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château de Soleilhas

Dossier IA04000190 réalisé en 2004

Fiche

Œuvres contenues

Appellations château de Soleilhas
Destinations maison
Parties constituantes non étudiées chapelle
Dénominations château
Aire d'étude et canton Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Castellane
Adresse Commune : Soleilhas
Cadastre : 1987 C 388, 389, 390, 394, 395 ; 1834 C 1103 à 1109

Situé dans le village, à flanc de coteau, ce château a remplacé le château-fort qui couronnait le bourg castral de Soleilhas et qui fut abandonné et ruiné au plus tard dans le courant du 17e siècle. En l'absence de recherches plus poussées dans les archives notariales, deux notices du premier registre conservé de l'état-civil paroissial permettent de situer la construction de la nouvelle demeure seigneuriale. Elles relatent la pose de la première pierre du château le 29 juin 1659 et la bénédiction de la chapelle le 20 juillet 1662. La construction est donc l'oeœuvre de Philippe Moricaud, qui venait d'acquérir, en 1656, la seigneurie d'Alphonse d'Oraison. Lorsque survint la Révolution, le château appartenait à François-Boniface Fortis, époux de l'unique arrière-petite-fille de Philippe Moricaud. François-Boniface Fortis refusa d'émigrer, mais finit par vendre l'édifice qui avait été saccagé en 1793 par les habitants et privé, par ordre du directoire du département, des deux échauguettes qui cantonnaient sa façade nord. Depuis cette époque, le château a beaucoup souffert de son dépècement en plusieurs lots et de sa réaffectation partielle à des fonctions agricoles. La façade nord, encore lisible dans les années 1980, a perdu toutes ses baies. Seule demeure la façade sud, amputée d'une partie de son niveau supérieur et défigurée par des repercements et l'adjonction à l'angle ouest d'un massif contrefort. Les divisions intérieures ont totalement disparu, à l'exception d'une pièce du rez-de-chaussée surélevé. La chapelle subsiste, mais n'est plus visible, masquée par des bâtiments adventices.

Période(s) Principale : 3e quart 17e siècle
Auteur(s) Auteur : ,

Edifice composé d'un grand corps de logis rectangulaire et d'une chapelle attenante à l'est. Le corps de logis avait sans doute un plan régulier ordonné autour d'un grand escalier central à volées parallèles. Le gros-œuvre, bâti en moellons de calcaire bruts, était recouvert d'un enduit au mortier de chaux qui laissait apparaître les ornements réalisés en tuf taillé. La façade nord, sur la rue, développait 5 travées sur 2 niveaux, entre deux larges chaînes d'angle à bossages cantonnées d'échauguettes sur leur moitié supérieure. Au centre, précédée d'un degré de 4 marches, la porte rectangulaire était encadrée de pilastres soutenant un fronton triangulaire dans lequel s'ouvrait un jour carré. Des pilastres continus à bosages, deux cordons d'appui et une corniche de couronnement moulurés délimitaient de part et d'autre deux travées symétriques, percées chacune d'une croisée à double traverse sur un plein-de-travée appareillé et d'une fenêtre à meneau. La façade sud, qu'on peut encore observer, ouvrait sur le jardin par une grande porte en plein cintre surmontée d'un fronton courbe. Les 5 travées, qui règnent ici sur 3 niveaux, sont du même genre que celles de la façade nord, mais superposent chacune deux croisées simples et une fenêtre à meneau séparées par des pleins-de-travée à panneau saillant. A l'intérieur, la seule pièce encore visible, une salle du rez-de-chaussée surélevé, a conservé son plafond à la française et une monumentale cheminée en gypserie. La chapelle n'a pu être visitée.

Murs calcaire
tuf
bossage
moellon
moyen appareil
Toit tuile creuse
Plans plan rectangulaire régulier
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
croupe
Escaliers escalier intérieur : escalier tournant
États conservations remanié
Techniques sculpture
décor stuqué
Représentations fronton
Précision représentations

Porte de l'élévation nord : fronton triangulaire (détruit) ; porte de l'élévation sud : fronton courbe.

Statut de la propriété propriété privée, []
Intérêt de l'œuvre à signaler
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