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église paroissiale Saint-Sébastien

Dossier IA04000151 réalisé en 2009

Fiche

Œuvres contenues

Vocables Saint-Sébastien
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Annot
Adresse Commune : Vergons
Cadastre : 1830 E 306 ; 1989 E1 48

Une église dédiée à Saint Sébastien et à Saint Ferréol avait été édifiée au 16e siècle dans le centre du village pour combler l'éloignement des deux chapelles (Notre-Dame-de-Valvert et Saint-Ferréol). Cette église était en ruine à la fin du 19e siècle, ce qui détermina la commune à construire une nouvelle église toujours dans le centre du village mais à un autre emplacement, et à démolir l'ancienne église un peu plus tard. En 1896, le ministre de l'Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes accorde 6 000 francs à la commune pour la reconstruction de son église sous réserve d'abaisser la nef et le clocher d'environ un mètre par rapport à ce que prévoyaient les plans. Un procès-verbal de 1897, attribue les travaux de construction de l'église à Mitre Baille, entrepreneur à Manosque ; la direction et la surveillance des travaux sont confiés à M. Tourniaire, sous-ingénieur à Castellane. Auguste Béraud est chargé de la surveillance des travaux de maçonnerie et Emile Bongarçon, architecte départemental est chargé de la direction des travaux. Le procès-verbal de réception définitive des travaux de construction de l'église date du 11 août 1900. En 1933, le conseil municipal confie à Adolphe Philippon, architecte des Monuments Historiques, la préparation d'un devis pour les travaux de réparation urgents de l'église (façade est) et du clocher. C'est l'offre de l'entrepreneur Gaëtan Ciotti qui est retenue pour ces réparations.

Période(s) Principale : limite 19e siècle 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Béraud Auguste, maçon, attribution par source
Auteur : Bongarçon Emile,
Emile Bongarçon

Emile Bongarçon, architecte départemental des Basses-Alpes, 2e moitié du XIXe siècle et 1ere moitié 20e siècle.


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architecte départemental, attribution par source
Auteur : Baille Mitre, entrepreneur, attribution par source
Auteur : Philippon Adolphe,
Adolphe Philippon

Architecte départemental à Digne-les-Bains (04) dans le 2e quart du 20e siècle.


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architecte, attribution par source
Auteur : Ciotti Gaëtan, entrepreneur, attribution par source
Auteur : Tourniaire
Tourniaire

Tourniaire, ingénieur des Ponts et Chaussées de l'arrondissement de Castellane, actif entre 1865 et 1897. A réalisé des projets de fontaines, lavoirs, écoles primaires. Auteur des plans de l'église paroissiale Saint-Martin de la Baume (Castellane) en 1893, du pont sur le ravin des Chambières (Vergons) en 1875 et du pont sur la Vaïre (Le Fugeret) en 1891.


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L'église est située au coeur du village. Bénéficiant d'une orientation inversée, elle présente un plan allongé. L'édifice possède une nef unique de trois travées avec deux chapelles latérales, la sacristie au sud-ouest et une pièce annexe au nord-ouest. Il est flanqué d'un clocher-tour au nord. L'église est construite en grès d'Annot taillé en moyen et grand appareil avec joints au ciment et un enduit partiel au ciment sur les façades sud, nord et ouest. Les encadrements sont en grès taillé et bouchardé. L'église est couverte d'un toit à longs pans avec une couverture en ciment recouverte de tuiles creuses mécaniques et d'un toit en croupe ronde pour le chevet. Le clocher, de section carrée, s'achève par une flèche en pierre surmontée d'une croix en métal. La chambre des cloches est à quatre ouvertures en arc brisé. La nef est voûtée sur croisées d'ogives et doubleaux aboutissant à des pilastres. La dernière travée avant le choeur ouvre sur deux chapelles latérales également voûtées sur croisées d'ogives. Le chevet est constitué d'une travée rectangulaire voûtée sur croisée d'ogives et d'une abside à trois pans sur croisée d'ogives à branches rayonnantes. Le choeur, lambrissé en partie basse, et les chapelles latérales sont surélevées. L'accès au clocher-tour se fait par un escalier intérieur tournant en charpente. L'édifice est percé de manière symétrique par une baie en arc brisé dans chaque travée et dans chaque chapelle ainsi que par trois baies en arc brisé dans le chevet. La sacristie possède deux baies rectangulaires, la pièce annexe une seule. Un oculus polylobé est percé dans le pignon oriental, en prolongement de la porte d'entrée dont le portail est en arc brisé à colonnettes blanches engagées sur fond d'effet chromatique obtenu par l'alternance de pierres grises et blanches. De part et d'autre de la porte d'entrée, un peu au-dessus, sont ménagées deux niches abritant des statues. Le pignon oriental s'achève par une croix sommitale en pierre.

Murs grand appareil
moyen appareil
Toit ciment en couverture, tuile creuse mécanique, pierre en couverture
Plans plan allongé
Couvrements voûte d'ogives
Couvertures toit à longs pans
flèche carrée
croupe ronde
Escaliers escalier intérieur : escalier tournant
escalier tournant, en charpente
Techniques peinture
Représentations ornement architectural ornement géométrique ornement végétal lys croix colombe étoile AM
Précision représentations

Peinture monumentale dans le choeur : l'intérieur des pilastres est couvert d'ornements géométriques. Au-dessus des lambris court une frise à ornement végétal, à volutes et médaillons contenant en alternance une croix et deux colombes de dos. Au-dessus de la frise est peint un ornement de forme architecturale reproduisant des arcs brisés dans lesquels figurent trois lys et une croix alignés verticalement. Les murs de la chapelle de la Vierge accueillent des motifs de fleurs, de croix, d'ornements végétaux et le monogramme de la Vierge AM. La voûte de la chapelle Saint Joseph est ornée d'étoiles. Un S décore la clé de voûte.

Statut de la propriété propriété de la commune, []

Annexes

  • Archives concernant les églises paroissiales de Vergons : construction et démolition

    Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence : 1 O 514.

    Chronologie

    - Réparation de l'église. Le curé de Vergons écrit à l'épouse du Président de la République afin d'obtenir une aide pour la réparation de l'église.. 05/05/1879.

    - Travaux d'assainissement. Le ministre de l'Instruction publique, des Beaux Arts et des Cultes accorde une subvention de 2000 francs à la commune "à la condition de se borner aux travaux d'assainissement et d'ajourner la construction de la sacristie". 22/05/1885.

    - Construction d'une nouvelle église. Extrait du registre de délibération du conseil municipal : le conseil, ayant voté pour la construction d'une nouvelle église, décide de transférer à celle-ci le titre de succursale. Le conseil s'engage à faire démolir l'ancienne église lorsqu'elle sera désaffectée. 19/05/1895.

    - Construction d'une nouvelle église. Lettre du préfet au ministre de l'Instruction Publique, des Beaux Arts et des Cultes : la commune augmente sa contribution financière au projet (25 270 francs) et ne demande plus que 8 030 francs à l'Etat. Conformément à l'avis du Comité des édifices diocésains, le projet a été remanié. 28/10/1895.

    - Construction d'une nouvelle église. Le ministre de l'Instruction publique, des Beaux Arts et des Cultes accorde 6 000 francs à la commune pour la reconstruction de son église "sous réserve d'abaisser la nef et le clocher d'environ un mètre". 15/02/1896

    - Terrain pour la nouvelle église. Lettre du préfet au sous-préfet : l'abbé Abbès promet de céder gratuitement un terrain pour la construction de l'église de Vergons. 20/02/1896.

    - Construction d'une nouvelle église. Lettre du préfet au sous-préfet : par une lettre du 4 avril, l'abbé Colomp s'engage à solder la somme qui manque encore pour la construction de l'église. 15/04/1896.

    - Emplacement de la nouvelle église. Lettre du préfet au sous-préfet : l'abbé Abès, curé de Vergons, proteste contre le projet qu'a la municipalité de changer l'emplacement choisi pour la construction de l'église. Au contraire, les habitants sont pour un changement d'emplacement à cause du préjudice causé aux propriétaires évincés. [En marge :] il y eut des réclamations concernant l'empiètement de la nouvelle église sur deux voies publiques le 22 août 1896. 06/07/1896.

    - Procès-verbal d'adjudication des travaux de construction de l'église à Mitre Baille, entrepreneur à Manosque. Procès-verbal d'adjudication des travaux de construction de l'église à Mitre Baille, entrepreneur à Manosque. 20/01/1897.

    - Travaux de la nouvelle église. Lettre du préfet au sous-préfet : la carrière désignée dans le devis établi ne peut produire les matériaux nécessaires à la construction de l'église. Le conseil municipal vote donc la somme de 200 francs pour la recherche de nouvelles carrières. 08/02/1897.

    - Travaux de la nouvelle église. Extrait du registre de délibérations du conseil municipal : la direction et la surveillance des travaux de construction sont confiés par l'adjudication du 20 janvier 1896 à M. Tournière, sous-ingénieur à Castellane. Béraud Auguste, maçon à l'Iscle, est chargé de la surveillance des travaux de maçonnerie. 28/02/1897.

    - Terrain pour la nouvelle église. Lettre du préfet au sous-préfet : par sa délibération du 28 février 1897, le conseil municipal accepte l'offre de l'abbé Abbès, à savoir la cession gratuite d'un terrain pour la construction de l'église. 17/03/1897.

    - Cahier des charges et devis estimatif pour les travaux de construction de l'église. Cahier des charges et devis estimatif pour les travaux de construction de l'église. 20/03/1897.

    - Travaux de la nouvelle église. Extrait du registre des délibérations du conseil municipal : le conseil, informé par M. Bongarçon, architecte départemental, que le plan de l'église empiète du côté sud de 1,80 m sur la voie publique, abandonne la partie nécessaire à l'édification de l'église et autorise la poursuite des travaux. 18/04/1897.

    - Travaux de la nouvelle église. Extrait du registre des délibérations du conseil municipal : le conseil charge M. Bongarçon, architecte départemental, de la direction et de la surveillance des travaux de l'église paroissiale. 19/04/1897.

    - Travaux de la nouvelle église. Arrêté du préfet : une enquête sera menée par rapport au vote de la municipalité du 18 avril 1897, vote qui établit la désaffection d'une portion de rue pour pouvoir construire l'église. 12/05/1897.

    - Emplacement de la nouvelle église. Extrait du registre des délibérations du conseil municipal : après enquête, la municipalité rejette les réclamations hostiles au projet d'établissement de l'église à l'endroit prévu. 06/06/1897.

    - Travaux de la nouvelle église. Lettre de l'abbé Collomp au préfet : l'abbé Collomp a effectué une souscription de 24 000 francs pour la construction de l'église et demande de ne verser les derniers 4 000 francs qu'à la fin des travaux. 03/06/1898.

    - Travaux de la nouvelle église. Lettre du ministre au préfet : un délai de deux ans s'étant écoulé, la somme de 6 000 francs allouée par l'Etat à la commune de Vergons pour la construction de l'église n'est plus disponible. 30/07/1898.

    - Procès-verbal de réception définitive des travaux de construction de l'église. Mention des ouvrages "inachevés ou mal façonnés". 11/08/1900.

    - Décompte définitif des travaux exécutés par M. Baille, entrepreneur décédé. Décompte définitif des travaux exécutés par M. Baille, entrepreneur décédé. 17/11/1900.

    - Démolition de l'ancienne église. Le maire de Vergons demande au préfet la permission de faire démolir une église désaffectée qui représente un danger public. En effet, "un pan de mur s'est écroulé, entraînant avec lui une partie de la toiture". L'église se situe au centre de l'agglomération, à proximité des écoles. 12/11/1917.

    - Devis pour les travaux de réparation urgents de l'église et du clocher par A. Philippon, architecte des Monuments Historiques. Le conseil municipal confie la préparation d'un devis pour les travaux de réparation urgents de l'église (façade est) et du clocher à A. Philippon, architecte des Monuments Historiques. 12/031933.

    - Réparations au clocher et à l'église. Le devis établi par A. Philippon, architecte, pour les réparations du clocher et de l'église a été approuvé par le conseil municipal. Ce dernier demande l'approbation du préfet et l'autorisation de donner les travaux en adjudication restreinte. 16/07/1933.

    - Projet de réparation de l'église et du clocher. Le préfet demande à l'ingénieur ordinaire d'examiner le projet de réparation de l'église et du clocher. 27/07/1933.

    - Adjudication des travaux de réparation au clocher et à l'église. Le maire de Vergons notifie au préfet que l'offre de Gaëtan Ciotti, entrepreneur, a été retenue pour l'adjudication des travaux de réparation au clocher et à l'église. 07/061934.

    - Marché des travaux de réparations au clocher et à l'église. Traité de gré à gré entre Louis Simon, maire de Vergons, et Gaëtan Ciotti, entrepreneur, pour la réparation du clocher et de l'église, conformément au devis d'A. Philippon, architecte. 13/061934.

    - Règlement des travaux de réparation au clocher et à l'église. Règlement des travaux de réparation au clocher et à l'église paroissiale d'après l'architecte Philippon à Gaëtan Ciotti, entrepreneur (8 517 francs). 04/08/1935.

    Cahier des charges et devis estimatif pour les travaux de construction de l’église paroissiale [extrait], le 20 mars 1897.

    « Maçonnerie ordinaire :

    La maçonnerie ordinaire sera faite avec des moellons provenant de la carrière de la brèche de Saint-Julien et du mortier confectionné avec de la chaux hydraulique provenant des fours de Saint-Julien et du sable pris dans le lit du Verdon.

    […]

    Maçonnerie en pierre de taille :

    La pierre de taille sera tirée de la carrière de la brèche de Saint-Julien.

    […]

    Maçonnerie en pierre tendre :

    La pierre tendre destinée à confectionner les pilastres intérieurs de l’église sera tirée des carrières d’Arles.

    […]

    Voûtes de la grande nef et du sanctuaire :

    Les voûtes des arcs principaux seront à double rang de briques posées de champ bien cuites et de bonne qualité. Les autres parties de voûte seront construites à un seul rang de briques posées de champ sur une aire de couchis en planches soutenue au moyen de cintres en bois convenablement disposés et en nombre suffisant pour résister au poids de la maçonnerie. Cette aire permettra de donner à chaque partie de voûte la forme qui lui sera propre. Toutes les voûtes seront recouvertes d’une chape au mortier à deux couches.

    […]

    Remblais en pierrailles arrangées à la main :

    Afin de préserver l’intérieur de l’église de toute humidité, il sera établi sur le sol de l’intérieur de la grande nef, du sanctuaire et des chapelles latérales un remblai en pierrailles de 0,50 m d’épaisseur.

    […]

    Béton :

    Le sol de l’église, des chapelles latérales et de la sacristie, étant dressé bien de niveau dans tous les sens, sera revêtu d’une couche de béton de 0,20 m d’épaisseur sur lequel on établira un carrelage en carreaux.

    […]

    Carrelage :

    Le carrelage sera fait en grands carreaux hexagones de Salerne non vernis.

    […]

    Génoise :

    Les murs d’enceinte sauf la façade principale de l’église seront surmontés d’une génoise en tuiles creuses en forme de corniche présentant une saillie de 0,30 [ ?] pour le soutien de l’avant-toit. Cette génoise sera formée de deux rangs de tuiles creuses placés l’un au-dessus de l’autre [ ?] rangées de carreaux en terre cuite posées à plat en forme de filet.

    […]

    Toiture :

    La toiture de l’église sera faite en tuiles creuses placées comme il est d’usage sur des chevrons triangulaires de 0,04 m de base et de 0,07 m de hauteur espacés uniformément de 0,254 m de milieu en milieu ; elle sera à deux ressauts égaux sur les parties droites et de forme demi-hexagonale au-dessus du sanctuaire. »

    Décompte définitif des travaux exécutés par M. Baille entrepreneur [extrait], le 17 novembre 1900.

    « Maçonnerie :

    - Maçonnerie ordinaire faite avec des moellons de la carrière de la brèche de Saint-Julien et mortier de chaux hydraulique de Saint-Julien avec sable du Verdon […] 7 490,25 f.

    - Maçonnerie en pierre de taille des carrières de la brèche de Saint-Julien : 66,657 m3, 2 799,59 f.

    - Maçonnerie en pierre tendre des carrières d’Arles : 17,955 m3, 1 795,50 f.

    - Carrelage avec grands carreaux hexagones de Salernes non vernis : 34,69 carreaux, 138,76 f.

    […]

    Travaux exécutés à prix convenu :

    - Maçonnerie en pierre de taille des carrières de Castellane : 6 156,67 f.

    - Colonnes tournées en pierre de Lens, mises en place

    - Flèche du clocher en pierre tuffeuse du Touet de Beuil : 1 191,76 f.

    - Bois de charpente en sapin de la forêt de Lambruisse : 8,134 m3, 691,39 f.

    - Supplément de prix pour emploi de chaux du Theil au lieu de la chaux du pays pour le béton des fondations : 130 f.

    - Déplacement de la conduite d’eau de la fontaine : 275 f.

    - Sondages exécutés à la carrière de la Brèche : 200 f. »

  • Transcription partielle des visites pastorales du 18e siècle, Vergons

    Visite pastorale du 24 mai 1697

    AD 2 G 17

    Les autels de l’église sont dédiés à St Sébastien et St Ferréol patrons.

    Ordre est donné de faire réparer les chapelles de l’église Notre-Dame-de-Valvert.

    Visite pastorale du 18 et 19 novembre 1702

    AD 2 G 17

    « La plus ancienne église paraissait être celle de Notre-Dame-de-Valvert. Etant donné son éloignement, la paroisse a été transférée en l’église de Saint Ferréol que M. Jean Clausse et M. Martin appellent paroissiale, et qui est près du bourg sur la pointe de la colline, mais que celle-là ayant été détruite par les hérétiques avant le temps de M. Martin, le service a été ensuite transporté en l’église de St Sébastien.

    Quant à l’église de N-D-de-Valvert qui est à environ 500 pas du bourg, nous l’avons trouvée un peu étroite mais bien bâtie à l’antique, et les arcs boutants réparés depuis notre précédente visite, excepté que la chapelle dite autrefois du St Sacrement qui est du côté de l’Epître selon la visite de M. Martin est un peu […] dans son pavé et ses pierres au dehors, de même que la chapelle dite de St. Pierre du côté de l’Evangile, et que le coin de la nef tournant au septentrion et au couchant demande un peu de rétablissement ; que depuis notre précédente visite, le cimetière a été entouré de murailles de pierres sèches un peu basses et suffisantes quant au temps, mais que les bois portes étant mal fermées, exposent ce saint lieu aux profanations, et qu’il n’y a point d’endroit pour inhumer les enfants morts nés.

    Pour le corps de l’église de Saint-Sébastien qui est aujourd’hui l’église paroissiale, nous avons observé qu’elle est donc d’une très grande obscurité, qui vient de ce que la fenêtre au-dessus de la porte est de beaucoup trop petite, et que tout le corps du presbytère (chœur) est enfoncé dans le terrain presque jusqu’au toit sans espoir d’aucun jour par cet endroit, ni même aucun moyen d’ôter la terre qui est derrière à cause des maisons voisines qui exigent que le [terrain] soit laissé comme il est sans le creuser et encore plus à cause du torrent qui est proche (…)

    (…) Il y a une autre chapelle sous l’invocation de St Ferréol sur le haut de la montagne voisine. Ce n’est plus aujourd’hui qu’un raccourci de l’ancienne paroisse et la communauté en a beaucoup avancé les réparations. Il y a encore une autre chapelle dans le hameau de l’Iscle sous le nom de Sainte Anne pour la dévotion et la commodité des habitants qui en ont assez de soin. »

    Visite pastorale du 17 septembre 1708

    AD 2 G 17

    Etat de l’église de St Sébastien :

    « Tout l’édifice menace d’une ruine bien plus grande qu’en 1702. Le sanctuaire fait gémir pour son toit soutenu d’un poteau, pour son mur tout pourri, pour son terrain qui […] tout des trois côtés. Nous l’avons ci-devant interdite (…)

    Il y a un tableau qui représente St Sébastien et St Ferréol patron (…)

    La nef de St Sébastien est aussi en mauvais état. Le toit tout gâté sur la main droite, la tribune toute enfoncée et appuyée d’un poteau à l’entrée de l’église. Sans réparation depuis onze ans (…) Le clocher au bas de la nef avec ses deux cloches est assez bon.

    Il ya avait dans l’église St Sébastien trois chapelles : l’une consacrée à saint Joseph agonisant ; l’une consacrée au Rosaire et la troisième sous le nom de St Bernard. »

    Chapelle Notre-Dame-de-Valvert :

    « Une partie de la nef menace ruine et le coin du nord va bientôt tomber s’il n’y est pas remédié. Elle a deux petites chapelles à ses côtés, celle de St Sébastien est toute dépravée, et l’autre du côté de l’Epître encore plus pressée à [pourrir] par la voûte. »

    Chapelle Saint-Ferréol :

    « L’édifice est bon au dehors et blanchi en partie au-dedans. »

    Visite pastorale du 1er juin 1716

    AD 2 G 18

    L’église paroissiale St Sébastien est toujours en ruine.

    Visite pastorale de 1718

    AD 2 G 18

    Eglise paroissiale St Sébastien :

    « Réparée dans sa nef mais non pas dans son sanctuaire.

    Au-dedans, le maître-autel a un tableau qui représente la Ste Vierge, St Sébastien et St Ferréol. »

    La sacristie est obscure et humide.

    « Le toit de la nef est fait nouvellement. La voûte de la nef est bonne. »

    Visite pastorale du 9 mai 1722

    AD 2 G 18

    Eglise paroissiale St Sébastien :

    « Sanctuaire en très mauvais état ; nef bien rétablie pour l’essentiel. »

    Visite pastorale de septembre 1745

    AD 2 G 19

    Chapelle Notre-Dame-de-Valvert :

    « Il y a au maître-autel un tableau représentant l’Assomption de la Ste Vierge avec son retable et une grande statue de la Vierge, le tout en état. Les deux chapelles latérales sont dégarnies : il n’y a pas de tableau ni de retable. »

    Visite pastorale du 20 août 1786

    AD 2 G 19

    L’église est humide. Le tableau du maître-autel a besoin de réparation. Présence d’une chaire à prêcher et d’un confessionnal.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Procès-verbaux de visites pastorales, évêché de Senez. 1697-1707. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 G 17.

    Visites pastorales de 1697, 1702 et 1708.
  • Procès-verbaux de visites pastorales, évêché de Senez, 1708-1723. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 G 18.

    Visites pastorales de 1716, 1718, 1722.
  • Lettre du curé de Vergons à l'épouse du Président de la République sollicitant une aide pour la réparation de l'église, 5 mai 1879. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 1 O 514

  • Travaux d'assainissement à l'ancienne église de Vergons. 22 mai 1885. 22 mai 1885. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 1 O 514

    Le ministre de l'Instruction publique, des Beaux Arts et des Cultes accorde une subvention de 2000 francs à la commune "à la condition de se borner aux travaux d'assainissement et d'ajourner la construction de la sacristie".
  • Documents concernant la construction de la nouvelle église paroissiale de Vergons. 1895-1900. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 1 O 514.

    Voir détail en annexe.
  • Inventaires des biens des fabriques des paroisses de l'arrondissement de Castellane dressés en exécution de l'article 3 de la loi du 9 décembre 1905. 1906. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 1 V 65

    Inventaire des meubles et objets affectés au culte dans l'église de Vergons, 2 juin 1905. Fabrique paroissiale de Vergons, 12/03/1906.
  • Lettre du maire de Vergons au préfet des Basses-Alpes sollicitant l'autorisation de démolir l'ancienne église paroissiale, 12 novembre 1917. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 1 O 514

    L'église désaffectée représente un danger public. En effet, "un pan de mur s'est écroulé, entraînant avec lui une partie de la toiture". L'église se situe au centre de l'agglomération, à proximité des écoles Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 1 O 514
  • Documents concernant les réparations à la nouvelle église paroissiale de Vergons. 1933-1935. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 1 0 514.

    Voir détail en annexe.
Bibliographie
  • COLLIER, Raymond. La Haute-Provence monumentale et artistique. Digne: Imprimerie Louis-Jean, 1986, 559 p. : ill.

    p. 390 : le devis établi le 21 septembre 1895, se montait à 33 300 francs, et l'adjudication fut passée le 30 janvier 1897 à Mitre Baille, entrepreneur de Manosque, pour le prix de 27 037 francs. L'église n'a pas été édifiée sur l'emplacement de l'ancienne, qui se trouvait sur la place du village et a été entièrement démolie
  • FERAUD, Jean-Joseph-Maxime. Histoire et géographie des Basses-Alpes. Digne : F. Giraud ; 3e éd. revue, corrigée et augmentée, 1890, 529 p. : ill. ; 21 cm.

    p. 296 : la chapelle Saint-Sébastien servit d'église paroissiale en attendant la reconstruction de Saint-Ferréol. Mais, trop petite, elle dut être agrandie ; le prix-fait date du 25 octobre 1644. Les travaux furent achevés en 1658. p. 297 : à l'époque de l'auteur, l'église paroissiale est sous le vocable de l'Assomption de Marie
  • GEAN, Jacky, GIORDANENGO, Jean. A l'ombre du clocher. Histoire d'un pays entre Var et Verdon. Breil-sur-Roya : Les Editions du Cabri, 1997. 207 p. : ill.

    p. 66-67 : l'église fut construite vers 1900 grâce à la souscription des habitants et à un don de l'abbé Paul. Maître Baille de Manosque, entrepreneur, établit le devis
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