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chapelle Saint-Michel, actuellement église paroissiale

Dossier IA04000133 réalisé en 2004

Implantation et composition d'ensemble

L’église paroissiale St-Michel est située à l’entrée ouest du village, sur la gauche, au bord de la route venant du lac de Castillon et qui traverse tout le village, sur une pente nord-sud.

L’édifice se compose d’un seul corps de bâtiments comprenant : l’église, de plan allongé, qui regarde au nord et ouvre au sud sur la route, dans le mur pignon ; et la sacristie, de plan carré, en saillie à l’ouest du chœur.

Matériaux

Murs et contreforts en blocage lié au mortier de chaux, repris au ciment par endroits (notamment pour les murs de la sacristie).

Ouvertures (porte d’entrée et fenêtre est du chœur), clocher-arcade et chaînes d’angles des contreforts en pierre de taille (calcaire gris clair).

Toit et contreforts couverts de tuile ronde locale. Fronton du clocher-arcade couvert de tôle plate.

Sol en carrelage.

Structure

L’église se compose d’une nef unique de trois travées, prolongée au nord par le chœur, légèrement plus étroit.

La nef est couverte d’une voûte d’arêtes.

Les arcs doubleaux retombent sur des pilastres à imposte moulurée entre la première et la deuxième travée et entre la deuxième et la troisième travée ; ils prennent simplement appui dans les murs à chaque extrémité de la nef.

Le chœur est couvert d’une voûte en berceau plein-cintre. Son sol est surélevé d’une marche par rapport à celui de la nef.

La sacristie est accessible depuis une porte percée dans le mur ouest du chœur. Son sol est au même niveau que celui du chœur. Elle est couverte d’un plafond en lambris.

Elévations

Elévation nord

Mur pignon, presque complètement enterré dans le haut de la pente : seule la partie supérieure, sous le toit, est visible. Entièrement aveugle, sans enduit.

Elévation est

Mur gouttereau dans le sens de la pente, donc plus élevé vers l’extrémité sud que vers celle du nord, sans enduit, renforcé par quatre contreforts : un plus large près de l’angle sud et trois identiques espacés régulièrement.

On observe un épaulement juste après le quatrième contrefort, au passage de la nef au chœur.

L’élévation est percée de deux fenêtres rectangulaires légèrement arrondies en partie supérieure, à embrasure droite et munies de grillages : une dans la deuxième travée de la nef et une dans le chœur, cette dernière est en pierre de taille.

Elévation sud

Mur pignon, entièrement recouvert d’un enduit au ciment et d’un badigeon écru. La porte d’entrée en plein-cintre, en pierre de taille, est précédée d’une marche en ciment aggloméré. Son huisserie à un vantail est en menuiserie, à panneaux sculptés en relief (losanges et rectangles), et le tympan est vitré.

Un oculus, à embrasure droite et muni d’un grillage, est aligné au-dessus.

Sur le faîtage du toit, à l’aplomb de l’élévation, se dresse un clocher-arcade à deux niveaux, en pierre de taille : le premier niveau est percé d’une grande baie en plein-cintre abritant une grosse cloche, le deuxième niveau plus étroit est percé d’une petite baie en plein-cintre abritant une petite cloche. L’ensemble est couronné par un fronton arrondi, surmonté d’une croix et d’une girouette en forme de coq, en fer forgé.

Elévation ouest : nef et sacristie

Mur gouttereau, sans enduit. La partie droite correspondant à la nef est aveugle.

La partie en saillie correspondant à la sacristie, du quatrième contrefort jusqu’à l’angle nord, est aveugle côté ouest, mais percée d’une fenêtre rectangulaire sur son élévation sud, près de l’angle rentrant.

Couvertures

Le toit de l’édifice est couvert de tuile ronde locale, à double rang de génoise sur chacun des quatre côtés. Il est à longs pans au-dessus de l’église et se prolonge en appentis du côté ouest, sur le quart nord, au-dessus de la sacristie. La charpente, non accessible, n’a pas été vue.

Les contreforts, à couvrement taluté, sont également couverts de tuile ronde.

Le fronton du clocher-arcade est couvert de tôle plate.

Distribution intérieure

Nef

La voûte et les murs sont recouverts d’un enduit au ciment et d’un badigeon : blanc pour la voûte et pour les murs (est, sud et ouest) ; écru pour l’ensemble des pilastres et pour deux niches creusées respectivement dans les murs ouest et est de la troisième travée.

Le mur ouest est aveugle.

Un oculus, à large ébrasement intérieur, est percé dans le mur sud, au-dessus de la porte d’entrée (au niveau de la tribune) et orné d’un vitrail à décor stylisé (cf. liste mobilier).

Une fenêtre rectangulaire légèrement arrondie en partie supérieure, à large ébrasement intérieur, très incliné en partie basse, est percée dans le mur est de la deuxième travée. Elle est ornée d’un vitrail, à motifs géométriques (cf. liste mobilier).

Deux niches en plein-cintre voûtées en cul-de-four sont creusées respectivement dans les murs ouest et est de la troisième travée. Celle du côté ouest, vide, comporte un encadrement mouluré, en plâtre, surmonté d’une tête d’ange en relief. Celle du côté est abrite une statue (cf. liste mobilier).

Le sol est en carrelage (grès ?). Pour l’allée centrale des deux premières travées : grands carreaux de 40 cm de côté , rose saumon, posés en diagonale et bordés de chaque côté par un rang de carreaux plus petits (30 cm de côté) de couleur écrue ; de part et d’autre de cette allée centrale, carreaux de 30 cm de côté aussi, rose plus foncé ; même couleur pour les carreaux des plinthes ; pour l’ensemble de la troisième travée, mêmes carreaux rose foncé, mais avec deux petites estrades, une de chaque côté sous les autels latéraux, et une grande rosace, en carrelage, au centre (rose saumon et noir sur fond écru, dans cinq cercles concentriques alternativement rose et noir-écru).

La première travée comporte une tribune en maçonnerie, recouverte d’un enduit au ciment et d’un badigeon blanc. Son sol est carrelé comme celui des deux premières travées de la nef (carreaux rose foncé de 30 cm de côté). Sa balustrade est en fer forgé, à balustres tournés peints en vert foncé et main-courante dorée. L’escalier d’accès, à vis, situé dans l’angle sud-est de la nef, est en ciment teinté écru dans la masse (?), avec une rampe de facture identique à celle de la balustrade.

Chœur

La voûte et les murs sont recouverts d’un enduit au ciment et d’un badigeon : blanc pour la voûte et les murs est et ouest, et écru pour le mur nord.

Une fenêtre rectangulaire légèrement arrondie en partie supérieure, à large ébrasement intérieur, très incliné en partie basse, est percée dans le mur est. Elle est ornée d’un vitrail à motifs géométriques (cf. liste mobilier).

Le mur nord est aveugle.

Une porte percée dans le mur ouest donne accès à la sacristie.

Le sol est en carrelage (grès ?) : carreaux rose foncé de 30 cm de côté.

Sacristie

Le plafond est lambrissé. Les murs sont recouverts d’un enduit au ciment et d’un badigeon blanc.

Une fenêtre rectangulaire est percée au centre du mur sud. Les murs ouest et nord sont aveugles.

La port d’entrée rectangulaire, légèrement arrondie en partie supérieure, est située du côté est près de l’angle sud. Son huisserie est en bois.

Le sol est en carrelage (grès ?) : carreaux beige-rosé de 30 cm de côté ; même couleur pour les carreaux des plinthes.

Vocables Saint-Michel
Parties constituantes non étudiées cimetière
Dénominations chapelle, église paroissiale
Aire d'étude et canton Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Castellane
Adresse Commune : Demandolx
Cadastre : 1983 C 1401 ; 1983 C 2095, 2097

Le vocable Saint-Michel évoque une fondation médiévale, mais on ne possède pas de mention de la chapelle avant 1697 et l'édifice ne semble pas être antérieur au début du 16e siècle. En 1708, sa voûte est fissurée et décrépie, son toit en très mauvais état. Sur la réclamation des habitants (hameaux des Coulets et des Raybauds principalement), l'official de Senez oblige en 1739 le prieur et le curé de Demandolx à ériger la chapelle en succursale de la paroisse et à la faire desservir par un prêtre secondaire. En 1745 l'évêque la trouve trop petite et ordonne de l'agrandir au moyen de deux chapelles latérales, ce qui ne sera jamais fait, même après que la paroisse y soit tranférée, entre 1819 et 1842. En 1872, la réfection du clocher a donné lieu à lieu à un conflit entre la commune et l'agent-voyer Caire, auteur des plans et conducteur des travaux, convaincu de malfaçon.

Période(s) Principale : 16e siècle , (?)
Principale : Temps modernes
Secondaire : 3e quart 19e siècle
Dates 1872, daté par source
Auteur(s) Auteur : Caire
Caire

Agent-voyer à Castellane. Actif dans l'arrondissement de Castellane de 1857 à 1902 : projets de construction d'églises paroissiales (Demandolx, Allos-Bouchier, Saint-Pierre) et d'écoles primaires (Angles, Villars-Brandis).


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L'édifice est constitué d'une nef de trois travées voûtée d'arêtes et d'une abside carrée voûtée en berceau plein-cintre, ainsi que d'une sacristie de plan rectangulaire couverte de lambris. Le toit à longs pans de l'église et le toit en appentis de la sacristie, à double rang de génoise sur chaque côté, sont couverts de tuile creuse. Le fronton du clocher-mur est couvert de tôle plate. Seule l'élévation sud porte un enduit. Le cimetière, de plan rectangulaire, agrandi à l'ouest, est attenant à l'élévation ouest de l'église.

Murs calcaire
enduit partiel
moellon
Toit tuile creuse mécanique, fer en couverture
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Couvrements voûte d'arêtes
voûte en berceau plein-cintre
lambris de couvrement
Élévations extérieures élévation ordonnancée sans travées
Couvertures toit à longs pans
appentis
Statut de la propriété propriété de la commune, []

Références documentaires

Documents d'archives
  • Procès-verbaux de visites pastorales, évêché de Digne, doyennés de Castellane, Colmars, Digne et Entrevaux, 1840 - 1879. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 V 87

    Visite pastorale du 25 avril 1858.
  • Procès-verbaux de visites pastorales, évêché de Digne, 1884 - 1891. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 V 93

    Visites pastorales des 18 septembre 1884 et 8 mai 1890.
  • Extrait du registre des délibérations du conseil municipal de la commune de Demandolx : clocher de l'église, 21 janvier 1872. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 1 O 152

    Le 21 janvier 1872, le conseil municipal "... donne connaissance d'un rapport fait sur l'état du clocher de l'église paroissiale dite de St Michel, par le sieur Guiraud, maître maçon à Castellane ...". Selon ce dernier, la chute du clocher est imminente car de mauvaise facture : maçonnerie de tuf peu consistante ; mauvaise pose des pierres de taille entrainant une lézarde et l'infiltration des eaux. Le conseil émet l'avis que la reconstruction du clocher se fasse aux frais de M. Caire agent-voyer d'arrondissement à Castellane, auteur des plans et devis de ce clocher, vérificateur des travaux et qui a toléré l'abus de l'entrepreneur ayant utilisé des mauvais matériaux
  • Direction générale des domaines. Inventaire des biens dépendant de la fabrique paroissiale de Demandolx dressé en exécution de l'art. 3 de la loi du 9 décembre 1905. 1906/03/15. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne : 1 V 65.

    Inventaire descriptif et estimatif des biens contenus dans l'église paroissiale Saint-Michel à Demandolx et de la chapelle de Ville.
  • Direction générale des domaines. Inventaire des biens dépendant de la fabrique paroissiale de Demandolx dressé en exécution de l'art. 3 de la loi du 9 décembre 1905. Supplément d'inventaire. 1907/06/28. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne : 1 V 65.

    Inventaire de l'église de ville : supplément d'inventaire.
Bibliographie
  • Collier Raymond. Une commune type de Haute-Provence, Demandolx. - Digne : Raymond Collier, 1982, 232 p.

    p. 99, 101, 107, 112-113, 116, 117, 120
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