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écart

Dossier IA05000114 réalisé en 1981

Fiche

  • Vue prise du nord.
    Vue prise du nord.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • jardin botanique
    • hospice
    • hôtel de voyageurs
    • chapelle
    • monument

A 2057 mètres d'altitude, le col du Lautaret est un nœud de communication important entre les vallées de la Romanche à l'est, celle de la Guisane à l'ouest, et le col du Galibier au nord. C'est un passage obligé sur la route autrefois très fréquentée de Briançon à Grenoble, et sur l'une des voies vers l'Italie.

La route actuelle, qui a remplacé la voie romaine, puis la route delphinale, qui n'était sans doute qu'un mauvais chemin, date du second empire. Le passage du col, enneigé la moitié de l'année et balayé par la tourmente, était autrefois redouté des voyageurs qui pouvaient trouver refuge à l'hospice du Lautaret (Cf. IA00049855). Le gardien de l'hospice était d'ailleurs chargé d'entretenir des signaux, c'est-à-dire de grands poteaux plantés de chaque côté de la route qui en indiquaient le tracé lorsque celle-ci était complètement recouverte par la neige 1.

Le col, actuellement praticable la plus grande partie de l'année, a conservé sa fonction de passage, mais est également devenu un site touristique. Vers 1850 il n'existait, si l'on en croit la lithographie de l'album Taylor et Nodier 2, qu'une seule construction : l'hospice. Il se pourrait d'ailleurs qu'il existe toujours et qu'il s'agisse du bâtiment de construction traditionnelle qui fait actuellement fonction de café. Vers 1863 on a construit le refuge Napoléon, puis, depuis le début du XXe siècle, des aménagements touristiques : l'hôtel des Glaciers daterait des années trente (information orale). Il est formé de deux bâtiments, l'un en pierre et l'autre en bois. Un jardin botanique regroupant des spécimens de la flore alpine s'est installé à proximité de ces constructions. Une chapelle et un monument commémorent une fusillade d'otages en 1944.

Inscriptions :

1) Inscription gravée sur une plaque fixée sur le mur du refuge Napoléon

Refuge Napoléon / Route des Grandes Alpes / Route Nationale n° 91 / achevé en 1856

Centenaire commémoré / le 5 janvier 1957 / Office départemental de tourisme des Hautes-Alpes

2) Inscriptions de la chapelle

Gravé sur une plaque de marbre gris fixée dans le mur :

A la mémoire des otages pris le 11 août 1944 par les allemands et tués dans le tunnel du Chambon.

Suivi par la liste des noms.

Sur une plaque de marbre blanc :

C'est ici que sont tombés pour que vive la France 17 patriotes lâchement torturés et fusillés, le 11 août 1944 par les hordes nazis.

Suivi par la liste des noms.

Sur le monument aux morts :

Sous l'égide du comité italien L N de Briançon les partisans italiens du 10e groupement d'infanterie ont érigé ce monument pour perpétuer la mémoire des 17 martyrs fusillés par les allemands le 11 août 1944. - Juin 1945 -.

1Cf. gravure publiée par P.L. Rousset dans "Au pays de la Meije", Grenoble : Didier & Richard, 1977, p. 164.2Publié par G. Sentis : L'Oisans. Grenoble, 1976, p. 117.
Parties constituantes non étudiées jardin botanique, hospice, hôtel de voyageurs, chapelle, monument
Dénominations écart
Aire d'étude et canton Monêtier-les-Bains (Le)
Adresse Commune : Le Monêtier-les-Bains
Lieu-dit : col du Lautaret
Cadastre : 1980 ZA

Des découvertes archéologiques montrent que le col du Lautaret a été fréquenté dès l'époque préhistorique. Au moyen age, c'était un passage suffisamment fréquenté pour justifier la création d'un hospice destiné à accueillir les voyageurs. Sous le Second Empire, la route muletière est devenue carrossable et le Refuge Napoléon a été créé. C'est aujourd'hui une voie touristique très fréquentée. Plusieurs hôtels de voyageurs y ont été créés dans les premières décennies du 20e siècle. La flore alpine très rare que l'on rencontre au col explique la création, dans l'entre deux guerres du Jardin Alpin, jardin botanique géré par l'Institut de Géographie de Grenoble. Jusqu'à la fin du 19e siècle, le col était un site d'estive. Quelques chalets en ruines sont encore visibles. La commune du Villard d'Arène y a créé vers 1975 une petite station de ski.

Période(s) Principale : Moyen Age
Principale : 2e moitié 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle

A 2057 m d'altitude, le col du Lautaret est enneigé une bonne partie de l'année. Il est d'un franchissement relativement aisé à la belle saison. Passage obligé sur le trajet de la petite route de Grenoble à Briançon par l'Oisans et la vallée de la Guisane, il commande également l'accès au col du Galibier qui ouvre sur la Maurienne (Savoie) .

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