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château de Gueydan

Dossier IA04000443 réalisé en 2005

Fiche

Dénominations château
Aire d'étude et canton Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Entrevaux
Adresse Commune : Castellet-lès-Sausses
Lieu-dit : le Plan
Cadastre : 1983 C 267, 268

Cet édifice a probablement été construit pour Gaspard de Gueydan, parlementaire aixois qui acquit en 1720 la majeure partie de la seigneurie de Castellet-lès-Sausses, qu'il fit rebaptiser Gueydan et ériger en marquisat en 1752. Vendu comme bien national pendant la Révolution et transformé en ferme, l'ancien château, profondément dénaturé, est devenu le centre d'un petit écart. Le nom de lieu "Ancienne Chapelle" sous lequel figurent au cadastre de 1824 les deux parcelles contenant l'édifice laisse supposer qu'il avait existé, à côté du corps de logis, un petit édifice religieux. En 1866, une partie de l'édifice (cave en rez-de-chaussée, cuisine et chambre au 1er étage, 2 chambres au 2e étage et galetas, plus une écurie et un atelier à côté) servait de domicile au maçon Jean-Baptiste-Joséphin Laugier, entrepreneur qui construisit l'église d'Enriez.

Période(s) Principale : 18e siècle

Construit en terrain (presque) plat, entre la route D 902 et la berge du Var, le château est un grand bâtiment rectangulaire cantonné à l'est de deux tours rondes, dont une, au nord, en grande partie détruite. L'intérieur a été totalement remanié (il ne reste plus trace de l'escalier ni de la distribution ancienne) et les élévations repercées ou masquées par des constructions adventices. Seul fragment encore reconnaissable, l'élévation est, entre les deux tours rondes, conserve les vestiges d'anciennes fenêtres en arc segmentaire dans les 2 travées centrales. La construction est médiocre, en blocage enduit au mortier de gypse. Sous la fenêtre supérieure de la tour sud subsiste, en mauvais état, un cadran solaire peint.

Murs calcaire moellon sans chaîne en pierre de taille
Toit tuile creuse
Étages 2 étages carrés
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
États conservations mauvais état
Techniques peinture
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Inventaire après décès de Jean-Baptiste-Joséphin Laugier, maçon à Enriez, commune de Castellet-lès-Sausses, 1866

    Inventaire mobilier de la succession de Jean-Baptiste-Joséphin Laugier, maçon, demeurant à Castellet-lès-Sausses, hameau d'Enriez, dans l’ancien château dit de Gaydan. 2 novembre 1866

    Expédition d’après les minutes de me Léon , notaire à Entrevaux, Archives Départementales des Alpes-de-Haute-Provence : 1 O 99.

    L’an mil huit cent soixante-six et le deux novembre, à onze heures du matin, à la requête de la dame Eulalie Coste, sans profession, veuve du sieur Jean-Baptiste-Joséphin Laugier, en son vivant maçon, domicilié et demeurant en la commune du Castellet-lès-Sausses, canton d’Entrevaux, au quartier du Château d’Enriez, agissant comme créancière de la succession de son défunt mari à cause des reprises et créances qu’elle peut exercer contre elle, ensuite ayant l’usufruit de la moitié des biens qui composent cette succession, ensuite du testament, notaire Victorin, enregistré, et en outre comme tutrice légale de 1° Zacharine Laugier, 2° Marie Laugier, 3° Sophie Laugier, 4° et Eugénie Laugier, ses quatre filles mineures actuellement vivantes, issues de son mariage avec ledit feu Jean-Baptiste-Joséphin Laugier, son époux, et encore comme devant être pareillement tutrice légale de l’enfant dont elle est enceinte, ensuite de la déclaration qu’elle en a faite dans la délibération du conseil de famille desdits mineurs reçue et présidé par mr le juge de paix du canton d’Entrevaux assisté de son greffier suivant procès-verbal du onze juin dernier, enregistré, en présence du sieur Joseph-Ambroise Laugier, oncle germain desdites mineures, propriétaire cultivateur domicilié et demeurant en ladite commune du Castellet-lès-Sausses au même quartier du Château d’Enriez, agissant au nom et comme subrogé tuteur desdites quatre mineures Laugier sus-nommées, ses nièces, et en outre comme curateur au ventre de l’enfant dont la dame Eulalie Coste veuve Laugier , sa belle-sœur requérante, est enceinte, élu à ces qualités, qu’il a acceptées, par la délibération du conseil de famille ci-dessus mentionnée, lesdites Zacharine, Marie, Sophie et Eugénie Laugier, mineures, seules habiles à se dire et porter héritières, avec l’enfant qui doit naître prochainement et dont leur mère est enceinte, de tous les biens composant la succession dudit feu Jean-Baptiste-Joséphin Laugier, leur père, sauf l’usufruit auquel a droit la dame Coste veuve Laugier leur mère, à la conservation des droits et intérêts des parties et de tous autres qu’il appartiendra il va être par me Léon Léon, notaire à la résidence d’Entrevaux, département des Basses-Alpes, soussigné, assisté de deux témoins ci-après nommés, procédé à l’inventaire fidèle et à l’exacte description de tous les meubles, objets mobiliers, créances, titres et renseignements dépendant de la succession dudit feu Jean-Baptiste-Joséphin Laugier, en son vivant maçon et propriétaire demeurant en ladite commune du Castellet-lès-Sausses, qui ont été trouvés dans la maison d’habitation et ses dépendances audit quartier du Château d’Enriez où il est décédé le six mai dernier et qui dépend de sa succession. Sur la représentation qui sera faite de tous ces objets par ladite dame Eulalie Coste veuve Laugier mère desdites mineures qui a été en possession du mobilier de cette succession, laquelle a promis de tout fidèlement déclarer, dire et comprendre au présent inventaire sans rien cacher ni détourner des objets et des valeurs qui en dépendent, la prisée des objets qui en sont susceptibles sera faite par mr Joseph-Eugène Coste, propriétaire et maire de la commune du Castellet-lès-Sausses, domicilié et demeurant au hameau d’Enrize, expert priseur choisi par la dame Eulalie Coste veuve Laugier requérante et agréé par le sieur Joseph-Antoine Laugier subrogé tuteur, lequel après avoir prêté serment entre les mains de me Léon notaire soussigné a promis de faire ladite prisée en son âme et conscience à juste valeur sans crue et conformément à la loi.

    Dans une pièce au premier étage servant de cuisine dépendant de la maison d’habitation dudit feu Jean-Baptiste-Joséphin Laugier qui fait partie de l’ancien château dit de Gaydan :

    1° une table couverte en toile cirée, une maie à pétrir et cinq chaises couvertes en paille, le tout évalué dix francs

    2° une pendule à poids avec sa caisse évaluée vingt francs

    3° une balance avec coupe évaluée quatre francs

    4° une crémaillière, une pelle et pincette et deux chenêts en fer évalués six francs

    5° un grand trépied, un petit en fer, deux poêles à frire, un soufflet, un gril, une râpe à pain et deux fers à repasser évalués six francs

    6° une grande marmitte en fonte avec son couvert, trois autres marmittes plus petites aussi en fonte, une cloche et un poêlon en fonte évalués douze francs

    7° un grand chaudron et un petit chaudron en cuivre, deux arrosoirs, une passoire et deux cafetières en fer blanc évalués quinze francs

    8° une lampe à queue, une lampe à pied, une pompe, un huilier et une lanterne évalués deux francs

    9° un panier à verre avec huit verres à boire, une carafe, trois bouteilles, six tasses avec leur secoupes, un sucrier, un mortier en marbre et deux petits pots évalués quatre francs cinquante centimes

    10° douze assiettes en fayence, douze en terre, deux jattes en terre, un saladier et une soupière en fayence, deux plats et deux poêlons évalués trois francs

    11° un crible en fer, deux escabeaux en bois et quatre paniers évalués un franc cinquante centimes

    Dans une chambre a côté de ladite cuisine :

    12° une couchette en bois de noyer, une paillasse, un matelas, deux draps de lit, une couverture piquée, une couverture en moleton blanc et un carreau évalués quarante francs

    13° une commode en bois de noyer, une chaise, un parapluie en cotton et une bassinoire en cuivre évalués quinze francs

    Dans un passage à côté :

    14° deux sies larges, deux haches, deux bêchars, une pioche large, une autre pioche, une massue en fer et deux truelles évalués seize francs

    Dans une chambre au deuxième étage :

    15° une couchette en bois de noyer, deux paillasses, deux draps de lit, deux couvertures et deux carreaux évalués vingt francs

    16° un bois de lit en bois blanc à barreaux, une paillasse et un cousin évalués six francs

    17° trois tables à pain, deux chaises, une table et une male évalués cinq francs

    18° quinze sacs en toile de ménage évalués douze francs

    19° dans une armoire seize draps de lit, deux grandes nappes, six serviettes servant de nappes et douze serviettes ordinaires évalués quarante-huit francs

    20° un tour à filer, deux corbeilles, un couvre-pied et quelques hardes du défunt évalués douze francs

    21° quinze chemises d’homme évaluées dix-huit francs

    22° deux grandes faucilles, deux serpettes, un grand couteau-scie, deux serpes pour tailler la vigne évalués quatre francs

    Dans une autre chambre au deuxième étage :

    23° deux caisses en bois, un petit crible en peau et deux jarres évalués trois francs

    24° quatre hectolitres blé non évalués comme nécessaire avec d’autres denrées à la nourriture de la famille

    Dans un galetas au dessus :

    25° un poêle en fonte pour cuisine avec ses tuyaux, une paillasse, quatre paniers ronds pour la vendange appelés vulgairement gourtins, quatre sacs et deux hectolitres noix évalués vingt francs

    Dans la cave au dessous de la cuisine :

    26° trois tonneaux avec cercles en fer, chacun dela contenance de quatre cents litres environ évalués trente-cinq francs

    27° deux tonneaux chacun de deux cents litres, un tonneau de trois cents litres et un de cent litres tous cerclés en fer évalués vingt-cinq francs

    28° cinq barils de cinquante litres chacun environ, deux petits cuviers, un grand entonnoir, un petit entonnoir en fer blanc, une mesure à vin et un sceau en bois évalués seize francs

    29° trois dames-jeannes, vingt-cinq bouteilles de trois litres et demi chacune et cinq bouteilles d’un litre chacune évalués quinze francs

    30° cinq hectolitres vin rouge dans deux tonneaux sus décrits évalués quatre-vingt-dix francs

    Dans une écurie vis-vis la maison :

    31° un mulet hors d’âge évalué deux cents francs

    32° quatre poules et un coq évalués cinq francs

    Dans une boutique à côté de la maison :

    33° divers outils de menuiserie qui sont les plus indispensables à cette profession évalués ensemble à trente-six francs

    Total des évaluations mobilières ci-dessus : sept cent vingt-cinq francs.

    Titres et créances

    Ladite dame Eulalie Coste veuve Laugier nous a déclaré que les créances de la succession s’élevaient à la somme de dix-huit cent quarante-trois francs, dont elle a représenté les titres, lesquelles créances consistent :

    1° en la somme de six cents francs due (…) par Jean-Baptiste Dozol dit Florentin propriétaire au Castellet-lès-Sausses en vertu d’un acte de vente (…)

    2° en la somme de deux cent seize francs due (…) par Jean-Baptiste Lambert propriétaire au Castellet-lès-Sausses en vertu d’un traité (…)

    3)° en la somme de cent quarante francs restant due (…) par le sieur Joseph Lambert autre propriétaire au Castellet-lès-Sausses sur celle de deux cents francs qu’il avait empruntée (…)

    4° en la somme de deux cent soixante-dix francs restant due (…) par Joseph-Ambroise Laugier subrogé tuteur (…) sur celle de sept cents francs qu’il devait au sieur Laugier son frère au terme de l’acte de donation-partage (…)

    5° et en la somme de six cent dix-sept francs (…) sur le décompte et règlement définitif des travaux effectués par le sieur Jean-Baptiste-Joséphin Laugier en sa qualité d’entrepreneur de la reconstruction de l’église d’Enriez dans la commune du Castellet-lès-Sausses dont il s’était rendu adjudicataire par procès-verbal passé devant mr le maire le onze octobre 1863 (…) dans laquelle entreprise de travaux (…) il avait reçu comme associés les sieurs Pierre Bonnet et Joseph Brun, l’un et l’autre maçons, demeurants à Entrevaux (…), ce décompte portant règlement définitif de ce qui reste dû à l’entrepreneur pour les travaux exécutés s’élève à la somme de deux mille cinquante-huit francs quatre-vingt-treize centimes pour solde de l’entreprise, sur laquelle les entrepreneurs ont prélevé celle de 448 francs 93 centimes pour le montant des comptes et fournitures restant dues en commun à cause de ladite entreprise et quant au surplus qui s’élève à la somme de 1610 francs, elle est ainsi due savoir celle de 536 francs 50 centimes au sieur Pierre Bonnet, celle de 456 francs au sieur Joseph Brun et celle de 617 francs à la succession dudit Laugier (…)

    Total des créances : 2568 francs

    (…) En annexe la convention sous signature privée passée le 18 octobre 1863 entre Jean-Baptiste-Joséphin Laugier, Pierre Bonnet et Joseph Brun pour la construction de l’église d’Enriez dont ledit Laugier s’est rendu adjudicataire le 11 octobre par devant le maire du Castellet-lès-Sausses moyennant la somme de 6534 francs 74 centimes.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Inventaire mobilier de la succession de Jean-Baptiste-Joséphin Laugier, maçon, adjudicataire de la construction de l’église d’Enriez. Expédition d’après les minutes de me Léon , notaire à Entrevaux, 2 novembre 1866. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence : Digne-les-Bains 1 O 99.

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