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Eglise paroissiale Saint-André

Dossier IA04001893 réalisé en 2006

Fiche

Œuvres contenues

I Historique

Dans les pouillés, une ecclesia de Sancto Andrea est mentionnée vers 1300 à Saint-André. Dans une visite pastorale de 1697, l'évêque mentionne explicitement l'église de Saint-André (distinctement de l'église de Méouilles). Sur la carte de Cassini, donc dans la 2e moitié du 18e siècle, Saint-André est une paroisse avec une église (et une chapelle Notre-Dame).

Cependant l'église Saint-André n'était, selon Féraud, qu'une chapelle rurale, la paroissiale se situant à Méouilles. Hypothèse confirmée par une visite pastorale de l'évêque Jean Soanen de 1708 où il écrit"l'église du lieu de Saint-André [...] n'a jamais été qu'une annexe de l'église paroissiale de Méouilles" et de mentionner d'autres visites pastorales dont la plus ancienne daterait de la fin du 15e siècle (cf. annexe).

Dans un questionnaire sur l'état des paroisses de 1840, le curé écrit que l'état de l'église était affreux, déplorable, même s'il s'est un peu amélioré grâce aux sacrifices des paroissiens ; un plus loin il décrit l'église ainsi : "elle n'était probablement qu'une chapelle [...] qu'on a agrandi successivement au fur et à mesure que la population a augmenté. Cette supposition est fondée sur les irrégularités qui s'y font remarquer". Face à cet état de chose, le conseil municipal décide de détruire et de reconstruire l'église paroissiale.

Plan topographique du village de Saint-André réalisé par l'architecte Bernardin Piattini figurant l'emplacement de l'ancienne église paroissiale et les deux emplacements potentiels pour la nouvelle construction.Plan topographique du village de Saint-André réalisé par l'architecte Bernardin Piattini figurant l'emplacement de l'ancienne église paroissiale et les deux emplacements potentiels pour la nouvelle construction.En 1843 un premier projet établi par un architecte marseillais, Barral, modifié en 1844, est adopté par le conseil municipal le 20 novembre 1844 : il propose la reconstruction de l'église à l'emplacement de l'ancienne tout en conservant le clocher. Après des tergiversations, le conseil municipal décide le 8 février 1846 de construire l'église en retrait vers le sud-ouest par rapport à l'ancien emplacement mais selon le même axe ouest-est, sur les terrains de Jean-Joseph et Jean-Baptiste Trotabas et André Honnorat, de manière à dégager une vaste place à l'est de l'église où est prévue l'entrée. La place publique est donc l'emplacement de l'ancienne église paroissiale (ainsi qu'explicitement mentionné dans l'acte de vente du terrain des Trotabas).

Le choix de l'emplacement fait débat au sein du village et de l'équipe municipale, le 16 janvier 1847, l'architecte Bernardin Piattini, domicilié à Barcelonette, est envoyé par le préfet pour y établir un rapport. Le préfet tranche par un arrêté du 22 janvier 1847 où il valide l'emplacement actuel et demande à ce dernier architecte d'établir le plan de la nouvelle construction. Le conseil municipal approuve les plans et devis Piattini le 7 mars 1847. L'adjudication des travaux a lieu le 11 avril 1847 (approuvée par le préfet le 5 mai) : les travaux sont exécutés par l'entrepreneur Laurent-François Brunias, maître maçon domicilié à Mézel, et surveillés par Piattini. La première messe est célébrée dans l'église le 3 novembre 1848 tandis que la réception des travaux a lieu le 12 août 1849.

En 1887, un tremblement de terre fragilise l'édifice : des réparations sont faites pour consolider l'église qui a été lézardée en plusieurs endroits, tout comme la voûte, la charpente, la toiture et les escaliers du clocher qui ont été également fragilisés. En 1902, les travaux concernent cette fois le carrelage du choeur, entièrement refait, les escaliers du clocher à nouveau et les marches du grand perron. Dans le courant du 20e siècle, l'espace au sud du choeur a été coupé en deux dans le sens de la hauteur : aujourd'hui une salle de catéchèse occupe le rez-de-chaussée.

L'ancien cimetière se trouvait à côté de l'ancienne église paroissiale : dans une visite pastorale de 1708, l'évêque indique que le cimetière "entoure l'église" et qu'il se trouve sur un terrain "irrégulier" entre l'église et la chapelle des pénitents. En 1764, il est décrit comme en bon état mais trop petit, on ne peut cependant l'agrandir car le seigneur de Saint-André le trouve trop proche de son château. Dans une visite pastorale de 1858, le curé mentionne le futur transfert du cimetière, le terrain ayant été acheté par l'administration municipale. Dans la visite suivante de 1866, le cimetière a été transféré.

Une chapelle de pénitents blancs existait en effet à Saint-André où la confrérie est très active aux 17e et 18e siècles. Elle se trouvait juste au sud du cimetière qui entourait l'église ; elle a été démolie au 19e siècle.

II Description

L'église a été édifiée au centre du village, le choeur à l'ouest. Il s'agit d'un édifice de plan en croix latine avec transept peu débordant. La nef compte trois travées séparées par des doubleaux plats reposant sur des pilastres engagés et est couverte d'une voûte en berceau. Elle est prolongée par un choeur assez profond couvert par une coupole sur pendentifs et se terminant par une abside à pans coupés voûtée en cul-de-four. Le sol est couvert de carreaux de terre cuite de production locale dans la nef et le transept, de carreaux ciments dans le choeur, par ailleurs surélevé, on y accède par un emmarchement à deux degrés. La nef éclairée par deux baies en plein cintre au nord et au sud et par un oculus sur la façade ouest, chaque bras du transept possède également une baie en plein cintre, enfin l'abside est ouverte également par deux baies identiques. L'ensemble de l'intérieur de l'église est orné d'un décor peint.

La façade est, ouvrant sur la place Charles-Bron est structurée par un décor de pierre de taille : chaînage d'angle, soubassement, bandeau et encadrement des ouvertures. Celui de la porte d'entrée est particulièrement travaillé : encadrement en plate-bandes surmonté d'un fronton triangulaire reposant sur les pilastres engagés à impostes. Les autres murs de l'église sont couverts d'un enduit à pierres vues avec chaînes d'angles.

Vocables Saint-André
Parties constituantes non étudiées cimetière
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Saint-André-les-Alpes
Adresse Commune : Saint-André-les-Alpes
Lieu-dit : Bas-Village
Adresse : place Charles-Bron
Cadastre : 1838 D19 23 ; 1983 AC 160

La décision de construire une nouvelle église paroissiale à Saint-André est prise par le conseil municipal le le 8 février 1846. Les plans et devis établis par l'architecte Piattini sont approuvés le 7 mars 1847, pour une adjudication des travaux le 11 avril de la même année. Les travaux sont exécutés par l'entrepreneur Laurent-François Brunias, maître maçon domicilié à Mézel, et surveillés par Piattini. La première messe est célébrée dans l'église le 3 novembre 1848 tandis que la réception des travaux a lieu le 12 août 1849.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Dates 1847, daté par source
1849, daté par source
Auteur(s) Auteur : Piattini Bernardin,
Bernardin Piattini

Architecte, domicilié à Barcelonette (04), actif dans la 2e moitié du 19e siècle.


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architecte,
Auteur : Brunias Laurent-François, entrepreneur,

L'église a été édifiée au centre du village, le choeur à l'ouest. Il s'agit d'un édifice de plan en croix latine avec transept peu débordant. La nef compte 3 travées séparées par des doubleaux plats reposant sur des pilastres engagés et est couverte d'une voûte en berceau. Elle est prolongée par un choeur assez profond couvert par une coupole sur pendentifs et se terminant par une abside à pans coupés voûtée en cul-de-four. Le sol est couvert de carreaux de terre cuite de production locale dans la nef et le transept, de carreaux ciments dans le choeur, par ailleurs surélevé, on y accède par un emmarchement à deux degrés. La nef éclairée par 2 baies en plein cintre au nord et au sud et part un oculus sur la façade ouest, chaque bras du transept possède également une baie en plein cintre, enfin l'abside est ouverte également par deux baies identiques. L'ensemble de l'intérieur de l'église est orné d'un décor peint. La façade ouest, ouvrant sur la place Charles-Bron est structuré par un décor de pierre de taille : chaînage d'angle de pierres de tailles, soubassement, bandeau et encadrement des ouvertures. Celui de la porte d'entrée est particulièrement travaillé : encadrement en plate-bandes surmonté d'un fronton triangulaire reposant sur les pilastres engagés à impostes. Les autres murs de l'église sont couverts d'un enduit à pierres vues avec chaînes d'angles.

Murs calcaire
enduit partiel
Toit ciment amiante en couverture (?)
Plans plan en croix latine
Couvrements voûte en berceau
Couvertures toit à longs pans
Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Transcription des archives de la série G des archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence concernant l'église paroissiale Saint-André de Saint-André-les-Alpes

    2 G 17

    1697/06/13

    Visite pastorale du 13 juin 1697 de Jean Soanen, évêque de Senez, mentionnant l'état de l'église ainsi que le mobilier qu'elle contient.

    2 G 18

    Visite des 7, 8 et 9 septembre 1708 de Jean Soanen

    « L’église du lieu de St-André sous le nom de ce grand apôtre n’a jamais été qu’une annexe de l’église paroissiale de Méouilles, ainsi qu’il appert de nos archives par les visites des anciens évêques, par un grand nombre de leurs collations, en particulier il y a cent cinquante ans par celles de Mgr Clausse qui dans son tems a parlé de l’union dès lors immémoriale et de la dépendance de l’église de St-André envers celle de Méouilles, comme d’une chose qu’il trouvoit établie longtems avant luy, ce qui est encore justifié par son registre fol. 25 par la norme de ses sinodes fol. 70 comme aussi par le registre de Mgr Martin son successeurs en 1602 […]. La sacristie au côté de l’Epître est un peu trop étroite, mais batie gratuitement en 1654 par le sieur prieur d’alors […] une petite fenestre sur la gauche sans vitre […], le toit va en ruine s’il n’est bientôt réparé. […] La nef avec ses deux ailes à côté, des pilliers assez bons, assez réguliers, et un sol bien pavé, serait dans l’état qu’il faut si la voûte n’était excessivement basse […]. La voute est encore décrépie en plusieurs endroits, le toit fort mauvais, et demande une promte reparation. […] Le clocher ou il y a trois cloches passables est à côté vers la porte et de beaucoup trop bas. […] Le cimetière qui entoure l’église nous a paru fort irrégulier et profané, pour y avoir trop de portes et d’accès libres à tous les animaux, des murailles trop basses. ».

    Plus loin, l’évêque décrit l’état de l’église : « l’église sous l’invocation de st André apôtre et patron, placée au milieu du village en long, est un peu trop petite pour ses habitans, le sanctuaire trop resserré, les murs au-dedans et au dehors mal crépis, le toit négligé et peu garni de tuiles, le pavé passable, la fenestre au côté de l’Evanglie munie de vitre […] ».

    2 G 19

    1753/09/07

    Visite pastorale du 7 septembre 1753 par l'évêque de Senez mentionnant l'état de l'église paroissiale ainsi que le mobilier qu'elle contient.

    1764/05/07

    Visite pastorale du 7 mai 1764 dans laquelle l'évêque écrit que "le Sr curé nous ayant supplié de vouloir bien examiner les reliques mises au bas des bustes de st Laurent, de ste Agathe et st André apôtre, nous avons à l'instant procéder à l'ouverture [des] petites capsules". Il existe donc à ce moment un troisième buste, plus récent que les deux autres : "nous avons visité le buste du bienheureux apôtre st André et nous avons trouvé que dans la petite capsule est renfermée la précieuse relique que nous avons il y peu d'années autentiquée (sic) et qui y a été placée par un de nos grands vicaires et nous avons duement reconnu et vérifié que le cachet de nos armes est apposé en entier sur les deux extrémités la glace".

    Visite pastorale du 7 mai 1764, après la visite de l'église paroissiale, l'évêque de Senez se rend au cimetière : "étant sortis de l'église nous sommes venus visiter le cimetière que nous avons trouvé en bon état. Mais il nous été représenté par le Sr curé et les Srs consuls qu'il était trop petit et nous ont supplié de lever l'interdit que nous avons prononcé sur l'autre partie du cimeitère que le seigneur de St-André nous avait requis et prié d'interdire parce qu'il était trop voisin de son château. En conséquence nous avons représenté aux Srs consuls, la nécessité qu'il y avait d'aggrandir le cimeitère actuel ou de le transporter à quelqu'autre endroit plus commode et moins exposé à la profanation".

    1775/04/22

    Visite pastorale du 22 avril 1775 par l'évêque de Senez mentionnant l'état de l'église paroissiale ainsi que le mobilier qu'elle contient.

    1785/06/28

    Visite pastorale du 28 juin 1785 par l'évêque de Senez mentionnant l'état de l'église paroissiale ainsi que le mobilier qu'elle contient.

    Visite pastorale du 28 juin 1785 par l'évêque de Senez à propos du cimetière du village : "le cimetière placé entre l'église et la chapelle des pénitens (sic) est exposé à la profanation, il est trop peu étendu et au milieu du village. Nous chargeons les consuls et la communauté de pourvoir à un autre emplacement qui soit conforme aux nouvelles déclarations du Roy".

  • Transcription des archives de la série O des archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence concernant l'église paroissiale Saint-André de Saint-André-les-Alpes

    1 O 393

    1847/04/23

    Expédition : vente de terrain à la commune par André Honnorat afin d'y construire la nouvelle église paroissiale (le terrain a une superficie de quatre ares ; à noter que l'espace de circulation visible encore aujourd'hui au nord de l'église et clos par une porte est alors une volonté explicite d'André Honnorat qui se réserve un droit de passage).

    Expédition : vente de terrain à la commune par Jean-Joseph Trotabas et Jean-Bapstiste Trotabas afin d'y construire la nouvelle église paroissiale (le terrain a également une superficie de quatre ares).

    1 O 396

    1841/06/18

    Rapport du sous-préfet au préfet concernant l'état de l'église paroissiale de Saint-André-les-Alpes.

    Le préfet a sollicité un rapport du sous-préfet sur l'état de l'église de Saint-André, ce dernier écrit : "la nef n'a que quinze mètres de longueur sur dix mètres de largeur, et cet espace, trop faible pour une population agglomérée de près de 1000 habitants, dans un pays central où refluent les habitants des communes environnantes, est encore borné par une double colonnade qui soutient la voûte. L'emplacement du sanctuaire et de la sacristie est aussi exigu. Par un réhaussement progressif, le terrain d'alentour est élevé en quelques endroits d'un mètre au dessus du sol de l'église, et les fidèles, resserrés dans un espace étroit ont à souffrir successivement des chaleurs et de l'humidité. La maçonnerie de la sacristie est en très mauvais état, et son humidité est telle que les linges et les ornements ne peuvent s'y conserver. Les murs n'ont que trois mètres et demi de hauteur, et leur solidité n'est pas suffisante pour supporter un exhaussement".

    1843/09/20

    Devis et détail estimatif de la reconstruction de l'église paroissiale d'après le projet de l'architecte Barral. Premier projet de reconstruction.

    L'architecte marseillais Barral propose un projet complet (plans, description, estimation) pour la reconstruction de l'église paroissiale (à l'emplacement de l'ancienne église). L'ancienne église est décrite comme insalubre : "elle est située dans un endroit bas et humide, on y descend par des marches, les terrains qui l'entourent sont élevés et dominent le sol intérieur qui communique une fraicheur et une humidité qui détèriore le bâtiment et le mobilier de l'église, indépendamment des graves inconvénients qu'il en résulte pour la santé des fidèles" ; de plus elle est trop petite, ne pouvant contenir l'ensemble des fidèles de la paroisse ; enfin elle manque de "dignité". L'architecte propose donc de démolir entièrement l'église à l'exception du clocher qui "ayant été élevé plus tard, se trouve assez solide pour être adjoint aux nouvelles constructions", pour un budget limité à 20 000 francs. Ce projet donne lieu à une deuxième version en 1844, modifiée après avis du Conseil général des bâtiments civils, pour un coût de 23 039 francs. Ce deuxième projet est appouvé par le conseil municipal le 24 novembre 1844.

    1844/11/24

    Extraits du registre des délibérations du conseil municipal de la commune de Saint-André.

    Par cette délibération, le conseil municipal approuve le projet modifié de l'architecte Barral pour un montant de 23039,13 francs.

    1845/07/13

    Extraits du registre des délibérations du conseil municipal de la commune de Saint-André.

    Par cette délibération, le conseil municipal décide de l'emplacement de la nouvelle église paroissiale, presque en contiguité du clocher de l'ancienne église (emplacement modifié par délibération du 8 février 1846).

    1846/01/15

    Rapport du conducteur des Ponts et Chaussées relativement à l'emplacement de la nouvelle église de Saint-André-les-Alpes.

    Le conducteur des Ponts et Chaussées Bouvarel propose un nouvel emplacement pour l'église, plus en retrait, dégageant une vaste place à l'est.

    1846/02/08

    Extraits du registre des délibérations du conseil municipal de la commune de Saint-André.

    Par cette délibération, le conseil municipal change l'emplacement de la nouvelle église paroissiale : il sera désormais beaucoup en retrait de l'emplacement de l'ancienne église, "tout à fait en reculement dans les propriétés de MM Jean-Joseph Trotabas et André Honnorat, de manière à laisser un place spacieuse avec l'adjudication des petites places qui environnent l'ancienne église, place qui sera très commode et très utile".

    1847/01/16

    Rapport de l'architecte Bernardin Piattini au préfet au sujet de l'emplacement de la nouvelle église de Saint-André-les-Alpes.

    L'emplacement de la nouvelle église paroissiale suscitant de vifs débats au sein du village, le préfet est sollicité pour trancher : il envoie alors l'architecte Bernardin Piattini afin de lui établir un rapport. Cet architecte propose deux emplacements : le premier déjà évoqué c'est-à-dire dans l'axe de l'ancienne église mais très en retrait, le second au nord du bourg le long de la route départementale de Saint-André à Digne (voir plan topographique du village en illustration).

    1847/01/22

    Arrêté préfectoral.

    Le préfet prend un arrêté au sujet de l'emplacement de la nouvelle église paroissiale de Saint-André : "considérant [notamment] que la proposition du maire de Saint-André a pour but de débarrasser une place publique d'un édifice qui l'encombre et de donner à cet édifice un accès et un caractère en rapport avec sa destination ", le préfet arrête "Art. 1er l'église paroissiale de Saint-André-de-Méouilles sera reconstruite dans un terrain des sieurs Trotabas et Honnorat" selon le plan préconisé par Bouvarel et "cette reconstruction sera faite selon le plan Piatini [...]".

    1847/03/07

    Extraits du registre des délibérations du conseil municipal de la commune de Saint-André.:

    Cette délibération du conseil municipal approuve les plans et devis de construction dressés par l'architecte Bernardin Piattini le 12 février 1847 pour un montant de 26200 francs "considérant que la Plan Piatini (sic) satisfait parfaitement aux intérêts et aux besoins du Pays, qu'avec un faible surcroît de dépense il comporte la réédification du clocher, tandis que d'après le plan de M. Barral l'église eût été sans clocher". Le conseil approuve aussi l'acquisition du terrain nécessaire à la construction, pris pour partie sur la propriété de M. Trotabas et pour partie sur celle de M. Honnorat.

    1849/08/12

    Réception des travaux de la construction de l'église paroissiale par Bernardin Piattini.

    1888/05/01

    Certificat d'attestation.:

    Le maire certifie que les travaux de réparation de l'église paroissiale sont complètement achevés.

    1901/11/11

    Extraits du registre des délibérations du conseil municipal de la commune de Saint-André.

    Le conseil délibère "longuement" sur des réparations urgentes à faire à l'église et, "après avoir pris connaissance des plans et devis faits par l'architecte Coullet [...] s'élevant à la somme de 1100 francs, l'approuve et vote la somme de 1100 francs".

    Extrait du registre des délibérations du conseil de fabrique de Saint-André.

    Le conseil délibère sur l'absolue nécessité de reconstruire l'église paroissiale : "« un des membres a dit : « je viens attirer l’attention du conseil sur l’état actuel de notre église vous savez que son étendues a cessé depuis longtemps d’être en rapport avec la population ; qu’outre son exiguité elle a le grave inconvénient d’être humide et mal saine (sic), que la voute est trop basse, que le sol se trouve au dessous du niveau des terrains extérieurs, que pendant l’hiver on y foule le verglas, que l’exhaussement de l’église est impossible eu égard à la faiblesse des murs latéraux qui ne pourraient le supporter, et qu’en présente de tant de défectuosités une reconstruction est indispensable. […] Le conseil de fabrique apréciant (sic) les justes observations de l’Exposant a délibéré sur une question dont il ne dissimule pas la gravité et dont il reconnaît l’urgence, il est unanimement d’avis que l’église de St-André est trop réduite en surface, […], qu’il y a nécessité d’en construire une nouvelle d’après un plan modeste mais convenable, tel que celui qui lui est soumis et qui ne donne pour surface à l’église que trois cent quatre vingt quatre mètres carrés. Mais en face d’une besoin aussi considérable le conseil de fabrique » voit néc de faire appel à la commune et au gouvernement".

    1901/04/14

    Extrait du registre des délibérations du conseil de fabrique de Saint-André.

    Le conseil de fabrique délibère sur les réparations à faire à l'église paroissiale : le carrelage du choeur est en très mauvais état, "il y a urgence à refaire le carrelage en entier et avec du beaux carreaux à cause de la beauté du sanctuaire. Il y a aussi urgence à réparer les escaliers du clocher".

    1902/03/05

    Avis du comité des bâtiments civils au sujet des réparations à faire à l'église paroissiale.

    Avis favorable pour les travaux de réparations pour la somme de 1100 francs : "le carrelage du choeur [...], les escaliers conduisant au clocher ainsi que les marches du grand perron d'entrée se trouvant en fort mauvais état et présentant de réels dangers".

  • Transcription des archives de la série V des archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence concernant l'église paroissiale Saint-André de Saint-André-les-Alpes

    2 V 90

    1858/04/26

    Informations sur la paroisse, l'état de l'église et de la sacristie ainsi que le mobilier qu’elles contiennent.

    Extrait de la visite pastorale : "tableaux : neuf grands tableaux dont la beauté fait l'admiration de tous, et quatre d'une moindre importance ; [...] ; chapelles rurales et domestiques : deux, l'une en l'honneur de la Vierge et l'autre dédiée à saint Jean-Baptiste".

    Extrait de la visite pastorale : "Le maître-autel a été consacré par Monseigneur l'évêque le 15 mai 1850".

    Concernant le cimetière : la clôture est en très mauvais état, "le cimetière doit être transféré, l'acte d'achat du terrain a déjà été opéré par l'administration municipale".

    1865/10/20

    Visite pastorale du 20 octobre 1865 mentionnant l'état de l'église et de la sacristie ainsi que le mobilier qu'elles contiennent.

    1866/05/08

    Informations sur la paroisse, l'état de l'église et les objets qu'elle contient.

    1870/05/08

    Visite pastorale du 08 mai 1870 mentionnant l'état de l'église et de la sacristie ainsi que le mobilier qu'elles contiennent.

    1876/10/22

    Informations sur la paroisse, l'état de l'église et les objets qu'elle contient.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Procès-verbaux de visites pastorales, évêché de Senez. 1697-1707. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 G 17.

    Visite du 13 juin 1697.
  • Procès-verbaux de visites pastorales, évêché de Senez, 1708-1723. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 G 18.

    Visites de 1708, de 1718, de 1722.
  • Procès-verbaux de visites pastorales, évêché de Senez, 1745-1753, 1764 à 1768, 1775, 1779 à 1781, 1785 à 1788. Registre tenu successivement par Louis Jacques François de Vocance (évêque de Senez de 1741 à1756), Antoine-Joseph D'Amat de Volx (évêque de Senez de 1757 à 1771), Étienne François Xavier des Michels de Champorcin (évêque de Senez de 1771 à 1773), Jean-Baptiste Charles Marie de Beauvais (évêque de Senez de 1774 à 1783), Sixte-Louis-Constance Ruffo (Roux) de Bonneval (évêque de Senez de 1783 à 1784), Jean-Joseph-Victor de Castellane-Adhémar (évêque de Senez de 1784 à 1788). Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 G 19

    Visites du 7 septembre 1753, du 7 mai 1764, du 22 avril 1775, du 28 juin 1785
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché de Digne, doyennés de Peyruis, Reillane, Riez, Saint-André. 1840-1879. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 V 90.

    Visites du 26 avril 1858, du 20 octobre 1865, du 8 mai 1866, du 8 mai 1870 et du 22 octobre 1876.
  • Documents concernant la construction de l'église paroissiale de Saint-André. 1841-1902. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 1 O 396.

    Voir détail du dépouillement des archives en annexe.
  • Avis du comité des bâtiments civils au sujet des réparations à faire à l'église paroissiale. 5 mars 1902. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 1 O 396.

    Avis favorable pour les travaux de réparations pour la somme de 1100 francs : "le carrelage du choeur [...], les escaliers conduisant au clocher ainsi que les marches du grand perron d'entrée se trouvant en fort mauvais état et présentant de réels dangers".
  • Extrait des registres des sentences de visite de l'évêché de Senez. Paroisses de Saint-André et Méouilles. 7 septembre 1708. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne : E DEP 173 / 004.

  • Questionnaire sur l'état des paroisses du diocèse de Digne, cantons de Reillanne à Volonne. 1840. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 V 78.

    Paroisse de Saint-André, 1840.
  • Correspondance et rapports des curés doyens à l'évêché (doyennés de Peyruis à Volonne). 1838-1905.. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 V 65.

    Les curés doyens envoient à leur évêque à Digne des renseignements généraux sur le doyenné en général et sur chaque paroisse en particulier.
  • Extrait du registre des délilbérations du conseil de fabrique de Saint-André. 1842 et 1901. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 1 0 396.

    Deux délibérations, de 1842 et de 1901, classées dans la série O concernent l'église paroissiale de Saint-André. Cf. annexe.
  • Comptes de la fabrique de l'église paroissiale de Saint-André. Archives paroissiales, Saint-André-les-Alpes : non coté.

    Les comptes de la fabrique mentionnent des reçus : en 1887, pour les peintures de l'église, en 1888 pour la balustrade (sans doute de la tribune) réalisée par M Hermelin, en 1889 pour le parquet de la sacristie réalisé en bois de mélèze par le menuisier Collomp demeurant à Saint-André.
  • Inventaires des biens des fabriques des paroisses de l'arrondissement de Castellane dressés en exécution de l'article 3 de la loi du 9 décembre 1905. 1906. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 1 V 65

    Inventaire des biens de l'église paroissiale et rappel de l'histoire de sa construction, 25 janvier 1906
  • MONTAGNIER, Jean. Si Saint-André m'était conté... Archives communales, Saint-André-les-Alpes : non coté.

    "Il existait à Saint-André six confréries. L'église, en mauvait état, est démolie en 1848 et refaite au fond de la place consacrée en 1857. Le roi Louis-Philippe a donné des fonds à l'abbé Corvolan pour aider cette réalisation".
Documents figurés
  • Plan cadastral de la commune de Saint-André-les-Alpes. 1838. / Dessin à l'encre. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 105 Fi 073 / 001 à 028. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : AC 170 001 à AC 170 031 et 105 Fi 173 21.

    Section D19, parcelle 23.
  • Haute Vallée du Verdon / Saint-André-les-Alpes / Place de l'église sous la neige. / Carte postale, Edit. Louis Gibert, 4e quart 19e siècle (?). Collection particulière.

  • Saint-André-les-Alpes / Place de l'église. / Carte postale, Edit. Vial, Edit. Brun. Collection particulière.

  • Haute Vallée du Verdon / St-André-les-Alpes - Station estivale / Place l'église - effet de neige. / Carte postale, Edit. Louis Gibert, 2e moitié 19e siècle. Collection particulière.

  • St-André-les-Alpes - Place de l'église. / Carte postale, Edit. Louis Gibert, 2e moitié 19e siècle. Collection particulière.

  • Les plus beaux sites des Alpes / Route des Alpes de Nice à Digne - Saint-André-les-Alpes (B.-A.). / Carte postale, Edit. Vial, 1ère moitié 20e siècle. Collection particulière.

  • [Saint-André-les-Alpes. Vue générale de l'église depuis le nord-ouest]. / Cartes postale, Edit. Yvon, 1ère moitié 20e siècle. Collection particulière.

  • Haute Vallée du Verdon / St-André-les-Alpes - Station estivale (alt. 892 m) - Intérieur de l'église. / Carte postale, Edit. Louis Gibert, 1ère moitié 20e siècle. Collection particulière.

Bibliographie
  • CLOUZOT, Etienne. Pouillés des provinces d'Aix, d'Arles et d'Embrun. Diocèse de Senez. Paris : imprimerie nationale, 1923.

    Dans les pouillés, mentions vers 1300 "ecclesia de Sancto Andrea".
  • COLLIER, Raymond. La Haute-Provence monumentale et artistique. Digne: Imprimerie Louis-Jean, 1986, 559 p. : ill.

    p. 383-384 : Historique de la construction et description de l'église paroissiale.
  • COLLOMP, Alain. La maison du père : famille et village en Haute-Provence aux XVIIe et XVIIIe siècles. Paris : P.U.F., 1983.

    p. 321-337.
  • FERAUD, Jean-Joseph-Maxime. Histoire, géographie et statistique du département des Basses-Alpes. Digne : Vial, 1861, 744 p.

    p. 480 : L'église paroissiale "sous le titre de saint André, n'était dans le principe qu'une simple chapelle rurale, que l'on agrandit au fur et à mesure que la population augmentait. Elle a été reconstruite à neuf dans ces dernières années, et décorée avec beaucoup de goût".
  • GEAN, Jacky, GIORDANENGO, Jean. A l'ombre du clocher. Histoire d'un pays entre Var et Verdon. Breil-sur-Roya : Les Editions du Cabri, 1997. 207 p. : ill.

    p. 192 Histoire de la construction.
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