Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

église paroissiale Notre-Dame

Dossier IA84000006 réalisé en 1969

Fiche

Œuvres contenues

HISTORIQUE

Contexte historique

La communauté qui fonda le village dans le premier quart du XIIIème siècle constitua sans doute immédiatement une nouvelle paroisse (il n'y avait pas de chapelle suffisamment proche) et construisit pour ses besoins un lieu de culte. Cette fondation relativement tardive explique la constitution, dès l'origine semble-t-il, de cette église en prieuré séculier dépendant de l'archevêché d'Aix.

Construction de l'édifice

Elle est, dans cette hypothèse, contemporaine de la fondation même de la localité. Nous n'avons aucun renseignement sur la construction de cet édifice, non plus que sur sa forme et ses dimensions. Son emplacement même n'est pas connu : il est vraisemblablement celui de l'église actuelle, c'est-à-dire dans un lieu, à cette époque, situé nettement en dehors de l'agglomération, au bord du grand chemin venant d'Aix par Pertuis.

Dans les textes, l'église paroissiale de La Bastide-des-Jourdans se trouve mentionnée pour la première fois dans le compte des décimes de l'année 1274, date à laquelle elle paie la somme assez importante de 77 sous et 11 deniers 1. Moins d'un siècle plus tard, en 1351, elle n'est plus taxée qu'à 67 sous et 6 deniers, ce qui semble indiquer une notable diminution de ses ressources 2.

Dégradations, restaurations, reconstructions

Les guerres de la seconde moitié du XIVème siècle durent être ici, comme dans presque toute la Provence, responsables de multiples ruines et dégâts. L'un des articles de la transaction passée, le 26 octobre 1388, entre la communauté de La Bastide-des-Jourdans et son seigneur, Hugues de Riez , se rapporte à des travaux de reconstruction et de réparation à l'église paroissiale : les habitants se plaignant du refus de leur seigneur de contribuer aux dépenses engagées à cette fin, l'arbitre, Raimond d'Agout, décida de s'en remettre à la décision de l'archevêque d'Aix et à la coutume suivie en cette matière dans les autres seigneuries provençales, dont nous ignorons malheureusement les modalités 3.

Une petite série d'actes notariés des XVème et XVIème siècles nous renseigne sur le prieuré et son clergé, mais ne nous apprend pratiquement rien sur l'édifice lui-même. Le prieur de La Bastide-des-Jourdans est, le 11 août 1418, Jean Roubaud 4. Comme tous ses successeurs jusqu'au XVIIème siècle, il ne réside pas dans son prieuré mais fait administrer le domaine et percevoir la dime par un fermier et fait assurer le service religieux par un curé. Le 27 février 1447, le curé Bertrand Maurel s'engage envers le prieur Louis Pitoux à desservir la paroisse pour un traitement annuel de 12 florins augmenté des menus produits du culte (baptêmes, messes , etc.) et de la fourniture de vivres 5. En 1475, le prieuré de La Bastide-des-Jourdans se trouve uni à ceux de Puget-sur-Durance et de Saint-Pierre-de-Pomerol qui lui ont été annexés ; son titulaire, Guillaume Jean, successeur de Jacques Durand, le cède à Rostang Brun en échange du prieuré rural Saint-Etienne-du-Cros (commune de Pertuis) 6. Le procès-verbal de la visite pastorale effectuée le 17 octobre 1486 ne contient que des informations relatives aux objets du culte 7. Le 5 septembre 1493, Rostang Brun abandonne le prieuré en faveur de Raphaël Percatoris, chapelain de Puget-Théniers 8, qui en cède l'administration et le service religieux à son neveu François Percatoris et à Barthélémy Gozan moyennant 26 écus d'or sol 9. Son successeur et petit-neveu André Percatoris renouvelle l'année suivante cette cession en faveur des mêmes desservants 10. Barthelemi Gozan fit une longue carrière à La Bastide-des-Jourdans, maintenu comme curé et fermier du prieuré successivement par les prieurs Etienne Dufay et Louis Filhol 11 et était encore en fonction en 1535.

Son rectorat fut particulièrement bénéfique pour le village. On lui doit la fondation et la construction de la chapelle Notre-Dame-de-Consolation et, probablement, de deux des chapelles latérales situées au sud de la nef (la troisième existait probablement déjà) : dans la première, il fonda, le 20 janvier 1523 , la chapellenie du saint nom de Jésus (Ecce homo), tandis que la seconde était concédée aux Martins qui y maintinrent, jusqu'à la fin de l 'ancien régime, leur sépulture familiale, un autel dédié à sainte Catherine et une chapellenie 12. La visite pastorale de 1535 trouva l'édifice et son mobilier en bon état 13. Les documente se font plus rares pour la seconde moitié du XVIème siècle : un acte notarié, daté du16 décembre 1573, fait état d'un différent survenu entre le prieur, Jean Gros, et le seigneur du lieu, Claude Corriolis, au sujet du service de l'église paroissiale : le curé et son secondaire ne suffisent plus aux besoins religieux de la population, en augmentation constante, le prieur, d'autre part, néglige souvent de rétribuer un prédicateur pour le temps de carême et se trouve en procès avec le propre frère du seigneur, Anthoine Corriolis, à propos de l'hôpita ldu lieu qu'il occupe indûment 14. Nous ignorons la suite donnée à cette affaire, mais nous constatons qu'en 1582 , lors de la visite pastorale des 5 et 6 septembre, le même Jean Gros est toujours prieur et l'effectif des desservants de l'église s'est augmenté d'un diacre. Le bâtiment paraît alors en bon état, ainsi que son mobilier 15.

Nous ne possédons plus les procès-verbaux des visites pastorales de 1608 et 1614 et il faut attendre 1620 pour avoir de nouveaux renseignements. A cette date, en présence du prieur Dauzol, l'archevêque d'Aix visite un édifice comportant, outre le chœur, une nef de trois travées flanquée de quatre chapelles latérales, une du côté gauche, dite chapelle de la Ville, et trois du côté droit, et nous donne une courte description des six autels qui y sont élevés. Dans la sentence consécutive, il n'ordonne que des petits travaux : mettre des vitres aux fenêtres qui en manquent, supprimer la tribune érigée dans la chapelle de la ville 16. Cette disposition ne paraît avoir subi que peu de modifications en 1632 : tout est en bon état, sauf le pavement, qui a besoin de réparations, la tribune existe toujours, un nouvel autel a été érigé dans la chapelle de la ville sous le titre de Notre-Dame-du-Rosaire, le maitre-autel a été pourvu d'un retable neuf, ainsi que celui de sainte Catherine, le clocher de l'église (dont c'est la première mention) est garni d'une cloche 17.

Une nouvelle visite, le 28 octobre 1639, n'enregistre guère plus de changement : la chapelle de saint Roch a été pavée de neuf et le mobilier s'est augmenté d'une statue d'argent de la Vierge à l'Enfant offerte par le seigneur de La Bastide-des-Jourdans 18. L'entretien du pavement reste à l'ordre du jour de la visite du 15 septembre 1653, qui ne comporte aucune nouveauté 19. Des visites suivantes, nous n'avons conservé que les sentences, qui contiennent peu de renseignements : celle de 1659 prescrit, sur la demande des consuls du lieu, la fourniture d'une cloche pour l'église 20, celle de 1669, des réparations aux vitrages et à la toiture 21.

Le 6 novembre 1672, le conseil de la communauté, sur le rapport des consuls et en accord avec l'abbé Jean-Bernard de Corriolis, prieur, décida de faire agrandir l'église, devenue insuffisante pour la population du village, par la construction, au nord de la nef, d'un collatéral de trois travées englobant la chapelle du saint-Rosaire (ancienne chapelle de la ville) et dans son alignement 22. Le prix-fait en fut donné, le 23 novembre suivant, à Jean Delestic et Michel Feraud, maçons du pays, pour le prix de 350 livres : la communauté se chargeait des travaux préparatoires de terrassement (creusement et déblai d'une partie du terrain du cimetière, qui surplombe l'église d'une hauteur de plus de trois mètres, au moyen de corvées effectuées par les particuliers) ; la partie nouvelle devait comprendre deux travées voûtées d'arêtes, ouvrant sur la nef par deux arcs de pierre de taille séparés par un pilier et sur la chapelle du Rosaire par un troisième arc, murs et voûtes étant blanchis au plâtre et les autels saint Joseph et saint Sébastien, autrefois situés dans la nef, installés contre la nouvelle muraille.

Un second prix-fait du même jour stipula que les maçons utiliseraient la terre de déblai pour élargir le passage au sud de l'église en le soutenant par un mur avec parapet, et pour paiement de ce travail, vendraient à leur profit les emplacements de sépultures de la partie neuve de l'église 23. Ce dernier ouvrage était en cours le 29 janvier 1673, lorsque les consuls, voyant que les maçons ne respectaient pas leurs engagements, décidèrent de faire faire une expertise 24. Il y a tout lieu de penser qu'il fut correctement achevé, puisqu'il n'en fut plus question par la suite.

Le reste des travaux fut terminé au début de 1674 : le 11 février, le conseil de la communauté ratifia l'accord passé entre les consuls, le prieur et le sieur Jean de Tappis , stipulant que ce dernier fournirait la somme de 200 livres pour le paiement de la construction, moyennant la cession à lui faite de la première travée du collatéral pour y établir un autel à ses armes et une tombe pour lui et sa famille 25. Cette ratification parait d'ailleurs bien tardive au vu de l'état d'avancement des travaux présenté au même conseil par les entrepreneurs : outre l'ouvrage précédemment commandé, les maçons avaient, au terme d'une série de prix-faits verbaux, rehaussé la toiture de l'église, refait la voûte de la chapelle du Rosaire, construit, dans le mur nord, un arc en pierre de taille pour y loger l'autel du sieur de Tappis, ouvert une fenêtre au côté ouest et un œil-de-bœuf sur la façade est et pavé un côté du cimetière pour empêcher les eaux de pluie de s'infiltrer dans le mur neuf de l'édifice 26. Cette même année 1674, le prieur Jean-Bernard de Corriolis adressa au cardinal Grimaldi, archevêque d'Aix, un rapport faisant état des travaux récemment exécutés et dépeignant la situation matérielle et morale de la paroisse sous un jour assez satisfaisant : environ 530 bons catholiques, des enfants bien instruits, un clergé - composé du prieur, d'un curé et d'un secondaire- actif et diligent 27.

Une seconde campagne de travaux fut entreprise, sitôt la première achevée. Dès le 13 août 1673, le prieur représentait au conseil de la communauté que le chœur était trop petit et avait grand besoin d'être élargi : on lui répondit d'attendre l'année suivante 28. Ce fut donc le conseil du 8 avril 1674 qui décida d'ouvrir ce nouveau chantier : le chœur serait démoli et reconstruit et, pendant la durée des travaux, le saint Sacrement transféré sur l'autel de Notre-Dame-du-Rosaire 29. Un autre prix-fait fut passé au mois de juin suivant, chargeant les entrepreneurs Jean Delestic et Michel Feraud de refaire la troisième travée du vaisseau central, contiguë au chœur 30. La fin du siècle ne vit pas, semble-t-il, de travaux importants. Tout au plus peut-on signaler, en 1682, la réfection du pavement ordonnée par l'archevêque d'Aix lors de sa visite du 3 juin 31 et décidée par le conseil de la communauté le 29 novembre 32. Les sources font défaut pour la majeure partie du XVIIIème siècle : les procès-verbaux des visites pastorales n'ont pas été conservés, les délibérations municipales manquent pour les années 1715 à 1776. Le reste de la documentation ne laisse rien entrevoir de sérieux : L'"État des paroisses du diocèse d'Aix "dressé vers 1730 se contente de signaler que l'église "est dans un état assez décent" 33 et le conseil de la communauté ordonne, le 30 juin 1776, une réfection de la toiture 34.

La révolution ne parait pas avoir eu de conséquence grave pour l'édifice. La première moitié du XIXème siècle vit, en revanche, au moins deux campagnes de réparations : la première, en 1828, d'un montant de 250 francs, la seconde en 1841 (réfection de la toiture, dont le devis s'élevait à 156 francs). La construction de la chapelle située au sud du chœur date également de cette époque : non figurée sur le plan cadastral de 1838, elle apparaît sur un plan sommaire dressé en 1865 35.

Sous le Second Empire, l'église faillit être abandonnée. En 1863, en effet, le curé, du nom de Rigaud, jugeant l'édifice trop petit et insalubre, conçut le projet de construire une nouvelle église, dont les travaux seraient financés par la vente de plants d'amandiers et de vigne cultivés par les pensionnaires du pénitencier de la Cavalerie. L'entreprise connut d'abord un succès certain : la pépinière produisit, dès la première année, 45.000 plants et la plupart des paroissiens encourageaient le curé, malgré l'opposition du maire et d'un petit groupe de "socialistes radicaux". En octobre 1864, d'importantes chutes de pluie endommagèrent assez sérieusement la toiture de l'église : le devis des réparations, dressé par les soins de la municipalité, s'élevait à 122 francs. En même temps, la mairie avait fait établir un autre devis et voté d'importants crédits pour des travaux destinés à assainir l'édifice (abaissement et soutènement du terrain de l'ancien cimetière, transféré hors la ville en 1834). Le préfet, sur la demande du curé Rigaud hostile à ces travaux qui portaient tort à son projet , ajourna le dossier. En 1866, le curé fit l'acquisition du terrain, dans le faubourg , et ouvrit le chantier de l'église baptisée "Notre-Dame-des-Amandiers" : les fondations étaient achevées le 15 novembre. Le plan prévoyait l'édification d'une nef de 30 mètres de long sur 8 mètres de large, flanquée de deux petits bas-côtés de 2 mètres de large débouchant sur un transept long de 20 mètres, voûté d'ogives (hauteur : 12 mètres sous clef), ouvrant sur le cours par un porche à deux tourelles-clochers ; le devis, dressé par l'abbé Pougnet , prêtre architecte de Marseille, se montait à 42 .750 francs. Mais, dès l'année suivante , les difficultés commencèrent. L'entreprise se maintint pendant trois ans encore, sans parvenir à terminer le gros-œuvre, la pépinière s'étant révélée moins rentable que prévu. Le 21 février 1870, le conseil de fabrique adressa une supplique à l'empereur pour obtenir un subside de 20.000 francs. Les évènements politiques achevèrent de ruiner le projet, qui fut définitivement abandonné à la mort du curé Rigaud, en 1893. L'édifice inachevé fut démantelé et la pierre vendue : c'est ainsi que la façade se trouve aujourd'hui au château de Pradines, sur le territoire de Grambois. Son emplacement et quelques éléments sont encore visibles en bordure du cours. Quant à la vieille église, on se contenta de la maintenir en état : les travaux d'assainissement projetés furent réduits à un léger abaissement du niveau de l'ancien cimetière transformé en cour de récréation de l'école 36.

DESCRIPTION

Situation et composition d'ensemble

A. Situation

Au sud du village, (hors de l'ancienne enceinte), sur le rebord du versant nord de l'Eze.

La roche en place - calcaire du Stampien - a été entaillée pour asseoir l'édifice (affleurements sous le mur sud, alors que le mur du collatéral nord est en partie taillé dans la roche) ; cette plate-forme artificielle a été élargie au sud par une terrasse en remblai contenue par un mur. Du fait de cette implantation, l'édifice est situé en contrebas des îlots d'habitations formant la pointe sud-ouest du village (la rue de la Bourgade est à environ 3 m au-dessus du sol de la nef) ; il n'est donc visible que du versant sud du ravin, et notamment du château.

B. Composition d'ensemble

L'axe des bâtiments est orienté du nord-est au sud-ouest. Dans cette description, on a désigné les différentes parties de l'édifice comme si celui-ci était normalement orienté d'est en ouest.

a) Effet général des masses

Du sud-est, seul côté d'où le recul est suffisant pour juger de l'effet général des masses, celles-ci se présentent comme une juxtaposition inorganisée des différents volumes.

b) Accès et dégagements

Un dégagement - la place de l’Église - a été aménagé devant la façace occidentale (porte principale) et le long de la façade sud (porte secondaire). Il est en communication :

-à l'ouest avec la rue de la Bourgade par une volée de 18 marches de pierre,

- au nord avec la place de la Mairie par une ruelle coudée longeant le tracé de l'ancienne enceinte.

Au nord, les bâtiments ne sont séparés de ceux de la mairie et de la cour de l'école que par un boyau d'assainissement en partie voûté.

c) Articulation des bâtiments

Cf. plan-masse.

Matériaux et leur mise en œuvre

Gros-œuvre en pierre ; ce matériau n'apparait à nu que sur la façade sud de la nef ainsi que dans l'appareil de certaines baies. Partout ailleurs - aussi bien extérieurement qu'intérieurement - il est masqué par un enduit.

Toitures en tuiles.creuses.

Les matériaux pierreux appartiennent à deux types :

Nature

Mise en oeuvre

Localisation dans

l'édifice

Type A :

Calcaire blanc à

grain fin ; érosion

superficielle par

délitement des couches plus

tendres

-moyen appareil régulier

dimensions moyennes :

L : 40 à 70 cm

l : 25 à 40 cm

-pierres de taille soigneu-

sement équarries, très

jointives

-traces d'outils difficilement

visibles : stries fines

parallèles.

Mur sud de la nef, troisième

travée : base du mur et

des deux contreforts sur

2 m de hauteur (8 lits)

Moellons bruts de faible

dimensions, en blocage.

Mur sud de la nef, 1ère et

2e travées.

Type B :

Molasse coquillière

jaune

-moyen appareil régulier ;

dimensions moyennes :

L : 40 à 60 cm

l : 25 à 30 cm

-lits très réguliers ; pierres

de taille à parement très

plan (rejointoiement

récent)

-pas de traces d'outils

visibles

Mur sud de la nef, troisième

travée : partie supérieure du mur

et des deux contreforts ;

porte et fenêtre de cette

travée (y compris les

moellons murant cette

porte

-dimensions variées

-parements dressés moins

régulièrement

-faces latérales irrégulières

avec joints de

ciment épais.

-Mur sud de la nef : deux

premiers contreforts et

porte de la deuxième

travée

-mur occidental : appareil

des 4 baies.

Nouveau tableau

Parti général, plan, coupes et élévations intérieures

A. Parti général

Il n'y a pas à proprement parler de parti général : l'édifice est le résultat de nombreuses campagnes successives de remaniement et d' agrandissement qui lui ont donné ses caractéristiques actuelles : nef à trois vaisseaux , le vaisseau central prolongé à l'est par le chœur à deux travées, le collatéral sud par la chapelle sud-est.

B. Plan

a) Périmètre extérieur : la nef a la forme d'un carré dégagé seulement sur ses côtés ouest et sud ; sur le côté oriental, chœur de plan rectangulaire , prolongé par la sacristie disposée obliquement (axe dévié vers le nord-est) ; dans l'angle sud-est entre le chœur et la nef, chapelle de plan rectangulaire.

b) Nef : trois vaisseaux parallèles de trois travées chacun

- vaisseau central : deux premières travées en berceau brisé longitudinal, la troisième voûtée d'arêtes ;

- collatéral sud : deux premières travées voûtées d'arêtes, la troisième voûtée sur ogives ;

-collatéral nord : voûte d'arêtes.

Le plan révèle de nombreuses irrégularités

- vaisseau central plus étroit que les collatéraux (3, 80 m contre 4, 60 m au sud, 4, 20 m à 4, 50 m au nord) ;

- les piles centrales affectent des formes et des dimensions diverses : rectangulaires pour la deuxième pile sud et pour les deuxième, troisième et quatrième piles nord - plan complexe pour les troisième et quatrième piles sud ; en outre, les deuxièmes piles ne sont pas placées l'une en face de l'autre , l'arc doubleau correspondant retombe au-dessus de la naissance de la première grande arcade sud.

Les seuls collages apparents (repérables au changement d'appareil) sont localisés dans le mur sud, de part et d'autre de la troisième travée : mur de la deuxième travée sur le contrefort ouest, mur de la chapelle sud-est sur le contrefort est.

c) Chœur : deux travées voûtées d'arêtes, séparées de la voûte d'arêtes de la troisième travée du vaisseau central par un arc doubleau en plein-cintre. L'entrée de la première travée est marquée par une marche ; cette travée s'ouvre :

- au sud, sur la chapelle sud-est

- au nord, sur un renfoncement communiquant avec le collatéral.

L'entrée de la seconde travée -constituant le sanctuaire- est marqué par deux marches. Le mur oriental est très oblique ; son tracé a été partiellement rectifié par une cloison montant jusqu'à la naissance de la voûte et à laquelle le maitre-autel et son retable sont adossés.

d) Chapelle sud-est : chapelle orientée, de plan rectangulaire irrégulier, voûtée d'arêtes. Entrée à l'ouest marquée au sol par une marche.

C. Coupes et élévations intérieures

a) Coupes transversale et longitudinale

- voûtement : l'appareil des voûtes n'a pu être analysé, excepté celle des deux premières travées du vaisseau central de la nef (berceau appareillé en clavaux de calcaire dont l'extrados est grossièrement taillé) ; toutes les autres voûtes paraissent construites en blocage. Les trois vaisseaux de la nef sont de hauteurs inégales, et leur voûtement appelle les remarques suivantes :

Vaisseau central (h. : 5, 90 m) :

- le berceau brisé des deux premières travées est renforcé par trois doubleaux de largeurs inégales ; le premier (contre le mur occidental) semble avoir été refait, car il ne correspond pas à ses supports (au sud, corbeau plus large que lui, au nord, cul-de- lampe mutilé dans l'angle) ; le deuxième doubleau retombe sur deux corbeaux analogues au précédent ; le troisième, appareillé à refends, retombe sur des impostes moulurées. Le rein sud de ce berceau a subi un affaissement dû à la surcharge du mur longitudinal portant le faîte de la toiture.

- la voûte d'arêtes de la troisième travée est très irrégulière : sa section passe d'ouest en est de l'arc brisé du berceau au plein cintre (le doubleau qui la sépare du chœur, appareillé à refends, est lui- même en plein cintre et retombe sur des impostes moulurées).

Collatéral sud (h. : 5, 40 m à 5, 20 m pour les première et deuxième travées, 5, 91 m à la clé pour la troisième travée).

- Les voûtes d'arêtes de la première et de la deuxième travées sont séparées par un arc doubleau en plein-cintre appareillé à refends qui retombe au sud sur un pilastre.

- La troisième travée, voûtée sur ogives appareillées, communique avec la deuxième par une arcade en plein cintre, aux impostes moulurées, et dont la face orientale présente une moulure constituée par l'arc formeret de la croisée d'ogives. Du fait de la différence de hauteur entre les travées, l'ouverture de cet arc est recoupée dans sa partie supérieure par la voûte de la deuxième travée (différence de niveau entre les intrados : 22 cm). A l'est, c'est également l'arc formeret qui constitue l'ouverture de la chapelle sud-est sur le collatéral.

Collatéral nord (h. : 5, 10 m)

Voûtes d'arêtes, celles de la deuxième et de la troisième travées étant séparées par un arc doubleau en plein-cintre, retombant sur des pilastres avec imposte et base.

Contre-butées et épaulement transversaux

Nef : - vaisseau central contre-buté par les voûtes des collatéraux

- collatéral sud épaulé par quatre contreforts correspondant à chacune des piles ; aux première et quatrième piles, contreforts d'angle

- collatéral nord contre-buté sur toute la longueur du mur nord par la voûte couvrant le boyau d'assainissement, appuyée elle-même contre le mur de soutènement de la cour de l'école. En outre, les troisième et quatrième piles sont épaulées par des contreforts.

Chœur : poussées latérales épaulées au sud par le mur oriental de la chapelle sud-est, au nord par un contrefort assis sur le rocher dans lequel la partie inférieure du mur est taillée.

Etrésillonnement et épaulement longitudinaux

- Etrésillonnement des murs du vaisseau central assuré par les grandes arcades, relayées par l'arcade de la première travée du chœur.

- A l'ouest, épaulement assuré par le mur de façade , renforcé parle contrefort de l'angle sud-ouest.

- A l'est, ce rôle est rempli par la sacristie, édifice bas et trapu, lui-même contre-buté à l'est et au sud par des contreforts.

b) Élévations intérieures

- Nef

- Élévation occidentale, caractérisée par l'irrégularité du percement des baies :

- la porte et l'oculus ne sont pas exactement superposés, la porte n'étant pas dans l'axe du vaisseau central ;

- les fenêtres éclairant les collatéraux ne sont pas davantage dans l'axe de ces derniers.

- Vaisseau central : élévations latérales : Élévation à un seul niveau, celui des grandes arcades :

- en anse de panier, appareillées à refends et retombant sur des impostes moulurées pour les deux premières travées ; la base des piles (troisième pile sud exceptée) est également ornée d'une mouluration ;

- plus élevées pour la troisième travée :

- en plein cintre au sud

- en arc brisé au nord (la base de cette arcade a été englobée ultérieurement dans les piles) .

- Collatéral sud, élévations latérales

- deux premières travées : l'élévation nord est constituée par les deux arcades en anse de panier mettant le collatéral en communication avec le vaisseau central. Noter que sur la deuxième pile, imposte et base sont interrompues sous le doubleau et de la largeur de celui-ci (ce qui semble indiquer que cet arc a remplacé un mur transversal séparant les deux travées). L' élévation sud ne comporte aucun décor. La deuxième travée est percée par deux baies superposées en travée : porte au premier niveau, fenêtre en plein- cintre au second niveau.

- troisième travée : les piles présentent une modénature complexe formée par la réunion des moulures des branches d'ogives, des formerets et, sur le côté nord, de la grande arcade (il n'y a pas de formeret de ce côté). A la partie inférieure des piles, chaque moulure a sa propre base prismatique, reposant elle-même sur une base commune. L'élévation sud comporte deux baies : au premier niveau, porte murée extérieurement ; au second niveau, fenêtre à remplage.

- Collatéral nord

- élévation sud : revers de l'élévation du vaisseau central : arcades en anse de panier pour les deux premières travées, arcade brisée pour la troisième.

- élévation nord : rythme des pilastres avec imposte et base moulurées, réplique des piles de l'élévation sud ; toutefois ces pilastres sont moins larges que les piles (1. : 0, 70 m).

Dans le mur nord de la première travée, renfoncement couvert d'une arcade en plein-cintre appareillée à refends ; les impostes de cette arcade sont constituées par le prolongement de celles des pilastres.

- Chœur

- élévations latérales

- première travée : arcade en anse de panier, appareillée à refends, de moindres dimensions que celles de la nef ; impostes moulurées.

- deuxième travée, mur sud : fenêtre en plein-cintre éclairant le sanctuaire.

- élévation orientale : à droite, porte de la sacristie. La surface est presque entièrement occupée par le maître-autel et son retable.

Élévations extérieures

A. Façade occidentale

Façade à pignon. Une certaine volonté d'ordonnance y est visible :

- le versant sud de la toiture ayant une pente plus accentuée que le versant nord, le mur de façade a été surhaussé pour masquer cette dissymétrie ;

- les baies sont appareillées avec le même matériau (type B), l'arête extérieure des deux fenêtres et de l'oculus est orné d'une baguette identique.

La porte constitue l'élément décoratif le plus important de la façade. Mais l'ensemble reste pauvre et maladroit (notamment la superposition de la niche surmontant la porte et de l'oculus).

B. Façades sud

La face sud de l'édifice présente, en ressauts, les façades de la nef, de la chapelle sud-est, du chœur et de la sacristie.

a) Façade de la nef : divisée en trois travées par la saillie des quatre contreforts :

- la première travée est aveugle.

- la deuxième travée est percée par deux baies superposées :

- au premier niveau, porte appareillée avec arête des piédroits et du linteau orné d'une baguette,

- au deuxième niveau, fenêtre en plein-cintre non appareillée.

- la troisième travée est entièrement appareillée, de même que les contreforts qui l'encadrent. A sa base, plinthe à face supérieure taillée en biseau faisant retour sur les contreforts. La partie supérieure de ceux-ci ont la forme d'un toit en bâtière dont le faîte porte une gargouille à figure animale : aigle pour le troisième contrefort, chien (?) pour le quatrième contrefort.

La travée est percée de deux baies :

- au premier niveau, porte murée ; la tête du linteau porte un membre mouluré en surplomb qui encadre la partie supérieure de la baie avec retours horizontaux à hauteur du soffite ;

- au deuxième niveau, fenêtre en plein-cintre à remplage : la colonnette centrale et le réseau de la partie supérieur divisent la baie en deux ouvertures géminées à arcs à redents, surmontées de deux mouchettes.

b) Façades de la chapelle sud-est, du chœur et de la sacristie : de hauteurs inégales, elles sont percées chacune d'une fenêtre en plein-cintre.

BAIE : porte occidentale

- TYPE DE BAIE : porte piétonne

- MATÉRIAU : molasse coquillière jaune.

- DIMENSIONS OUVERTURE : Extérieur L : 1 , 52 m ; H : 2, 70 m

Intérieur H : 3, 18 m ; L : 1 , 63 m

- STRUCTURE :

- Embrasure : droite, double

- Linteau-Arc : - extérieur : arc appareillé en plein-cintre

- intérieur : linteau

- Clé :

- Piédroits : imposte (conservée seulement du côté droit)

- Chambranle :

- Tablette d'appui

- DÉCOR : - Arc et piédroits : décor de refends

- Entablement porté par deux pilastres décorés de refends ; fronton en doucine brisé avec, en amortissement au-dessus des ailerons, deux balustres surmontés d'une boule. Partie centrale : niche en cul-de-four décorée d'une coquille.

- MENUISERIE : cf. page suivante.

C. Face nord

Face entièrement aveugle, ce qui s'explique par le fait que le mur de la nef est à moitié enterré, et que ceux du chœur et de la sacristie ne sont séparés des constructions voisines que par l'étroite tranchée d'assainissement.

A noter toutefois la présence, dans le mur du chœur, d'une fenêtre murée appareillée plein cintre, qui éclairait la première travée du chœur au-dessus de l'arcade.

D. Chevet

Succession sans ordre des pignons :

- de la sacristie, percé d'une fenêtre en plein-cintre ;

-du chœur, surmonté d'un clocher arcade à une baie en plein-cintre ;

- de la nef ; à noter, dans la moitié nord de ce dernier, la présence d'éléments de baies : un piédroit (ou un fragment de chaîne d'angle ?) appareillé en harpe, surmonté de la base d'une petite fenêtre à arête chanfreinée.

Combles et couvertures

Cf. plan des toitures.

Le matériau de couverture est la tuile creuse. Sur la face sud, l’égout des toitures est supporté par une génoise :

- à trois rangs de tuiles pour les deux premières travées du mur de la nef ;

- à deux rangs de tuiles pour le mur sud de la chapelle sud-est,avec retour sur le mur oriental ;

- à un rang de tuiles pour la troisième travée du mur de la nef et pour le mur du chœur et de la sacristie.

Nef : toiture à double pente portée

- transversalement, d'ouest en est,

- par le pignon occidental ;

- par une ferme réduite aux deux arbalétriers, chacun d'eux étant étayé par une pile de maçonnerie ;

- par un mur édifié au-dessus des troisièmes piles ;

- par le pignon oriental ;

- longitudinalement :

- au- dessus du berceau couvrant les deux premières travées du vaisseau central, par un mur portant le faîte ;

- au- dessus des grandes arcades de la troisième travée, par deux murs ; celui du nord n' est pas au droit de l'arcade et comporte une fenêtre en arc en segment murée.

Chœur : toiture à double pente dont le versant sud se prolonge au-dessus de la chapelle sud-est.

Sacristie : toiture à double pente.

Les combles de ces deux corps de bâtiment sont inaccessibles.

Distribution intérieure

A. Nef

- Voûtes et murs enduits

- sols : vaisseau central et collatéral nord : dalles de calcaire gris ; collatéral sud : mallons récents (o. 20 x 0, 20 m

- immeubles par destination : collatéral nord :

- mur nord de la première travée : autel et retable de saint Éloi (cf . sous-dossier AUTEL et RETABLE)

- mur oriental : autel moderne de saint Joseph, surmonté d'un fragment de retable (cf. sous-dossier RETABLE)

B. Chœur

- Voûte et murs enduits. A la clé de la voûte d'arêtes de la première travée, motif de plâtre en relief représentant un cadre carré orné de guirlandes de feuilles entourant un écu (les armoiries, vraisemblablement peintes, ont disparu).

- sol : dalles de marbre alternativement noires et blanches (0, 27 x 0, 27 m)

- immeubles par destination : - entrée du choeur : grille de communion (fer forgé et fonte - non étudiée -)

- mur oriental : maître-autel et retable (cf. sous- dossier AUTEL et RETABLE).

C. Chapelle sud-est dédiée à Notre-Dame de l'Espérance

- voûte et murs enduit

- sol : dalles de marbre alternativement noires et blanches (o, 27 x o, 27 m)

- immeubles par destination : - entrée occidentale : grille de communion (fonte) : non étudiée

- arcade entre la chapelle et le chœur : grille (fer forgé) : non étudiée

- mur oriental : autel moderne surmonté d'un fragment de retable (cf. sous- dossier RETABLE).

D. Sacristie

- voûte d' arêtes et murs enduits

- sol : mallons modernes (0, 20 x O, 20 m).

NOTE DE SYNTHÈSE

Plan chronologique, feuille 3.

Cet édifice très complexe est le fruit de nombreuses campagnes : adjonction de constructions nouvelles ou remaniement des parties anciennes.

1. Édifice primitif (milieu du XIIIème siècle ?)

Il était constitué d'une nef à trois travées, voûtée en berceau longitudinal brisé, renforcé par des doubleaux à un seul rouleau retombant sur des corbeaux ; nous n'avons pas de renseignements sur le chœur primitif.

Seules ont été conservées les deux premières travées de la nef, avec leur voûtement ; elles ont subi d'importants remaniements : 1·premier et troisième doubleaux ont été refaits et les murs en grande partie repris par le percement des arcades.

2. Adjonction de chapelles latérales

A) Chapelle nord (troisième travée du collatéral nord).

On ignore la date de la construction de cette chapelle, dite de la ville ; la première mention qui en est faite est de 1535, mais elle est bien antérieure à cette date. La modénature de l'arcade brisée qui la met en communication avec le vaisseau central (deux cavets superposés) est difficile à dater ; la réfection de la voûte au XVIIème siècle a supprimé tout autre élément de datation de cette chapelle.

B) Chapelles latérales sud

- Chapelle du Seigneur (troisième travée du collatéral)

En l'absence d'une documentation sur sa fondation, on peut dater l'édifice actuel, par la modénature de ses moulures, de la fin du XVème siècle. Le changement d'appareil noté dans la façade laisse toutefois supposer qu'elle a pu être reconstruite sur des bases plus anciennes.

- chapelles des deuxième et troisième travées : deux chapelles existaient à cet emplacement en 1523. Il est vraisemblable que les murs ouest et sud du collatéral, renforcés par deux gros contreforts appareillés, en sont des éléments.

3. Les modifications du XVIIème siècle

Elles affectent pratiquement la totalité de l'édifice ; les parties construites ou remaniées à cette époque sont caractérisées par l'appareil à refends des arcs (généralement en anse .de panier) et par la modénature des bases et impostes.

A) Porte occidentale

Il semble que ce soit l'un des premiers travaux effectués au XVIIème siècle, sans doute vers le milieu du siècle. L' oculus qui la surmonte est sans doute postérieur. En tous cas son percement entraîna la réfection du premier doubleau de la nef.

B) La campagne de 1672-1674

Ces travaux - très importants puisqu'ils vont modifier totalement l'édifice - sont bien documentés.

- construction du collatéral nord : rappelons-en seulement le principe : édification des deux premières travées après déblaiement du cimetière ; la chapelle latérale sud fut intégrée au collatéral, son mur ouest fut démoli et remplacé par un arc doubleau, sa voûte refaite.

- modification de la nef : le mur nord fut directement affecté par la construction du collatéral puisqu'on le perça de deux arcades en anse de panier ; la pile entre ces deux arcades dut même être totalement refaite.

On ne sait à quelle date les arcades du mur sud - qui ouvraient alors sur les chapelles latérales - furent transformées en une ordonnance symétrique de celle du mur nord. Ces travaux ne sont pas mentionnés dans les prix-faits conservés. Il est toutefois vraisemblable qu'ils suivirent de peu la campagne de 1672 -1674. En tout cas, le mur séparant les deux premières chapelles latérales ne fut détruit que plus tard, car imposte et base sont interrompus sur la face sud de la deuxième pile sur une largeur égale à celle de l'arc doubleau qui a remplacé ce mur.

La voûte de la troisième travée de la nef fut reprise en 1674 ainsi que le troisième doubleau (appareil à refends).

- reconstruction du chœur : elle fut entreprise en 1674, le chœur primitif s'avérant trop petit pour les besoins du culte.

Par souci d'économie, on réutilisa sans doute à l'est le mur d'une construction voisine, ce qui expliquerait l'irrégularité du plan compensée par l'édification d'une cloison.

Le mur nord était éclairé, au-dessus de l'arcade, par une fenêtre en plein-cintre dont l'appareil est encore visible à l'extérieur.

- couverture de l'édifice : la toiture de la nef fut surélevée du côté nord pour couvrir le collatéral ; ce qui explique la présence d'une fenêtre dans le mur séparant le comble de la troisième travée du vaisseau central de celui du collatéral.

La couverture de l'édifice fut refaite deux fois par la suite, en 1776 et en 1841.

4. Aménagement du collatéral sud

On ignore la date de cette campagne au cours de laquelle les murs latéraux des chapelles furent percés pour transformer celles-ci en un vaisseau longitudinal.

Le carrelage de mallons carrés qui recouvre uniformément le sol du collatéral semblerait indiquer que cette transformation a été effectuée entre 1838 et 1865 lorsqu'on construisit la chapelle sud-est.

5. La sacristie

Il est vraisemblable qu'elle fut construite - ou réaménagée - en 1674 en même temps que le nouveau chœur.

Ces travaux successifs ont pour résultat un édifice hétérogène dont la valeur architecturale est médiocre. Il représente toutefois un exemple intéressant - parce que bien documenté - des mutations subies par une église paroissiale au fur et à mesure que s'accroissait la population du village.

1CLOUZOT (H. ), Pouillés, p. 9 : "ecclesia de Bastita Jordanorum".2ibidem, p. 41 :"ecclesia de Bastida Jordanorum". 3A.D. 13 (Aix), 305 E 286 : "... Item etiam conqueruntur dicti procuratores dicto nomine ab ipso domino de Bastida, cum reverentia ut supra, ex eo videlicet quod, non obstante quod dicta universitas plures supportet sumptus et labores pro fortifficatione dicti castri et etiam dicta universitas opprimatur et oneretur pro operibus et edifficüs ecclesie dicti castri de Bastida, in quibus ipse dominus, ut tenetur, cum dicta universitate nullatenus contribuere vult..." "...Et, quia etiam dicti homines conqueruntur a prefato domino de Bastida ex eo videlicet quia dominus ipse contribuere non vult cum eisdem operibus et reparationibus ecclesie dicti castri de Bastida, cum sit pium et agatur de re pia, laudamus, arbitramur, dicimus, pronunciamus et mandamus quod super hoc stetur ordinationi et declarationi dudum factis per dominum Arnaudum, archiepiscopum Aquensem, prout in locis aliorum dominorum et nobilium archiepiscopatus Aquensis tenetur et observatur". 4A.D. 13 (Aix), 309 E 40. 5A.D. 13 (Aix), 306 E 60, f° 20 v°. 6A.D. 13 (Aix), 309 E 389 , f° 58 r°. 7A.D. 13 (Aix), 1 G 1330 f°34.8A.D. 13, 307 E 265, f°208bis.9A.D. 13 (Aix), 308 E 936 f°26 v°.10AD 13 (Aix), 308 E 761 f° 28 v°, Arendamentum pro venerabili viro Andrea Percatoris priore de Bastita Jordanorum (9 avril 1516.11AD 13 (Aix), 308 E 906 f° 46 r°, Arrendamentum prioratus de Bastita Jordanorum et Santi Petri de Pomerollis (4 févreir 1519) ; 302 E 647, Arrendamentum prioratus de Bastita Jordanorum ( 5 septembre 1522) ; 308 E 908 f° 153 v° - 154 r°, Arrentement du prieuré de la Bastide-des-Jourdans (20 octobre 1528).12AD 13 (Marseille), G 262, pièce 4.13AD 13 (Aix), 1 G 1331 f° 15 v°.14AD 12 (Aix), 308 E 1213 f° 2624.15AD 12 (Aix), 1 G 1332 f° 252 v° - 255 r°.16AD 13 (Aix), 1 G 1333 f°54 v° - 57 r°.17AD 13 (Aix), 1 G 1334 f° 128 - 130 v°.18AD 13 (Aix), 1 G 1335 f° 99 - 100 v°.19AD 13 (Aix), 1 G 1337 f° 27 - 29 v°, ne contient que la sentence ; le procès-verbal a été conservé par une copie, AD 13 (Marseille), G 262, pièce 10.20AD 13 (Aix), 1 G 1339 f° 137 - 139 v°.21AD 13 (Aix), 1 G 1339 f° 291-292.22AC La Bastide-des-Jourdans, BB1 f°21.23AD 84, Etude Imbert de La Bastide-des-Jourdans, n° 195 f° 366 v° - 369 r°. Voir le texte intégral en annexe.24AC La Bastide-des-Jourdans, BB 1, f° 31 : "... Ledit sieur abbé et les consuls se seroint advisés qu'ils ne la font pas en bonne forme, suivant les paches de leur contrat, ce que les auroit obligés de leur faire de sommations pour nomer de mestres massons pour fere visiter ladicte murailhe, sur lesquelles les dis massons n'ont volleu nomer aucung mestrede leur part que jusques a present que monsieur l'abbé et lesdis consuls ont nomé André Cristol de Manosque et lesdis Delestic et Feraud ont nomé Simon Silvy de Beaumont... qui visiteront ledict ouvraige et feront rapport..." 25ibidem, f° 60.26ibidem, f° 61 : " A esté represanté par Jean Delestic et Michel Feraud mestres massons de ce lieu, qui ont faict le pris-faict de l'elargissement de l'esglize dudit lieu moyenant la somme de trois cens cinquante livres, ainsin que apert par contrat receu par mestre Martin, notaire dudit lieu, et dix huict livres pour augmant de besogne de la murailhe qu'on a faict dans le jardin de Nicolas Roche, ainsin que apert par l'autre contrat riere ledict Martin ; plus, pour autre pris-faict verbal pour fere deux oultes sous le jardin de sieur Claude Viguier, servant pour regrandir le passage de ladicte esglize, pour la somme de trante livres ; et encores pour avoir fact dix sept cannes de murailhe pour reausser le couvert deladicte esglize et la mettre regulhiere, moyenant cinquante une livres suivant le pris-faict verbal ; et pour avoir faict un arc de tailhe pour mettre l'autel dudit sieur Jean de Tappis, pour augmand de bessongne, moyennant dix huict livres, par accord aussy verbal ; autre pris-faict verbal pour reffaire la oulte de la chapelle de Nostre-Dame, moyennant trente livres ; plus, pour avoir faict une fenestre de tailhe a ladicte esglize du cousté du couchant et un O rond aussy de tailhe du cousté du levant pour y mettre une vitre, moyenant quinze livres, aussy par pris-faict verbal ; et pour un pavé qu'ils ont faict dans le simentiere pour empecher que les eaux pluvialles ne portent domaige a ladicte esglize, moyenant sept livres dix souls, suivant le pris-faict aussy verbal ; tous les susdicts pris-faicts ont estés faicts entre ledict sieur abbé, prieur dudit lieu, les sieurs consuls de l'année derniere et plusieurs apparans dudict lieu..." 27AD 13 (Marseille), G 262 pièce 11.28AC La Bastide-des-Jourdans, BB 1 f° 52.29 ibidem, f° 63 : "... a esté represanté par les sieurs consuls que messire Jean-Bernard de Coriolis, prieur de ce lieu, et la communauté sont dans le dessain de refaire le presbytere de l'esglize parochialle, attandeu qu'il est en mauvais état ; et, parce que il est necessaire de demoullir cellui que y est de presant, ce qu'il ne ce peut sans la permission de monseigneur le Cardinal archevesque d'Aix, et par ainsin il est necessaire de deputer pour demander l'autorisation de demolir le presbitere, le reconstruire selon le dessin qu'on a fait faire, et de changer le tabernacle de l' autel de Nostre Dame du Rosaire pour y reposer le sanctuere pour pouvoir administrer les sacrements et faire le saint service..." 30ibidem, f° 71, conseil du 24 juin 1674 : "... a esté representé par lesdis sieurs consuls que messire Jean-Bernard de Coriolis, prieur, et la communauté ont donné un pris-faict a Jean Delestic et Michel Feraud, mestres massons de ce lieu, suivant l'acte reçu par mestre Martin, notaire, de desmolir le crozilhon joignant le presbitere de l'esglise pour en faire ung autre de nouveau, moyennant la somme de trente livres, et encore pour changer la fenestre de la sequestrie qui estait du cousté du midi pour la mettre a la murailhe du levant pour observer la reguilhiarité du presbitere et secrestie, attandu qu'elle estait ja pozée a demy lui en donnent sept livres et demi, desquels pris-faict ledict sieur prieur en paye la moitié..."31AD 13 (Aix), 1 G 1342 f° 377-382.32AC La Bastide-des-Jourdans, BB 1, f° 126 : "··· A esté proposé par lesdits consuls que par la sentence de monseigneur l 'evesque faisant sa visite en ce lieu avoit ordonné que le fonds de la nef de l'eglise serait pavé et bardé de taille dans six mois, et le sieur prieur auroit ja plusieurs fois dit de le faire faire..." 33B. Méjanes, ms. 1048, p. 433.34AC La Bastide-des-Jourdans, BB 3 f° 23.35AD 84, II O 9 (6).36ibidem.
Vocables Notre-Dame
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Pertuis
Adresse Commune : La Bastide-des-Jourdans
Adresse : 1ère église paroissiale
Cadastre : 1974 AB 20 ; 1838 F 269

Fondation sans doute contemporaine de la création du village ; édifice de la 1ère moitié du 13e siècle composé d'une nef de 3 travées voûtées en berceau brisé et d'une abside de plan inconnu ; autour de 1343, construction d'une chapelle latérale au nord et d'un clocher-mur à 3 baies sur l'arc triomphal ; autour de 1500, construction d'une chapelle latérale au sud (3e travée du collatéral sud) ; peu avant 1523, construction de 2 autres chapelles au sud (1ère et 2e travées du collatéral sud) ; entre 1672 et 1674 construction du collatéral nord par les maçons Jean Delestic et Michel Féraud ; réfection de la voûte de la 3e travée de la nef, reconstruction et allongement du chœur ; peu après 1674, transformation des chapelles latérales du côté sud en collatéral ; entre 1838 et 1865 construction de la chapelle orientée à l'extrémité du collatéral sud.

Période(s) Principale : 1ère moitié 13e siècle
Principale : 2e quart 14e siècle
Principale : limite 15e siècle 16e siècle
Principale : 1er quart 16e siècle
Principale : 3e quart 17e siècle
Principale : 1ère moitié 19e siècle
Dates 1672, daté par source
Auteur(s) Auteur : Delestic Jean, maçon, attribution par source
Auteur : Féraud Michel, maçon, attribution par source

Eglise orientée à 3 vaisseaux ; nef de 2 travées voûtées en berceau brisé et d'une travée voûtée d'arêtes, collatéral nord de 3 travées voûtées d'arêtes, collatéral sud de 2 travées voûtées d'arêtes et 1 travée voûtée d'ogives, prolongé par une chapelle orientée voûtée d'arêtes ; choeur de 2 travées voûtées d'arêtes ; sacristie voûtée d'arêtes à l'est du choeur ; petit clocher mur sur le pignon du chevet

Murs calcaire
molasse
enduit
moellon
moyen appareil
pierre de taille
Toit tuile creuse
Plans plan allongé
Étages 3 vaisseaux
Couvrements voûte en berceau brisé
voûte d'ogives
voûte d'arêtes
Couvertures toit à longs pans
pignon découvert
Techniques sculpture
Représentations aigle chien
Précision représentations

sujet : aigle, support : gargouille ; sujet : chien, support : gargouille

Statut de la propriété propriété publique

Annexes

  • Pris fait du regrandissement de l'esglize de ce lieu pour les consuls et communauté et le sieur prieur de cedit lieu à Delestic et Feraud massons.

    L'an 1672 et le 23e jour du mois de novembre appres midi , constitué en sa personne messire Jean-Bernard de Coriolis, docteur en sainte theologie, prestre et prieur de ce lieu de la Bastide des Jourdans, d'une part , et sieur Claude Viguier, bourgeois, et Claude Clapier, consuls modernes, mestre Honnoré Clapier, mestre Lambert Martin, administrateurs de ladite communauté, lesquels, ensuite de la deliberation du conseil du siziesme du courant, portant à eux pouvoir de faire faire le regrandissement de l'esglize perochialle dudit lieu dans le scimestiere joignant ladite esglize puis la chapelle Nostre-Dame du Rozaire jusque à l'adrece de la grand porte de l'esglize tout du long, ledit regrandisage de la largeur de ladite chapelle du Saint Rosaire, lesquels, de leurs grés, ont bailhé à pris fait à Jean Delestic et Michel Feraud, mestres masons dudit la Bastide, presans estipulants, de faire ledit regrandisemant et toutes les murailhes à chaus, sable et tailhe, et mesmes couverter de tuilhes, à la forme que s'ansuit :

    Premieremant , les consuls et comunauté feront place nette dudit regrandisage de ladite esglize à courades par les particuliers dudit lieu, et appres lesdis massons seront obligés de faire toutes les murailhes que conviendra faire audit regrandisage. Fairont trois ars doubleaus de tailhe , l'un à la chapelle Nostre-Damedu Rosaire, et les autres deux puis la chere de ladite esglize jusque à la grand porte d'icelle, en faisant un pilier au milieu, le tout en pierre de tailhe.

    Et lesdis mestres massons prandront toute la pierre de tailhe qui est à la murailhe que faut demourir puis la dite chere jusque à la grand porte, et s'il n'y a pas aces de pierres de tailhes à sufisance pour ce faire, lesdis mestres masons la fourniront à ces propres despans.

    Et les autres murailhes à chau et sable que lesdis mestres masons feront à ces propres cours et despans seront de l'especeur de deux pans et demi à trois pans d'especeur. Et feront lesdites murailhes et outtes que faudra faire de l ' auteur de la chapelle de Nostre-Dame du Rosaire et la randront couverte de tuilles jusque à entiere perfection. Et la murailhe auci du devant devers la grand porte ou degrés que y sont sera aucy de l'autheur de ladite houtte, auci à chaus et sable.

    Le tout à ces propres cours et despans et fourniront tous les atrès requis etnecessaires.

    Blanchiront lesdis masons du cousté de la murailhe contre le scimestiere debrilh et carounant en forme de tailhe, et le restant desdites murailhes et oubtte seront blanchies de plastre, aucy aux despans desdis mestres masons. En faisant la oubte dudit regrandisage de ladite esglize, lesdis mestres masons seront tenus d'y tenir au travailh de ladite oubte mestre Sadarian, masons de Saint Martin d'Aigues, ou, à son deffaut, mestre Audric, mestre masons de la Tour d'Aigues ; aux propres cours et despans desdis priffachiers, remestre les autels, qui est Saint-Joseph et Saint-Sabastian, et niches de Nostre-Dame contre la murailhe de l’œuvre nouvelle du cousté du scimistiere, à ces propres cours et despans.

    Et ladite besoigne sera faite et parfaite dans six mois du jour d'hui comptable auci à paine de tous despans. Et c'est moienant le pris et somme de trois cens cinquante livres, faisant cent saize escus quarante soubs, paiables, savoir un tiers par le sieur prieur, qui sera de cent dix huit livres, et deux cens trante quatre livres par la communauté, paiables ausdis priffachiers, savoir un tiers au commansemant de ladite besoigne et l'autre tiers besoigne moitiée faite et le restant besoigne antierement acheptvée et reseptée, tant par lesdis sieurs prieur et consuls.

    Comme auci sera paié pour tiers avec ledit sieur prieur et consuls neuf livres ausdis prefachiers pour faire une murailhe à chau et sable dans le jardin de Nicolas Roche, tirant d'une figuiere de la murailhe proche l'esglize jusque à la murailhe de la proprieté de mestre Marc Martin, que servira pour gester le curage que conviendra faire audit scimestiere dans ledit jardin dudit Roche, et ladite murailhe sera de l'autheur necesaire, avec un parepiés au devens ausy chaus et sable, quy sera de quatre pans d'auteur sur la terre, auci paiable besoigne acoumancée et achepvée.

    Et pour l'observation de tout ce que dessus, lesdites parties ont obligé tous leurs biens presans et advenirs...

    Martin, notaire.

    (A.D. 84, Etude Imbert de la Bastide-des-Jourdans, n° 195, f° 366 v° - 369 r°)

  • Pris fait pour le sieur prieur et la comunauté de ce lieu à Delestic et Feraud masons.

    L'an 1672 et le 24e jour du mois de nouvambre apres midy, constitués en leurs personnes, messire Jean-Bernard de Cauriollis, docteur en sainte teologie, prestre et prieur du presant lieu de la Bastide des Jourdans, et sieur Claude Viguier, premier conseul, Gabriel Martin, Estienne de Tappis de Jacques, Honnoré Clappier et André Martin, administrateurs de la comunauté dudit lieu, suivant le pouvoir à heux donné par deliberation du conseil du sixiesme du courant, lesquels, de leurs grés, ont bailhé à prix faict à Jean Delestic et Michel Feraud, mestres massons dudit la Bastide, presants estipulants, de faire, bastir et construire une murailhe à chaux et sable au dessous l'heglize dudit lieu dans le jardin de Nicollas Roche, contre le beal du moullin du seigneur dudit lieu, despuis le jardin dudit Viguier jusques à l'adresse de la murailhe de Marc Martin, qui est au devant la grand porte de l'eglize, et de l'auteur du parepiés qui y est deja construit au dessus, au jardin dudit Viguier, et de l'espesseur au debas de ladite murailhe de trois pans, reduite à deux pans, jusques à la platefourme, que la communauté fera ramplir de terre à l'esgal de ladite platefourme, et le parepiés d'un pan et demy, le tout chaux et sable,que lesdis preffachiers fairont à ses propres cours et despans, en pères de familhe, à la charge que lesdis sieurs consuls achepteront le jardin dudit Roche.

    Laquelle besongne lesdis preffachiers fairont et parferont dans un mois du jourd'hui comptable, et, moyenant ce, lesdis sieurs prieur et conseuls ont donné pouvoir aus dis preffachiers de vandre le plassage des tumbes qui se treuveront au relargessemant de l'eglize, que ledit sieur prieur et conseuls ont donné à pris faict ausdis preffachiers par contract du jour d'hier, avec pache que ledit sieur prieur ne contribuera de rien au crusage de l'eslargissemant nouveau ny au pavé dudit eslargissemant de ladite eglize, maix bien lesdis preffachiers ou ceux qui aqueriront lesdites tumbes. Et moyenant ce, la pache de la murailhe que lesdis preffachiers debvoint faire dans le jardin dudit Roche, mansionnée au contract du jour d'hier, demurera de neul effaict, sans que lesdis preffachiers puissent prethandre aucune chose.

    Et pour l'observation de tout ce que dessus...

    Martin, notaire.

    (A.D. 84, Etude Imbert de La Bastide-des-Jourdans, n° 195, f° 366 v° - 369 r°).

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archevêché d'Aix, paroisses : La Bastide-des-Jourdans. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : G 262.

    Pièces 4, 10, 11.
  • Transactions entre le seigneur et les habitants de La Bastide-des-Jourdans, 26 octobre 1388 et 5 février 1428. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 305 E 286.

  • Provision de cure à La Bastide-des-Jourdans par le prieur, 27 février 1447. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 306 E 60.

  • Collation des prieurés de La Bastide-des-Jourdans, Saint-Pierre-de-Pomerol et Puget, 5 septembre 1493. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 307 E 265.

    f° 208 bis.
  • Arrentement du prieuré de La Bastide-des-Jourdans par André Percatoris, 9 avril 1516. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 308 E 761.

    f° 28 v°.
  • Arrentement des prieurés de La Bastide-des-Jourdans et Saint-Pierre-de-Pomerol, 4 février 1519. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 308 E 906

    f° 46 r°.
  • Quittance donnée par Louis Filhol, prieur, à Barthelemi Gozan, fermier du prieuré de La Bastide-des-Jourdans, 20 octobre 1528. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 308 E 908.

    f° 153 v°.
  • Arrentement du prieuré de La Bastide-des-Jourdans par Raphaël Percatoris, 24 octobre 1515. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 308 E 936.

    f° 26 v°.
  • Sommations et réponses faites entre Claude Corriolis et Jean Gros, prieur de La Bastide-des-Jourdans, 16 décembre 1573. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 308 E 1213.

    f° 2624.
  • Appel à Rome par Jean Robaud, prieur de La Bastide-des-Jourdans, 11 août 1418. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 309 E 40.

  • Échange des prieurés de La Bastide-des-Jourdans et de Saint-Etienne-du-Cros, 4 février 1475. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 309 E 389.

    f° 58 r°.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1485-1486. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1330.

    f° 34.
  • Procès-verbaux et sentences de visites pastorales du diocèse d'Aix. 1535. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1331.

    f° 15 v°.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1582-1583. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1332.

    f° 252 v° - 255 r°.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1620-1621. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1333.

    f° 54 v° - 57 r°.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1627-1638. 1632. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1334.

    f° 128 r° - 130 v°.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence,1638-1641. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1335.

    f° 99 r° - 100 v°.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1651-1655. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1337.

    f° 27 r° - 29 v°.
  • Procès-verbaux et sentences de visites pastorales du diocèse d'Aix, 1656-1672. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1339.

    f° 137 r° - 139 v° ; 291 r° - 292 r°.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1681-1682. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1342.

    f° 377 r° - 382 r°.
  • Prix-faits de l'agrandissement de l'église, 23 novembre 1672. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : Etude Imbert de La Bastide-des-Jourdans, n° 195.

    f° 366 v° - 369 r°.
  • La Bastide-des-Jourdans. Administration communale, 6 : église, 1829-1885. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : II O 9.

  • Délibérations du conseil de la communauté. La Bastide-des-Jourdans. 1672-1706. Archives communales, La Bastide-des-Jourdans : BB 1.

    f° 21, 31, 52, 60, 61, 63, 71, 126.
  • Délibérations du conseil de la communauté. La Bastide-des-Jourdans. 1776-1789. Archives communales, La Bastide-des-Jourdans : BB 3.

    f° 23.
  • [Etat du diocèse d'Aix par paroisses et par doyennés, vers 1730.] Bibliothèque Méjanes, Aix-en-Provence : ms 1048.

    433.
Bibliographie
  • CLOUZOT, Etienne. Pouillés des provinces d'Aix, d'Arles et d'Embrun. Diocèse d'Aix-en-Provence, dir. Maurice Prou, Paris : imprimerie nationale, 1923.

    P. 9, 41.
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Dautier Yves - Sauze Elisabeth - Vincent Jean