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église paroissiale Saint-Marcellin

Dossier IA00124928 réalisé en 1986

HISTORIQUE

L'église de Ristolas est attestée en 1260 (J. Tivollier et P. Isnel, Il, p. 350), puis en 1516 (J. Tivollier et P. Isnel, Il, p. 359). Elle aurait été détruite peu avant 1575 par une inondation (J. Roman, d'après archives de l'lsère B 2992), et immédiatement reconstruite "car la date de 1575 se lisait sur le linteau au milieu d'entrelacs gothiques".

Selon J. Roman, ce linteau aurait été détruit à la fin du XIXe siècle (J. Roman, col. 9). Selon J. Tivollier et P. Isnel, qui prétendent avoir vu ce linteau (p. 118), la date inscrite était 1475 et non 1575.

DESCRIPTION

Situation

L'église s'élève au centre du village actuel reconstruit depuis1945. L'ancien cadastre montre une situation équivalente. L'édifice reste isolé, bordé au nord et à l'est par les voies publiques, à l'0uest par une sorte de place sur laquelle donne la mairie et où se trouve le monument aux morts, au sud par l'emplacement du cimetière.

Vue de situation au sein du village.Vue de situation au sein du village. Vue de volume prise du nord-ouest.Vue de volume prise du nord-ouest.

Composition d'ensemble

Volume composite d'0ù émergent les chapelles latérales, la sacristie et le clocher.

Matériaux

L'édifice est entièrement enduit à l'intérieur et à l'extérieur. La flèche et les pyramides du clocher sont en tuf.

Structure

L'église, orientée au sud-est, comprend :

- une nef de trois travées voûtées d'arêtes (h. 6, 80 m) retombant sur des piliers adossés ; un tirant est installé à mi-hauteur des doubleaux.

Une tribune en bois occupe toute la surface de la première travée et déborde de 2 m sur la seconde. On y accède par un escalier longeant le côté nord.

- Un chœur rectangulaire voûté en berceau en plein-cintre, légèrement décalé vers la gauche.

- Deux chapelles latérales ouvrant sur la troisième travée de la nef, décalées vers l'est ; elles sont couvertes d'un berceau où pénètrent deux lunettes.

- Une sacristie située dans l'axe du chœur, couverte d'une voûte en arc de cloître.

- Le clocher, placé dans l'angle de la chapelle sud et du chœur ; c'est une tour carrée non visitée comprenant deux étages ouverts sur les quatre faces et une flèche octogonale cantonnée de pyramides d'angle. La porte du clocher se trouve au sud.

Nef. Vue d'ensemble prise vers le choeur.Nef. Vue d'ensemble prise vers le choeur.

L'éclairement de l'édifice se fait par plusieurs fenêtres : une fenêtre éclaire la tribune au sud. La deuxième travée a deux fenêtres au sud, une en anse de panier sous la tribune, une autre, plus grande et ébrasée au-devant de celle-ci ; elle a un linteau à sofite surélevé sur deux épaulements. La troisième travée conserve le bas de l'embrasure d'une fenêtre condamnée par la voûte actuelle. Dans le chœur, une large fenêtre ébrasée en anse de panier au nord et une fenêtre semblable mais étroite, murée au sud. Un oculus circulaire est percé sous la voûte, dans l'axe du chevet. Une fenêtre rectangulaire au sud dans la sacristie. Chaque chapelle a une fenêtre ébrasée en anse de panier, à l'est pour la chapelle nord, à l'ouest pour l'autre.

Dimensions extérieures : longueur 26 , 12 m + sacristie 4 m. Largeur de la nef : 8, 87 m.

Élévations

Aucune ordonnance. Des contreforts très légèrement talutés sont placés au dos des piliers de la nef et aux angles nord-ouest et sud-ouest. Une petite porte surmonte le quatrième contrefort sud et donne accès au comble.

Le clocher est percé d'une baie en anse de panier sur deux niveaux de chaque face. Un cordon torique règne à hauteur d'appui de ces deux niveaux. La corniche est un bandeau de section carrée en béton.

La porte d'entrée, rectangulaire, est surmontée d'une niche en cul-de-four. Un enduit rustique couleur sable, avec une plinthe de même couleur grise recouvre l'ensemble ; les encadrements des fenêtres sont lisses et peints en blanc.

Nef. Vue d'ensemble prise du choeur.Nef. Vue d'ensemble prise du choeur.

Sur la face latérale sud, une plaque de marbre noir rappelle deux morts de la guerre de 1914-1918 décorés de la croix de guerre :

JOSEPH BERGE

JEAN LAURENS-BERGE.

Au revers oriental de la sacristie est apposée une plaque commémorant les morts pendant la guerre 1939-1945.

Couverture

Comble non visité. Couverture en lauzes. Les contreforts nord-ouest et sud-ouest ainsi que les deuxième et troisième contreforts du côté sud, qui ne montent pas jusqu'à l'égoût de la toiture sont abrités par des lauzes très débordantes (0 , 50 m) posées sur des chevrons. Les autres contreforts ont un simple chaperon de lauzes.

La toiture de la nef déborde en avant de la façade ouest de 2 m.

Distribution intérieure

L'ensemble a été rénové. Murs et doubleaux peints en beige, plinthe moutarde, voûtes bleu-ciel. Plancher partout.

La tribune a un garde-corps à balustres tournés identiques à ceux de la rampe de l'escalier sous lequel se trouve la cuve baptismale. Un lambris récent de 1, 50 m de haut entoure le chœur et les chapelles.

Dans le chœur quatre niches abritent des statues : deux au fond, en cul-de-four, deux latérales à l'entrée du chœur constituées d'un culot et d'un couronnement végétal en plâtre.

Une autre niche en cul-de-four est aménagée à droite de l'entrée du chœur, face à la nef.

Des impostes moulurées classiques couronnent les piliers de la nef : deux cordons moulurés reçoivent le berceau du chœur.

Dans la sacristie, rosace en plâtre au centre de la voûte.

Il n'y a qu'un vitrail, dans l'oculus du chœur, il figure saint Marcelin.

Sur la tribune se trouvent des bancs disposés tout autour et, face au chœur, dans la partie centrale.

CONCLUSION

Rien dans l'édifice ne permet de le dater avec la moindre précision. Il peut s'agir d'un édifice agrandi, le chœur pouvant être considéré comme une partie ancienne ; il ne correspond d'ailleurs pas à la nef actuelle, de tradition classique. La menuiserie de la porte d'entrée est peut-être du XVIIe ou XVIIIe siècle. L'ensemble est actuellement rénové .

Vocables Saint-Marcellin
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Aiguilles
Adresse Commune : Ristolas
Cadastre : 1824 H1 264 ; 1974 ZA 139

La paroisse de Ristolas est attestée en 1260 mais on ne sait rien des églises médiévales ; au 16e siècle, l'église aurait été détruite par une inondation et reconstruite en 1575, date qu'aurait porté le linteau de la porte au milieu d'entrelacs gothiques ; selon d'autres auteurs, la date sculptée sur ce linteau était 1475 et non 1575, ce qui apparenterait l'église de Ristolas au groupe des édifices de culte reconstruits après la grande dépression de la fin du moyen âge ; l'édifice actuel a probablement été reconstruit après les guerres de religion ; le choeur peut-être plus ancien que la nef qui parait du 18e siècle

Période(s) Principale : 4e quart 15e siècle , (?)
Principale : 4e quart 16e siècle , (?)
Principale : 17e siècle , (?)
Principale : 18e siècle
Auteur(s) Auteur : maître d'oeuvre inconnu

Le bâtiment est couvert de lauses, le clocher d'une flèche en pierre de taille ; la nef est constituée par 3 travées voûtées d'arêtes, le choeur est voûté en berceau, les chapelles latérales en berceau à lunettes ; la tribune et l'escalier qui lui donne accès ont un garde corps à balustres en bois tourné ; niches et consoles des statues ont un décor stuqué

Murs pierre
enduit
moellon sans chaîne en pierre de taille
Toit pierre en couverture
Plans plan en croix latine
Étages 1 vaisseau
Couvrements voûte d'arêtes
voûte en berceau
à lunettes
Couvertures flèche en maçonnerie
toit à longs pans
appentis massé
pignon couvert
croupe
Escaliers escalier intérieur : escalier droit, en charpente
Typologies choeur à l'est, clocher tour
Techniques menuiserie
décor stuqué
vitrail
sculpture
Représentations saint
Précision représentations

sujet : statue de Saint-Marcellin en bois, support : placée dans une niche au dessus de la porte d'entrée

Statut de la propriété propriété de la commune

Références documentaires

Bibliographie
  • ROMAN, Joseph. Répertoire archéologique du département des Hautes-Alpes. Paris : Imprimerie nationale, 1888.

  • TIVOLLIER, Jean, ISNEL, Pierre. Le Queyras (Hautes-Alpes), 2 vol. Marseille : Laffitte Reprints, 1985.

    Tome 2 : p. 350, 359.
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