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coopérative agricole (abattoir coopératif) dite Abattoir agricole collectif

Dossier IA05001052 réalisé en 1990

Fiche

Dossiers de synthèse

HISTORIQUE

Bien que municipal, cet abattoir collectif trouve sa place dans une étude des associations coopératives agricoles. Les premiers projets datent de 1935 et étaient évalués à 1.800.000 F. Ils étaient plus modestes que la réalisation finale, qui comporte un étage de plus et des toitures différentes sur le bâtiment central et le quai de transfert. L'abattoir était créé pour réduire les intermédiaires et permettre à Gap de conquérir le marché des grandes villes de la région. Il fut mis en adjudication en 1937 par la Chambre d'Agriculture. Le "Petit Dauphinois" mentionne son inauguration le 31/0711938, en même temps que les silos de Laragne et Gap. Il souleva de nombreuses contestations de la part de la population qui y voyait le "Nouveau Chicago". Actuellement, les bâtiments ne sont plus en service et pourraient être détruits au profit d'un tracé de route.

État actuel : les bâtiments sont abandonnés, mais, bien que vétustes, semblent encore solides.

Architectes : 1935 PELLER (Gap)

JOURNET ( ing. Génie Rural, Gap)

REYNIER. (ing. Génie Rural, Grenoble)

PLANCHON. (ing. Génie Rural, Seine et Oise)

Entrepreneurs : QUIRI & Cie (installations frigorifiques, Strasbourg)

DESCRIPTION

Situation : l'ensemble des bâtiments est situé vers la sortie est de la ville, dans une zone non habitée à l'époque de la construction. Le terrain est plat et clos en partie. L'arrivée principale se fait à l'ouest, et le quai de transfert est au sud près de la voie ferrée. Le silo de la coopérative céréalière, construit au même moment, se dresse non loin de là, légèrement plus à l'ouest.

Matériaux : béton et ciment ; cheminée de briques.

Structure : l'ensemble actuel est constitué du bâtiment d'origine (A) qui a subi quelques ajouts et transformations. Cette partie (A) : comporte un cube de béton à toit terrasse (1) accolé à une construction à étage (2), plus longue et en léger retrait du côté nord. Une rampe d'accès extérieure dessert le premier étage. Au sud de la partie (1), près de la voie ferrée, un auvent à arches de béton, non prévu sur le projet initial, abrite le quai de transfert. La construction (2) a maintenant un deuxième étage surmonté d'une série de pignons dissymétriques. A cet ensemble s'ajoute en allant vers le nord une partie (B), de hauteur intermédiaire qui jouxte la rampe d'accès et devant laquelle est érigée la grande cheminée de 27m.

A l'extrémité Nord, une sorte de hangar (C), dans un terrain clos de poteaux de béton et de grilles, servait en partie de bureau.

Élévations extérieures

Élévation ouest: la façade de la partie (A) comprend, à l'avant le mur de l'avancée à un seul étage (1) divisé en son milieu par une bande de ciment plus foncée. En arrière- plan, derrière le toit terrasse, les deux étages de (2), sont scandés par les structures claires du béton se détachant sur le revêtement de ciment gris. Au sommet les six pignons assymétriques du toit couvrent six travées. De ces travées, la plus au nord est plus basse et plus large, ses ouvertures sont décalées par rapport aux cinq fenêtres par étage des autres. C'est de ce côté-là qu'aboutit la rampe d'accès. Plus loin sur la gauche, l'élévation de (B) n'a rien de particulier, sauf le réservoir d'eau décoré de panneaux aux angles coupés, implanté sur le toit. L'entrée d'un bureau à droite et un portique de tôle, abritant probablement l'arrivée de certains animaux, à gauche, coupent la façade de (C). Au premier plan se dresse la cheminée de briques, de section hexagonale aux angles arrondis.

Élévation sud : cette façade est précédée d'un avant-corps constitué d'arcades de béton .

Couverture : toit plat et arcades de béton ; plaques d'éverite et faîtages de fibrociment sur les pignons.

Distribution intérieure : sur les plans d'origine le rez-de-chaussée des bâtiments (1) et (2) comporte, côté ouest, une série de chambres froides, et à l'est, de l'autre côté d'un couloir de service, les installations nécessaires au traitement des sous-produits et des déchets (boyauderie, traitements des peaux, élimination des déchets organiques). L'étage était réservé au travail d'abattage : saignée, éviscération. Le bétail arrivait par la rampe d'accès vers une entrée nord, où était situé le poste de saignée, puis les dépouilles partaient vers deux lignes de travail d'éviscération, plus au sud, et enfin étaient descendues par un rail suspendu vers les salles de froid ou le quai de tranfert en façade sud. Un bureau, un escalier intérieur et divers espaces de stationnement complétaient l'aménagement intérieur. Le hangar (C), au nord des constructions, semble avoir servi d'abattoir sanitaire au début. Ensuite il a été utilisé comme bureau. Il n'est pas possible actuellement d'identifier avec certitude la destination des autres parties de cet ensemble de bâtiments.

CONCLUSION

L'abattoir de Gap fut un événement, probablement par sa taille et son architecture. Il donne une idée de l'importance de l'élevage dans les Hautes-Alpes à cette époque et d'une volonté de modernité de la part de la Chambre d'Agriculture. C'est une construction fonctionnelle, sans référence à une architecture traditionnelle, tirant ses effets de l'utilisation des structures et du matériau, appliquant des principes déjà en honneur depuis les premières années du XXe siècle dans d'autres lieux, mais propres à étonner dans une petite ville peu habituée à la construction industrielle.

ANNEXES : sur hangar (C), panneau au-dessus de la baie : ABATTOIR MUNICIPAL

peint au dessus de la porte : BUREAU

Précision dénomination abattoir coopératif
Appellations Abattoir agricole collectif
Parties constituantes non étudiées quai, bureau, chambre froide, réservoir
Dénominations coopérative agricole, abattoir
Aire d'étude et canton Provence-Alpes-Côte d'Azur - Gap
Adresse Commune : Gap
Lieu-dit : le Forest d'Entrais

Les premiers projets de construction datent de 1935. L'abattoir est construit en 1937 par l'architecte Peller, les ingénieurs Journet, Reynier, Planchon et l'entreprise Quiri et Cie pour les installations frigorifiques. Actuellement les bâtiments ne sont plus en service.

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle
Dates 1937, daté par source
Auteur(s) Auteur : Peller
Auteur : Journet, ingénieur, attribution par source
Auteur : Reynier, ingénieur, attribution par source
Auteur : Planchon, ingénieur, attribution par source
Auteur : Quiri, entrepreneur, attribution par source

L'ensemble est constitué du bâtiment d'origine couvert d'une terrasse ; il est contigü sur sa face nord à un édifice sur 2 étages carrés couvert de shed avec rampe d'accés extérieure permettant d'accéder au 1er étage ; ces 2 bâtiments comportent en rez-de-chaussée des chambres froides et des installations nécessaires au traitement des sous-produits et des déchets ; l'étage est réservé au travail d'abattage ; un bureau, un escalier intérieur et divers espaces de stationnement complètent l'aménagement intérieur ; au sud du bâtiment initial se trouve un édifice qui abrite le quai de transfert ; au nord se trouve un édifice abritant notamment le réservoir d'eau, devant lequel se dresse la cheminée en briques, de section hexagonale aux angles arrondis, haute de 27 m. Au nord de l'ensemble se trouve un entrepôt agricole destiné à l'origine comme abattoir sanitaire puis servant en partie de bureau.

Murs béton
ciment
brique
Toit ciment amiante en couverture, béton en couverture
Étages rez-de-chaussée, 1 étage carré, 2 étages carrés
Couvertures terrasse
toit à longs pans
shed
Escaliers
Autres organes de circulations rampe d'accès
États conservations désaffecté
Statut de la propriété propriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • [Abattoir municipal de Gap]. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 7 M 245-246.

    Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 7 M 245-246
  • [Abattoir municipal de Gap]. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 7 M 86.

    Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 7 M 86
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