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édifice logistique dit bâtiment de l'Horloge

Dossier IA83001935 réalisé en 2014

Fiche

Historique, topographie et typologie générale

Le premier pavillon de l’horloge de l’arsenal de Toulon avait vraisemblablement été construit en 1672 contre le revêtement de la face droite du demi-bastion ouest de l’enceinte de la darse de Raymond de Bonnefons. Il s’intercalait dans la série des magasins de désarmement des navires, bâtis en 1641 adossés en appentis à ce revêtement. C’était un porche monumental à deux arches surmonté d’un campanile en charpente par lequel on traversait le revêtement du demi-bastion pour passer de l’espace intra-muros de la darse, à l’aire extra-muros du « petit parc », où le projet Vauban de 1679 établit le nouvel arsenal et la darse neuve, à l’abri de l’extension de l’enceinte du corps de place. Le millésime 1672 est inscrit sur la cloche du campanile (réemployée par la suite), qui servait à rythmer les heures de travail dans l’arsenal 1.

Ce pavillon de l’horloge et la ligne de magasins voisins sont connus en détail par des dessins relevés en février 1756, par Jean-Joseph Verguin, ingénieur des bâtiments civils de la marine et chargé de la direction des travaux d’architecture de l’arsenal, à l’occasion de l’étude de la reconstruction des bâtiments devenus vétustes 2. Le projet de reconstruction propose un long bâtiment neuf sur l’emplacement même des magasins en série et du revêtement de la face droite demi-bastion (dit « vieux rempart » dès 1699) devenu inutile depuis l’extension de l’enceinte par Vauban. Ce bâtiment projeté sur deux niveaux, comptait 29 travées régulières de fenêtres, comprenant sept portes inégalement réparties, de plain-pied avec le quai. Le pavillon de l’horloge, très différent de l’ancien, y est constitué d’un beffroi de pierre surmontant en retrait un avant-corps central de la façade, à trois fenêtres et fronton, encadré de chaînes à refends ; le beffroi passe du plan carré au plan octogone (étage de l’horloge) et porte un campanile découvert en fer forgé.

Quelques mètres à l’arrière du revêtement du demi-bastion auquel s’adossaient les magasins, autrement dit au revers du nouveau bâtiment projeté, avait été construit en 1741 sur le quai oriental du fossé du chantier naval et parallèle à ce quai, un bâtiment affecté aux forges. Il remplaçait les forges bâties un siècle plus tôt, qui étaient directement adossées à l’extérieur du flanc droit du demi-bastion ou « vieux rempart » près de la fontaine de l’arsenal. Ce bâtiment relativement récent des forges, implanté dans un axe biais par rapport aux magasins (puisque la face droite du demi-bastion n’était pas parallèle au côté est rectangle du chantier naval), rejoignait ceux-ci en angle aigu par son extrémité sud butant sur l’ancien revêtement conservé du bastion.

Le projet de 1756 ayant été ajourné, il faut attendre le 21 octobre 1773 3 pour que le ministre De Boynes informe l’intendant de son approbation « d’un bâtiment à construire depuis le pavillon de l’horloge jusqu’à l’extrémité des ateliers près de la fontaine, qui sont tombés en ruine et dont le projet a été approuvé en 1772 ». On notera au passage que le développement du nouveau bâtiment à construire ne fut bientôt plus prévu en partie au nord du pavillon de l’horloge (maintenu à la place de l’ancien), vers la fontaine, mais exclusivement au sud, sur l’ancienne face droite du demi-bastion, qui, après rasement, fournissait de solides fondations.

Le nouveau plan proposé par Verguin, variante de celui de 1756, reprend les fonctions d’ateliers et les bureaux des commissaires et officiers de port, ou bien du contrôle, abrités les anciens bâtiments, qui sont « au point de crouler malgré les étais». Le devis et les plans correspondants, adressés par l’intendant de Gueudreville à la cour le 14 novembre suivant 4, proposent un éventail de solutions, détaillées par deux planches de plans datées du 1er septembre : la première présente l’élévation générale s’étirant au sud du pavillon d’horloge à édifier, qui est donc désormais totalement excentré 5. Le bâtiment à deux niveaux comporte néanmoins toujours 29 travées régulières jalonnées de sept portes, non compris l’avant-corps de l’horloge et un prolongement envisagé au nord de celui-ci, de deux à trois travées au moins. Le Rez-de-Chaussée est destiné aux bureaux des ingénieurs de la marine (constructeurs de vaisseaux) et du contrôle. L’étage est divisé en deux parties séparées. Au sud, les ateliers des vitriers, menuisiers et sculpteurs (constructions navales), au nord, des bureaux des officiers du port et des constructions navales. L’avant-corps à trois fenêtres, au droit du pavillon de l’horloge, est couronné d’une balustrade et non plus d’un fronton dans cette version du projet. L’embase carrée de la tour élancée à deux hauts niveaux, qui surplombe cette élévation, part du sol, inscrite dans le module carré de cette partie de façade en avant-corps, l’espace intermédiaire entre les deux carrés étant occupé par des volées d’escalier et des corridors.

Plans, profil et élévations [Bâtiment de l'horloge, Toulon : plans, élévation et coupe de la tour de l'horloge]. 1773Plans, profil et élévations [Bâtiment de l'horloge, Toulon : plans, élévation et coupe de la tour de l'horloge]. 1773

Deux variantes sont proposées pour la tour ou beffroi, couvertes d’un toit, avec un ou deux étages campanaires, sans figuration du cadran de l’horloge dans la variante à deux étages ajourés. La seconde planche de plan propose trois solutions alternatives, très différentes des précédentes, pour le pavillon et la tour de l’horloge, variations sur la formule du dôme à lanternon, retroussé et formant une tour, ou couvrant tout le volume en avant corps, avec ou sans fronton. Une troisième planche produit le détail d’une des trois options, elle-même un peu modifiée 6.

Le bâtiment réalisé adopte le plan asymétrique avec tour de l’horloge à l’extrémité nord, et pour le beffroi, une variante non dessinée, tour carré élancé à deux étages de baies campanaire, celle du second accueillant l’horloge, le tout terminé par un toit pyramidal aux versants déprimés terminé par une sorte de lanternon bulbaire 7. Commencée en 1774, la construction a été confiée à Toussaint Romain, architecte de la ville de Toulon, titulaire d’un marché pluriannuel pour les ouvrages à faire aux bâtiments civils de l’arsenal 8 adjugé le 3 avril 1771 9. Il s’agit d’une sorte de « marché à bons de commande » dont le devis descriptif-cadre couvre l’ensemble des travaux de fondations, de bâtiment et d’ouvrages de quais. Né à Toulon, Toussaint Romain est le fils de Pierre Romain, un architecte et entrepreneur régulièrement sollicité pour les bâtiments civils de l’arsenal de Toulon. En récompense de ses talents dans la part prise à la construction du bassin de radoub Groignard, Pierre obtient un brevet de sous-ingénieur à Toulon en 1778 10. Toussaint Romain bénéficiera lui-même d’un brevet de sous-ingénieur des bâtiments civils de la marine en 1787 11, après avoir notamment construit l’hôtel du commandant de la marine, future préfecture maritime située sur la place d’armes.

Les archives n’ont pas encore permis de cerner précisément les conditions de construction du bâtiment de l’horloge, faute de conservation des toisés dans les registres de comptabilité de l’intendant, qui retracent ces dépenses de façon globale pour chaque année en se référant aux toisés certifiés par les ingénieurs et à l’ordonnance de dépense établie en conséquence par l’intendant de la marine 12. La construction de la tour de l’horloge et très vraisemblablement celle de la ligne de bâtiment tirant vers le sud se termine en 1776. A cette époque est réalisée la sculpture des quatre cadrans d’horloge qui ornent la tour. Pierre Audibert et Joseph Padirac, sculpteurs établis à Toulon et à La Seyne, et employés par la marine à la décoration des navires du roi, se voient confier respectivement la décoration des faces nord/sud et est/ouest de la tour 13. Ces travaux d’art sont contrôlés sur le terrain par le maître sculpteur entretenu de l’arsenal.

Le prolongement du bâtiment au nord de la tour est projeté après la mort de Verguin, comme le prouve un plan de 1777 relatif aux projets pour 1778 qui figure cette partie en projet, longue de 7 travées et dévolue à un atelier de serrurier 14. Ce plan et sa légende indiquent en outre que le bâtiment des forges, préexistant (bâti en 1741) avait été démoli, mais venait d’être reconstruit à neuf, avec rez-de-chaussée voûté, et étage, sur les mêmes bases dans sa moitié nord, décollée de la façade arrière du bâtiment de l’horloge. La reconstruction de la moitié sud de cette aile des forges, rejoignant en angle aigu le bâtiment de l’horloge en aveuglant sa façade arrière, est cependant projetée, elle sera réalisée en simple rez-de-chaussée. Le tout est destiné à former un îlot à peu près triangulaire incluant une petite cour de même plan, reproduisant l’implantation un peu aléatoire qu’affectaient les bâtiments antérieurs à partir de 1741.

Lorsque l’ensemble est parachevé, il forme un plan triangulaire parfait refermé au nord par une aile en retour entre la ligne de l’horloge et les forges, tel qu’on le voit sur le plan de l‘arsenal de 1785. Le prolongement du bâtiment principal au nord du pavillon de l’horloge, qui, avec les 7 travées proposées en 1777, aurait débordé le petit côté de triangle, ne compte plus que deux travées de fenêtres en façade, et son mur-pignon nord se trouve fortement biaisé, la petite aile de liaison nord étant en retour d’angle droit de l’aile des forges, donc en retour d’angle aigu du bâtiment principal.

La salle des modèles, berceau du futur musée de la marine, trouve place, en 1814, dans la partie sud des salles du rez-de-chaussée, et en déménagera en 1866 vers la corderie. La direction du port, partagera un peu de place, au terme de réorganisations successives qui font une large part aux bureaux des ingénieurs des constructions navales et aux ateliers pour les sculpteurs et menuisiers des mêmes constructions navales.

La plate-forme sommitale du beffroi, qui a remplacé le toit pyramidal, est garnie en 1821 d’une cabine de sémaphore avec son mât du système Chappe, remplacé en 1853 par un télégraphe électrique. La couverture en tuiles creuses des bâtiments est remplacée par des tuiles « à la Marseillaise » vers 1841 15.

La direction des Mouvements du port étant responsable de la sécurité générale dans l’arsenal, la tour héberge un service de guetteurs. Pour faciliter leur service, la cabane du sémaphore est déposée en 1929 et remplacée par un poste d’observation vitré en béton armé 16. La cloche de 1672 est déposée à cette occasion. Elle sera ultérieurement présentée sur un socle en pierre près de l’entrée du bâtiment 17.

Le bâtiment est touché à plusieurs reprises par les bombes alliées le 24 novembre 1943 et le 11 mars 1944 18 ; ses ruines sont déblayées très rapidement après la Libération, seul subsistant un moignon de bâtiment partant de la tour, épargnée, vers le nord et se retournant de même en façade ouest des anciennes forges. Des baraquements sont construits sur les quais voisins pour remplacer les locaux de la direction du port qui ne trouvent plus place dans les restes du bâtiment de l’horloge 19. En 1960, après installation de la direction du port dans des locaux neufs sur l’îlot Castigneau, le bâtiment de l’horloge est approprié pour les bureaux de la Majorité générale, autorité militaire supérieure de l’arsenal. C’est probablement dans le cours des années 1950 que l’étage en béton coiffant la tour est déposé, cédant place à un campanile en fer forgé installé par la direction des Travaux maritimes portant une cloche factice en bois recouverte de feuilles de cuivre suspendue au campanile, car la vraie cloche est trop lourde pour y être placée (850 kg environ).

Au début des années 1980 les locaux de l’aile ouest ont été aménagés en salles de restauration alimentaire, avec une cuisine au rez-de-chaussée. Ces ensembles ont été évacués en 2002. En 2000 la majorité générale a été remplacée par le Commandement de la Base navale, nouvelle entité supérieure de l’arsenal devenu « Base navale ». Peu de temps après les locaux ont été affectés à la direction des systèmes d’information de la marine (DIRSIM), puis à la Direction interarmées des systèmes d’information (DIRISI) vers 2006.

Le bâtiment est intégré depuis 2007 dans une ZPPAUP qui a été récemment transformée en aire de valorisation du patrimoine (AVAP).

Analyse architecturale

Vue générale du bâtiment de l'horloge, prise de la darse vieille, sud-est.Vue générale du bâtiment de l'horloge, prise de la darse vieille, sud-est.

L’actuel bâtiment de l’horloge, bâti sur un quai en avancée dans le bassin de la darse neuve, conserve ses trois corps, ou ailes, disposés en triangle, élevés d’un étage sur rez-de-chaussée en continuité de niveau de toits (tour de l’horloge exceptée). Toutefois, la partie du bâtiment principal régnant au sud de l’avant corps carré enveloppant la tour de l’horloge a disparu en grande partie après 1944 : elle est réduite à six travées de fenêtres, sur les vingt-neuf qu’elle comportait. Le court prolongement (deux travées) de ce bâtiment au nord de l’avant-corps de la tour, et la petite aile nord, plus étroite, en retour d’angle aigu vers l’ouest, sont conservés, dans leurs dispositions générales, tels qu’ils ont été terminés vers 1785.

Quand à l’aile des forges, en retour d’angle droit de la petite aile nord, elle n’est conservée que sur les neuf premières travées de sa partie principale, qui en comportait seize. Les ateliers des forges étaient installés au rez-de-chaussée de cette aile, entre deux gros murs de refend, de la travée 2 à la travée 15 (la travée 1 fait partie de la petite aile nord et contenait un escalier). Cette partie forges était subdivisée intérieurement en sept travées voûtées d’arêtes (de chacune deux travées de fenêtres en façade), séparées par de lourds arcs diaphragme. Du fait de ce voûtement, le sol du premier étage régnait 2m plus haut que ceux du bâtiment principal ouest et de la petite aile nord, en sorte que cet étage n’était qu’un grenier sous charpente apparente entre surcroîts des murs gouttereaux.

Ces dispositions avaient été modifiées dès avant 1864 à partir de la 10e travée de fenêtres, en supprimant les voûtes. En principe, la partie actuellement subsistante de l’aile, épargnée par les destructions de 1944, qui avait été affectée aux pompiers depuis la seconde moitié du XIXe siècle, conserve ses arcs diaphragme et ses voûtes, mais il n’a pas été possible de la visiter. Sa façade extérieure a été remaniée : la première travée de fenêtres (celle liée à l’aile nord) a été murée et effacée sous l’enduit ; dans les autres travées, les fenêtres du rez-de-chaussée, à chambranle en pierre blanche et couvertes d’un arc segmentaire, comme toutes les autres fenêtres de cet ensemble architectural, n’ont pas changé, à cela près que la 8e et la 9e sont des copies tardives : elles ont remplacé la porte cochère par laquelle on entrait dans la 4e travée voûtée des forges. Les fenêtres de l’étage imitaient celles du rez-de-chaussée et celle de l’étage des autres ailes, en masquant la différence de niveau de sol de l’étage : dans la moitié inférieure, un remplage de maçonnerie maigre en retrait masquait la tranche des voûtes du rez-de-chaussée, jusqu’au niveau du plancher d’étage, à partir duquel le jour était dégagé, et pourvu d’une menuiserie vitrée ouvrante. Dans l’état actuel, les fenêtres sont limitées à ce jour supérieur, la partie basse du chambranle ayant été supprimée et recouverte par l’enduit courant de la façade. Détail de la façade de la petite aile raccord nord, dominée par la tour de l'horloge.Détail de la façade de la petite aile raccord nord, dominée par la tour de l'horloge.

Les façades extérieures de la petite aile nord, avec ses onze travées de fenêtres, et celles de ce qui reste du bâtiment principal, soit également onze travées de fenêtres, en incluant l’avant-corps de l’horloge, conservent leur aspect régulier répétant à l’envi le même modèle-type de fenêtre déjà décrit. Certaines de celles du rez-de-chaussée de la petite aile nord ont été remaniées, mais la porte d’origine de cette aile, dans la seconde travée en partant de l’angle nord-ouest, est toujours en place : elle communique à un vestibule contenant un escalier à rampes droites et desservant, secondairement, dans l’axe, l’accès piéton des forges, percé dans le gros mur de refend qui les sépare de ce vestibule. Les façades ordinaires, revêtues d’un enduit rose, sont soulignées horizontalement d’une plinthe en pierre blanche, d’un bandeau entre deux niveaux, teinté en rose, et d’une corniche. Les deux angles saillants nord-est et nord-ouest ne sont marqués par aucun chaînage apparent, mais recouverts par l’enduit, ce qui est apparemment conforme à l’état ancien documenté par les élévations des XVIIIe et XIXe siècle (bien qu’il ait existé des chaînes en fausse pierre au XXe siècle, d’après des photos de l’entre deux guerres). Les fenêtres de la façade du bâtiment principal ouest sont les seules actuellement pourvues de persiennes. Ces persiennes sont en place sur une photographie datée de 1861, et le fait qu’elles ne figurent pas sur les dessins d’élévation antérieurs ne prouve rien, car ces relevés d’architecture n’expriment pas les menuiseries.

Les distributions intérieures de l’aile nord et des travées ordinaires du bâtiment principal, comportant deux niveaux sous plafond et un comble non aménagé, présentent peu d’intérêt, et ont été largement retouchées par des réaménagements et cloisonnements postérieurs aux restaurations de la seconde moitié du XXe siècle.

La tour de l’horloge et l’avant-corps carré qui en enveloppe la partie inférieure, large de trois travées de fenêtres et saillant tant en façade extérieure que sur l’étroite cour intérieure triangulaire, concentre l’essentiel de l’intérêt architectonique et patrimonial de cet ensemble. Ce bloc carré assure en outre les fonctions cumulées d’escalier principal du bâtiment et de porche d’entrée entre le quai et la cour intérieure.

La façade extérieure de l’avant-corps est hiérarchisée par la présence de chaînes d’encoignure en pierre de taille à bossage tabulaire, la pierre de taille s’étendant à tout le parement du rez-de-chaussée, dont l’encadrement plus soigné de la porte, au centre de la composition. Au-dessus du niveau de corniche du reste du bâtiment, exprimé ici par un bandeau mouluré, un surcroît d’élévation avec corniche fortement saillante est couronné d’une balustrade enveloppant la plate-forme dallée qui entoure la partie émergente de la tour de l’horloge ou beffroi. Bien que dérobée aux vues par sa situation enclavée, la façade sur cour de l’avant corps bénéficie du même traitement, avec chaînes d’angle à bossages plats, mais la corniche y est surmontée par un garde-corps plein, remplaçant la balustrade de ce côté.

Large de 5,75m hors-oeuvre, la partie inférieure de la tour carrée forme le noyau central de l’avant-corps, large de 9,50m à 10m dans œuvre. Au rez-de-chaussée, le passage d’entrée axial traverse la base de la tour par deux arcades couvertes en plein-cintre percées dans ses murs épais de 1,30m, formant un sas ou vestibule ; entre la tour et la porte sur cour, le palier dessert, outre la porte vers la cour, deux escaliers symétriques, d’abord, de chaque côté, une première volée divergente de quelques marches, puis, en retour d’équerre, une seconde volée longeant les murs latéraux de la tour, jusqu’au palier de l’étage formant corridor derrière la façade extérieure de l’avant-corps, desservant de part et d’autres les locaux d’étage du bâtiment. A cet étage, la tour est encore traversée par un passage desservant l’étroit espace restant derrière la façade sur cour, sans communications aux locaux voisins. Les quatre côtés, entre tour et murs d’enveloppe de l’avant-corps, sont couverts d’une voûte en berceau brisé continu qui porte la plate-forme dallée supérieure, la tour jouant le rôle de pilier central. Les deux premières assises formant sommier de cette voûte enveloppante ont un tracé correspondant au départ d’un berceau plein-cintre, au-dessus desquels part, en retrait, la voûte en berceau brisé, indice possible d’un repentir constructif lié au souci de réduire les poussées sur les façades. Ces voûtes ont d’ailleurs bougé, et on a tenté de limiter les désordres apparents en y disposant des tirants de fer. Comme dans la construction voûtée du bâtiment de la boulangerie de l’arsenal, les pierres de taille de la voûte, qui soulignent les assises de sommier, le faîte et forment les voussoirs des arêtes, rentrantes et saillantes, au raccord des quatre berceaux brisés, contrastent par leur calcaire jaune et tendre, avec la pierre dure grise employée pour la construction du corps carré central de la tour. Le passage traversant la tour dessert surtout l’escalier en bois qui monte en quarts tournant à l’intérieur de la tour dans le beffroi proprement dit, en formant plusieurs repos intermédiaires. Elévation de la façade principale du bâtiment de l'horloge, vue sud-est.Elévation de la façade principale du bâtiment de l'horloge, vue sud-est.

L’élévation de la tour au-dessus de la plate-forme dallée à balustrade est entièrement construite en pierre de taille calcaire tendre, et comporte un ordonnancement décoratif sur ses deux étages et ses quatre côtés. Le premier étage, le plus sobre, est évidé sur ses quatre côtés d’une grande arcade encadrée d’un chambranle, couverte en plein-cintre ; ces arcades jouent le rôle de portes d’accès à la plate-forme, mais leur apparence évoque celle de baies campanaires, bien qu’il n’y ait jamais eu de beffroi à ce niveau. Cet étage est souligné de pilastres encadrant les angles et portant une architrave à corniche fortement saillante, le tout d’ordre toscan parfaitement canonique. Le second étage, un peu moins élancé, est d’ordre ionique. Ses pilastres encadrent une baie circulaire avec clef en agrafe et archivolte. A la base du cercle est sculpté un motif baroque avec masque, drapés et rinceaux. La baie circulaire est manifestement conçue d’origine pour le cadran de l’horloge, répété sur les quatre côtés afin d’être vu de divers points de l’arsenal, y compris des darses.

Détail du campanile et de la fausse cloche sur  la plate-forme sommitale de la tour de l'horloge.Détail du campanile et de la fausse cloche sur la plate-forme sommitale de la tour de l'horloge.Au-dessus de la corniche de cet étage de l’horloge, règne un étage attique aveugle portant la plate-forme sommitale, bordée d’un garde-corps en ferronnerie. Cette plate-forme n’est pas assise sur une voûte, mais sur un robuste plancher revêtu de feuilles de plomb assurant l’étanchéité. Les états successifs des superstructures de cette terrasse, après la disparition du toit initial : guérite de couvrement de l’issue de l’escalier, mirador, etc, ont cédé place à l’actuel campanile en fer forgé au dessin très ornementé, au centre duquel est suspendue la fausse cloche imitant l’aspect de celle de 1676.

1Elle est confectionnée par Baube, maître fondeur de la fonderie de canons de Toulon. 2Élévation de l’appentis où sont actuellement les ateliers …, 29 février 1756 (Vincennes, SHD Marine DD² 696 n° 27). 3 SHDT 1A1 69 f° 548. 4SHDT 1A1 225 f° 74 v°. 5SHDM DD² 711/III n° 34b. 6SHDM DD² 711/III n° 34a et c. 7La forme du toit , remplacé ensuite par une plate-forme, est documentée à la fin du XVIIIe siècle par les dessins préparatoires à la réalisation du plan-relief (Paris, Musée des Plans-Reliefs).8 SHDT 5E 180 f° 1. 9Il s’agit de fait d’une reconduction pour six années du marché qu’il avait obtenu en 1768 pour «l’entreprise des ouvrages à faire… aux bâtiments civils de l’arsenal de la marine de Toulon et à ceux en dehors qui en dépendent ». SHDT 5E 180 f° 1 Adjudication du 3 avril 1771. 10Il sera naturellement observé qu’il ne peut vérifier les ouvrages réalisés par son fils entrepreneur. SHMT 1A1 238 Lettre du 20/6/1786. Pierre Toussaint suivra Groignard à Brest pour les travaux d’approfondissement du bassin de Troulan dans l’arsenal. 11SHMT 2K1 1 n° 91. Décision du 23 novembre 1787. 12L’année 1775 est ainsi retracée au registre Toulon SHM 1L 389 f° 126. Les travaux sont suivis par l’ingénieur Paul, adjoint de Verguin. 13Toulon SHM 1L 389 f° 167. Ils perçoivent chacun la somme de 250 livres. Pierre Audibert se voit ainsi confier en 1774, 1775 et 1776 les ouvrages de décoration des frégates l’Alcmène et l’Aimable, et des vaisseaux le Caton et le Destin. 14 Vincennes SHD Marine DD² 711/III 39a. 15Devis de réfection des toitures, juillet 1841 Toulon SHD 2K3 1 n° 29. 16 La tour carrée de l’horloge, Ferdinand Joseph, IN le Petit Var 27 juillet 1929 17En 2007 elle est mise en dépôt au musée de la marine à Toulon. 18 Relevé cartographique des bombardements. SHD Toulon F° 54. 19Archives SID Toulon Boîte 1999/250.
Parties constituantes non étudiées horloge publique, forge, atelier de fabrication, bureau, bureau d'études
Dénominations édifice logistique
Aire d'étude et canton Var
Adresse Commune : Toulon

Le premier pavillon de l’horloge de l’arsenal de Toulon avait été construit en 1672 contre le revêtement de la face droite du demi-bastion ouest de l’enceinte de la darse de Raymond de Bonnefons, interrompant la série des magasins de désarmement des navires adossés à ce revêtement. C’était un porche monumental surmonté d’un campanile en charpente, par lequel on passait de l’espace intra muros de la darse, à l’aire extra muros du « petit parc », où le projet Vauban de 1679 établit le nouvel arsenal et la darse neuve, à l’abri de l’extension de l’enceinte du corps de place. En 1756, Jean-Joseph Verguin, ingénieur chargé de la direction des travaux d’architecture de l’arsenal, fit un premier projet de reconstruction, proposant un long bâtiment neuf sur l’emplacement même des magasins en série, sur deux niveaux et 29 travées de fenêtres, et sept portes de plain-pied avec le quai. Le pavillon de l’horloge était traité comme un beffroi de pierre surmontant un avant-corps central de la façade

Au revers du revêtement de l'ancien demi-bastion et du nouveau bâtiment projeté, avait été construit en 1741 un bâtiment affecté aux forges donnant sur le quai oriental du fossé du chantier naval. Implanté dans un axe biais par rapport aux magasins (puisque la face droite du demi-bastion n’était pas parallèle au côté est rectangle du chantier naval), ce demi-bastion rejoignait ceux-ci en angle aigu par son extrémité sud. Le projet Verguin ne fut approuvé définitivement qu'en 1773, après avoir été redessiné avec quelques adaptations et variantes. Dans l'état réalisé, la tour de l’horloge, abritant à sa base l'escalier principal du long bâtiment, n'est plus au centre mais à l’extrémité nord de celui-ci. La construction des édifices été confiée en 1774 à l'entrepreneur architecte local Toussaint Romain, titulaire d’un marché pluriannuel pour les ouvrages à faire aux bâtiments civils de l’arsenal ; en 1776 Pierre Audibert et Joseph Padirac, sculpteurs établis à Toulon et à La Seyne, et employés par la marine à la décoration des navires du roi, réalisent la sculpture des quatre cadrans d’horloge qui ornent la tour, et le beffroi reçoit la cloche de l'ancien pavillon de 1672. En 1777, le bâtiment des forges de 1741 avait été démoli et reconstruit à neuf sur les mêmes bases dans sa moitié nord, suivie bientôt par la reconstruction de la moitié sud, joignant en angle aigu le bâtiment de l’horloge le tout formant un plan triangulaire parfait avec cour étroite refermée au nord par une petite aile en retour. Le rez-de-chaussée de la grande aile était dévolu aux bureaux des ingénieurs de la marine (constructeurs de vaisseaux) et du contrôle. L’étage était affecté aux ateliers des vitriers, menuisiers et sculpteurs (constructions navales) et aux bureaux des officiers du port et des constructions navales.

Le bâtiment est touché par les bombes alliées en 1943 et 1944, ses ruines sont déblayées après la Libération, en conservant la tour, mais en supprimant une grande partie des ruines. Après 1950, un campanile de fer contenant une cloche factice imitant celle de 1672 est installé en haut de la tour, à la place d'un observatoire en béton qui y avait été placé en 1929.

Période(s) Principale : 2e moitié 18e siècle
Auteur(s) Auteur : Verguin Jean-Joseph,
Jean-Joseph Verguin (1701 - 1777)

Mathématicien attaché au service des bâtiments civils de la Marine à partir de 1724, cartographe des expéditions Dugay-Trouin 1732-1734, expédition en Amérique pour mesurer le méridien terrestre, 1735-1745. Ingénieur des bâtiments civils de la Marine, chargé de la direction des travaux d’architecture de l’arsenal depuis 1745, affecté à Toulon.


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ingénieur civil, attribution par source
Auteur : Romain Toussaint,
Toussaint Romain

Architecte de la ville de Toulon, actif autour de 1770. Fils de Pierre Romain, architecte et entrepreneur ayant travaillé sur les bâtiments civils de l'arsenal de Toulon.


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architecte, architecte communal, attribution par travaux historiques
Auteur : Audibert Pierre,
Pierre Audibert

Sculpteur de la marine actif à Toulon dans la deuxième moitié du 18e siècle.


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sculpteur, attribution par travaux historiques
Auteur : Padirac Joseph,
Joseph Padirac

Sculpteur de la marine à Toulon, originaire de La Seyne-sur-Mer, actif dans la deuxième moitié du 18e siècle.


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sculpteur, attribution par travaux historiques

L’actuel bâtiment de l’horloge, bâti sur un quai en avancée dans le bassin de la darse neuve, conserve ses trois corps, ou ailes, disposés en triangle, élevés d’un étage sur rez-de-chaussée en continuité de niveau de toits (tour de l’horloge exceptée). La partie du bâtiment principal régnant au sud de l’avant corps carré qui enveloppe la tour de l’horloge a disparu en grande partie après 1944 : elle est réduite à six travées de fenêtres sur les vingt-neuf qu’elle comportait. Le court prolongement (deux travées) de ce bâtiment au nord de l’avant-corps de la tour, et la petite aile nord, plus étroite, en retour d’angle aigu vers l’ouest, sont conservés, dans leurs dispositions générales, tels qu’ils ont été terminés vers 1785. L’aile des forges, en retour d’angle droit de la petite aile nord, n’est conservée que sur les neuf premières travées de sa partie principale, qui en comportait seize. Sa façade extérieure a été remaniée.

Les façades extérieures de la petite aile nord, avec ses onze travées, et celles de ce qui reste du bâtiment principal, soit également onze travées, en incluant l’avant-corps de l’horloge, conservent leur aspect régulier avec fenêtres à chambranle en pierre blanche et couvertes d’un arc segmentaire. Les façades, revêtues d’un enduit rose, sont soulignées horizontalement d’une plinthe en pierre blanche, d’un bandeau entre deux niveaux, teinté en rose, et d’une corniche.

La tour de l’horloge et l’avant-corps carré qui en enveloppe la partie inférieure, large de trois travées de fenêtres et saillant tant en façade extérieure que sur l’étroite cour intérieure triangulaire, concentre l’essentiel de l’intérêt architectonique de cet ensemble. Ce bloc carré assure en outre les fonctions cumulées d’escalier principal du bâtiment et de porche d’entrée entre le quai et la cour intérieure.

La façade extérieure de l’avant-corps est hiérarchisée par la présence de chaînes d’encoignure en pierre de taille. Au-dessus du niveau d'égout du reste du bâtiment, un surcroît d’élévation avec corniche fortement saillante est couronné d’une balustrade enveloppant la plate-forme dallée qui entoure la partie émergente de la tour carrée de l’horloge. Large de 5,75m hors oeuvre, la partie inférieure de la tour carrée forme le noyau central de l’avant-corps, large de 9,50m à 10m dans œuvre. Au rez-de-chaussée, le passage d’entrée axial traverse la base de la tour par deux arcades en plein-cintre, entre la tour et la porte sur cour, et dessert latéralement deux escaliers symétriques, montant entre tour et murs d'enveloppe, en deux volées en retour d’équerre, jusqu’au palier de l’étage formant corridor derrière la façade extérieure. Les quatre côtés autour de la tour, sont couverts d’une voûte en berceau brisé continue qui porte la plate-forme dallée supérieure, la tour jouant le rôle de pilier central. Le passage traversant la tour dessert à ce niveau l’escalier en bois qui monte en quarts tournants à l’intérieur du carré central dans le beffroi proprement dit. L’élévation de la tour au-dessus de la plate-forme dallée à balustrade est construite en pierre de taille calcaire tendre, et comporte un ordonnancement décoratif sur ses deux étages et ses quatre côtés. Le premier est évidé d’une grande arcade en plein-cintre à chambranle, couverte ; les angles sont soulignés de pilastres toscans. Au second étage, les pilastres ioniques encadrent une baie circulaire conçue d’origine pour le cadran de l’horloge, avec clef en agrafe et, à la base du cercle, un motif baroque avec masque, drapés et rinceaux. Un étage attique aveugle porte la plate-forme sommitale, sur plancher revêtu de feuilles de plomb, bordée d’un garde-corps en ferronnerie.

Murs calcaire moellon enduit
calcaire pierre de taille
brique
Toit tuile, tuile creuse mécanique
Étages 2 étages carrés
Couvrements voûte en berceau brisé
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures
Escaliers escalier intérieur : escalier tournant, en maçonnerie, en charpente
États conservations restauré

Historiquement emblématique de l'Arsenal de Toulon, donc intimement lié au port de guerre, le bâtiment de l'horloge et son beffroi qui rythmait les heures de travail, relève cependant bien davantage de l'architecture civile que de l'architecture militaire. Le beffroi évoque des réalisations contemporaines d'architecture édilitaire. Pour autant, la robuste structure voutée du soubassement du beffroi s'apparente à celles réalisées dans quelques bâtiments militaires contemporains de la place-forte de Toulon (boulangerie de l'Arsenal, casemates du fort Sainte-Catherine).

Statut de la propriété propriété de l'Etat
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables horloge publique
Sites de protection zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager

Références documentaires

Documents d'archives
  • Reconduction pour six années du marché adjugé à Toussaint Romain pour les ouvrages à faire aux bâtiments civils de l’arsenal de la marine de Toulon, 3 avril 1771. Service Historique de la Défense, Toulon : 5E 180 f° 1.

  • [Tour de l'horloge, Toulon. Travaux de sculpture des quatre cadrans d'horloge au bénéfice de Pierre Audibert et Joseph Padirac]. 1776. Service Historique de la Défense, Toulon : 1L 389 f° 167

  • [Devis de réfection des toitures de la tour de l'horloge de Toulon], juillet 1841. Service Historique de la Défense, Toulon : 2K3 1 n° 29.

Documents figurés
  • Élévation de l’appentis où sont actuellement les ateliers ...... [Relevé de l'ancien pavillon de l'horloge de Toulon et des magasins voisins]. / Dessin, par Jean-Joseph Verguin, 29 février 1756. Service Historique de la Défense, Vincennes : Fonds de la Marine DD² 696 n° 27.

  • Plans, profils et élévation du batiment projetté [...]. [Bâtiment de l'horloge, Toulon : élévation et plans des bureaux et ateliers, plans, coupe et première variante d'élévation de la tour de l'horloge.] / Dessin, encre et lavis, signé Verguin, 1er septembre 1773. Service Historique de la Défense, Vincennes : Marine DDe 711 III (34B) b.

  • Plans, profil et élévations [Bâtiment de l'horloge, Toulon : plans, élévation et coupe de la tour de l'horloge]. / Dessin, encre et lavis, sd [1773], par Verguin. Service Historique de la Défense, Vincennes : Marine DDe 711 III (34C) b.

  • Toulon pour servir aux projets de 1778. Plan et profils de l'attelier des forges [...] projetté à la prolongation de la ligne de bâtiments à laquelle se trouve la tour de l'horloge. / Dessin, encre et lavis, 15 octobre 1777. Service Historique de la Défense, Vincennes : Marine DDe III 711 (39A) b.

  • [Bâtiment de l'horloge. Elévation]. / Dessin à la plume, sd [vers 1795]. Musée des Plans Reliefs, Paris : MPR b.

  • [Toulon. Bâtiment de l'horloge. Plans]. / Dessin, plume et encre, sd [vers 1810]. Service Historique de la Défense, Toulon : 2 K 2 121 (6bis) b.

  • Marine Royale. Port de Toulon. Ile de l'horloge et atelier des peintres. 1843. / Dessin, plume et lavis, 1843. Toulon : Collection particulière.

  • Marine royale. Port de Toulon. Ile de l'horloge. Plan du 1er étage. Plan du rez-de-chaussée. / Dessin, plume et encre, 1843. Service Historique de la Défense, Toulon : 2 K2 121 (17) b.

  • Horloge et atelier. Tour de l'horloge. [Plans, coupe, élévation.] / Desin, plume et lavis, 1843. Service Historique de la Défense, Toulon : 2 K 2 121 (3) b.

Bibliographie
  • JOSEPH Ferdinand. La tour carrée de l’horloge. Dans : le Petit Var, 27 juillet 1929.

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