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Eglise de pèlerinage et couvent de carmes déchaussés actuellement église de pèlerinage et couvent de bénédictines Notre-Dame de Laghet

Dossier IA06002780 réalisé en 2017

Fiche

Œuvres contenues

1. Histoire du sanctuaire

Au début du 17e siècle, se trouve au lieu de Laghet, une petite chapelle dédiée à la Vierge. Cette dernière est desservie par Jacques Fighiera qui est un prêtre d'Eze, desservant également la chapelle de la Sainte-Trinité, dans l'actuelle commune éponyme. Ce prêtre joue un rôle fondamental à la fois dans l'histoire du sanctuaire et dans l'élaboration du récit traditionnel qui va en être fait. La plaque commémorative, placée à l'entrée de la chapelle, rappelle l'importance du personnage qui meurt en 1667.

En 1652, le prêtre fait restaurer la petite chapelle alors que, la même année, des "prodiges" s'y accomplissent, suscitant de premiers pèlerinages spontanés. Jacques Fighiera décide alors de rapporter au sanctuaire la statue de la Vierge qu'il a fait réaliser quelques temps auparavant. C'est la confrérie des pénitents d'Eze qui va porter la statue en procession le 24 juin 1652.

Vue aérienne depuis l'ouest.Vue aérienne depuis l'ouest.La dévotion ne cesse de croître au cours de l'année 1653, à mesure que les miracles se produisent : vingt-deux sont authentifiés dès 1654. Devant l'ampleur du phénomène, l'évêque de Nice, Monseigneur Palletis, se déplace à Laghet et, après vérification, organise canoniquement le culte de Notre-Dame de Laghet, conformément aux prescriptions du concile de Trente. Corrélativement, la communauté de Nice se place sous la protection de la Vierge en 1654 et, la même année, le premier pèlerinage officiel parcourt à pied, la distance entre la cathédrale de Nice et la chapelle de Laghet.

Entre 1654 et 1656 est construite une nouvelle chapelle qui va être desservie, pendant près de vingt ans, par des prêtres séculiers. Puis, en 1674, les carmes déchaussés s’installent à Laghet à l'initiative de l’évêque de Nice, Henri Provana de Leyni, lui-même issu de cet ordre. Le couvent est en effet érigé "à perpétuité" en "couvent des RR. Pères Carmes Déchaussés" par le nonce apostolique Monseigneur Pierre Alberini le 24 septembre 1674.

Les carmes vont rester à Laghet jusqu’en 1901 avec cependant une interruption de présence, liée à l’histoire politique, entre la Révolution et 1816. La Révolution les voit en effet ponctuellement fuir le lieu pour le Piémont, emportant avec eux le trésor de Laghet. Les révolutionnaires vont alors saccager le sanctuaire. Comme la majorité des biens du clergé, le couvent est ensuite déclaré bien national. A cet titre, il est saisi puis proposé à la vente. Il ne trouve pas d'acquéreur, contrairement aux terres qui l'entourent. En 1795, le sanctuaire, resté par conséquent propriété de l'Etat, est rendu au culte ; il est desservi par le clergé local. En 1811, en vertu d'un décret de l'empereur, le couvent (église et bâtiments conventuels) est mis à disposition de l'évêché de Nice. Dès la réouverture du sanctuaire, les pèlerins se pressent à Laghet. Les carmes reviennent à Laghet sur invitation du roi Victor-Emmanuel en 1816.

Tout au long du 19e siècle, le sanctuaire est de nouveau l’objet d’une grande dévotion et les nombreux pèlerinages attirent les foules. Pour faciliter l’accès des pèlerins, en 1829, on remplace le vieux pont par celui visible aujourd'hui. En 1887-1888, la crypte et la chapelle du Vallon sont ouvertes.

Peu après 1901, avec la loi sur les congrégations religieuses, les carmes doivent quitter le couvent ; la chapelle est fermée en 1903. Après la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, le sanctuaire est vendu aux enchères. L’évêque de Nice, Monseigneur Chapon, le rachète avec deux chanoines dont l'un, le chanoine Simon, devient, lorsque l'évêque érige la chapelle de Laghet en paroisse en 1907, son premier curé desservant. L'évêque transforme le couvent en Petit Séminaire diocésain qui est transféré à Cannes dès 1930.

En 1978, à la demande de Monseigneur Mouisset, évêque de Nice, une communauté de religieuses de l’ordre des bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre s’installe au sanctuaire pour y assurer l’accueil des pèlerins et l’animation spirituelle. C'est cette même congrégation qui vit aujourd'hui au sanctuaire.

Des travaux importants ont été réalisés en 1964 dans la chapelle, puis de grandes campagnes de restauration de l'ensemble des bâtiments conventuels en 1982-1984 et dans les années 2010 qui ont notamment permis la redécouverte des peintures murales du cloître-déambulatoire. L'esplanade, au sud du cloître-déambulatoire, a été couverte d'un grand velum, permettant l’accueil des fidèles à l’extérieur, dans un espace plus large que celui de l’église, créant "l'église verte".

2. La chapelle du sanctuaire : la vénération de Notre-Dame-de-Laghet

Vue intérieure de la chapelle : inscription de l'arc triomphal au-dessus du choeur.Vue intérieure de la chapelle : inscription de l'arc triomphal au-dessus du choeur.La chapelle est construite, à la place d’un modeste édifice à la demande de Monseigneur Didier Palletis, évêque de Nice, entre 1654 et 1656, ainsi que l'atteste l'inscription sur l'arc triomphal. Elle est contemporaine de la cathédrale Sainte-Réparate de Nice, érigée entre 1650 et 1680 à la demande du même commanditaire et par le même architecte, Jean-André Guibert. Elle est alors, et demeure, le noyau de l'ensemble architectural. Coeur spirituel et raison d'être de l'ensemble du sanctuaire, le couvent va se développer tout autour. Ce qui explique sans doute en premier lieu cette forme si particulière du "cloître" qui s'apparente à un déambulatoire, tournant autour de la chapelle. Il aurait été édifié après l'arrivée des Carmes, et sur leur initiative, dans le dernier quart du 17e siècle.

La chapelle est un édifice de dimensions relativement modestes, orienté et ouvrant, à l'ouest (et à l'est pour le clergé) sur le cloître-déambulatoire. La nef unique, voûtée en berceau, est bordée, au nord et au sud, de trois chapelles latérales couvertes de voûtes en berceau transversal. Un orgue est placé sur la tribune qui surplombe l'entrée occidentale. La nef ouvre sur un choeur assez profond, lui-même accoté de deux chapelles latérales ; la chapelle septentrionale permet l'accès au fonts baptismaux puis à la sacristie, la chapelle orientale donne sur l'escalier du clocher.

Il faut noter que la chapelle ne comporte que très peu d'ex-voto peints. Dans les chapelles latérales on trouve cependant nombre de plaques de marbre gravé : toutes ces chapelles communiquent entre elles, jusqu'au choeur, permettant ainsi aux pèlerins d'accéder à la statue de Notre-Dame, dans une circulation la plus fluide possible. La tribune de l'orgue, tout comme les tribunes au-dessus des chapelles, fermées par des jalousies de bois, sont accessibles depuis le monastère et les cellules des religieuses. Les décors de la chapelle sont particulièrement riches : peintures murales mais aussi gypseries réalisées sans doute peu de temps après la construction de l'édifice (ou restaurés après 1887).

Après les troubles révolutionnaires, le 19e siècle marque le renouveau de la religiosité, la dévotion à Notre-Dame de Laghet prend alors un nouvel essor. Les lieux en sont le reflet. La chapelle est restaurée en 1825 puis en 1838. Le 23 février 1887, la voûte de la chapelle est détruite par un tremblement de terre, elle est immédiatement reconstruite ; tout comme le clocher, foudroyé le 14 mai.

Statue de Notre-Dame-de-Laghet, dans le choeur, au-dessus du maître-autel.Statue de Notre-Dame-de-Laghet, dans le choeur, au-dessus du maître-autel.La statue, objet de la vénération des fidèles, est une Vierge à l’Enfant, placée au-dessus de l’autel, dite Notre-Dame de Laghet. Elle est très souvent figurée sur les ex-voto. La statue, en bois polychromé, était autrefois "habillée" : la Vierge comme l'Enfant portaient robes et manteaux. Ce qui explique cette représentation "triangulaire" de la Vierge sur nombre d'ex-voto : elle reprend la forme du manteau de la Vierge.

Elle a été offerte par Don Jacques Fighiera en 1652. Elle aurait été réalisée par l’artiste parisien Pierre Moïse, avant 1636, et polychromée par le peintre niçois Jean Rocca. Elle a échappé aux saccages révolutionnaires grâce à l'intervention de Denis Lanteri, alors intendant du couvent, qui l'a mise à l'abri en 1792, intervention rapportée dans la visite pastorale de Monseigneur Galvano en 1839.

La vénération pour cette statue ne se dément jamais au cours du temps. En 1900, la statue est ainsi canoniquement couronnée par le cardinal Lecot, archevêque de Bordeaux et Monseigneur Chapon, évêque de Nice. Le pape Léon XIII avait en effet donné son Bref pontifical au sanctuaire le 29 septembre 1898. Le couronnement liturgique est une marque d'honneur, souvent lié à un sanctuaire particulièrement fréquenté et donc reconnu, soulignant l'importance des grâces reçues.

Indulgence, 1729.Indulgence, 1729.Il faut souligner que la piété populaire, réelle et vive tout au long de l'histoire du sanctuaire, se double d'une permanente reconnaissance, toujours renouvelée, des autorités religieuses. Preuve en est, si besoin, les nombreuses inscriptions peintes, souvent placées dans des cartouches rocailles en trompe-l'oeil, qui ornent les murs du cloître-déambulatoire sur les piliers. Il s’agit d’indulgences. Elles sont en italiens, en français ou en latin et sont datées de 1656 pour la plus ancienne, jusqu'à la première moitié du 21e siècle pour la plus récente, en 2012. Ces indulgences sont accordés par les évêques de Nice aux pèlerins visitant le sanctuaire de Laghet.

3. Autour de la chapelle : les bâtiments conventuels

Le cloître n’est pas ici accolé à la chapelle mais l’enserre sur ses quatre côtés, faisant ainsi davantage penser à un déambulatoire. Si dans l'architecture médiévale, le déambulatoire est la galerie tournant autour du choeur, le sens premier du mot est bien la galerie, le lieu du déplacement. Le terme de cloître-déambulatoire nous semble donc ici particulièrement pertinent.

Deux raisons peuvent en effet être invoquées pour justifier de cette forme particulière. La première raison est directement liée à la topographie du lieu : il s'agit de s'adapter à l'étroitesse du promontoire rocheux. Elle justifierait l'aspect d'ensemble, très resserré, des bâtiments conventuels dont les étages s'élèvent au-dessus, et au-dessous du cloître-déambulatoire.Vue d'ensemble depuis le sud-ouest.Vue d'ensemble depuis le sud-ouest.

La seconde raison est l'adaptation à l'usage. Lorsque les carmes s'installent à Laghet, il leur faut un lieu de déambulation, associé à la méditation de la Parole, un cloître comme dans tous les bâtiments des ordres réguliers. Mais le lieu est ici particulier car il pré-existe à leur arrivée : la chapelle est déjà construite, la dévotion à Notre-Dame-de-Laghet est très vive. La volonté de concevoir le lieu autour du sanctuaire est donc prégnante. Le cloître, et les bâtiments conventuels qui le surmontent, sont donc conçus dans cet esprit.

Il perdure encore aujourd'hui une liturgie processionnelle associée à cette dévotion, il faut faire plusieurs fois le tour du cloître en récitant ses prières afin d'obtenir son indulgence : on tourne autour du sanctuaire avant d'y pénétrer. Il s'agit là de la neuvaine à Notre-Dame-de-Laghet : en souvenir des neuf voyages de la Vierge au cours de sa vie terrestre, le pèlerin tourne neuf fois autour du sanctuaire. Ces neuf "voyages" correspondent aux étapes fondamentales de la vie de Vierge : la Présentation de la Vierge au temple, la Visitation, le voyage vers Bethléem pour la naissance de Jésus, la Présentation du Christ au Temple, la Fuite en Egypte, le retour à Nazareth, le Recouvrement de Jésus au temple, le chemin de croix, l'Assomption.

Les quatre galeries du cloître-déambulatoire, couvertes de voûtes d'arêtes, sont toutes largement éclairées de grandes baies. Elles ouvrent, au sud, sur l'esplanade de l'actuelle "église verte", au nord sur le parvis. Les murs des arcatures aveugles faisant face aux baies ouvertes sont littéralement couverts d'ex-voto peints. Ces galeries de passage des pèlerins sont en effet le lieu par excellence d'exposition de la collection d'ex-voto du sanctuaire.

Lors des travaux de restauration du cloître des années 2010, la redécouverte de peintures murales a généré une nouvelle mise en valeur de cette collection. Ces décors peints, probablement contemporains de la construction du cloître, auraient été achevés à la fin du 17e siècle.

Crypte, vue d'ensemble vers le sud.Crypte, vue d'ensemble vers le sud.Deux autres lieux abritent nombre d'ex-voto. Il s'agit tout d'abord de la crypte Sainte-Thérèse : elle est ouverte peu de temps après le séisme de 1887, on y accède par le parvis, elle se trouve sous une partie de la galerie orientale du cloître-déambulatoire. Elle abrite essentiellement des ex-voto non peints : objets divers (quilles), parfois souvenirs d'un ancien handicap (nombreuses béquilles), ex-voto morphologiques de papier, brodé, découpé. Le musée, de l’autre côté du parvis, expose également un certain nombre d’ex-voto avec une tentative de classification par thème iconographique.

Les bâtiments conventuels se trouvent en élévation au-dessus des quatre galeries du cloître-déambulatoire, mais aussi au-dessous pour l'aile ouest, grâce à la déclivité du terrain. L'ensemble ayant subi des modifications liées notamment à l'installation du séminaire en 1907 ne présente pas un caractère homogène. En niveau bas de l'aile ouest, se trouvent les salles à manger, elles correspondent à l'ancien réfectoire des carmes et à leur salle capitulaire. A l'ouest également, en rez-de-jardin, a été aménagée, en 1888, pour la partie dans la roche, la chapelle de la Vierge Noire dite aussi chapelle du Vallon.

Si l'emprise au sol des bâtiments conventuels initiaux, ramassés autour du sanctuaire, reste identique entre le cadastre napoléonien de 1872 et le cadastre moderne, on observe d'adjonction ou l'extension de bâtiments périphériques. L'environnement a également beaucoup changé : des cours d'eau bordaient en 1872 le sanctuaire, à l'ouest, au sud et à l'est, dans le vallon de Laghet, d'où l'existence des ponts qui ne franchissaient pas uniquement la route. L'urbanisation a également beaucoup gagné sur toutes les terres environnantes.

Genre de carmes déchaussés, de bénédictines
Précision dénomination église de pèlerinage
Dénominations église, couvent
Aire d'étude et canton Trinité (La)
Adresse Commune : La Trinité
Lieu-dit : Laghet
Adresse : route de Laghet
Cadastre : 1872 C6 893 ; 2017 AR 2

La chapelle du sanctuaire est construite entre 1654 et 1656 à l'initiative de Monseigneur Palletis, évêque de Nice qui commandite sans doute l'architecte Jean-André Guibert. Dans le 4e quart du 17e siècle, corrélativement à l'installation des Carmes au sanctuaire, le cloître-déambulatoire autour de la chapelle et les bâtiments conventuels sont érigés.

Dans la 2e moitié du 19e siècle et même dans le 1er quart du 20e siècle d'autres bâtiments périphériques sont ajoutés.

Période(s) Principale : milieu 17e siècle
Principale : 4e quart 17e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Dates 1656, daté par source
Auteur(s) Auteur : Guibert Jean-André,
Jean-André Guibert (1609 - 1684)

Jean-André Guibert, ou Guiberto, en italien Giovanni Andrea Guiberto, est un ingénieur militaire et architecte niçois, né à Nice vers 1609, mort à Nice probablement le 10 avril 1684.


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architecte, attribution par source

Le sanctuaire de Laghet se trouve sur l'actuelle commune de La Trinité, à une dizaine de kilomètres au nord-est de Nice. Si le lieu était à l'origine fort isolé, il est aujourd'hui entouré d'habitations et pas très loin de l'autoroute.

Le sanctuaire a été bâti sur un promontoire rocheux. Les bâtiments conventuels d'origine sont resserrés autour de la chapelle. Celle-ci se trouve ainsi au centre d'un cloître-déambulatoire surmonté des lieux de vie de la communauté religieuse.

Les collections d'ex-voto se répartissent entre le cloître-déambulatoire, la crypte Sainte-Thérèse et le musée.

Murs enduit
Toit tuile creuse
Statut de la propriété propriété privée (?), Les bâtiments qui entourent l'église et le domaine sont propriétés de l'association diocésaine de Nice.
propriété de l'Etat (?), L'État est propriétaire de l'église et du cloître.
Protections inscrit MH partiellement, 1931/01/12
Précisions sur la protection

Le sanctuaire : inscription par arrêté du 12 janvier 1931.

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan cadastral de la commune de La Trinité / Dessin à l'encre sur papier, 1872. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 25FI 149/1.

    25FI 149/1/C6.
Bibliographie
  • ASTRO, Charles. Le sanctuaire de Laghet : le monument et ses oeuvres d'art. Dans : Nice historique, n° 2-3, p. 137-149, avril-septembre 2001.

  • BOVIS-AIMAR, Nadine. Le pèlerinage de Laghet au XIXe siècle. Dans : Nice historique, n° 2-3, p. 151-155, avril-septembre 2001.

  • COSTAMAGNA, Henri. Historique du sanctuaire de Notre-Dame de Laghet. Dans : Nice historique, n° 2-3, p. 59-76, avril-septembre 2001.

  • FRANTZ, Véronique. Les premiers miracles de Notre-Dame de Laghet. Dans : Nice historique, n° 2-3, p. 85-93, avril-septembre 2001.

  • POTRON, Jean-Paul. Les cérémonies du Couronnement de la Vierge de Laghet. Dans : Nice historique, n° 2-3, p. 77-83, avril-septembre 2001.

  • PULVENIS DE SELIGNY, Marie-Thérèse. Les peintures votives du sanctuaire de Notre-Dame de Laghet. Reflets de l'architecture urbaine et rurale. Dans : Nice historique, n° 2, p. 45-56, avril-juin 1987.

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