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Cinéma dit L'Esplanade

Dossier IA06003880 réalisé en 2019

Fiche

Appellations L'Esplanade, Superstar, New-york, Le Palace
Destinations salle de spectacle
Dénominations cinéma
Aire d'étude et canton Nice - Nice
Adresse Commune : Nice
Lieu-dit : Riquier
Adresse : 3 place de l' armée du Rhin
Cadastre : 2019 IW 0338

C'est en mai 1929, alors que les différents blocs du "Palais de l'esplanade" (référence Ia06003881) sont en construction qu'est déposée la demande pour la construction d'une salle de cinéma de 1100 places dans la cour et "modifier une partie des immeubles en construction pour l'aménagement de la salle de spectacle" (demande de permis de construire 2T562 580). Ainsi, la porte cochère prévue pour accéder à la cour devient entrée de la salle et les entrées d'immeubles qui auraient dû s'y rattacher sont déplacées en façade. L'architecte du cinéma est Honoré Aubert, en charge de l'édification de l'immeuble.

le cinéma "L'esplanade" est inauguré en septembre 1930. Il fonctionne jusqu'en 1979. Il est transformé d'abord en discothèque ("Superstar" puis "New-york") puis en salle de spectacle et de réception ("le Palace"). Faisant partie des grands établissements niçois par sa taille (1100 places), il constitue, par sa localisation au bord du quartier de Riquier, le pendant "populaire" des grandes salles luxueuses du centre-ville (Escurial, Forum, Rialto).

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle , daté par source
Dates 1929, daté par source
Auteur(s) Auteur : Aubert Honoré,
Honoré Aubert (1885 - 1974)

Diplômé de l'École Nationale des Arts Décoratifs de Paris, Honoré Aubert s'installe comme architecte à Nice en 1919. Élève puis salarié de l'architecte Lucien Barbet au sein de son agence il prendra sa succession. Inventeur d'un "Art Déco niçois" qui associe opus de pierre et bétons colorés, Honoré Aubert est l'un des architectes les plus prolifiques de cette période architecturale. Travaillant seul, il s'associera avec son fils Joseph à partir de 1937. Après-guerre, son agence est l'une des plus importantes de Nice, et produit à ce titre de très nombreux immeubles au caractère moderne souvent raffiné.


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architecte, attribution par source
Auteur : Zenenski-Thaon Joseph,
Joseph Zenenski-Thaon

Commanditaire de la construction ou de la transformation de salles de cinéma à Nice dans les années 1930 : L'esplanade, Cinémonde, Cocorico-Gambetta, Tivoli. Commanditaire de la construction du Palais de L'Esplanade à Nice. Il choisit souvent l'architecte Honoré Aubert.


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auteur commanditaire, attribution par source

La salle est semi-enterrée, réutilisant un grand entrepôt prévu sous la cour et l'immeuble. Elle comprend un grand balcon faisant face à l'écran et deux balcons étroits latéraux. Les balcons possèdent des loges (de deux ou trois places), disposition relevant de la tradition théâtrale et tendant pourtant à disparaître dans les cinémas des années 1930. La salle possède un bar, au nord de la salle, ouvert également sur le boulevard Pierre Sola. Le nombre de fauteuils et la disposition des rangées connaîtront des modifications durant le temps de l'exploitation. Ainsi, des fauteuils seront ajoutés sur le grand balcon, à la place de la cabine de projection repoussée alors contre la façade. La devanture du cinéma, au centre de la façade principale de l'immeuble, sur la place Armée du Rhin, est surmontée d'un long auvent en béton avec une décoration ondée. Sous celui-ci, la partie de l'entresol correspondant au cinéma (bureaux de l'administration, cabine de projection) est la seule à présenter une décoration florale. Les trois baies de l'entresol correspondant au cinéma sont les seules chanfreinées de la construction. A l'intérieur, les élévations jointes au permis de construire montrent une décoration aux motifs floraux identiques à ceux présents en façade (chapiteaux des pilastres et colonnes, corniches et plafonds) ainsi qu'un motif de cannelures sur les pilastres et le garde-corps des balcons.

Lors de sa transformation en discothèque en 1981, le décor d'origine a été caché par une décoration de staff de style post-moderniste. De même, des escaliers ont été rajoutés, reliant balcon central et latéraux (Réginald Léger, architecte d'intérieur).

Murs béton
Couvrements
Couvertures terrasse
Énergies
Techniques
Statut de la propriété propriété d'une personne privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Demandes de permis de construire. Archives communales, Nice : 2T

    2T562 580
  • Fonds du cinéma L'esplanade, commission de sécurité : 36 W 29

Bibliographie
  • le Petit niçois, journal quotidien.

    numéro du 7 septembre 1930
  • PREDAL, René, Les cinémas à Nice des années 30 à nos jours. Nice : Revue de la cinémathèque de Nice, 2010. Collection Hors-série. 169 p. ; 22 cm.

    p. 146
  • NICOLI, Laurence. Nice et ses cinémas : histoire et architecture : 1920-1941. Mémoire de Maîtrise : histoire des arts et archéologie : Aix-en-Provence : 2002

    p. 64
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général ; (c) Ville de Nice - Prédal Christophe
Christophe Prédal

Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.


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