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Eglise paroissiale Notre-Dame-de-Romegas, Prieuré de Chanoines de la Congrégation de Saint-Ruf

Dossier IA84000343 réalisé en 1968

Fiche

Œuvres contenues

HISTORIQUE

EGLISE

Le toponyme Romegas (du latin rumex : ronce) attaché au vocable de l 'église de La Tour-d'Aigues évoque le souvenir d'une fondation rurale. Au moment où elle apparaît dans les textes, en 1096, cette église était effectivement située à l'écart, à une centaine de mètres environ au nord du village. Pour toute la durée du Moyen-Age, on sait seulement que la paroisse, donnée dans le courant du XIe siècle à l'ordre de Saint-Ruf, était administrée par cinq chanoines qui vivaient aisément des importants revenus du prieuré. En1343 et 1345, l'archevêque d'Aix s'abstint de visiter l'église par égard pour son prieur, Bertrand de Déaulx, cardinal prêtre de Saint-Marc, mais nota que sa précédente sentence, concernant l'achat d'objets liturgiques, avait bien été exécutée. Faute de textes, il est difficile de dater les parties médiévales conservées.

L'analyse archéologique permet cependant de distinguer trois campagnes successives à la première appartient la construction de la nef de quatre travées couverte d'un berceau brisé sur doubleaux ; la seconde concerna l'abside polygonale couverte d'un cul-de-four à nervures retombant sur des colonnettes ; la troisième eut pour objet la quatrième chapelle latérale sud voûtée d'ogives. Toutes ces constructions datent probablement du XIIIe siècle.

Les visites pastorales de 1423, 1427 et 1486 trouvèrent l'édifice en bon état, à l'exception de la toiture (sans doute en lauses) non étanche.

Vers le milieu du XVIe siècle, il devint nécessaire d'agrandir l'église à cause de la forte croissance de la population. La communauté de La Tour-d'Aigues fit appel en 1541 et 1542 aux autorités civiles et ecclésiastiques pour obliger le chapitre de Saint-Ruf à contribuer aux travaux. C'est vraisemblablement à la suite de ce procès qu'on construisit les quatre chapelles latérales situées au nord de la nef et la sacristie au nord du chœur. Trois de ces chapelles ont conservé leur croisée d'ogives ; la seconde, voûtée d'arêtes, a dû être remaniée par la suite.

Façade sud.Façade sud. Vue de la nef d'ouest en est.Vue de la nef d'ouest en est.

Dans le premier quart du XVIIe siècle, de nouveaux agrandissements furent réalisés : les trois premières chapelles latérales du côté sud, voûtées en berceau plein cintre ; une cinquième travée à l'ouest de la nef avec un porche d'entrée ouvrant au sud dans le cimetière ; le clocher-tour, enfin, qui prit très probablement la place d'un primitif clocher-mur. Ce programme était, lors de la visite pastorale de 1620, en voie d'achèvement ; les deux premières chapelles n'avaient encore ni pavement, ni vitres, ni mobilier, au porche et au clocher manquait leur couverture. La communauté eut d'autant plus de peine à venir au bout de ce chantier considérable que le chapitre de Saint-Ruf, par convention du 29 juin 1625, s'était déchargé sur elle de toute contribution à l'entretien de l'église moyennant une faible rente annuelle. En 1632 cependant, les travaux étaient, à quelques détails près (vitres, pavement d'une chapelle), finis et l'édifice abritait douze autels.

En 1650, il fallut refaire la couverture du clocher. Le charpentier Pierre Boeuf réalisa une toiture en pyramide couverte d'ardoise, dont la pointe et les quatre tourelles d'angle furent ornées de boules de verre - dispositif semblable à celui des toitures du château que montrent les vues anciennes.

Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, on réalisa des travaux d'entretien ou de réparation, notamment en 1674 lorsque la foudre endommagea le clocher et une partie de la nef. En octobre 1690, des crevasses ouvertes dans la voûte obligèrent les prêtres à abandonner la tribune du chœur où ils célébraient l'office. On colmata en hâte les fentes et on reprit le mur occidental qui menaçait de tomber.

Cette alerte fut peut-être à l'origine du dernier agrandissement de l'édifice. Depuis longtemps déjà, les desservants (au nombre de cinq) trouvaient le chœur trop petit et les paroissiens sans cesse plus nombreux avaient peine à trouver place dans l'église. L'élaboration et la réalisation du projet restent mal connus, faute de délibérations communales pour cette période. Le livre des contrats passés par la communauté ne contient rien à ce sujet ; les archives de Saint-Ruf pas davantage. Faut-il supposer l'intervention d'un mécène, tel monseigneur de Viany, grand prieur de l'ordre de Malte, qui fit à la même époque de nombreux dons à l'église de La Tour-d'Aigues où il avait été baptisé? Le chantier fut achevé en 1708 : les comptes de la confrérie du Saint-Sacrement mentionnent à cette date le déplacement du maître autel et le sacristain accorda alors l'autorisation à un bourgeois de bâtir une maison dans le faubourg, au pied du nouveau chevet.

On avait en effet construit, à l'emplacement de la travée de la nef et du porche achevés en 1620, un vaste chœur couvert d'une coupole, entouré de trois absides en cul-de-four et décoré d'architectures peintes en trompe-l’œil. Une nouvelle porte d'entrée fut alors percée dans l'ancienne abside et une sacristie aménagée au nord de la chapelle Saint-Eloi (première chapelle latérale nord).

Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, on ne trouve plus ensuite mention que de réparations, notamment au pavement de pierre (entièrement refait en 1751) et aux toitures (en 1729 et 1783). Le cimetière, situé depuis l'origine au sud de l'église, fut transporté en 1771 hors du village. Au cours du XIXe siècle, l'église ne subit pas de modification importante, hormis le remplacement des lauses qui couvraient la nef par des tuiles et du clocher par l'actuelle toiture.

L'abside romane a été restaurée et rendue à sa destination primitive depuis une quinzaine d'années. Depuis cette restauration, l'entrée se fait par la première chapelle latérale du côté sud, précédée d'un petit porche et d'un escalier.

Prieuré, façade sur la place de l'église.Prieuré, façade sur la place de l'église. Vue aérienne prise du sud-sud-ouest. L'église et les bâtiments du prieuré.Vue aérienne prise du sud-sud-ouest. L'église et les bâtiments du prieuré.

DESCRIPTION

1. Situation et composition d'ensemble

Au nord-ouest de la partie intra-muros du village, l'église est bordée au sud par la place, au nord par le prieuré, elle est adossée à l'ouest aux restes de l'enceinte.

En grande partie englobée dans les bâtiments du prieuré, elle présente un aspect massif, accentué par les additions dont elle a fait l'objet : absides occidentales, clocher, chapelles latérales.

Accessible au début du siècle par l'abside orientale percée d'une porte, elle l'est aujourd'hui par la première chapelle sud ouvrant sur une plateforme qui longe sa façade méridionale.

2. Matériaux et leur mise en œuvre

La totalité de la partie ancienne (nef - chœur) est construite soigneusement en petit appareil. Ces parements sont identiques pour les contreforts englobés dans les chapelles latérales et pour l'extérieur du chevet.

- Les chapelles latérales sont construites en blocage irrégulier à l'exception des voûtes d'ogives appareillées, et de quelques éléments (en particulier la quatrième chapelle sud)

- Les trois absidioles occidentales sont en blocage enduit.

3. Parti général, plans , coupes et élévations intérieures

- Plan : le périmètre de l'église est un quadrilatère présentant plusieurs ressauts dont la disposition est régulière et symétrique :

- chevet oriental polygonal

- massif occidental de plan rectangulaire

- deux absidioles semi circulaires encadrant ce massif.

Sont englobés dans les bâtiments du prieuré l'absidiole nord et la partie gauche du chevet. Une pièce en appentis a été adossée à la première chapelle nord.

L' église possède un plan régulier que les transformations successives n'ont pas trop altéré : c'est une église à nef unique couverte d' un berceau brisé sur doubleaux, avec un chœur polygonal couvert d'un cul-de-four à nervures, la nef est encadrée de part et d'autre de quatre chapelles logées entre les contreforts. A l'extrémité occidentale a été ajouté un chœur couvert d'une coupole sur pendentifs, entouré de trois absides en cul-de-four ; les absides latérales sont précédées d'une travée droite.

Le clocher, de plan carré , flanqué au sud d'une tourelle d'accès, est construit sur la troisième travée de la nef. Face nord.Face nord.

- Coupes : les trois coupes indiquent clairement le parti de symétrie respecté au cours des différents travaux.

Le chœur oriental apparaît nettement plus bas que la voûte de la nef. Le clocher s'appuie sur les deux doubleaux qui délimitent la troisième travée.

- La seule dissymétrie qui a été maintenue est celle du parti de couvrement des chapelles latérales : - côté nord, les première, troisième et quatrième sont voûtées d'ogives sur culots ; la deuxième est voûtée d'arêtes.

- côté sud, les trois premières sont couvertes d'un berceau ; la quatrième est voûtée d'ogives sur culots et possède un chevet plat orienté couvert d'un berceau peu profond. Cette chapelle est beaucoup plus basse que toutes les autres.

- Élévations intérieures

- Nef, côté gauche : l'élévation de la nef est rythmée par la succession des arcs à double rouleau avec impostes et par les pilastres (tronqués à mi-hauteur) portant les doubleaux. L'ensemble est couronné par un cordon continu en retour sur les pilastres.

- Les arcs des première, troisième et quatrième travées ont été dotés d'un rouleau mouluré supplémentaire retombant sur des culots sculptés figurant des chapiteaux corinthiens disposés en biais lorsqu'on a construit les chapelles, après avoir abattu les murs.

- Le rouleau extérieur du quatrième arc vient mourir, côté droit, au nu du pilastre en retour portant l'arc triomphal.

- Nef , côté droit : identique à la précédente à l'exception du percement des chapelles, à l'aplomb de l'intrados des arcs. La quatrième chapelle est voûtée à mi-hauteur de l'arc d'origine de la nef, et légèrement décalée vers l'est.

- Nef, arc triomphal : il se compose de deux rouleaux retombant sur deux impostes sculptées figurant des têtes d'animaux grimaçants ; le rouleau extérieur retombe sur un pilastre d'angle commun avec les arcs de la quatrième travée de la nef ; le rouleau intérieur retombe sur des impostes couronnant les extrémités du mur de l'abside.

Au-dessus de l'arc, qui culmine à hauteur du cordon couronnant les élévations latérales de la nef, le mur est percé d'une petite fenêtre axiale.

- L'abside polygonale est rythmée par des colonnettes disposées dans les angles ; leurs chapiteaux à feuillage inspirés des chapiteaux corinthiens sont couronnés d'un tailloir dont les motifs se poursuivent sur le cordon qui règne à la retombée de la voûte. Les nervures toriques convergent vers une clé, figurant l'agneau, comme avec le doubleau, de même section, limitant la courte partie droite du chœur.

Choeur est : vue géométrale de la voûte.Choeur est : vue géométrale de la voûte. Choeur est, chapiteaux : partie sud.Choeur est, chapiteaux : partie sud.

Les trois pans axiaux sont percés d'une fenêtre en plein cintre largement ébrasée : les autres pans sont irrégulièrement percés de baies ou de niches. Le pan oriental (central) autrefois percé d'une porte, a été reconstruit, mais les colonnettes demeurent dépourvues de bases moulurées, au contraire des autres restées intactes.

- Chœur occidental et absidioles : cet ensemble construit tardivement selon une composition différente du reste, conserve cependant une hauteur de voûtes commune avec la nef. Les élévations sont entièrement recouvertes d'un décor peint en trompe-l'œil simulant les éléments d'une architecture classique. Sur les pendentifs sont représentés des objets liturgiques.

- Élévations des chapelles : sans intérêt et dépourvues de tout décor. Le mobilier fait l'objet de sous-dossiers (l'église a été entièrement décapée, à l'exception du chœur occidental).

Seule la quatrième chapelle sud possède des dispositions particulières : retombées de la croisée d'ogives sur des culots sculptés simulant des colonnes tronquées ; au-dessus du tailloir, la base des nervures est ornée de motifs différents : cercles décoratifs au relief gaufré, tête de bovidé. L'élévation orientale percée d'une fenêtre étroite conserve une table d'autel monolithe.

Côté nord, les chapelles couvertes d'ogives ont pour tout décor celui des clés et des culots.

4. Élévations extérieures

- Façade principale sud : elle se compose du mur continu des chapelles sud et, en retrait, du haut du mur de la nef, partiellement masqué par la tourelle d'accès au clocher. L'absidiole sud du chœur occidental est aveugle.

-Façade latérale nord : même organisation. Le mur de la nef, surélevé, était couronné par une corniche qui apparaît au niveau des deuxième, troisième et quatrième chapelles.

-Chevet : de l'abside n'apparaissent plus que trois pans appareillés couronnés d'une frise d'arceaux sous la corniche. Les fenêtres sont dépourvues de décor.

Chevet occidental.Chevet occidental. Façade sud, fenêtre de la quatrième chapelle latérale.Façade sud, fenêtre de la quatrième chapelle latérale.

- Au-dessus, en retrait, sommet du mur diaphragme couronnant l'arc triomphal.

- Façade occidentale : chevet plat entre les deux absidioles ; aucun décor.

- Le clocher : ses quatre faces sont percées d'une fenêtre en plein cintre et rythmées par deux bandeaux (à hauteur d'appui, et à hauteur d'impostes) ; aux angles de la corniche, quatre acrotères en forme de tourelles couronnées d'une corniche à denticules.

5. Combles et couverture

Non étudié. Couverture de tuiles creuses.

6. Distribution intérieure

Le mobilier en place fait l'objet de sous-dossiers.

PRIEURE NOTRE-DAME-de-ROMEGAS

DESCRIPTION

1. Situation et composition d'ensemble

Le prieuré est constitué par un ensemble de bâtiments répartis autour d'une cour intérieure et contigus à l'église au sud. Ces bâtiments prennent appui à l'ouest et au nord sur l'ancienne enceinte. L'entrée principale se trouve à l'est, sur la place établie sur l'ancien cimetière.

2. Matériaux et leur mise en œuvre

L'ensemble est enduit.

3. Parti général, plan, coupes et élévations intérieures

Le prieuré comprend trois corps de bâtiments principaux :

- Le corps de bâtiment est qui a un étage carré et un étage sous comble sur le rez-de-chaussée côté place. Celui-ci, double en profondeur, possède deux groupes de pièces voûtées répartis de part et d'autre du couloir d'entrée voûté en berceau, un doubleau est établi dans l'alignement du refend nord-sud.

- Au sud, deux pièces voûtées en berceau brisé, appuyées au chevet de l'église.

- Au nord, une salle rectangulaire et un réduit sont couverts d'un berceau ; une troisième salle est voûtée en arc de cloître avec un orifice carré (actuellement bouché) au centre.

Aile est des bâtiments conventuels.Aile est des bâtiments conventuels. Vue de volume prise du sud-ouest.Vue de volume prise du sud-ouest.

- Le corps de bâtiment nord auquel on accède par une terrasse surélevée de six marches, comprend un sous-sol et un étage carré sur le rez-de-chaussée. Simple en profondeur, il a six pièces en enfilade.

- La partie est a été complétée par une construction en avant de sa façade sud.

- La tour d'escalier en vis surmontée d'un volume vide (pigeonnier?) dessert le premier étage.

- Le sous- sol, ouvrant actuellement de plain-pied sur la rue, est voûté en berceau brisé.

- La partie ouest, légèrement en biais, est en saillie à l'extérieur, sur le corps de bâtiment occidental.

- Le corps de bâtiment occidental a été modifié partiellement lors de l'édification du chœur XVIIIe de l'église. Il comprend un rez-de-chaussée voûté en berceau retombant sur des cordons et un étage sous comble. La grande salle voûtée a été divisée par une cloison.

4. Élévations extérieures

Toutes les façades (du périmètre et sur la cour) ont été le fruit de nombreux remaniements et sont entièrement enduites. Il est donc impossible d'en tirer quoi que ce soit. Seuls quelques éléments dignes d'intérêt sont à mentionner :

- Façade est sur la place : au premier niveau, un fenestron chanfreiné et le portail d'entrée à l'archivolte retournée.

- Côté nord de la cour : porte à décor architecturé assez strict, à côté de la tour d'escalier (XIXe ?).

- Façades extérieures nord et ouest : ces deux façades reposent sur un massif taluté, ancienne base de l'enceinte.

Bâtiments du prieuré. Aile nord. Façade sur le boulevard de la République.Bâtiments du prieuré. Aile nord. Façade sur le boulevard de la République.

5. Combles et couverture

Sans intérêt.

6. Distribution intérieure

Tout est refait.

ANNEXES

Marques et inscriptions

- Mur sud, troisième pile, marques de tâcheron : P. "j".

- Quatrième chapelle sud, mur est, extérieur, marque de tâcheron : H.

Genre de chanoines de la congrégation de Saint-Ruf
Vocables Notre-Dame-de-Romegas
Destinations mairie
Dénominations église paroissiale, prieuré
Aire d'étude et canton Pertuis
Adresse Commune : La Tour-d'Aigues
Cadastre : 1939 H 363 A 373 ; 1837 H 310, 311

Eglise : paroisse donnée à l'ordre de Saint-Ruf avant 1096, desservie par 5 chanoines ; église reconstruite probablement au 13e siècle en au moins 3 campagnes : la nef, puis l'abside, enfin la 3e chapelle latérale sud ; agrandi des 4 chapelles latérales nord dans les années 1540, d'une 5e travée de nef, de 3 chapelles latérales sud, d'un porche et du clocher aux alentours de 1620 ; dans les premières années du 18e siècle, remplacement du porche et de la 1ère travée de nef par un nouveau chœur occidenté et aménagement de l'entrée dans l'abside médiévale ; cette dernière modification a été supprimée et l'abside restaurée dans les années 1960 ; prieuré : corps de bâtiment ouest et sud-est probablement construits au 13e siècle ; corps de bâtiment nord-ouest et nord-est construits au 15e siècle, remaniés et surélevés entre 1726 et 1738 ; acquis par la commune en 1791 et transformé en mairie.

Période(s) Principale : 13e siècle
Principale : 15e siècle
Principale : 2e quart 18e siècle
Secondaire : 2e quart 16e siècle
Secondaire : 1er quart 17e siècle
Auteur(s) Auteur : maître d'oeuvre inconnu

Eglise : nef de 4 travées voûtées en berceau brisé, accostées au nord et au sud de 4 chapelles latérales couvertes de berceaux plein-cintre ou de croisées d'ogives ; à l'est, abside pentagonale couvert d'un cul-de-four à nervures retombant sur des colonnettes ; à l'ouest, vaste choeur composé d'une travée couverte d'une coupole, d'une abside semi-circulaire et de deux bras de transept terminés chacun par une abside en cul-de-four ; clocher tour assis sur la 3e travée de la nef ; prieuré : ensemble de corps de bâtiment disposés autour d'une cour fermée ; à l'est passage couvert et écuries voûtées en berceau brisé ; au nord long corps de logis à étage de soubassement voûté et étage carré plafonné ; à l'ouest corps de bâtiment voûté en berceau au rez-de-chaussée ; escalier en vis hors-oeuvre dans l'angle nord-ouest

Murs molasse
enduit
moellon
pierre de taille
Toit tuile creuse
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau, étage de soubassement, 1 étage carré
Couvrements voûte en berceau plein-cintre
voûte en berceau brisé
coupole
Couvertures toit à longs pans
appentis
Escaliers escalier hors-oeuvre : escalier en vis sans jour
Techniques sculpture
Représentations tête homme tête femme feuillage rosace boeuf acanthe
Précision représentations

sujet : tête d'homme, tête de femme, support : impostes de l'arc triomphal ; sujet : feuillage, rosace, support : chapiteaux de l'abside orientale ; sujet : tête de boeuf, rosace, support : chapiteaux de la 4e chapelle latérale sud ; sujet : acanthe, support : chapiteaux des chapelles latérales nord

Statut de la propriété propriété publique
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections classé MH partiellement, 1984/12/05

Références documentaires

Documents figurés
  • La nef et le chœoeur occidental. Carte postale, sd. Editions Combier, Mâcon.

  • La Tour d'Aigues. L'Eglise. Carte postale, sd., Collection particulière.

  • [La Tour d'Aigues, église paroissiale] Façades sud. Carte postale. Editions Tardy, s.d.

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