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chapelle Sainte-Madeleine

Dossier IA04000431 réalisé en 2005
Vocables Sainte-Madeleine
Dénominations chapelle
Aire d'étude et canton Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Entrevaux
Adresse Commune : Castellet-lès-Sausses
Cadastre : 1824 E 113 ; 1983 E 126

Jadis située hors du village, au bord du chemin d'Aurent, cette chapelle est dédiée à sainte Madeleine, patronne de la paroisse au témoignage d'Achard, qui signale en 1788 le pélerinage annuel sans parler de l'édifice, lequel existe pourtant très certainement à cette date. Sa fondation et l'abside pourraient dater du 14e siècle, époque de la vogue du culte de la sainte. La chapelle est figurée sur le plan cadastral de 1824 avec un collatéral sud (actuelle parcelle C 158) qui n'existe plus aujourd'hui et dont l'arcade d'ouverture (conservée dans l'élévation sud), de forme segmentaire, évoque le 18e siècle. On la trouve simplement mentionnée dans les visites pastorales de 1846 à 1891. La destruction du collatéral et l'excavation du rocher tout autour de l'édifice sont contemporains de la création de la grande place du village, dans la 2e moitié du 20e siècle.

Période(s) Principale : 14e siècle , (?)
Principale : 18e siècle
Principale : milieu 19e siècle

Chapelle orientée, à nef unique plafonnée et abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four. Les élévations extérieures, en blocage de moellons bruts avec chaînes en pierre de taille pour la nef, en moellons grossièrement équarris et assisés pour le chevet, reposent sur une base saillante parementée en gros blocs équarris grassement jointoyés au ciment, plus haute au sud qu'au nord et destinée à masquer le substrat rocheux dégagé par l'excavation du sol à l'entour. L'unique porte, à l'ouest, au chambranle rectangulaire entièrement enduit au ciment, est précédé d'un degré de 5 marches. Le pignon de ce côté porte un petit clocher-mur dont la baie en plein-cintre est couverte d'un toit en bâtière couronné d'une croix en fonte ajourée. L'élévation nord a pour seul percement une fenêtre rectangulaire à double ébrasement et appui taluté. Du côté sud, la fenêtre symétrique, sans ébrasement, s'ouvre sous une grande arcade segmentaire en pierre de taille qui mettait jadis en communication la nef avec le collatéral détruit et qui a été murée. L'abside reçoit son éclairage d'une petite fenêtre ébrasée, couverte d'un arc monolithe en plein-cintre, percée au sud. Un enduit peint recouvre toutes les élévations intérieures, y compris le cordon en quart-de-rond qui souligne le cul-de-four de l'abside. Un plafond en plâtre sans décor, plus bas que le cul-de-four, recouvre la nef, dont le pavement en carreaux de terre cuite usés contraste avec la chappe de béton de l'abside, précédée de 2 marches. A droite de la porte se trouve un bénitier dont la vasque monolithe, en mauvais état, est encastrée dans le mur sous une niche en cul-de-four.

Murs calcaire moellon
Toit tuile creuse
Plans plan allongé
Couvrements cul-de-four
Couvertures toit à longs pans
Statut de la propriété propriété de la commune, []

Références documentaires

Bibliographie
  • ACHARD, Claude-François. Description historique, géographique et topographique des villes, bourgs, villages et hameaux de la Provence ancienne et moderne, du Comté-Venaissin, de la principauté d'Orange, du comté de Nice etc. Aix-en-Provence : Pierre-Joseph Calmen, 1788, 2 vol.

    I, 270-271, 592-593
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