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église paroissiale Saint-Pons

Dossier IA04000780 inclus dans village de Sausses réalisé en 2005

Fiche

Œuvres contenues

Vocables Saint Pons
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Entrevaux
Adresse Commune : Sausses
Cadastre : 1824 D 16 ; 2005 D 102

Avant la Révolution, l'édifice n'est qu'une chapelle, destinée à pallier l'éloignement et la vétusté du sanctuaire paroissial d'origine, situé hors du village, sur l'autre rive du Riou (voir dossier IA04000779). Cette chapelle semble en avoir remplacé (ou continué ?) une plus ancienne, signalée en 1650 comme chapelle du château. L'édifice n'est pas signalé par Achard, dans son ouvrage publié en 1788, mais l'information qu'il utilise était peut-être trop ancienne ou incomplète. L'inventaire de 1906 date exactement de 1807 l'agandissement de l'édifice et sa conversion en église paroissiale. En 1833, le curé de Sausses exprimait sa satisfaction d'avoir une église solide, propre et bien meublée. En 1836, il se plaint de l'humidité rémanente dans les périodes pluvieuses à cause du manque de draînage le long du mur nord, carence comblée dans les années suivantes, avant la construction, en 1857, de la sacristie. Les procès-verbaux des visites pastorales de 1858, 1870, 1876, 1891 confirment l'état satisfaisant de l'édifice, qui semble n'avoir jusqu'à présent subi d'autre remaniement que la rénovation de son enduit extérieur. Celui-ci, qui compose un décor bicolore et comporte un cadran solaire, est daté 1922.

Période(s) Principale : 1ère moitié 17e siècle , (?)
Principale : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 3e quart 19e siècle
Dates 1807, daté par source

L'édifice est composé d'une nef de 3 travées, d'une abside de même largeur, mais moins haute, dont l'angle sud-est porte le clocher-tour, et d'une sacristie adossée au mur est de l'abside. La nef, couverte d'un berceau en plein-cintre à lunettes, est rythmée en 3 travées par des pilastres à impostes moulurées. Dans le mur ouest, légèrement biais, ont été pratiquées 2 niches, une au centre, en cul-de-four, pour les fonts baptismaux, une au nord pour le confessionnal, et une porte pour l'escalier droit hors-oeuvre qui monte à la tribune. Celle-ci couvre la 1ère travée et son plancher à 2 poutres conforté par un tirant métallique vertical porte 2 files de bancs disposés en gradins et scellés dans les murs. L'abside, dont le sol est surélevé d'une marche, a pour couvrement une voûte d'arêtes retombant sur des pilastres identiques à ceux de la nef, prolongée vers l'est par un court berceau en plein-cintre dont les retombées sont masquées par 2 grands placards adossés aux murs gouttereaux. L'éclairage est assuré par 3 fenêtres en plein-cintre, à double ébrasement et appui taluté, percées dans le mur sud de l'abside et des 1ère et 3ème travées de la nef. Murs et voûtes sont enduits et badigeonnés en blanc, sauf les pilastres ocre clair. Le sol est pavé de carreaux en ciment, simple damier noir et banc posé sur pointe dans la nef, tapis d'octogones bordé d'une grecque gris et noir dans le choeur. A l'est de l'abside, la sacristie est une petite pièce au plafond en plâtre, éclairée par une fenêtre au sud. A l'extérieur, tous les murs sont couverts d'un enduit lisse ocre clair avec une plinthe et de larges bandeaux saillants ocre orangé aux angles, autour des baies et sous la génoise à 2 rangs de l'avant-toit. Un cadran solaire est peint entre les 2 fenêtres de la nef avec l'inscription : ME SOL VOS PASTOR REGIT / 1922. La porte en pierre de taille, au plein-cintre composé de 9 claveaux symétriques retombant sur des impostes moulurées, est précédée d'un grand degré rectangulaire. Sous la génoise, une rangée de petites bouches aère le comble perdu entre l'extrados de la voûte et la charpente du toit Le clocher-tour a 3 étages au-dessus de la voûte de l'abside, les 2 supérieurs sans enduit, en blocage de moellons bruts avec des chaînes d'angle et des cordons en tuf. Le 1er étage prend jour par une fenêtre à l'est, le 2e par un jour en fente du même côté et une porte rectangulaire ouverte au nord sur le toit de l'abside (seul accès du clocher), le 3e, que couvre une coupole plate coffrée, par 4 grandes baies en plein-cintre en tuf, sous un toit en pavillon couronné d'un pinacle en tuf portant une croix tréflée en ferronnerie.

Murs calcaire moellon sans chaîne en pierre de taille enduit
Toit tuile creuse
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Couvrements voûte en berceau plein-cintre
voûte d'arêtes
Couvertures toit à longs pans
Escaliers escalier hors-oeuvre : escalier droit, en maçonnerie
Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Transcriptions des rapports des curés de Sausses des 23 janvier 1833 et 25 novembre 1836.

    1833, 23 janvier. Sausses - . Rapport sur l’état de l’église paroissiale adressé par le curé Roux à l’évêque de Digne.

    A.D. Alpes-de-Haute-Provence, 2 V 65

    Monseigneur,

    Je m’empresse de vous addresser sans délai l’état de ma parroisse que vous demandés.

    1° Sur l’église, je vous dirai que le confessional, la chaire, les fonts baptismaux sont en règle. Il n’y a point de chapelle rurale. Les pierres d’autel sont canoniques, m’en étant procuré dernièrement de neuves. Les murs de l’église sont solides, le matériel ne manque pas, ainsi que la propreté.

    2° Pour la sacristie, les ornements sont abondants, décents et pour le pays riches. Il en est de même des linges. Pour les vases sacrés, ils sont tous en bon état, ainsi que les vases des saintes huiles.

    3° Quant au presbitère, on vient d’y faire les réparations les plus urgentes. On a promis au printems de réparer le toit, moyennant quoi le logement sera en bon état.

    4° Le cimetière est clos et fermé.

    5° Les registres sont faits à double. Au secrétariat de l’évêché on manquait du registre de 1813, que j’ai envoyé depuis quelques mois.

    6° Pour les processions, le premier dimanche de chaque mois on la fait après vêpres en chantant les litanies de la Sainte Vierge, à l’imitation de la parroisse d’Entrevaux chef-lieu du canton. De plus on fait la procession les fêtes des patrons, le jour de l’Ascension, en chantant l’himne du jour et les autres processions commandées par l’ordo.

    7° Pour les bénédictions, on n’en donne point d’autres que celles commandées par les ordonnances.

    8° Il n’y a point de messes fondées. L’usage est que toutes les semaines de carême on chante une messe de requiem pour le repos des âmes du purgatoire. On possède une relique enchâssée dans un bras que le célébrant porte à la main aux processions patronales.

    9° Pour le rosaire, le scapulaire et la via crucis, on récite le rosaire les grandes fêtes de l’année et tous les dimanches, on récite le chapelet après la messe, après vêpres et le soir après la prière, ce qui fait que tous les dimanches on récite la totalité du rosaire. De plus, en carême et le samedi pendant la majeure partie de l’année on dit le chapelet. La dévotion du scapulaire est peu connue. La via crucis est établie et fréquentée.

    10° Pour les abus, quelques-uns de mes parroissiens se permettent de voyager le dimanche et s’exposent à ne pas sanctifier ces saints jours comme il faut. Un autre abus est que les femmes et les filles se réunissent le soir dans une étable pour filler et que quelquefois les garçons s’y introduisent. La difficulté d’abolir cet abus qu’on appelle la veillée est que les gens sont ici très pauvres et manquent de bois pour se chauffer à la maison.

    11° Le catéchisme se fait suivant les ordonnances, mais vous me permettrés d’observer à Votre Grandeur que le changement si fréquent de catéchisme déplaît beaucoup dans ce village, que les parents s’en autorisent pour ne pas l’enseigner aux enfants en disant que maintenant on fait un autre catéchisme. Le dernier évêque de Glandèves, Mgr Desportes, qui avait établi le catéchisme de Reins, sa patrie, fut obligé d’en revenir bientôt à celui de Lion, qui est le plus clair et le plus à portée de ces pays simples et ignorants. Excusés mon hardiesse et veuillés bien ne voir dans ces paroles que le désir d’être plus utile aux ignorants dont le nombre est si grand dans ces campagnes.

    Daignés agréer, Monseigneur, ce nouveau témoignage de respect, d’attachement et d’obéissance avec lequel j’ai l’honneur d’être, de Votre Grandeur, votre très humble et tout dévoué serviteur,

    Roux.

    1836, 25 novembre. Sausses. – Rapport sur l’état de la paroisse de Sausses adressé par le curé Roux.

    A.D. Alpes-de-Haute-Provence, 2 V 65

    Monsieur le curé,

    Je m’empresse de rédiger le rapport que Sa Grandeur demande. Le voici :

    1° Le sol de mon église est humide après de longues pluies, cette humidité provient de ce que le terrain extérieur est plus haut que le sol et qu’on néglige souvent de creuser la fosse qui sépare l’église du terrain dont on vient de parler.

    2° Les murs, le mobilier, la chaire, les fonts baptismaux et le confessional sont en bon état.

    3° L’église a deux autels, leur mobilier est dans un état décent.

    4° Les registres exactement tenus et sans lacune remontent jusqu’à l’an 1803 et contiennent tous les actes postérieurs à cette datte. En outre, on possède de notes imparfaites rédigées par Mr le chanoine de Montblanc, qui gouvernait alors clandestinement cette parroisse, elles remontent jusqu’à l’année 1797 inclusivement.

    5° Le cimetière est clos et bien fermé.

    6° Le presbitère est peu commode et sans mobilier, souvent il est mal entretenu.

    7° Pour les coutumes de ma parroisse, je les avais fait approuver à Entrevaux par Sa Grandeur, nos usages imitant beaucoup ceux de la parroisse d’Entrevaux, chef-lieu du canton.

    Après avoir satisfait aux différents articles contenus dans la lettre de Monseigneur, il ne reste qu’à me dire, Monsieur le curé, votre très humble et affectioné serviteur,

    Roux.

  • Transcription de l'Inventaire du 15 février 1906

    1906, 15 février. Sausses. – Inventaire du mobilier de l’église paroissiale.

    Original, pièce 9 p., A.D. Alpes-de-Haute-Provence, 1 V 65.

    Inventaire des biens dépendant de la fabrique paroissiale de Sausses

    dressé en exécution de l’article 3 de la loi du 9 décembre 1905 par Joseph Raybaud receveur des domaines à Entrevaux, en présence de Jules Pèbre, président du bureau des marguilliers, et de mr le curé

    Dans la nef :

    1 à droite huit bancs bois blanc 16,00

    2 statue de saint Antoine de Padoue en plâtre colorié de 80 cm de hauteur 30,00 Donnée par le chanoine Brusc, curé de Mane

    3 Buste de saint Martin en bois doré, 35 cm de hauteur 10,00 Donné par le docteur Marcellin

    4 Statue de Jésus (Sacré Cœur) en plâtre colorié, h. 55 cm Donné par le docteur Marcellin

    5 Tableau, cadre bois doré, « l ‘Adoration des bergers » 5000,00 Déposé dans l’église par le docteur Marcellin

    6 A gauche buste en bois doré représentant saint Blaise 20,00

    7 Buste en bois doré représentant saint Pons 20,00

    8 Statue en carton, h. 55 cm 20,00

    9 Sur l’autel de la Vierge, dont le tabernacle est vide, Christ, bois et cuivre, h. 15 cm 4,00

    10 Six chandeliers cuivre et zinc, h. 140 cm 12,00

    11 Deux petits chandeliers en cuivre, h. 30 cm, en très mauvais état 0,50

    12 Garniture d’autel en dentelle 10,00

    13 Couvre-nappe d’autel 2,00

    14 Contre le mur grand tableau « Joseph reconnu par ses frères », cadre bois sculpté Déposé dans l’église par mgr de Montblanc archevêque de Tours

    15 Huit bancs ordinaires bois blanc 16,00

    16 Christ h. 55 cm bois et plâtre contre le mur 10,00

    Dans le choeur :

    17 Quatre bancs sans dossier bois blanc 4,00

    18 Grand tableau cadre bois ordinaire, « Notre Seigneur chez Simon » du Pérugin 5000,00 Déposé dans l’église par mgr de Montblanc

    19 Deux statues en plâtre doré encadrant le maître-autel, saint Joseph et saint Pierre, h. 100 cm 60,00 Saint Pierre a été donné par le docteur Marcellin, saint Joseph par le chanoine Tronc d’Entrevaux

    20 Deux petits fanaux 4,00 Donnés par le docteur Marcellin

    21 Sur le maître-autel, tableau, cadre doré, « le sommeil de l’enfant Jésus » de melle Huaur 500,00

    22 Grand Christ en cuivre, h. 100 cm 20,00

    23 Six chandeliers, h. 1,35 m 30,00

    24 Quatre petits chandeliers cuivre, h. 12 cm 4,00

    25 Tabernacle, ne renferme que le ciboire pied cuivre, coupe cuivre doré 10,00

    26 Garniture d’autel avec nappe 10,00

    27 Couvre-nappe d’autel 2,00

    28 Au pied de l’autel, deux petits tapis 6,00 Appartiennent au curé

    29 Clochette 0,50

    Dans la nef et le chœur :

    30 Quatorze tableaux du Chemin de croix 42,00 Donnés par le docteur Marcellin

    31 Lustre à huit lampes en mauvais état 30,00 Donné par le docteur Marcellin

    32 Lampe du Saint Sacrement en cuivre 15,00 Donnée par le docteur Marcellin

    33 Dans les fonts baptismaux trois ampoules en argent dans un écrin contenant les saintes huiles 18,00

    34 Plat pour quêter en cuivre 2,00

    Dans les placards situés au fond du choeur :

    35 bénitier portatif en cuivre avec goupillon 10,00

    35bis Trois tapis et deux canons 36,00

    36 Objets appartenant à un groupe de jeunes filles de Sausses :

    Vingt … ordinaires

    Douze bouquets fleurs artificielles

    20,00

    24,00

    36bis Dans le mur contre le maître-autel, deux candélabres à 4 lumières en cuivre en très mauvais état 1,00

    Dans la sacristie :

    37 Crédence en noyer 150,00

    38 Dans la crédence trois chapes, une blanche, une noire, une dorée 30,00 La chape noire a été donnée par le chanoine Marcellin à Digne, la blanche par le docteur de Montblanc

    39 Six chasubles blanches avec 35 accessoires c’est-à-dire … bourse, étole, voile, manipule 60,00 Une donnée par le docteur Marcellin à Sausses, une autre par le docteur Marcellin à Marseille, une autre par Marcellin Richerme à Marseille

    40 Trois chasubles blanches avec accessoires en mauvais état 0 Une appartient au docteur Marcellin, une autre a été donnée par le docteur de Montblanc

    41 Trois chasubles rouges avec accessoires en mauvais état 24,00 Une appartient au docteur Marcellin de Marseille

    42 Deux chasubles vertes avec accessoires 80,00

    43 Deux chasubles violettes 80,00 Une donnée par mgr de Montblanc, une autre par mr Marcellin à Sausses, les deux dernières par la famille de Montblanc

    44 Deux chasubles noires, dont une en mauvais état, avec accessoires 30,00

    45 Une chasuble dorée avec accessoires 60,00

    46 Une chasuble blanche avec dalmatique blanche 60,00

    47 Dais avec accessoires 30,00

    48 Six aubes en tulle 24,00

    49 Six kilos de cire 18,00

    50 Dix pentes pour ais 10,00

    51 Quatre costumes pour enfants de chœur 12,00

    52 Un surplis 3,00

    53 Une pente dorée 10,00 Appartient au docteur Marcellin

    54 Dix nappes d’autel 30,00

    55 Vingt-quatre amicts 30,00

    56 Vingt-quatre corporaux 15,00

    57 Vingt-quatre purificatoires 10,00

    58 Vingt-quatre manuterges 8,00

    59 Huit palles 2,00

    60 Deux calices cuivre argenté 20,00 Un donné par le chanoine de Montblanc

    61 Un ostensoir en cuivre avec custode 20,00

    62 Custode en argent 5,00

    62bis Navette en cuivre 4,00

    63 Encensoir en cuivre 3,00

    64 Niche mobile en bois blanc 5,00

    65 Fauteuil en mauvais état 4,00

    66 Deux chaises 4,00

    67 Prie-Dieu en noyer 4,00

    68 Bannière blanche 10,00 Donnée par mr Richerme à Marseille

    69 Petite armoire en noyer ordinaire 5,00

    70 Trois missels dont deux en mauvais état 15,00

    71 Croix pour processions cuivre et bois 10,00

    72 Supports pour dais et bannière 2,00

    73 Trois petits tableaux sans valeur 0,50

    Biens de l’Etat, des départements et des communes dont la fabrique n’a que la jouissance

    1 L’église est située au lieu-dit Saint-Pons, section D n° 424, sa superficie est de 136 m². Elle appartient à la commune. Elle a été construite par elle avant la Révolution. Ce n’était alors qu’une simple chapelle. Elle a été agrandie en 1804 aux frais de la population 300,00

    2 L’église est surmontée d’un clocheton

    3 Dans ce clocheton se trouvent deux cloches ayant l’une 1 m de hauteur, l’autre 35 cm environ La grande a été donnée par mr Maurin ancien curé à Sausses

    4 Les tribunes avec balustrade en bois

    5 Fonts baptismaux Achetés par la fabrique

    6 Confessionnal en noyer fixé au mur Appartient à la fabrique

    7 Autel de la sainte Vierge en marbre blanc à gauche Donné par le docteur Marcellin

    8 Balustrade en fonte qui sépare la nef du chœur Achetée par la fabrique ; les escaliers devant le chœur appartiennent au docteur Marcellin

    9 Chaire en noyer Appartient à la fabrique

    10 Maître-autel en marbre Donné par le docteur Marcellin

    11 Le pavement en briques du chœur Donné par le docteur Marcellin

    12 Deux bancs bois blanc et noyer fixés au mur formant stalles Appartiennent à la fabrique

    13 trois fenêtres ogivales

    14 Vitraux en couleur Donnés par le docteur Marcellin

    15 Bénitier en marbre fixé dans le sol à l’entrée Appartient à la fabrique

    16 Porte d’entrée en bois blanc

    17 Au fonds du chœur deux placards dans le mur

    18 La sacristie se trouve derrière le maître-autel. Elle mesure 8 m²

    Le presbytère est situé à côté de l’église paroissiale, section D n0 15. Il a une superficie de 86 centiares. Il a été construit par la commune avant la Révolution et lui appartient encore. Le sol a une valeur de 172 francs.

    La construction se compose d’un étage sur un rez-de-chaussée, à trois pièces chacun. Au dessous du rez-de-chaussée se trouvent les caves. Tous les meubles appartiennent au curé.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Correspondance et rapports des curés doyens à l'évêché (doyennés de Peyruis à Volonne). 1838-1905.. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 V 65.

    Rapports sur l'état de la paroisse du curé de Sausses des 23 janvier 1833 et 25 novembre 1836.
  • Paroisse de la commune de Sausses. Registre de la marguillerie. 2e moitié 19e siècle. Archives paroissiales : non coté.

    Dépenses de 1857 : construction de la sacristie et ameublement.
  • Procès-verbaux de visites pastorales, évêché de Digne, doyennés de Castellane, Colmars, Digne et Entrevaux, 1840 - 1879. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 V 87

    Visites pastorales des 22 juin 1858, 10 septembre 1870, 24 novembre 1876.
  • Procès-verbaux de visites pastorales, évêché de Digne, 1884 - 1891. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 V 93

    Visite pastorale du 28 octobre 1891.
  • Direction générale des domaines. Inventaire des biens dépendant de la fabrique paroissiale de Sausses, dressé en exécution de l'art. 3 de la loi du 9 décembre 1905. 15 février 1906. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 1 V 65.

    Inventaire du 15 février 1906 : il y est mentionné que l'église a été construite par la commune avant la Révolution et agrandie en 1807.
Documents figurés
  • Plan cadastral de la commune de Sausses. / Dessin à l'encre par Allemand, Aubert, Beaudun, Mathieu, 1818. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 105 Fi 202 / 001 à 008.

    105 Fi 202 / 008.
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Sauze Elisabeth