérie des pénitents qui ont adopté ladite chapelle pour y faire leur office.

    Autel de ladite chapelle : en assez bon état ; ornements dans la décence requise ; un calice avec sa patène bien conditionné. Le Sieur Michel Brunias nous a déclaré publiquement qu’il appartenait à la chapelle et non à la confrérie des pénitents.

    Le sanctuaire et la nef ont besoin d’être recrépis en différents endroits.

  • Extraits du registre des délibérations du Conseil municipal (Blieux)

    Registre des délibérations du Conseil municipal

    Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence : E dépôt 30/5

    Séance du 5 août 1838 : le conseil municipal délibère pour engager des dépenses pour acheter pour la sacristie de l’église paroissiale : une aube, une chasuble, un goupillon, un cordon.

    Le pavé du sanctuaire ainsi que le pavé du restant de l’église qui est en dalles a besoin d’être réparé.

    La charpente en bois de mélèze qui sert de voute à la nef de l’église a besoin de réparations ; il faut quatre mètres de plancher pour remplacer quelques unes qui manquent et en changer quelques unes qui manquent ; il faut cinq cent clous du n° 30 pour clouer les planches […]

    Que le couvert de l’église a besoin d’être réparé et que deux douzaine de chevrons et bois, et tuiles sont nécessaires[…]

    Séance du 10 mai 1839 : le conseil municipal délibère pour engager des dépenses pour des réparations au plafond de la chapelle St Pierre.

    Séance du 9 février 1840 : le plancher de la chapelle St Pierre a besoin d’être réparé. Cette réparation nécessite environ cent francs, à charge pour l’entrepreneur d’employer des solives de cinq centimètres au moins d’épaisseur.

    Le conseil municipal délibère pour engager une dépense de deux cent francs pour l’acquisition d’une seconde cloche à condition que la cloche ait un son clair.

    Séance Du 9 août 1840 : soixante dix francs sont votés pour aider à l’acquisition d’une cloche pour la paroisse.

    Séance du mois de mai 1842 : le conseil municipal vote une somme de 100 francs pour l’achat d’une chape neuve, « celle qui a été acheté depuis plus de trente ans étant déjà presque usée »

    Plancher et plafond de la chapelle St Pierre ont été réparés il y a plus de trente ans et ont à nouveau besoin d’être réparés. Le conseil vote une somme de 100 francs pour ces réparations.

    Douze francs sont votés pour la réparation au toit de la chapelle St Pons au quartier du Thon.

    Séance du 9 mai 1843 : la somme de 50 francs est votée pour des réparations d’une partie du plancher et environ la moitié du plafond qui existe et que la pluie a endommagé à la chapelle de St Pierre.

    Quinze francs sont votés pour des réparations au mur nord de l’église paroissiale.

    Séance du 19 août 1843 : le maire expose qu’une dépense a été faite par la fabrique de l’église pour l’acquisition d’un calice qui a coûté cent vingt francs et propose au vote du conseil municipal la somme de 60 francs pour aider la fabrique dans cet achat. La somme est votée.

    Lettre datant de 1844 ( ?) du conseil de fabrique de la paroisse de Melle, adressée au conseil municipal pour solliciter les fonds nécessaires pour réparer l’église, le presbytère et pour l’achat des objets indispensables à la décence du culte.

    Séance du 5 mai 1845 : le maire expose qu’un artisan réclame d’être payé pour « douze quintaux métriques et quarante quilogrammes chaux qu’il a vendue à la commune de Blieux pour réparer le mur de la chapelle de Notre-Dame dépendante et attenante à l’église paroissiale de Blieux s’élevant à la somme de quinze francs […] »

    Séance de mai 1850 : vote d’une somme de deux cent francs pour l’agrandissement du cimetière et de deux cent francs pour la réparation de la toiture de l’église paroissiale, de cent vingt francs pour la reconstruction du mur de la chapelle de St Pierre, soixante francs pour la réparation de la chapelle St Pons.

    Séance du 9 mai 1852 : le maire expose qu’une croix en fonte a été achetée par la fabrique pour être placée au milieu du cimetière et qu’il est nécessaire de faire faire un piédestal en pierre taillée.

    Séance du 6 mai 1855 : sept francs cinquante centimes dû à Isidore Poirron et à Martin Dol neveu, pour réparation à la sonnerie de la cloche de l’Eglise.

    Soixante francs, pour être employés à la réparation de l’Eglise de la Melle, ou achat d’ornements.

    Trois cent cinquante francs pour réparer la chapelle de Saint Pierre. […] Le Conseil municipal désirerait que les travaux à faire à la barrière de la place et à la chapelle de Saint Pierre fussent mis en adjudication, sans toutefois qu’il fut fait de devis administratif, ne s’agissant dans la première réparation que de refaire quelque mètre de mur et dans l’autre que de refaire un plancher et le plafond, et de restaurer la toiture de l’édifice.

    Séance du 4 novembre 1855 : trois francs dix à Martin Dol, neveu, maréchal à forge, pour réparation aux sonneries du clocher de l’église paroissiale de Blieux.

    Séance du 6 février 1856 : le conseil municipal ouï l’exposé de Monsieur le Maire, vu le devis estimatif des travaux à faire à la chapelle [….] Saint-Pierre devis par le Sr Victor Isnard, à la date du vingt neuf janvier dernier estimé qu’il est régulier et l’accepte tel qu’il est établi.

    Séance du 30 mars 1856 : le Maire expose que les murs extérieurs du presbytère gisants au levant et au midi ont besoin d’être mastiqués, que la porte d’entrée de l’[…..] a besoin de réparations urgentes ainsi que le mur intérieur de la seconde écurie ; il pense qu’une somme de cent francs serait nécessaire pour ces diverses réparations et invite le Conseil à délibérer. Le Conseil municipal ouï l’exposé du maire, vote la somme de cent francs pour réparations au presbytère de la paroisse de Blieux.

    Le Conseil municipal vote la somme de dix francs pour la reconstruction de la porte du cimetière qui est brisée et vermoulue.

    Sur la proposition du maire, le conseil municipal vote la somme de soixante francs pour achat d’ornements et réparations à l’église de la Melle.

    Séance du 3 mai 1857 : a été fourni par le Sieur […….] Rebuffet de cette commune trois cent tuiles pour la restauration de la toiture du presbytère et qu’il lui est dû à raison de cela la somme de vingt francs.

    Séance du 5 février 1858 : tous les membres du Conseil municipal admettent la nécessité et l’urgence d’effectuer de grosses réparations à l’église paroissiale de Blieux. Sur la base de plans et de devis en date du 15 janvier dernier dressé par le Sr [Pra]ttiny, architecte, le conseil municipal vote la somme de 12000 francs pour les réparations.

    Séance du 4 décembre 1858 : monsieur le maire a exposé qu’aux termes de la lettre de M. le Sous-Préfet sus-précitée, le conseil municipal est appelé à émettre son avis sur les modifications faites aux plan et devis des réparations à faire à l’église paroissiale de cette commune, dépose le dossier de cette affaire dans les [……..] et invite le conseil à en prendre communication et à délibérer.

    Le Conseil municipal vu la lettre de M. le Sous-Préfet de Castellane, vu les modifications demandées par son Excellence Monsieur le Ministre de l’Instruction publique et des cultes, aux plan et devis des réparations à faire à l’église paroissiale du chef-lieu de notre commune,

    Vu les mêmes pièces parlant des contreforts extérieurs pour empêcher la poussée de la voûte et garantir la fiabilité de l’édifice,

    Considérant la rigueur extrême du climat de Blieux exigeant une église chaude qu’on ne peut obtenir sans voûte,

    Considérant que les offices se font le dimanche sans interruption, on ne peut obliger les fidèles, la plupart très éloignés, de retourner par des chemins difficiles à travers la neige et les torrents,

    Vu que le lambris en planches que cette église possède a été nuisible à la santé des habitants, le Conseil municipal émet l’avis unanime qu’une voûte en maçonnerie peut seule […..] à tous les inconvénients suscités, il la regarde comme indispensable, par les motifs il approuve les modifications faites au plan.

    Séance du 11 mai 1862 : cent neuf francs pour réparations faites ou à faire à l’église de la Melle.

    Séance du 8 mai 1864 : vote de deux cent francs pour réparations urgentes à la chapelle de St Pierre qui se trouve dans un état tout à fait indécent.

    Séance du 11 mai 1867 : la flèche du clocher de l’Eglise paroissiale a été emportée en partie par un coup de vent, le clocher lui même mérite d’être rustique tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

    L’église de la paroisse de Melle n’a pas de sacristie, l’autorité diocésaine exige impérieusement et sous peine d’interdit qu’il en soit construit une ; à cet effet les habitants de ce quartier ont déjà approvisionné les matériaux nécessaires à la construction des murs mais il leur manque encore le bois, les tuiles et les fonds nécessaires au payement des ouvriers. Le maire ajoute qu’il a fait évaluer par un homme de l’art la dépense à laquelle pourrait s’élever la réparation du clocher de l’église paroissiale du chef-lieu et la construction de la sacristie à l’Eglise de la Melle.

    Les travaux de réparation du clocher ont été évalués à deux cent quatre vingt dix sept francs dont cent quatre vingt onze francs à la charge de la commune..

    La construction de la sacristie = deux cent quatre vingt dix sept francs ; matériaux = 99 francs, à charge de la commune = 198 francs.. Ces sommes sont votées par le Conseil.

    Séance du 21 juin 1871 : le bâtiment qui est à la Melle, hameau de cette commune, servant de presbytère, de maison pour l’école mixte du hameau et de logement pour l’institutrice, a besoin de réparations pressantes dont le coût s’élève à 300 francs (50 francs seront en définitive votés).

  • Extrait du procès-verbal d’expertise, 1861

    Réparations de l’Eglise paroissiale

    Construction d’un clocher et d’une nouvelle sacristie

    Vérification et réception des travaux exécutée par Messieurs Pozzi Charles et Tartanson en reprenant adjudication en date du 19 octobre 1859.

    Procès-verbal d’expertise effectué par Gustave Lutton architecte du département de la ville de Digne, le 4 décembre 1861.

    Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence : 1 O 63

    (…) Construction du clocher :

    Les cloches étaient placées dans un campanile surmontant le mur de la façade de l’Ouest. Le mauvais état de cette construction et l’ébranlement continuel occasionné par la mise en branle des cloches, déterminent la Communauté à modifier cette disposition. A cet effet, il fut décidé, qu’un nouveau clocher serait construit à l’un des angles de la dite façade ; qu’il aurait la forme d’une tour carrée ; qu’il serait disposé pour recevoir une horloge. Un marché détaillé, accompagné du plan de la construction à faire fut arrêté à la date du 4 septembre dernier entre la fabrique et le Sieur Cozzi Charles, l’un des entrepreneurs. (…)

    (…) Construction d’une nouvelle sacristie :

    L’ancienne sacristie était adossée au mur longitudinal côté du midi et faisait suite à une des chapelles latérales. Ses dimensions en œuvre étaient de 4 sur 2 de largeur. L’agrandissement de l’église et la construction auraient du démontrer à l’auteur du projet approuvé l’exiguïté de cette annexe indispensable, l’incommodité de son emplacement et la nécessité d’en proposer la reconstruction. Pendant le cours des travaux, on reconnut qu’il y avait intérêt et économie pour la commune à profiter de la circonstance pour modifier cette disposition. (…)

  • Archives paroissiales concernant l'église paroissiale et les chapelles de Blieux

    BLIEUX / ARCHIVES PAROISSIALES

    Eglise paroissiale Saint-Symphorien

    1839 :

    Erection du chemin de croix dans l’église, en remplacement du précédent.

    1840 :

    Bénédiction d’une cloche achetée par M. Lombard et bénite le 23 août.

    1864 :

    1er mai : bénédiction d’une statue de la Vierge envoyée de Lyon par M. Abert Lucien Mariste qui la choisit au goût de tout le monde.

    Acquisition du maître-autel en marbre à Draguignan.

    Achat de deux petits chandeliers.

    1865 :

    19 février : bénédiction du maître-autel en marbre. Il est dédié à Saint Symphorien titulaire de l’église, patron de la paroisse.

    Entre 1857 et 1874 (du temps du curé Célestin Collomp) :

    La voûte à l’église est reconstruite.

    Agrandissement du sanctuaire.

    La chaire à prêcher est achetée en 1869 et placée ainsi que les fonts baptismaux.

    Achat d’un confessionnal (1869)

    Construction du clocher.

    Acquisition de la statue de la Ste Vierge.

    L’autel en marbre est placé.

    Le tombeau de l’autel de St Antoine est placé.

    La sacristie est faite à neuf (1867) et la crédence est placée à la sacristie.

    1874 :

    Le curé François Tournier fait réparer les fonts baptismaux.

    1884 :

    Elie Chauvin, curé de l’époque, fait l’acquisition de deux statues : celle du Sacré Cœur et celle de Saint Joseph.

    1897 :

    Sous l’égide de Joseph-Auguste Michel : la sacristie dans un état pitoyable est remise à neuf et un placard y est installé.

    L’église dans un état de délabrement avancé a été remise à neuf jusqu’à la hauteur de la voûte.

    Une convention de travaux à l’église et à la sacristie de Blieux, contient le détail des travaux (le curé s’engage à payer entièrement les 120 francs, coût estimé des travaux) :

    Refaire le mur de soutènement de la sacristie.

    Boucher en dehors les plus gros trous et les bords de la fenêtre de la sacristie.

    Blanchir toute la sacristie après avoir renouvelé le rebouchage (…)

    Blanchir tout le tour de l’intérieur de l’église jusqu’à la hauteur de la bordure rose après avoir enlevé les stations et les statues et renouvelé le rebouchage.

    Blanchir en clair toute la chapelle de Saint Antoine.

    Blanchir dans la chapelle de la Vierge, les côtés jusqu’à la hauteur de la corniche après avoir renouvelé le rebouchage.

    Blanchir jusqu’à la voûte les trois arceaux qui touchent la tribune et placer quelques moellons aux escaliers de la tribune.

    Faire une ouverture et placer une porte de la tribune au clocher à hauteur de l’échelle de derrière le sanctuaire.

    Refaire en pierres sèches les parties détériorées du mur du fossé qui entoure l’église au nord.

    1898 :

    Du temps de l’abbé Julien Marie Giraud : des réparations urgentes s’imposent à l’intérieur du clocher et à la charpente de l’église où deux poutres brisées menacent e faire crouler la voûte. Une somme est votée au budget pour les réparations à faire au clocher et à la charpente de l’église.

    Changement de la porte principale de l’église paroissiale.

    1904 :

    Acquisition d’une bannière de la Sainte Vierge offerte par l’œuvre des tabernacles.

    Acquisition de deux statues : Saint Pons et Saint Antoine.

    BLIEUX / ARCHIVES PAROISSIALES

    Chapelle Saint-Pons

    1898 :

    L’abbé Marie Giraud obtient 150 francs pour réparer la chapelle . Le travail se fait sous la surveillance de Monsieur Richard Amédée.

    BLIEUX / ARCHIVES PAROISSIALES

    Eglise de la Melle

    1899 :

    Du temps de l’abbé Marie Giraud : 150 francs pour réparer l’église de la Melle.

    BLIEUX / ARCHIVES PAROISSIALES

    Chapelle Saint-Pierre

    1877 :

    La chapelle menace ruine et le conseil municipal délibère pour qu’elle soit découverte et que l’on récupère au moins les tuiles.

    1882 :

    Délibération du conseil de fabrique pour la destruction de la chapelle Saint-Pierre, la vente des tuiles et de la cloche.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Procès-verbaux de visites pastorales, évêché de Senez. 1697-1707. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 G 17.

    1667/05/01 : Le choeur étant en mauvais état, Monseigneur Jean Soanen recommande que le presbytère (le choeur) soit rétabli conformément à la délivrance du prix-fait. Il mentionne également un retable dont il faut habiller les anges plus modestement et ordonne la destruction de l'autel de Saint-Roch. Il demande enfin à ce qu'une chaire à prêcher de bois de noyer soit réalisée. 1703/06/03 : Descriptif de l'état de l'église paroissiale et le mobilier. L'église a toujours été dans le même lieu où elle est aujourd'hui et qu'en l'an mille cinq cent quatre-vingt quinze la communauté la fit abattre durant la vacance du siège épiscopal et pendant les guerres. Depuis réparée et retombée encore en ruine, Mr de Villeserin fit ordonner la réparation du presbytère au dépens de son prédécesseur et celle de la nef aux frais de la communauté.Plusieurs recommandations ont été faites pour l'église comme faire réparer le tableau du maître-autel, de rétablir le second chandelier de cuivre...; des recommandations pour le cimetière et pour les chapelles.
  • Procès-verbaux de visites pastorales, évêché de Senez, 1708-1723. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 G 18.

    1715/05/22 : Descriptif de l'état intérieur de l'église: architecture et mobilier mais aussi un réglement des réparations à faire comme le toit et les encoules qui doivent être retouchées ou mettre une bonne serrure à la porte ; et le remplacement ou l'achat de mobilier supplémentaire (se pouvoir d'un calice plus grand avec sa patène, d'une plus grande croix de laiton au tabernacle...
  • Procès-verbaux de visites pastorales, évêché de Senez, 1745-1753, 1764 à 1768, 1775, 1779 à 1781, 1785 à 1788. Registre tenu successivement par Louis Jacques François de Vocance (évêque de Senez de 1741 à1756), Antoine-Joseph D'Amat de Volx (évêque de Senez de 1757 à 1771), Étienne François Xavier des Michels de Champorcin (évêque de Senez de 1771 à 1773), Jean-Baptiste Charles Marie de Beauvais (évêque de Senez de 1774 à 1783), Sixte-Louis-Constance Ruffo (Roux) de Bonneval (évêque de Senez de 1783 à 1784), Jean-Joseph-Victor de Castellane-Adhémar (évêque de Senez de 1784 à 1788). Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 G 19

    1753/10/22 : Descriptif de l'état général de l'église et du mobilier. A la chapelle Notre-Dame, il est ordonné que l'argent donné à la paroisse pour loyerdu magasin soit employé à la réparation et à l'égard de celle de Saint-Joseph contiguë et ne faisant q'un même corps de bâtiment avec la précédente. 1764/04/16 : Descriptif de l'état général de l'édifice et de son mobilier.Le sanctuaire à toute fois besoin d'une réparation urgente, la charpente du toi a besoin de très grandes réparations, que presque tous les murs de l'église doivent être recrépis. Il y a quelques petites réparations à faire dans le pavé de l'église et du sanctuaire.
  • Procès-verbaux de visites pastorales, évêché de Digne, 1884 - 1891. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 V 93

    1881/12/09 : Bref descriptif de l'église paroissiale et de son mobilier. 1884 : Bref descriptif de l'église paroissiale et de son mobilier.
  • Procès-verbaux de visites pastorales, évêché de Digne, 1896 à 1921. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 V 95

    1919/11/03 : Bref descriptif de l'église et de son mobilier.
  • Registre des délibérations de la fabrique de Blieux. 1861-1908. Archives paroissiales, Blieux : non coté.

    Descriptif des différentes constructions et réparations de l'église paroissiale entre 1857 et 1898.
  • Registre des délibérations du Conseil municipal de la commune de Blieux. 1838-1858. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : E dépôt 30/5.

    1838/08/05 : La charpente en bois de mélèze qui sert de voute à la nef de l'église a besoin de réparations: changer le plancher (il faut quatre mètres de plancher et cinq cent clous du n°30 pour clouet les planches). Le couvert de l'église a besoin d'être réparé et que deux douzaine de chevrons et bois, et tuiles sont nécessaires. 1843/05/09 : Quinze francs sont votés pour des réparations au mur nord de l'église paroissiale. 1845/05/05 : Le maire expose qu'un artisan réclame d'être payé pour "douze quintaux métriques et quarante kilogrammes de chaux qu'il a vendu à la commune pour réparer le mur de la chapelle Notre-Dame, dépendante et attenante à l'église paroissiale de Blieux s'élevant à la somme de quinze francs". 1850/05 : Vote d'une somme de deux cent francs pour l'agrandissement du cimetière et de deux cent francs pour la réparation de la toiture de l'église. 1852/05/09 : Le maire expose qu'une croix en fonte a été achetée par la fabrique pour être placée au milieu du cimetière et qu'il est nécessaire de faire faire un piédestal en pierre taillée. 1858/02/05 ; 1858/12/04 : Séance du 5 février 1858 : sur la base de plans et devis en date du 15 janvier dernier dressé par le Sieur Prettiny, architecte, le Conseil municipal vote la somme de 12 000 francs pour les réparations de l'église de Blieux. Séance du 4 décembre 1858 : monsieur le maire a exposé qu'aux termes de la lettre de M. le Sous-Préfet de Castellane, le Conseil municipal est appelé à émettre son avis sur les modifications faites aux plan et devis des réparations à faire à l'église paroissiale. Vu que le lambris en planches que cette église possède a été nuisible à la santé des habitants, le Conseil municipal émet l'avsi unanime qu'une voûte en maçonnerie doit être construite et approuve les modifications faites au plan. 1867/05/11 : La flèche du clocher de l'église paroissiale a été emportée en partie par un coup de vent, le clocher lui même mérite d'être rustique tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.
  • Adjudication des travaux de réparation et d'agrandissement de l'église paroissiale de Blieux. 19 septembre 1859. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne : 1 O 63.

    Présentation du maire au conseil municipal des plan, devis et cahier des charges dressés le 16 janvier 1858 par le Sieur Pretini. Les devis de M. Tartanson Célestin, maçon dommicilé à Senez et M. Cozzi Charles, charpentier domicilé à Angles sont retenus pour effectuer les travaux.
  • Procès-verbal d'expertise effectué par Gustave Lutton architecte du département de la ville de Digne. 4 décembre 1861. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 1 O 63.

    Le mauvais état de la construction du clocher et l'ébranlement continuel occasioné par la mise en branle des cloches déterminent la Communauté à modifier cette disposition. Il fut décidé qu'un nouveau clocher serait construit de la forme d'une tour carrée et recevrait une horloge; un marché détaillé accompagné du plan de la construction fut arrêté entre la fabrique et le Sieur Cozzi Charles.Il est mentionné également la construction d'une nouvelle sacristie car l'emplacement de l'ancienne était incommode.
  • Lettre de l'abbé Michel au Ministre. 1897/07/21. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne : ?.

    L'abbé Michel fait état du délabrement de la sacristie et du presbytère et demande une aide financière.
  • Direction générale des domaines. Inventaire des biens dépendant de la fabrique d'église de Blieux dressé en exécution de l'art. 3 de la loi du 9 décembre 1905. 1906/03/10. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne : 1 V 65.

    Inventaire descriptif et estimatif des biens contenus dans l'église de Blieux et dans la chapelle Saint-Pons située au quartier du même nom.
Bibliographie
  • ACHARD, Claude-François. Description historique, géographique et topographique des villes, bourgs, villages et hameaux de la Provence ancienne et moderne, du Comté-Venaissin, de la principauté d'Orange, du comté de Nice etc. Aix-en-Provence : Pierre-Joseph Calmen, 1788, 2 vol.

    Brève description historique, géographique et topographique de la ville de Blieux.
  • COLLIER, Raymond. La Haute-Provence monumentale et artistique. Digne: Imprimerie Louis-Jean, 1986, 559 p. : ill.

    Description de l'architecture de l'église paroissiale Saint-Symphorien de Blieux.
  • FERAUD, Jean-Joseph-Maxime. Histoire, géographie et statistique du département des Basses-Alpes. Digne : Vial, 1861, 744 p.

    Brève description historique et géographique de la ville de Blieux.
  • GAYOL, Georges. Histoire de Blieux, un village des Alpes de Haute-Provence. Association du patronyme Deblieux : 2008.

    Historique de la ville de Blieux et de l'église paroissiale Saint-Symphorien.
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Papin-Drastik Ivonne