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église paroissiale Notre-Dame-de-Beauvoir

Dossier IA84000102 réalisé en 1969

HISTORIQUE

Les premiers textes concernant l'église de Grambois, de la pancarte de 1096 à celle de 1227 ne contiennent que des mentions laconiques. Les comptes de décimes et de taxes épiscopales entre 1274 et 1351 permettent seulement d'estimer l'importance du prieuré, que ses revenus plaçaient parmi les vingt premiers bénéfices ecclésiastiques du diocèse.

Lors de la visite pastorale de 1343, l'archevêque ordonna de grillager la fenêtre donnant dans le cimetière (au sud), de refaire les boiseries et serrures des deux portes - la grande porte et la porte dite de l'escalier -, de réparer le clocher endommagé du côté sud et surtout d'agrandir d'une travée (de una archada in uno capite : d'une arcade sur un bout) l'église devenue trop petite et par surcroît encombrée de multiples tribunes jusqu'à l'entrée du chœur. L'édifice visité par le prélat semble bien correspondre aux trois premières travées de la nef actuelle, alors couvertes d'un berceau et prolongées à l'est par une abside dont la disposition n'est pas connue. Cette abside a été remplacée par une quatrième travée de nef - la seule à avoir gardé sa voûte en berceau brisé, probablement bâtie sur le modèle des précédentes travées - et par une nouvelle abside rectangulaire voûtée d'ogives. Ces aménagements seraient la conséquence de la sentence de 1343. Les irrégularités visibles dans le plan des deux parties neuves proviennent vraisemblablement des difficultés techniques imposées par la présence d'une forte dénivellation à l'est et par l'impossibilité d'étendre la construction à l'ouest : il aurait alors fallu empiéter sur le cimetière et modifier l'accès à la maison claustrale située au nord-ouest du sanctuaire. La dénivellation imposa la construction sous le chœur d'une crypte ou salle aujourd'hui comblée (fenêtre murée visible à l'est). Le doubleau qui sépare les troisième et quatrième travées de la nef retombe sur quatre colonnettes - deux de chaque côté - disparates : deux rondes, surmontées chacune d'un chapiteau à feuilles d'acanthes, rappellent avec un peu de gaucherie les productions de l'art roman provençal du XIIe siècle et pourraient être des éléments du décor de l'ancien chœur ici remployés ; Quatrième pile nord. Chapiteaux des colonnettes.Quatrième pile nord. Chapiteaux des colonnettes. les deux autres, de section octogonale et sèchement décorées de moulures, s'apparentent aux colonnettes d'angles sur lesquelles retombent les nervures de la voûte de la quatrième travée du collatéral sud, travée qui fut initialement une chapelle latérale dédiée à saint Jean-Baptiste. Or la construction de cette chapelle peut être datée par le testament de noble Sancia Botine, veuve d'un damoiseau de Grambois, qui légua le 9 mai 1348 treize florins d'or pour aider à l'édification d'une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste. S'ils ne furent pas simultanés, les travaux de la quatrième travée de la nef et du chœur et ceux de la chapelle Saint-Jean-Baptiste durent se suivre de très près.

La visite pastorale de 1423 trouva l'église en bon état, celle de 1486 aussi, à l'exception de quelques détails mobiliers. Un testament de 1507 indique l'existence d'une chapelle dédiée à saint Antoine, sans doute située au sud de la nef. Vers 1540, l'église parut de nouveau trop petite. Un long procès opposa à ce sujet la communauté au prieur Baptiste d'Oraison, évêque de Senez, et à ses héritiers. Le prix-fait conclu en 1545 entre le juge royal de Pertuis et maître Jacques Jehan est connu par un compromis passé le 24 janvier 1560 entre la communauté et le même Jacques Jehan pour l'achèvement des travaux qui avaient dû traîner en longueur : l'entrepreneur devait remplacer trois chapelles précédemment construites au sud de la nef par un collatéral voûté d'arêtes et qui communiquerait par une large baie avec la chapelle Saint-Jean-Baptiste ; la communauté obligea en outre le maçon à donner 1au collatéral le maximum d'extension (en alignant la façade sur celle de l'église et en donnant la même largeur aux trois travées), à percer un oculus au-dessus de la petite porte entrant dans le collatéral, à rehausser le clocher et la toiture de la nef de façon à y ménager un comble. Plusieurs paiements échelonnés de janvier à novembre 1560 permettent de penser que les travaux furent rapidement achevés : en mars 1561, il ne restait plus à réaliser que la couverture de tuiles.

En 1582, l'état de l'église et des six autels qu'elle renfermait fut jugé satisfaisant. En 1589, le seigneur de Grambois Jean de Gautier, ayant entrepris de mettre le village en état de défense, s'empara de l'église et de la maison claustrale, fortifia la première par l'adjonction d'une tour ou salle voûtée au-dessus du chœur et transforma la seconde en château. Nicolas Bérard, maçon de La Tour-d'Aigues qui réalisa la façade de ce château reconstruisit à la demande du seigneur la grande porte de l'église "à façon de deux pillastres et cornisse" (sans doute pour l'harmoniser avec la façade du château) et mura la petite porte.

Les visites pastorales de la première moitié du XVIIe siècle notent peu de changement, sinon l'existence de neuf autels. En 1650, la communauté fit refaire la totalité du dallage de pierre, en 1654 la chaire en noyer, en 1655 rouvrir la petite porte, en 1657 construire la sacristie, en 1661 édifier la première chapelle latérale du côté du nord, la chapelle Sainte-Anne. Les deux autres chapelles du même côté n'ont pu être datées ; elles ont été bâties ensemble, probablement dans le dernier tiers du XVIIe siècle.

L'église et la place, vue d'ensemble prise du sud-est.L'église et la place, vue d'ensemble prise du sud-est.

Le tremblement de terre de 1708 ébranla de telle façon la voûte des trois premières travées de la nef qu'il fallut peu après la reconstruire. La date est inconnue faute de délibérations. On remplaça le berceau primitif par une voûte d'arêtes qui permit le percement de trois grandes fenêtres au-dessus du collatéral. On refit également la façade de l'édifice en ajoutant à l'angle la petite tour de l'horloge communale. La seconde moitié du XVIIIe et le XIXe siècle ne virent que des travaux d'entretien ou de réparation : en1787, les lauzes de la toiture de la chapelle Saint-Jean-Baptiste furent remplacées par des tuiles ; même transformation pour le chœur en 1859 ; en 1855 , reconstruction partielle de la sacristie dont la voûte était tombée.

DESCRIPTION

Situation et composition d'ensemble

L'église est située à la limite orientale de l'agglomération, bordée au sud par la place principale, à l'ouest par le "château" accolé contre les chapelles du côté gauche ; au nord-est, un chemin sépare l'édifice des champs cultivés.

Largement dégagée au sud, l'église présente un ensemble de volumes juxtaposés, de caractère horizontal, encadrés par le clocher actuel à l'angle sud-ouest et par le clocher-arcade couronnant l'abside. Celle-ci, inscrite dans un massif rectangulaire, constitue l'élément principal de l'élévation orientale, tant par sa masse que par sa hauteur.

Matériaux et leur mise en œuvre

- Calcaire gris granuleux et rugueux : taille régulière, sans traces d'outils (trop usé et décapé à l'intérieur). Lits de 25 cm de longueur variable. Parements réguliers, mortiers usés :

- mur sud de la nef, au-dessus de la quatrième travée du collatéral sud (mur et contreforts) avec traces d'impacts de projectiles

- base du clocher-arcade et piédroit des arcades sur une hauteur de 2 m

- contrefort épaulant le clocher-arcade au sud

- mur nord de la quatrième travée

- voûte (quatrième travée de la nef), arcs et piles.

- Molasse coquillière en appareil régulier que l'on distingue difficilement du calcaire précédent :

- base de la tour du chœur (niveau de la "crypte" comblée)

- Calcaire jaune rugueux en appareil régulier :

- façade ouest

- clocher sud-ouest.

Parti général , plan, coupes et élévations intérieures

Vue intérieure de la nef, d'ouest en est.Vue intérieure de la nef, d'ouest en est. Nef. Première, deuxième et troisième piles sud prises du collatéral.Nef. Première, deuxième et troisième piles sud prises du collatéral.

Église à nef unique de quatre travées ; les trois premières voûtées d'arêtes, la quatrième d'un berceau brisé. Le chœur, de plan rectangulaire, est couvert d'une croisée d'ogives. Au nord, la nef est bordée de trois chapelles différentes, la première voûtée en berceau, la deuxième et la troisième, plus grandes, couvertes d'une croisée d'ogives.

Au sud, un collatéral voûté d'arêtes borde les trois premières travées de la nef et communique avec une chapelle voûtée d'ogives, ouvrant sur la quatrième travée.

- Le plan indique clairement les principaux collages, traces des agrandissements de l'édifice :

- contreforts du côté nord entre les chapelles

- deuxième chapelle nord collée sur la troisième

- reprise des deuxième, troisième arcades nord, et de la troisième sud

- collage de la sacristie, au sud du chœur.

- La coupe longitudinale indique les différences de structures des différents couvrements : la quatrième travée de la nef conserve son berceau brisé appareillé sur doubleaux, percé de trois trous latéraux, vraisemblablement pour la pose des échafaudages et des cintres lors de la construction. Les voûtes des trois premières travées furent établies par la suite, séparées par des doubleaux semblables au précédent, à une hauteur identique au berceau, mais dégageant des sections de mur, percé d'une fenêtre en segment par travée ; le contrefort qui épaule la quatrième pile sud est en avant de ce mur d'une trentaine de centimètres à l'extérieur, ce qui indique une moindre épaisseur au niveau des fenêtres ; le haut du mur de la quatrième travée est conservé.

- Le chœur, qui est établi sur une salle ou une crypte comblée (fenêtre murée à l'est) est couronné par une salle voûtée d'arêtes, entièrement appareillée ; sa voûte culmine au niveau du rebord des arcades du clocher. Vue géométrale des voûtes du choeur.Vue géométrale des voûtes du choeur.

- Les coupes transversales indiquent le parti dissymétrique des chapelles nord et du collatéral sud d'une part, et la structure du berceau de la quatrième travée de la nef d'autre part dont le côté gauche a conservé son parti d'origine : mur creusé d'une double arcature et contrebuté par deux contreforts. Côté droit, le contrefort sud-est, épaulant l'arc triomphal, est bordé par une volée d'escalier, assise sur la voûte de la chapelle de la quatrième travée sud ; cette volée conduit au clocher et à la salle couronnant le chœur.

- Élévations intérieures

- Nef - côté gauche : l'élévation des quatre travées est identique jusqu'à hauteur du cordon mouluré qui les couronne ; chaque travée est percée d'une arcature à double rouleau retombant sur des impostes, en retour seulement à la première travée. Seule la première arcature est en plein cintre, les trois autres étant légèrement brisées ; la quatrième est aveugle.

Les pilastres portant la retombée des doubleaux sont de forme simple, sans aucun décor à l'exception de celui de la quatrième pile dont la masse est interrompue dans sa partie inférieure par deux colonnettes juxtaposées, inégales et couronnées de chapiteaux différents.

Au- dessus du cordon, l'élévation est celle des voûtes.

- Nef - côté droit : les remarques sont les mêmes pour l'organisation générale que précédemment. Mais toutes les arcatures sont ouvertes ; seule celle de la quatrième travée est plus haute et en arc brisé ; toutes les impostes retournent sur la face antérieure des piles sauf à la quatrième travée ; le mur, une fois percé, a formé un troisième rouleau dont les impostes sont plus basses que celles des deux rouleaux extérieurs. Les trois premières travées sont éclairées chacune par une fenêtre.

Le pilastre de la quatrième pile présente deux colonnettes comparables à celles du côté gauche.

- Nef - élévation occidentale percée d'une porte et d'une fenêtre en segment. Le cordon couronnant les élévations latérales retourne sur ce mur.

- Nef - élévation orientale : percée d'un arc triomphal brisé un peu plus haut que les arcatures latérales.

- Chœur : les trois côtés du chœur sont encadrés de colonnettes d'angles sur lesquelles retombent les nervures de la voûte et sur deux d'entre elles une partie de l'arc triomphal. A hauteur des chapiteaux court un cordon, bûché sur l'élévation orientale ; au-dessus sont percées trois fenêtres en arc brisé à remplage trilobé ; les élévations latérales sont percées de deux arcades en anse de panier, celle de droite ouvrant partiellement sur la sacristie. La clé de voûte est bordée d'une tête saillant du côté ouest.

- Chapelles nord - élévations sans intérêt : les voûtes d'ogives retombent sur des culots (deuxième chapelle) et sur des colonnettes d'angles (troisième chapelle). L'une d'elles est interrompue car la pile a été creusée pour donner passage vers la chaire.

- Collatéral sud : les piles sont bordées de pilastres à impostes et bases moulurées de profil classique. Dans la première travée, les deux retombées sont des culots sculptés.

Vue géométrale des voûtes, chapelle.Vue géométrale des voûtes, chapelle.

- Chapelle de la quatrième travée sud : les nervures de la voûte retombent sur quatre colonnettes d'angles.

- Élévations extérieures

- Façade antérieure ouest sans ordonnance et partiellement masquée à gauche par le château. Les trois baies sont en segment, les deux portes ornées de refends sur les piédroits.

A l'angle sud-ouest, le clocher est légèrement plus haut ; ses angles sont arrondis (l'angle sud-ouest à 1, 50 m du sol). Il est couronné par un campanile en fer forgé.

- Chevet : on doit distinguer le chœur et les parties latérales (chapelles nord et sud).

- Le chœur : façade plate percée d'un jour chanfreiné muré (ayant éclairé une salle actuellement comblée), d'une fenêtre en plein cintre et d'un jour éclairant la salle au-dessus du chœur.

- Masquée partiellement par la sacristie, la quatrième chapelle sud n'est visible qu'à la partie supérieure de son pignon adossé au contrefort de la cinquième pile.

- Quant à la façade de la troisième chapelle nord, elle est percée d'une grande arcade en plein cintre murée et repercée d'une fenêtre.

- Le clocher-arcade percé de trois fenêtres en plein cintre est découronné ; il est partiellement masqué à l'est par un deuxième étage ruiné situé au-dessus du chœur, et à l'ouest par le comble de la quatrième travée de la nef.

- Façade latérale droite : le haut du mur de la nef émerge seul des appentis que constituent les trois travées du collatéral, obstruant à mi-hauteur les fenêtres.

Dans la partie droite, la chapelle de la quatrième travée est précédée d'un bâtiment ouvert au rez-de-chaussée et dont l'étage est accessible en avant de la troisième travée du collatéral dont une fenêtre est de ce fait condamnée. Cet étage donne accès aux combles de l'église.

- La façade latérale du chœur est percée d'une fenêtre éclairant celui-ci et d'une autre qui ouvrait sur le deuxième étage ruiné.

- Façade latérale gauche actuellement masquée par le château et le presbytère attenant. Cependant, dans les combles de ce dernier, apparaît le haut du mur des première et deuxième chapelles nord : le mur de la première chapelle, en petit appareil de moellons équarris est masqué par le mur du château qui passe au-dessus de la voûte et butte contre le mur de la nef ; une chaîne d'angle, à 5, 60 m de la troisième chapelle nord est dotée d'un congé qui pourrait être celui d'une baie (remploi?) ; la deuxième chapelle était éclairée par une fenêtre en plein cintre.

- Au-dessus, le haut du mur de la nef est couronné par un chéneau de pierre interrompu à 5, 30 m de la troisième chapelle ; le mur est, à l'ouest, en moellons bruts.

- Quant à la troisième chapelle nord, largement débordante, elle était percée d'un oculus circulaire. La deuxième chapelle a été accolée contre son mur ouest, masquant le côté sud d'une arcade comparable à celle de la façade est mais dépourvue d'impostes visibles.

- Le côté nord du clocher-arcade est en encorbellement sur cinq ressauts en quart-de-rond disposés en oblique.

Combles et couvertures

- La nef : les trois premières travées sont couvertes d'un toit en appentis au sud. La quatrième était couverte de dalles ; l'écoulement s'effectuait par des gargouilles : l'une dans le mur nord (à 1, 50 m sous le toit actuel), l'autre sur le contrefort de la cinquième pile nord.

- Le chœur est couvert d'un toit en appentis à mi-hauteur de la salle ruinée du deuxième étage.

- Le collatéral sud et la chapelle de la quatrième travée sont couverts en appentis ; le toit de la chapelle est surélevé, abritant l'escalier du clocher.

- Les chapelles nord sont abritées par le toit en appentis du presbytère. Une gargouille située à l'aplomb de la chaîne d'angle visible sur la première chapelle indique que ces chapelles devaient être couvertes par un toit posé directement sur les voûtes, prolongé par la suite en avant, selon la trace laissée sur le mur ouest de la troisième chapelle.

Troisième chapelle latérale nord. Voûte peinte.Troisième chapelle latérale nord. Voûte peinte.

Distribution intérieure

Le mobilier fait l'objet de sous-dossiers. L'ensemble de l'édifice a été décapé, faisant apparaître dans le chœur des traces de peintures murales datant du XVIIe siècle : arcade et balustrade. Seule la troisième chapelle nord conserve un décor peint en trompe-l’œil sur sa voûte.

NOTE DE SYNTHÈSE

On peut distinguer plusieurs étapes dans la construction de l'église.

Il semble que la nef fut la première partie construite en l'absence d'un chœur qui lui soit contemporain. Mais il n'est guère possible de définir une chronologie sûre pour les quatre travées dont les irrégularités de détail ne paraissent pas être très explicites. Sans doute la quatrième travée est-elle la plus authentique et d'une époque avancée. Son côté nord conserve seul son état original.

Dans une deuxième étape, il convient de placer le chœur puis la troisième chapelle nord. Les autres chapelles ont été élevées par la suite. Enfin, construction du collatéral sud.

Peut-être le clocher-arcade est-il contemporain de la quatrième travée de la nef ; dans ce cas il aurait été repris en sous-œuvre lors du percement de l'arc triomphal actuel.

Signalons que les baies du côté nord de la première chapelle nord (porte-fenêtre sous la voûte ; piédroits côté presbytère) indiquent que ce mur peut être une façade méridionale d'un bâtiment contigu à l'église.

Vocables Notre-Dame-de-Beauvoir
Parties constituantes non étudiées beffroi, horloge publique
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Pertuis
Adresse Commune : Grambois
Cadastre : 1953 H 56 ; 1838 H 21

Eglise paroissiale dépendant de Saint-André-de-Villeneuve, mentionnée à partir de 1096 ; édifice du 12e siècle composé d'une nef de 3 travées voûtée en berceau et d'une abside dont l'arc triomphal retombait sur des colonnes adossées ; abside détruite peu après 1343, remplacée par la 4e travée de la nef, prolongée par l'actuel chœur et accostée en 1348 de la chapelle latérale sud ; entre 1545 et 1561 construction du collatéral sud ; réfection de la grande porte en 1589 ; construction de la sacristie en 1657, de la 3e chapelle latérale nord en 1661 et des 2 autres chapelles latérales nord dans le 3e tiers du 17e siècle ; reconstruction de la voûte des 3 premières travées de la nef et de la façade ouest et construction du beffroi après le tremblement de terre de 1708 ; reconstruction de la sacristie en 1855.

Période(s) Principale : 12e siècle
Principale : 2e quart 14e siècle
Principale : 2e quart 16e siècle
Principale : 4e quart 16e siècle
Principale : 3e quart 17e siècle
Principale : 3e quart 17e siècle
Principale : 4e quart 17e siècle
Principale : 1er quart 18e siècle
Principale : milieu 19e siècle
Dates 1348, daté par source
1545, daté par source
1589, daté par source
1657, daté par source
1661, daté par source
1855, daté par source
Auteur(s) Auteur : maître d'oeuvre inconnu

Eglise orientée composée d'une nef de 4 travées, dont 3 voûtées d'arêtes et la 4e en berceau brisé, un chœur carré voûté d'ogives, un collatéral de 3 travées voûtées d'arêtes et une chapelle latérale voûtée d'ogives au sud, 3 chapelles latérales voûtées l'une en berceau plein-cintre et les autres d'ogives ; sacristie au sud du chœur ; beffroi ; horloge publique adossé à l'angle sud-ouest ; clocher mur à 3 baies sur l'arc triomphal ; étage voûté d'arêtes au dessus du chœur.

Murs molasse
enduit
moyen appareil
moellon
pierre de taille
Toit tuile creuse
Plans plan allongé
Étages 2 vaisseaux, 1 étage carré
Couvrements voûte d'arêtes
voûte d'ogives
voûte en berceau brisé
voûte en berceau plein-cintre
Couvertures toit à longs pans
appentis
Escaliers escalier demi-hors-oeuvre : escalier en équerre, en maçonnerie
Techniques sculpture
peinture
ferronnerie
Représentations acanthe armoiries
Précision représentations

sujet : acanthe, support : chapiteaux des colonnes du 3e doubleau de la nef ; sujet : agneau mystique, support : clé de voûte de la chapelle latérale sud ; sujet : armes non identifiées : vol accompagné d'un bâton fleurdelysé en pal, support : clé de voûte de voûte du choeur

Statut de la propriété propriété publique
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • Etude notariale André Eyrolles, Aix, 13 janvier 1501. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 306 E 427.

  • Etude notariale Muraire, Aix-en-Provence, 1503-1509. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 308 E 843.

    f° 108. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 308 E 843
  • Visites pastorales de l'archevêque d'Aix pour l'année 1421, avec annotations pour 1422 et 1423. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 201 bis.

  • État du diocèse d'Aix-en-Provence. 1559-1786. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 G 236.

    P. 237-243.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1485-1486. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1330.

    f° 34.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1535. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1331.

    f° 17 v°.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1620-1621. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1333.

    f° 69-73.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1582-1583. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1332.

    f° 255-258.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1627-1638. 1632. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1334.

    f° 132-135.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence,1638-1641. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1335.

    f° 101-103.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1651-1654. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1336.

    f° 259-272.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1651-1655. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1337.

    f° 610-064 v°.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1681-1682. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1342.

    P. 390-397.
  • Fonds du chapitre Saint-Sauveur d'Aix, 1012-1928. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 2 G 1 à 2750.

  • Etude notariale de La Bastide-des-Jourdans. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : série E, notaires.

    n° 24, f° 129 v°, 130 v°, 160 v°, 631, 660, 661, 680 v° ; n° 48, f° 288 v°.
  • Etude notariale Enjoulbert de Pertuis. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : série E, notaires.

    N° 278, f° 9-11 v°, 423.
  • [Etat du diocèse d'Aix par paroisses et par doyennés, vers 1730.] Bibliothèque Méjanes, Aix-en-Provence : ms 1048.

    P. 461.
  • Procès verbaux et sentences de visites pastorales du diocèse d'Aix, 1340-1345. Archives privées. (G. Demians d'Archimbaud) Aix.

    f° 72 v°.
Bibliographie
  • ALBANES, Joseph Hyacinthe. Gallia Christiana Novissima. Tome 1 : Aix, Apt, Fréjus, Gap, Riez et Sisteron. - Montbéliard : Société anonyme d'imprimerie montbéliardaise, 1899.

  • CLOUZOT, Etienne. Pouillés des provinces d'Aix, d'Arles et d'Embrun. Diocèse d'Aix-en-Provence, dir. Maurice Prou, Paris : imprimerie nationale, 1923.

    P. 13, 28, 30, 33, 39, 45.
  • Boyer, Jean. La peinture et la gravure à Aix-en-Provence aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles (1530-1790). Dans : Gazette des Beaux-Arts, tome LXXVIII, juillet-septembre 1971, 188 p.

    P. 89.
  • LABANDE, Léon-Honoré. Les primitifs français : peintres et peintres-verriers de la Provence occidentale. Marseille : Tacussel, 1932. 2 vol., vol. 1 : textes ; vol. 2 : planches.

    Vol. 1, p. 114, 180-181.
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