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église paroissiale Saint-Antoine

Dossier IA04001484 inclus dans village de Norante réalisé en 2008
Vocables Saint-Antoine
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Barrême
Adresse Commune : Chaudon-Norante
Cadastre : 1838 C 107 ; 2007 C4 337

Il semble que l'église paroissiale Saint-Antoine remonte à la seconde moitié du 17e siècle. Monseigneur Jean Soanen précise dans le procès-verbal de la visite pastorale qu'il effectue le 2 octobre 1712, qu'avant 1633, la chapelle du hameau de Norante était sur la petite colline au milieu du cimetière. Il dit qu'en 1633, les habitants demandèrent à Monseigneur Duchaine durant sa visite, la permission de bâtir plus près d'eux pour leur commodité, une chapelle sous le vocable de Saint Antoine dans laquelle le service a été transféré. Dès 1750, les réparations à y effectuer sont importantes et on apprend dans la visite pastorale de cette année, que le toit de la nef est en bois et que la chapelle de l'époque possède une tribune. En 1764, l'état paraît meilleur, mais la voûte est toujours en bois. En 1840, une partie de l'extérieur menace ruine et la visite de 1884 décrit l'église comme étant dans un état déplorable, surtout la voûte. Un tremblement de terre survient en février 1887. Dans un devis datant du même mois, portant sur d'importants travaux, signé par l'architecte M. Bellon et enregistré le 15 avril suivant en préfecture, le constat est sans appel : la toiture est dans un délabrement complet, la voûte de l'église qui ne consiste d'ailleurs qu'à un lambrissage, se détache par fragments, par suite des gouttières de la toiture et laisse à nu les tuiles de cette dernière. L'église n'étant éclairée que par deux fenêtres, est très sombre. Il sera nécessaire pour établir un peu de symétrie, d'en faire trois nouvelles dans la nef et de modifier les deux qui existent, ainsi que la rosace qui se trouve dans la façade principale. Par suite de la construction indispensable d'une nouvelle charpente de la toiture, il est nécessaire d'exhausser les murs de face sur tout leur développement, afin de donner un volume d'air plus considérable à l'édifice et d'établir un système de charpente propre à recevoir la toiture qui sera faite avec des tuiles creuses du pays. La porte d'entrée est défectueuse et hors d'usage. Elle sera remplacée et son encadrement à l'effet de consolider le mur de face, sera établit en pierre de taille ainsi que le clocheton qui surmonte la façade. Le 1er mars 1888, un autre architecte dresse un devis pour les travaux. L'église a été tellement remaniée à cette époque, qu'il est plus juste de dire qu'elle date de 1887. Cette date est d'ailleurs portée sur le claveau central de l'encadrement de sa porte d'entrée.

Période(s) Principale : 2e moitié 17e siècle , (détruit)
Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1887, porte la date, daté par source
Auteur(s) Auteur : Bellon M., architecte, attribution par source

L'église Saint-Antoine est située dans le village de Norante, légèrement excentrée du noyau central. L'édifice orienté est implanté sur un terrain à légère déclivité est-ouest. Il est de plan allongé à nef unique avec une sacristie du côté nord, dans le prolongement du choeur. Un clocher-mur à deux arcades en plein cintre, renfermant une cloche chacune, est situé dans le prolongement de la façade occidentale. Toutes les façades sont en moellons avec des joints au ciment. Le chaînage d'angle est constitué de pierre de taille en tuf. L'encadrement de la porte d'entrée principale, percée dans la façade ouest, et celui des fenêtres, est en béton. Le choeur et la sacristie sont de même niveau, plus bas que la nef. Comme la nef, ils sont couverts d'un toit à longs pans avec des tuiles creuses. A l'intérieur, l'église est éclairée par un oculus percé dans la façade occidentale, et par deux baies en plein cintre situées dans la nef et dans le choeur, du côté sud. L'édifice est voûté en berceau plein-cintre retombant sur deux pilastres, un de chaque côté, renforcés à l'extérieur par deux contreforts. A droite de l'entrée, un escalier intérieur tournant en maçonnerie, donne accès à une tribune. Des lambris recouvrent la partie basse des murs de la nef et du choeur ; la partie haute est badigeonnée en blanc. L'église est pavée à l'aide de carreaux de terre cuite vernissée. Le choeur est légèrement surélevé par une dalle de béton sur laquelle reposent des carreaux de ciment. Une porte y donne accès à la sacristie.

Murs tuf
béton
moellon
Toit tuile creuse
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Couvrements voûte en berceau plein-cintre
Couvertures toit à longs pans
Escaliers escalier intérieur : escalier tournant, en maçonnerie
États conservations remanié, restauré
Mesures l : 1200.0
Statut de la propriété propriété de la commune, []

Annexes

  • Transcription des visites pastorales, églises et chapelles de Chaudon-Norante, 1699-1786

    Visite pastorale des 18 et 19 mars 1699

    Archives Départementales 2G17

    Chaudon :

    Visite de la chapelle et des ornements consistant en :

    Un calice avec sa patène d’argent.

    Un soleil d’argent sans pied.

    Un ciboire.

    Deux chandeliers (en) laiton.

    Une croix de procession en laiton assez vieille.

    La pierre d’autel est en bon état..

    Une chasuble camelot blanc bonne.

    Une autre chasuble camelot rouge en bon état.

    Une chasuble ligature demi usée, [..] chacune avec son étole et manipule.

    Une autre chasuble noire hors d’usage.

    Une bourse des corporaux.

    Un corporal.

    Deux voiles en taffetas rayé, l’autre de soie.

    Etoffe pour […] [……..] sur le retable du maître-autel.

    Un devant d’autel toile peinte.

    Quatre purificatoires.

    Un missel.

    Deux aubes toile avec leurs amicts en cordons assez bonnes et une troisième fort usée.

    Quatre nappes d’autel assez bonnes.

    Un encensoir cuivre avec sa navette.

    Les fonds baptismaux fermés à clefs aussi bien avec l’armoire qui est à côté où nous avons trouvé les crémières fort usées, aussi bien que la cuvette de cuivre.

    Eglise paroissiale : visite des vases sacrés et des ornements :

    Un calice d’argent avec sa patène.

    Un ciboire d’argent.

    Un soleil d’argent sans pied, se servant du pied du ciboire lorsqu’on expose le St Sacrement.

    La pierre d’autel fort belle.

    Une petite croix d’autel de bois.

    Deux petits chandeliers en laiton usés et mal propres.

    Un encensoir sans navette.

    Un missel.

    Un rituel hors d’usage.

    Un devant d’autel toile peinte.

    Un […….] d’étoffe sans châssis pour mettre sur le retable de l’autel.

    Une chasuble rouge hors d’usage que nous avons interdite.

    Une autre chasuble camelot violet passable.

    Une chasuble noire.

    Une autre verte, toutes avec leurs étoles et manipules.

    Une bourse et deux corporaux usés.

    Deux aubes bonnes avec leurs amicts et cordons et une […….] dont les manches (sont) rompues.

    Un pluvial damas fleuri.

    Une vieille chasuble satin hors d’usage.

    Une lampe (en) laiton.

    Et encore deux grandes lampes (en) laiton à plusieurs branches appartenant les deux aux confréries.

    Fonts baptismaux : couvercle rompu et usé, sa cuvette n’est point […] et n’y a point de croix sur les crémières.

    Recommandations : église paroissiale de Chaudon

    Faire à côté de l’autel une armoire propre et convenable pour y tenir le calice.

    Faire une boite d’argent dorée en dedans avec une bourse honnête et son cordon pour servira porter le St viatique aux malades.

    Des [……] et une semblable boite en la succursale de Norante.

    Une petite croix de laiton en ladite paroisse pour servir à assister les malades et une pareille en ladite succursale.

    Un moule d’hosties qui soit propre.

    Un petit missel pour servir aux grandes messes.

    Un teigitur.

    Deux devants d’autel, une ligature, l’autre d’étoffe plus honnête avec un châssis de bois à l’autel.

    Une petite croix pour l’autel.

    Sera fait trois voiles, un blanc, un noir et un rouge.

    Sera fait un châssis au [……] au-dessus le retable du maître-autel pour le garantir de la poussière et autres choses qui menacent (de) tomber de la voute.

    Sera fait une chasuble rouge d’étoffe convenable.

    Deux bourses et deux corporaux.

    Douze purificatoires.

    L’aube rompue sera réparée.

    Le presbytère sera enduit et reblanchi (aux) endroits où il est de besoin et la fenêtre du chœur sera vitrée.

    Portrait de st Christophe qui est au tableau du maître-autel étant indécent sera réparé.

    Il sera fait une navette pour l’encensoir.

    Sera fait un croissant au soleil de la succursale de Norante dont le tabernacle sera étoffé en dedans d’étoffe de soie rouge ; il y sera fait une croix d’autel, deux chandeliers (en) laiton,

    chasuble de camelot noir, une paire de burettes d’étain propre, deux aubes, un pluvial, un missel, un rituel, deux bourses et deux corporaux, vingt purificatoires.

    Eglise paroissiale de Chaudon : nous avons aussi ordonné qu’il sera fait un nouveau couvert aux fonts baptismaux fermant à clef, une croix dessus les crémières et la cuvette sera étamée en dedans, l’autel de plâtre de la sacristie sera abattu à cause de son humidité qui casse les ornements. Et y sera fait un de bois avec une armoire ou garde-robe en forme de table fermée avec une séparation au milieu et un gradin. L’autel avec deux petites armoires pour y tenir le calice et dans ladite garde-robe seront tous les ornements.

    La fenêtre de laquelle sacristie sera mis trois barres de fer et un verrou à la porte de ladite fenêtre à laquelle sera aussi fait un châssis que les murailles de ladite sacristie seront reblanchies.

    Qu’il sera fait un drap mortuaire et une représentation pour les morts.

    La fenêtre qui est au-dessus de la grande porte sera [revissée ?] avec un châssis.

    La petite porte de ladite paroisse sera fermée, le toit et les planchers réparés là où besoin et en la succursale de Norante la sacristie sera carrelée et blanchie, fait un [….] à la fenêtre et [mis] de la terre [..] [……] la quantité nécessaire pour faire écouler les eux pluviales et rendre les murailles sèches ;

    Il sera fait une armoire dans ladite sacristie, il y sera fait des crémières neuves et la cuvette étamée ;

    La fenêtre de la tribune sera […….] et y sera mis un châssis ;

    Le toit et le plancher de la nef seront repavés.

    Les cimetières de Chaudon et Norante seront tenus fermés avec une porte et les murailles[seront] repavées, et il sera mis une autre pierre d’autel en la chapelle du cimetière de Chaudon qui était anciennement l’église paroissiale ayant interdit celle qui y est pour ne pas […..] la disposition des Sts canons.

    L’autel et le marchepied seront repavés et les murailles reblanchies là où besoin est ;

    Que l’eau du toit du côté de Septentrion sera recueillie par un canal de bois et fait un fossé d’environ trois pieds de large de la profondeur nécessaire pour tenir les eaux qui viennent des terres supérieures et les conduire [vers] côtés de ladite église afin que les murailles n’en soient incommodées.

    Visite pastorale du 2 octobre 1712

    Archives Départementales 2G18

    Chapitre second : état de l’église

    L’église paroissiale qui selon le registre de Mr Clausse en 1581 porte le titre de Beata Maria planchanibus, et selon Mr Martin en 1602 : de Notre-Dame-du-Plan Chaudon, était auparavant éloignée du lieu et placée au milieu du cimetière comme il apparaît de la visite de Théodore Jean de Clermont en 1551 ; et le service paroissial y a encore subsisté près de de cent ans après, puisque dans la visite de M. Duchaine en 1633, les Consuls lui demandent alors tant à cause d’une partie des ruines de ladite église que de la petitesse et de son éloignement, il leur fut permis d’en bâtir une autre dans leur village, et c’est la qu’elle a été bâtie quelques temps après.

    Cet édifice nouveau n’est guère meilleur que l’ancien tant par le penchant de la montagne qui entraîne tout peu à peu en bas, que par le terrain qui domine beaucoup et par l’humidité des maisons voisines, sans qu’on ait fait le canal ordonné ni les autres réparations portées par notre première visite, ce qui a été cause que nous n’avons pas inséré dans notre registre plusieurs autres visites que nous avons faites dans le lieu pour ne pas multiplier les visites sans exécution.

    Le mur du presbytère est gâté et souvent tout plein d’eau. Le tableau du maître-autel couvert d’un surciel représente la mère de Dieu et à ses côtés St Christophe et St Sébastien. Le tabernacle est doré et bien étoffé, où le St Sacrement repose. La pierre sacrée est en état, et nous y avons mis notre cachet sur le sépulcre.

    Nous avons trouvé un gradin de pierre indécent, un bon marchepied de noyer, une mauvaise carte pour l’Evangile, un teigitur fort usé.

    La fenêtre du côté de l’Evangile bien vitrée avec fil d’archal, le bas du mur et tout le sol fort noirs et fort sales, mais le balustre passable pour la communion, et des sièges de plâtre pour les laïques.

    Les vases sacrés consistent en :

    Un calice et une patène non dorés.

    Le ciboire sans dorure et sans pied.

    Le soleil d’argent.

    Une boite de même pour les malades des bastides.

    Un crucifix de bois qui ne convient pas.

    Une croix de laiton pour les processions.

    Quatre chandeliers de même.

    Une lampe de même métal.

    Des burettes d’étain sans bassin.

    Une clochette.

    Un encensoir avec sa navette.

    Une boite et un moule pour les hosties.

    Les ornements :

    Cinq chasubles :

    La première de camelot blanc et crasseuse.

    La seconde de camelot vert bonne te propre.

    La troisième de camelot rouge et bonne.

    La quatrième de camelot violet déchirée par les bords qui demandent un galon pour la border.

    La cinquième de brocard noir à fleurs et toutes avec leurs accompagnements.

    Une seule chape qui est de satin à fleurs jaunies.

    Deux bourses,

    Quatre corporaux,

    Quatre pales,

    Un devant d’autel de bergame.

    (Suit la description du linge)

    Livres :

    Un missel de 1679 de Lyon

    Un autre de 1690, tous deux mal reliés.

    La sacristie, relevée de trois petites marches est aussi fort humide, le tableau fort gâté, la fenêtre non vitrée, une table fermée pour les ornements, le sol fort dérangé sans briques ; la porte ferme bien.

    Quant aux reliques, nous avons observé dans la visite de Mr Martin en 1602 qu’il y est fait mention de quelques ossements de St Christophe, que deux vieillards, l’un septuagénaire, l’autre de cent ans lui attestèrent avoir toujours été vénérés dans la paroisse, et remontant encore 50 ans plus haut, nous avons vu dans la visite de M.de Clermont en 1551, que dans l’armoire du St Sacrement, outre le corps du Seigneur il trouva encore des ossements, que le curé et les [sindics] lui dirent être de St Christophe, mais comme ledit évêque marque aucun endroit qu’il les vit sans aucun écriteau, et ne fit là-dessus aucune ordonnance de culte, nous n’avons pas été surpris de ne plus les trouver dans ladite église.

    La nef est fort bossuée au sol et mal blanchie, partout le toit mauvais au dehors et les tuiles paraissent au dedans sans aucune voute, une porte qui ferme très mal, une méchante serrure de verrou ; l’eau y entre par tous les murs, et celui de la porte est fendu.

    Les fonts baptismaux sont en état, les crémières passables avec un bouchon d’étain ; le confessionnal mal placé à cause de l’humidité, surtout en hiver ; point de chaire, point de tronc pour les malades.

    L’œil de bœuf ni toutes les fenêtres ne sont point vitrées.

    Il y a un dais d’indienne assez propre, le seul banc du seigneur vers le haut et un grand bénitier en bas.

    Le clocher est au-dessus de l’entrée avec deux cloches médiocres, mais les cordes en sont fort usées.

    Le cimetière qui entourait l’ancienne église paroissiale est aujourd’hui fort éloigné de la nouvelle ; il n’y a que des murailles de pierres sèches, une croix de bois au milieu ; il est ouvert de plusieurs côtés et sans serrure, les herbes trop grandes sans avoir eu soin de les brûler et le lieu mal tenu.

    Seuls les prêtres sont enterrés dans la nef de la vieille église qui est demi ruinée ; elle a pourtant un clocher avec une cloche d’environ deux quintaux.

    Les confréries du St Sacrement, de St Christophe et de St Sébastien ont tout en commun, mais celle du Rosaire est séparée.

    Les chapelles sont au nombre de trois. La première est du Rosaire dans l’église ; elle est fort humide par le terrain qui gâte le tableau, la fenêtre sans vitre ni fil d’archal. La pierre d’autel est en état avec le cachet de notre prédécesseur, elle n’a nul fond. Les meubles sont une grande croix de laiton, quatre chandeliers de même et une lampe

    Une chasuble blanche de damas avec les accompagnements et seulement trois nappes. Il y a un devant d’autel en cuir doré.

    Celle de St Christophe qui est l’ancienne église dans le cimetière est presque en ruine par défaut de tuiles au couvert ; la porte ferme bien à clef mais elle n’a pour tout bien qu’un devant d’autel de cuir doré […]

    Celle de St Sébastien sur le chemin à gauche en allant de Chaudon à Barrême est assez en état pour les murailles, le toit et le blanchissage, et elle ferme bien, mais elle n’a pour tout meuble que deux nappes et un devant d’autel en cuir doré.

    Chapitre cinquième : état du hameau de Norante :

    La chapelle du hameau de Norante pour laquelle Mr. Martin en 1602 : ordonne la résidence d’un secondaire, était alors comme longtemps devant placée sur la petite colline au milieu du cimetière et cet évêque la nomme de St Sufren parlant apparemment selon le langage corrompu du peuple, puisque son nom est St Ephrim Diacre, grand solitaire et Père de l’Eglise.

    Par la même visite il ordonne réparation de cette église, ce qui fut exécuté, et le Service encore continué dans le même endroit, puisque ce ne fut qu’en 1633 que les habitants demandèrent à Mr. Duchaine durant sa visite, la permission de bâtir plus près d’eux pour leur commodité une chapelle sous le nom de St Antoine dans laquelle le service a depuis été transféré.

    Le sanctuaire est en bon état au dehors. Le tableau représente Notre-Dame de Pitié, St Antoine et St François à ses côtés et la Madeleine aux pieds du Seigneur. Il y a un surciel et un pavillon.

    Le mur près de l’autel est fort mal crépi en bas.

    Le tabernacle est doré et bien étoffé ; la pierre d’autel non enchâssée est d’ardoise.

    Le châssis du devant d’autel est de bois de noyer et le marchepied rompu.

    Les vases sacrés consistent en :

    Un calice d’argent avec sa patène

    Un ciboire de même dont le pied sert aussi pour le soleil

    Une boite d’argent pour les malades

    Un crucifix de laiton

    Quatre chandeliers de même

    Comme aussi une croix pour les processions

    Deux burettes d’étain

    Un encensoir et navette

    Un lampier de laiton

    Une clochette

    Et la lampe ne brûle point devant de St Sacrement.

    Pour ornements :

    Quatre chasubles avec leurs accompagnements :

    La première de camelot blanc

    La seconde de camelot rouge

    La troisième de ligature

    La quatrième noire

    Deux bourses

    Un devant d’autel de cuir doré

    Un pluvial de ligature.

    (Suit la description des linges)

    Livres :

    Deux missels, l’un assez bon de 1619 et l’autre mauvais de 1695

    La sacristie : est sans [malons] et trop basse ; le dessus du plancher est pénétré des eaux ; la vitre a un carreau rompu.

    Nef : le sol est fort inégal, le toit ravagé et sans voûte de bois ; la vitre du bout est cassée.

    Fonts baptismaux : mal en ordre ; les crémières trop vieilles, la cuvette mauvaise et il n’y a point de clef pour les fermer.

    Lé bénitier est bon, le confessionnal n’est pas grillé.

    Le clocher est trop bas, et il n’y a pas de porte pour y aller.

    Il n’y a point de chaire quoique ordonnée ci devant.

    Cimetière : il n’est nullement fermé et les animaux peuvent y entrer de trous côtés. Il n’y a point de croix.

    La maison claustrale est fort incommode et elle a besoin des mains du maçon et du vitrier.

    Chapelles : au nombre de trois :

    Celle du Rosaire a pour tout bien un crucifix de bois, trois nappes, deux chandeliers de bois, une pierre sacrée.

    Celle de St Ephrim où est le cimetière n’a pour tout bien qu’une petite cloche, laquelle est aujourd’hui dans la sacristie, un tableau du saint, trois nappes, deux chandeliers de bois. L’édifice est en ruine sans vitre ni châssis. On y enterre quelquefois.

    Celle de la Madeleine est ensuite sur le même ligne au bout du roc. L’édifice est assez en état, le lambris pourtant un peu rompu vers la porte et mal blanchie. Elle n’a pour tout meuble qu’un tableau passable, une croix de bois peu décente, deux chandeliers de bois, deux de terre et un mauvais devant d’autel.

    Titre second : règlement des réparations :

    Il sera fait un canal autour du sanctuaire et de la sacristie pour l’écoulement des eaux du terrain ; que les ouvertures d’en bas du mur seront rebouchées à (la) chaux et à sable et reblanchies : que tout le sol noirci et inégal sera réparé, que le gradin de pierres trop malpropre sera revêtu d’un autre de bois ; que le calice et la patène seront dorés au-dedans ; qu’il sera mis un pied d’ragent au ciboire ou au soleil, et un galon neuf pour border et raccommoder la chasuble de camelot violet ; qu’il sera acheté un crucifix de laiton, un teigitur avec ses deux cartes, un bassin d’étain pour les burettes, une fontaine de même dans la sacristie, un bénitier portatif, un rideau violet pour le temps de la passion ; un devant d’autel de (la) même couleur, un autre noir ; une chape de camelot noir, une chape pour les bénédictions, une nappe neuve, un cahier neuf pour les messes des morts ; que les deux missels seront reliés de nouveau ; qu’il sera mis des [malons] au sol de la sacristie, qu’elle sera blanchie et fermera par une bonne porte, et le tout sera fait dans un an […]

    Ordonnances aux Consuls pour la Communauté :

    Mieux égaler le sol de leur nef, de la blanchir et de la fermer par une bonne porte avec serrure et verrou.

    Que personne (ne) sera enterré dans ladite église sans notre ordre exprès ;

    Faire un canal autour de la nef pour les eaux

    Reboucher les fentes du mur de la porte et relier les deux murs par une poutre qui serve de clef.

    Réparer le toit.

    Vitrer les trois fenêtres de la nef et du rosaire avec du fil d’archal.

    Faire une chaire de plâtre revêtue de bois en dedans dans la nef du côté le plus proche de l’Evangile.

    Pourvoir de bonnes cordes pour les cloches.

    Fermer le cimetière par une bonne porte avec serrure.

    Relever les murs à chaux et à sable de la hauteur de six pans […]

    Délai donné : un an.

    Pour les chapelles ou Confréries :

    Du Rosaire : que leur tableau soit raccommodé.

    Se pourvoir d’une chasuble de ligature de plusieurs couleurs, d’un teigitur, d’une aube avec amicts et cordon.

    Faire vitrer leurs fenêtres avec fil d’archal.

    Délai un an, sous peine d’interdiction de la chapelle.

    Chapelle de St Sébastien :

    Acheter un crucifix décent, deux chandeliers de bois propre, une pierre sacrée et une nappe grossière, une chasuble de ligature à plusieurs couleurs, une aube et deux autres nappes.

    Titre cinquième : règlement pour la succursale de Norante :

    Que le sanctuaire soit recrépi dans le mur d’en bas et mieux blanchi partout.

    Enchâsser la pierre sacrée dans l’autel.

    Réparer le marchepied.

    Qu’il soit mis ici comme à Chaudon, un pied d’argent au ciboire ou au soleil ;

    Acheter une chasuble (en) soie blanche et rouge pour les grandes fêtes et une de camelot violet pour les jours ouvriers ; un meilleur teigitur avec ses cartes ; un devant d’autel violet ou noir pour le tableau au temps de la passion ; que la nappe rompue sera réparée ou rétrécie pour servir aux communions et qu’il sera acheté trois essuie-mains.

    Que la sacristie soit relevée, [malonnée], crépie et blanchie ;

    Qu’il y sera mis un crucifix convenable et une fontaine d’étain.

    Que le dessus du toit sera défendu contre les pluies et la vitre réparée, le tout aux dépens des décimateurs pour être fait dans un an au plus tard.

    Pour la nef :

    Corriger l’inégalité du sol et le dérangement du toit.

    Mettre une vitre à l’œil de bœuf.

    Tenir les fonts baptismaux en meilleur état, bien fermés à clef et bien garnis de clos pointus ; acheter une autre cuvette bien étamée, et de meilleures crémières ; de faire mettre des grilles de bois au confessionnal.

    Avoir une bonne porte fermée pour le clocher, de le faire élever de quelques pans d’avantage ; de bien réparer la maison claustrale, et de bien fermer le cimetière de tous côtés par une muraille de quatre ou cinq pans à chaux et à sable […]

    Pour les trois chapelles ou confréries : pourvoir chaque chapelle d’un crucifix décent, de deux chandeliers au moins de bois propre, d’une pierre sacrée attachée à l’autel, d’un devant d’autel de cuir doré, d’un marchepied.

    L’église paroissiale Notre-Dame-du-Plan de Chaudon :

    Elle paraît menacer par la tête, par [l’écurie] voisine et par l’au des arrosages.

    Le creusement du canal autour de la sacristie demandé lors de la précédente visite a été réalisé mais ne semble pas avoir beaucoup d’effet : toit en mauvais état et murs décrépis à l’intérieur en plusieurs endroits. Le sol est toujours inégal, mais la vitre est bonne avec du fil d’archal.

    Le St Christophe représenté sur le tableau à droite est dit d’une nudité indécente ; le tabernacle, l’autel et la pierre sacrée sont bons. Le ciboire est toujours sans pied.

    Vases sacrés :

    Calice et une patène non dorés en dedans

    Un soleil d’argent

    Une boite de même pour les bastides

    Un ciboire sans dorure et sans pied d’argent

    Une lampe de laiton

    Des burettes d’étain

    Une croix de laiton pour les processions

    Une clochette sanas battants

    Un encensoir avec sa navette

    Une boite pour tenir les hosties et un moule pour les faire

    Ornements :

    Six chasubles :

    Une de camelot blanc bonne.

    Une de satin noir bonne.

    Une de camelot rouge bonne.

    Une de damas rouge donnée par le Sieurs Raymond Celle.

    Une de camelot noir bonne.

    Une de camelot violet un peu usée, toutes ayant leurs accompagnements.

    Plus une chape de soie à fleurs jaunes toute déteinte, mais qui peut être mise en noir.

    Un seul devant d’autel de ligature.

    Quatre bourses.

    Quatre corporaux.

    Quatre pales.

    Livres :

    Deux missels, un imprimé de Lyon de 1709 ; l’autre encore meilleur et plus grand qui est couvert de rouge.

    La sacristie ferme bien, son armoire est bonne mais le sol fait horreur et le mur est gâté par les pluies d’en haut ; la fenêtre est vitrée avec fil d’archal, mais il n’y a ni tableau ni image, ni croix, ni carte pour les préparations, ni fontaine pour laver les mains.

    Nef : manque par le toit, par les deux fenêtres qui n’ont ni vitre ni fil d’archal et par le sol qui est inégal. Le mur du côté de l’Evangile est fendu vers l’arc ; le bas du même mur est fort décrépi vers le confessionnal qui est tout boisé.

    Les deux cloches di clocher sont bonnes.

    Les fonts baptismaux ferment bien ; les crémières sont bonnes, la cuvette de laiton est grande mais sans couvercle, et la petite armoire à côté est en état.

    Il y a un bon bénitier à la porte et deux grands coffres.

    La chaire est assez propre, mais il n’ya a ni bière ni représentation, ni drap mortuaire.

    Chapitre 4 : état des Chapelles.

    Il y a trois chapelles : celle du Rosaire dont le mur et le plafond sont gâtés et fendus, et ni vitre ni fil d’archal à la fenêtre, et nul marchepied ; et pour tout meuble une pierre sacrée, une lampe de laiton, une bonne chasuble de damas blanc, un devant d’autel de cuir doré et six nappes.

    Celle de St Christophe qui est dans le cimetière est fort mal au toit et au-dedans, nulle vitre à la fenêtre, un petit crucifix, une seule nappe et un devant d’autel de cuir doré.

    Celle de St Sébastien sur le grand chemin n’a que trois nappes et un devant d’autel de cuir doré, mais elle est bien fermée.

    L’église de cette succursale (Norante) au nom de St Ephrem grand solitaire était dans le cimetière, et celle d’aujourd’hui est au bout du village sous le nom de St Antoine…

    Le sanctuaire paraît humide par le toit et il est décrépi en bas ; les degrés de la crédence trop hauts, le balustre dérangé, le tabernacle propre, bonne pierre sacrée d’ardoise ; le marchepied est gâté en deux endroits et trop bas ; l’ouverture d’une fenêtre trop peu fermée.

    Vases sacrés :

    Une boite d’argent pour la campagne.

    Le Christ du soleil est cassé.

    Les deux burettes sont trop petites.

    Des six chandeliers de laiton il y en a un qui a le pied rompu, deux ont été fournis par Mr Reinard.

    La croix de procession […] mal propre.

    Un crucifix de laiton […]

    Ornements :

    Cinq chasubles :

    Une ligature de toutes (les) couleurs assez bonne.

    Une de soie à fleurs fournie par Mr Reinard.

    Une de camelot rouge bonne.

    Une de camelot blanc assez bonne.

    Une de camelot noir passable avec leurs accompagnements.

    Deux bourses.

    Une seul devant d’autel en cuir doré.

    Une chape de ligature assez bonne.

    (Suit la description des linges)

    Livres : deux missels et un troisième entre les mains de Mr Reinard.

    Sacristie : fort humide et décrépie, le fil d’archal gâté en bas ; l’armoire pour les ornements est bonne.

    Nef : a un toit dérangé, un sol dépavé en quelques endroits ; les fonts baptismaux sans serrure ni clef ; la cuvette gâtée par le haut et n’est point étamée. L’armoire et les crémières sont bonnes de même que le bénitier d’étain ; la tribune en désordre et mal crépie, son degré rompu, son œil de bœuf sans vitre ; un dais d’indienne passable, une bannière deux falots gâtés.

    Le passage pour aller au clocher ne ferme point. Il n’a qu’une cloche.

    Le confessionnal est passable.

    Le cimetière est dans le même désordre qu’autrefois.

    La maison claustrale est mal accommodée et sans aucune vitre ; l’entrée dont on voit l’écurie a besoin d’une porte qui empêche la vue, et son mur fort inégal doit être réparé.

    Trois chapelles :

    Celle du Rosaire est mal en état dans son sol et dans son marchepied ; pierre sacrée bonne ; un crucifix de bois gâté, un tableau, un teigitur bon ; quatre chandeliers, cinq nappes, deux devant d’autel ; un treillis à la fenêtre.

    Celle de St Ephrem dans le cimetière est encore plus mal en ordre et n’a que trois nappes et deux chandeliers de bois avec le tableau du saint.

    Celle de Ste Madeleine au bout du roc est un peu mieux.

    Règlement des réparations de l’Eglise de Chaudon :

    Pour le sanctuaire : que le toit manquant de plusieurs tuiles sera retouché ; que le canal qui a été fait autour de la sacristie sera continué par le côté accidenté du presbytère ; que la voûte sera rebouchée et affermie par une bonne clef ; que les trois côtés seront repris et blanchis ; que le sol inégal en plusieurs endroits sera uni ; que le derrière de l’autel sera nettoyé, les sièges de plâtre accommodés et celui du vicaire sera fait de bois par-dessous et contre le mur pour ne plus gâter les ornements ; que l’autel sera rendu plus propre et l’image de St Christophe corrigée de la nudité ; qu’il sera fait un châssis pour les devants d’autel […].

    Qu’il sera mis une bonne dorure au-dedans du calice et de la patène ; un pied d’argent au ciboire et un Christ au soleil […].

    Qu’il sera acheté une chape de ligature blanche rouge et verte, et que la jaune de soie toute défigurée sera teintée en noir […].

    Sacristie : que le sol très mauvais sera rétabli et le mur qui est gâté par les pluies du toit […]

    Nef : ordonnons qu’elle soit réparée dans son toit fort dérangé, dans son sol inégal, et dans ses deux fenêtres où il sera mis des vitres avec de bons fers et fil d’archal […] ; que tous les murs seront reblanchis ; que celui du Septentrion fondu vers l’arc, sera mis en sûreté, et le bas recrépi ; qu’il sera acheté un dais plus propre […] ; qu’il sera fait un confessionnal neuf et à deux oreilles.

    Chapelles : pour celle du Rosaire : qu’elle sera pourvue d’une aube, d’une vitre au fil d’archal et d’un marchepied de bois.

    Que celle de St Christophe sera réparée en son toit fort gâté, en son sol et en sa fenêtre contre les dangers de l’autel pour les vent ; et qu’il y aura toujours là un crucifix un peu plus grand, une pierre sacrée, et deux chandeliers de bois propre, et que l’autel sera couvert de bois

    Que celle de St Sébastien sera pourvue d’une pierre sacrée, d’un crucifix, de deux chandeliers de bois.

    Règlement pour la succursale de Norante :

    Sanctuaire : qu’il sera réparé au toit et recrépi en dedans ; que les côtés de l’autel seront rendus plus propres, qu’il sera fait un meilleur marchepied et plus élevé au moins de trois doigts ; que le balustre sera mieux affermi […] ; que pour les vases sacrés il sera mis un pied d’argent au ciboire ; que sa coupe et celle du calice et la patène seront dorés en dedans ; que le cristal du soleil sera réparé ; que le pied rompu du chandelier sera fait et sera acheté deux burettes d’étain plus larges ; des chênettes plus grandes pour l’encensoir […]

    Pour les ornements : acheter un devant d’autel de camelot violet, un rideau pour le tableau au temps de la Passion […]

    Sacristie : qu’elle sera mieux couverte au dehors et blanchie ; que la vitre et fil d’archal seront raccommodés ; qu’il y aura un crucifix, une fontaine, un chandelier triangulaire […]

    Nef : que son toit soit réparé, son sol rendu plus égal ; qu’il ya aura une serrure et une clef aux fonts baptismaux […] ; que la tribune sera mise en bon état et recrépie, qu’il y sera mis une vitre avec fil d’archal, et une porte au passage du clocher ; que les deux falots seront raccommodés de même que le confessionnal.

    Cimetière : qu’il sera fermé au moins de murailles de pierres seiches de cinq pans de hauteur.

    Maison claustrale : qu’elle sera réparée, que son entrée sera rendue décente par une cloison de plâtre et une porte qui cachera à la vue de l’écurie.

    Que les trois chapelles du Rosaire, de l’Ephrem et de Ste Madeleine seront pourvues des choses nécessaires aux dépens de la confrérie du St Sacrement.

    NORANTE

    Visite pastorale du 21 septembre 1750

    Archives Départementales 2G19

    Tableau, tabernacle, autel, [……] et généralement le presbytère est en état. Il y a seulement une petite pièce de bois rapportée au marchepied qui se détache et la pierre sacrée a perdu sa conservation par l’enlèvement du sceaux du tombeau. La porte de la sacristie est en état quoique de bois blanc ; la table fermée pour les ornements est bonne et en noyer, elle est sans marchepied […]

    Une chasuble de brocard à petites fleurs de toutes couleurs, l’une calamandre, l’autre ligature ; trois chasubles camelot blanc, rouge et noir ; la dernière neuve, les deux autres passables ; toutes ces chasubles avec leurs assortiments. Une autre chasuble ligature blanche à fleurs violettes, dont le manipule est hors d’usage. La chape aussi ligature est ne très mauvais état.

    Deux bons missels et les rituels romains du diocèse.

    Le toit de la nef est en bois et il a besoin de beaucoup de réparation. Les murs en dedans doivent être blanchies, les fonts baptismaux sont sans cadenas.

    La tribune et son escalier, de même que celui du clocher sont en mauvais état, point de porte à la lucarne, mauvais baldaquin d’indienne. Il manque des carreaux à la vitre de l’œil de bœuf.

    La chapelle du Rosaire est en état ; il a été fourni un crucifix de laiton ; il ne manque à l’autel que deux chandeliers.

    Les chapelles rurales de St Ephrem et de Ste Madeleine sont dans le même état qu’à nos visites des 5 juin 1742 et 7 octobre 1746.

    Ordonnances : qu’il sera acheté une pierre sacrée, que le morceau de bois du marchepied soit remis à sa place ; qu’il sera fait un marchepied de la longueur de la table fermée de la sacristie […] ; qu’il sera acheté une chape de toutes (les) couleurs calamandre ou ligature […]

    Qu’aux dépens de la Communauté, le couvent qui menace ruine sera mis en état, les murs en dedans de la nef blanchis, le [……..] de l’Eglise repavé et refait où besoin est, les escaliers de la tribune et du clocher mis en état et fait une porte avec serrure et clef à la lucarne pour monter au clocher ; qu’il sera mis un cadenas aux fonts baptismaux, acheté un baldaquin, et la vitre au-dessus de la porte réparée.

    Que les marguilliers du Rosaire achèteront deux chandeliers de laiton à la place des flambeaux qu’il y a et qu’ils vendront.

    Les chapelles de St Ephrem et de Ste Madeleine qui sont à la campagne seront réparées conformément à nos précédentes ordonnances.

    Vases sacrés :

    Calice avec sa patène en bon état.

    Boite pour porter le viatique en bon état.

    Ostensoir en bon état mais il n’a pas de pied, on se sert de celui du calice pour donner la bénédiction.

    Le ciboire n’est pas doré dans la coupe.

    Autel orné de quatre chandeliers et d’une croix de cuivre ; le tabernacle est bien doré en dehors et tapissé proprement d’une étoffe de soie à couleur de rose en dedans.

    La pierre sacrée et les autres ornements de l’autel sont dans la décence requise à l’exception d’un seul pavement d’autel qui est hors d’usage.

    Sacristie :

    Crédence en noyer contenant les ornements suivants :

    Une chasuble de satin à fleurs avec une croix de satin blanc et un galon de soie rouge et blanc dont le manipule a besoin d’être réparé.

    Une chasuble de camelot gaufré rouge qui n’est pas en bon état.

    Une chasuble à toutes couleurs de camelot à grandes fleurs avec un galon de soie rouge et blanc.

    Une chasuble de camelot de fil sur filoselle à fleurs rouges et blanches en bon état.

    Une chasuble de soie avec un galon de soie à couleur de rose aussi en bon état.

    Deux chasubles de camelot gaufré noir dont une est hors d’usage.

    Une chape de calamandre toute neuve.

    Trois aubes dont deux ont besoin de réparations avec amicts et cordon […]

    Croix processionnelle et encensoir en bon état.

    Livres : deux bons missels.

    Le sanctuaire est en état à l’exception du mur du côté de la sacristie qui doit être reblanchi.

    Nef : la balustre a besoin de réparation ; le pavé est bon, la voûte en bois aussi, mais le toit couvert de tuiles doit être réparé.

    Chapelle du Rosaire : elle est ornée d’un bon tableau, de deux chandeliers et d’une croix de cuivre. L’autel est décent. Le confessionnal fait de bois blanc est en bon état.

    Cimetière : entouré de très bonnes murailles, fermant bien, mais sans croix au milieu.

    Chapelle St Ephrem : est dans un état de décence. L’autel et le retable sont bons. La pierre sacrée est neuve. Il y a deux chandeliers et une croix de cuivre, sans autre ornement.

    Visite pastorale du 11 juin 1786

    Archives Départementales 2G19

    Eglise de Norante : Fort humide : la plus pressante des réparations est de la dessécher par un aqueduc du côté du midi tout au long des murailles de la nef et de la sacristie.

    L’autel est assez propre ; le sanctuaire a besoin d’être reblanchi en certains endroits.

    La sacristie : est très humide.

    Il faut réparer la crédence qui contient les ornements.

    Le calice avec la patène et l’ostensoir sont en état. La coupe du ciboire doit être redorée.

    Il sera fourni une chasuble de soie à toutes couleurs pour les fêtes solennelles ; une chape pour les bénédictions du St Sacrement et un missel.

    Aucune réparation à faire au confessionnal.

    La chaire à prêcher en demande une (réparation) peu considérable.

    Le dais est tout à fait indécent ; il en sera fourni un autre.

    Le toit de l’Eglise sera réparé incessamment. Nous exhortons à le blanchir en-dessous avec du lait de chaux et de la terre d’ocre.

    Cimetière : en très bon état. Nous y avons visité la chapelle dite de St Ephrem où l’on ne fait plus le service divin. Nous avons exhorté à la réparer ou à la démolir et nous avons permis d’en changer la porte d’entrée pour la placer à la muraille du midi.

  • Transcriptions de documents concernant les travaux de réparations de l’église paroissiale de Norante, 1887-1888

    Eglise paroissiale de Norante : devis descriptif et estimatif des travaux de réparations à faire à l’église paroissiale de Norante, enregistré le 15 avril 1887.

    Archives Départementales, 1 O 124

    Description :

    L’église paroissiale du village de Norante est dans un très mauvais état d’entretien. Il présente même des dangers pour les fidèles. Il est urgent de faire disparaître cet état de choses et de prévoir à sa conservation.

    La toiture est dans un délabrement complet. La voûte de l’église qui ne consiste d’ailleurs qu’à un lambrissage, se détache par fragments, par suite des gouttières de la toiture et laisse à nu les tuiles de cette dernière.

    Le lambrissage sera refait en plâtre blanc (…)

    Les murs tant intérieurement qu’extérieurement ont besoin de recevoir un bon crépissage.

    Le carrelage est très défectueux […]. Il devrait être refait en entier, il le sera en ciment […] de Grenoble et aura 0.02 d’épaisseur sur béton de 0.10 d’épaisseur.

    L’église n’étant éclairée que par deux fenêtres, est très sombre. Il sera nécessaire pour établir un peu de symétrie, d’en faire trois nouvelles dans la nef et de modifier les deux qui existent, ainsi que la rosace qui se trouve dans la façade principale.

    Les croisées (…) seront de forme ogivale. Elles recevront, de même que la rosace, des châssis vitrés en bois de noyer, garantis par un grillage en fer.

    Par suite de la construction indispensable d’une nouvelle charpente de la toiture, il est nécessaire d’exhausser les murs de face sur tout leur développement, afin de donner un volume d’air plus considérable à l’édifice et d’établir un système de charpente propre à recevoir la toiture qui sera faite avec des tuiles creuses du pays.

    La porte d’entrée est défectueuse et hors d’usage. Elle sera remplacée et son encadrement à l’effet de consolider le mur de face, sera établit en pierre de taille ainsi que le clocheton qui surmonte la façade.

    Tous les travaux qui font l’objet du présumé d’après, seront exécutés avec des matériaux de basse qualité et conformément aux règles de l’art.

    Ils sont décrits et évalués comme suit saisis :

    1° Démolition de la toiture, de la voûte et de la maçonnerie pour les baies des fenêtres. Les matériaux restent à l’entrepreneur par prévision.

    2° Maçonnerie ordinaire en élévation (…)

    3° Réfection du lambrissage (…)

    4° Réfection du carrelage, le sanctuaire compris (…)

    5° Les cinq fenêtres à établir dont deux à modifier seulement seront montées en jambage de maçonnerie ordinaire et plate bande en briques du pays (…)

    6° Modification de la rosace suivant détail ci-après (…)

    7° Châssis vitrés pour les cinq fenêtres et la rosace, compris menuiserie, vitrerie ordinaire et serrurerie (…)

    8° Crépissage intérieur en mortier à trois couches sur murs neufs ou vieux, la dernière couche frottée […] et blanchie au lait de chaux (…)

    9° Crépissage et renformis des murs extérieurs (…)

    10° Pierre de taille pour l’encadrement de la porte provenant des carrières du ravin du saut du loup à une distance de 4500 mètres (…)

    11° Pierre de taille pour les clochetons. Les 3 mètres de pierre de taille en pierre blanche proviennent des carrières d’Oppède (Vaucluse) (…)

    12° Charpente en bois de sapin suivant détail ci-après (…)

    13° Toiture en tuiles creuses ordinaires (…)

    14° Porte suivant détail ci-après : porte à deux vantaux à frise moulurée (…)

    Devis signé par l’architecte M. Bellon, le 2 avril 1886

    Note pour les adjudicataires :

    Conformément aux prescriptions de la dépêche ministérielle en date du 23 novembre 1886 et en égard aux moyens d’exécution dont dispose la commune, le montant des travaux du présent devis s’élève à (…)

    Digne, le 21 février 1887, l’architecte soussigné, signé : Bellon

    Vu accepté et soumis à l’approbation de M. le Préfet par monsieur le maire de Chaudon. Chaudon, le 21 février 1887. Le maire, signé Laur[o]ns

    Vu et approuvé, Digne, le 1er mars 1887. Le préfet des Basses-Alpes, signé : Gilliot

    Enregistré à Barrême le quinze avril 1887.

    Eglise paroissiale de Norante :

    Travaux communaux : projet de réparation de l’église de Chaudon

    Devis. Avant métré des travaux, bordereau des prix et détail estimatif, dressé par l’architecte […] le 1er mars 1888.

    Archives Départementales 1 O 124

    Article 1 : l’église existant actuellement dans la commune de Chaudon, se compose d’une seule nef divisée en quatre parties A. B. C. D par ses […] en pierre de taille, établis en ogive, sur lesquels reposent trois poutres longitudinales supportant la toiture. Les voûtes intermédiaires sont construites en plâtre et présentent les formes et dimensions […] dans le dessin ci-contre. Lors du tremblement de terre qui eut lieu en février 1887 et par suite un terrain mouvant sur lequel fut établie une partie de l’église, le mur latéral de droite l’affaissa, entrainant visiblement celui de gauche. Par suite, de ce mouvement, les clefs des deux premiers arcs ogivaux sont fendues de 0.08m environ, les voûtes intermédiaires se sont lézardées et présentent actuellement un danger.

    Article 2 : les travaux à exécuter pour la réparation de l’église de Chaudon comprennent :

    1) La reconstruction des murs latéraux des deux parties B et C avec fondations sur pilotis du mur droit.

    2) La reconstruction en pierre de taille des deux premiers arcs ogivaux.

    3) La construction des voûtes intermédiaires en briques.

    4) Le [malonnage] et la forme de la toiture des deux parties B et C.

    5) Le crépissage au plâtre blanc de tout l’édifice […]

    Article 3 : les murs latéraux seront établis à […] en contre bas du niveau actuel de l’église (…)

    Les arcs en pierre de taille existant actuellement, seront reconstruits avec les moellons provenant de la démolition (…)

    Les voûtes d’arête intermédiaires seront en tuiles creuses (…) Ces voûtes se composeront d’une voûte transversale encadrée par un […] circulaire d’un diamètre égal à l’espacement des arcs ogivaux, et coupée par une voûte longitudinale en ogives (…)

    La toiture sera faite en tuiles creuses placées sur des […] triangulaires (…) Elle se compose de deux parties égales soutenues à leur jonction et sur leur milieu par un faîtage et deux poutres longitudinales (…) Ces poutres seront placées parallèlement aux murs latéraux et reposeront par leur extrémité sur les murs situés au […] des arcs ogivaux.

    Dans les deux parties B et C, on remplacera les […] actuels qui se trouvent dans un mauvais état.

    Toutes les surfaces apparentes de l’édifice à l’exception de la maçonnerie de pierre de taille seront nettoyées, lavées et réparées au plâtre blanc. L’enduit se composera de deux couches : la première en chaux et la seconde en plâtre.

    Chapitre II : qualités, réparation des matériaux et façon des ouvrages.

    Article 4 La chaux : la chaux proviendra des fours de la commune de Barrême, à une distance moyenne de 14000 mètres. Elle sera de la qualité la plus hydraulique que les fours indiqués puisque fournie cuite au […] convenable et non évoûtée.

    Article 5 Le sable : le sable sera pris dans le lit de la rivière d’Asses, à une distance moyenne de 6000 mètres. Il sera de grain fin, pur, exempt de toute matière terreuse, passé à la claie et lavé, si cela est nécessaire.

    Article 6 Le mortier : la chaux sera apportée vive sur le chantier, elle sera éteinte en pâte puis […] avec le moins d’eau possible. Cette extinction aura lieu 12 heures au moins et quarante huit heures au plus avant l’emploi.

    Le mortier sera composé d’une partie de chaux en pâte mesurée au volume et de deux parties de sable. Il sera fait au fur et à mesure des besoins et par petites parties. Celui qui serait resté de la veille ou serait lavé par la pluie, devra être rebuté.

    Article 7 Moellons bruts : les moellons bruts pour la maçonnerie ordinaire proviendront des coteaux avoisinants, à 1000 mètre de distance moyenne. Ils seront choisis, bien gisants, sains, à surfaces vives, dépouillés de toutes les parties terreuses pouvant empêcher l’adhérence du mortier.

    Article 8 Maçonnerie ordinaire : la maçonnerie de moellons sera faite à bain de mortier […] de toutes parts. Les moellons seront posés en bonne liaisure, de manière à laisser entre eux le moins de vide possible, et à ce que les joints des moellons déjà posés soient regroupés avec soin. Les parements seront fermés par les moellons les plus réguliers.

    Article 9 Pierre de taille : les moellons pour maçonnerie de pierre de taille, proviendront de la démolition des arcs existants. Ils conserveront les mêmes formes et dimensions. L’entrepreneur sera tenu de remplacer ceux qui […] moins souffert, soit dans la démolition, soit dans la reconstruction. Le prix de la maçonnerie de pierre de taille comprend implicitement ceux du parement vu et de la fourniture et pose de mortiers.

    Article 10 Plâtre : le plâtre employé à la construction des voûtes en briques et répurages intérieurs, proviendra des fours de Barrême, distants de 14000 mètres. Il sera choisi de la meilleure qualité et cuit convenablement.

    Les travaux de crépeniage se composeront de : 1) du ragréage et rejointement de tous les parements, 2) de l’application d’une première couche de mortier fin, lissé à la truelle et frotté […] à la taloche, lorsque le mortier aura pris un peu de consistance, 3) de l’emploi d’une dernière couche de plâtre blanc.

    Article 11 Maçonnerie de briques : les briques creuses seront fabriquées en terre soigneusement […] ; elles seront bien moulées sans bavures, bien cuites, non friables, et seront fendues en son plein et vif sous le choc des marteaux.

    Les briques seront trempées dans l’eau avant l’emploi, on les fera glisser dans le plâtre en les prenant fortement et on les posera ensuite de manière à fousser ? liaison sur toute la surface.

    Le prix de la maçonnerie de briques comprend implicitement celui de la fourniture et pose des cintres nécessaires à cet effet.

    Article 12 Bois : les bois pour la charpente et cintres auront les dimensions et le dispositif indiqués au […] du projet. De même, ils proviendront des forêts avoisinantes. Ils seront parfaitement sains, de droit fil, proprement équarris et débiter à la scie. Les troncs d’arbres pour pilotis auront un diamètre de 0.15 et une forme légèrement tronconique.

    Article 13 Battage des pieux : les pieux avant le battage seront munis d’un sabot à leur partie inférieure (…) Ils seront battus avec les soins nécessaires, pour les mettre et les maintenir à leur place assignée et leur faire prendre la forme assigné au devis. (…)

    Article 14 Fers : les fers pour boulons, sabots… seront de la meilleure qualité sans liants, pailles ni brûlures. Les fers payés au poids seront pesés contradictoirement avant leur emploi.

    Article 15 Toiture : les tuiles creuses pour la toiture proviendront des fabriques des ouvriers. On les maniera bien cuites, saines et […] au marteau.

    La toiture fera saillie de 0.15 sur le bord de la génoise à double rang à tuiles, établie au couronnement des murs. Les murs nuisant ? seront prolongés sur le faîte jusqu’à parfaite

    jonction, afin que le cours des tuiles faîtières les recouvrent parfaitement, de manière à empêcher toute infiltration dans l’intérieur. Les tuiles seront maintenues dans leurs positions suspensives soit par des clous soit par des cailloux. Le prix du bordereau renferme implicitement la fourniture des […] chevrons et toutes façons.

    Chapitre III : conditions générales et particulières.

    Article 16 : L’entrepreneur sera soumis aux clauses et conditions générales imposées aux entrepreneurs et arrêtées par Monsieur le Ministres des travaux publiés le 16 novembre 1866. Il payera les droits d’enregistrement, conformément aux lois.

    Article 17 : Le montant du cautionnement sera de

    Il sera fait un inventaire avec une inscription de rentre sur l’Etat.

    Article 18 : A défaut d’élection de domicile par l’entrepreneur dans le délai de 15 jours à partir de l’approbation de l’adjudication, les notifications qui se rattachent à l’entreprise lui seront faites à la mairie de la commune de Chaudon.

    Article 19 : Le délai de garantie sera de un ou pour tous les ouvrages. Jusqu’à cette époque, l’entrepreneur sera chargé de l’entretien des travaux et garant de leur parfaite conservation.

    Article 20 : Les ouvrages livrés qui font parties de l’adjudication seront […] selon toutes les règles de l’art et conformément aux instructions et devis qui seront remis à l’entrepreneur par les soins de l’architecte communal.

    Article 21 : la démolition des parties existantes A et B de l’église sera faite en régie, jusqu’au niveau des fondations. L’entrepreneur demeure chargé des fouilles de fondations des murs latéraux.

    Article 28 :L’entrepreneur sera tenu d’accepter comme acompte […] de son adjudication, tous les matériaux qui lui sont nécessaires et qui pourront lui être fournis par la commune.

    La main d’œuvre nécessaire à l’établissement des ouvertures et la façon des encadrements est comprise dans le cube de la maçonnerie ordinaire.

    Article 29 :L’entrepreneur devra commencer les travaux aussitôt qu’il en aura reçu l’ordre et devra les terminer dans un délai de trois mois à dater le présent ordre de service.

    L’entrepreneur pourra recevoir des acomptes pendant la durée des travaux, sur le vu d’une situation […] par l’architecte et approuvée par Monsieur le Maire, les acomptes ne pourront séparer les neuf dixièmes du montant des travaux exécutés.

    Le présent détail estimatif s’élevant à la somme de quatre mille francs y compris une somme à valoir de cinq cent soixante dix francs quarante sept centimes pour défaut d’imprévues dressé par l’architecte soussigné, à Barrême le 1er mars 1888.

    Vu et approuvé les devis avant métré, bordereau par prix et détail estimatif qui précèdent. Digne, le 17 novembre 1892. Par délégation du préfet, le conseiller de préfecture des basses alpes.

  • Transcriptions des questionnaires sur l'état de l'église paroissiale, 1833 et 1840

    Questionnaire sur l’état des églises

    NORANTE, 8 janvier 1833

    Archives Départementales 2V75

    Humide, sans fenêtre, des mesures sont prises pour la rendre plus saine et plus spacieuse mais il n’est pas sûr que la commune puisse y pourvoir.

    Une seule chapelle rurale dédiée à Ste Magdeleine patronne de l’église. Elle est située à cinq minutes du village. Depuis quelques années elle est si pauvre qu’on n’y célèbre plus la messe.

    Confessionnal : on ne peut entendre les confessions que d’un côté.

    Chaire : tout neuf, en bois de noyer.

    Fonts baptismaux : y sont tous les objets requis.

    Deux autels : un qui sert qui est tout neuf, propre et assez bien orné. L’autre mérite une entière réforme, on travaille à un tableau qui doit servir à l’orner.

    Sacristie : elle est humide, mais elle possède quelques ornements propres : deux chapes, deux chasubles blanches et un dais.. Elle manque de chasubles noirs, violettes et rouges.

    Vases sacrés : à peu près conformes aux ordonnances.

    Cimetière : défendu uniquement par une haie de buissons et un mauvais mur.

    Questionnaire sur l’état des églises

    NORANTE, vers 1840

    Archives Départementales2V76

    Intérieur de l’église assez décent mais une partie de l’extérieur menace ruine.

    Ornements : 9 chasubles dont 7 en bon état, 2 chapes et 3 aubes.

    Vases sacrés : deux calices dont un qui est tout argent, l’autre n’en a que la coupe, plus deux ciboires en argent et un ostensoir dont les rayons seulement sont en argent.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Procès-verbaux de visites pastorales, évêché de Senez. 1697-1707. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 G 17.

    1699/03/18 : Description de l'état et des biens de l'église.
  • Procès-verbaux de visites pastorales, évêché de Senez, 1708-1723. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 G 18.

    1712/10/02 : Bref historique de l'église, description de l'état et des biens de l'église.
  • Questionnaire sur l'état des paroisses du diocèse de Digne. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 V 75

    1833/01/08. Description de l'état et des biens de l'église
  • Questionnaire sur l'état des paroisses du diocèse de Digne. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 V 76.

    Questionnaire de 1840
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché de Digne, doyennés d’Allos, Annot, Banon, Barcelonnette, Barrême, de 1840 à 1879. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 V 86

    1857/12/01 : Etat de l'église. 1870/05/30 : Etat de l'église et inventaire de ses biens.
  • Procès-verbaux de visites pastorales, évêché de Digne, 1884 - 1891. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 V 93

    1884/08/24 : Etat de l'église et inventaire de ses biens. 1891/08/04 : Etat de l'église et inventaire de ses biens. La visite précise que des réparations très importantes ont été faites à l'église paroissiale : "la voûte et la toiture ont été faites entièrement à neuf, les murs à l'extérieur ont été proprement recrépis et intérieurement blanchis au lait de chaux. La sacristie a été agrandie, la chapelle de Ste Madeleine a été restaurée et blanchie".
  • Commune de Chaudon. Inventaire du mobilier de l'église de Norante. 1905/05/29. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne : 1 V 66.

    Description des biens de l'église.
  • Direction générale des domaines. Inventaire des biens dépendant de la fabrique paroissiale de Norante (Chaudon), dressé en exécution de l'art. 3 de la loi du 9 décembre 1905. 1906/02/16. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne : 1 v 66.

    Inventaire descriptif et estimatif des biens de l'église. Il est mentionné le presbytère et la chapelle Sainte-Magdeleine, située au quartier du Château. (cf photocopies (5) : Chaudon-Norante. Norante. 1V66. Inventaire 1906).
Bibliographie
  • FERAUD, Jean-Joseph-Maxime. Histoire, géographie et statistique du département des Basses-Alpes. Digne : Vial, 1861, 744 p.

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