Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

chapelle Saint-Barnabé

Dossier IA04000186 réalisé en 2004

Fiche

Vocables Saint-Barnabé
Parties constituantes non étudiées monument
Dénominations chapelle
Aire d'étude et canton Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Castellane
Adresse Commune : Soleilhas
Lieu-dit : Saint-Barnabé
Cadastre : 1987 A 147 ; 1834 A 343

Edifice dédié au saint patron de la paroisse de Soleilhas, probablement construit au 13e siècle sur le col qui sépare la vallée du Verdon de celle de l'Estéron. Les procès-verbaux des visites pastorales de 1708 et de 1722 le signalent en bon état après quelques réparations effectuées au toit et aux murs. Il a fait l'objet de menus remaniements à l'époque moderne (réfection de la porte, lambris de couvrement en bâtière) et d'une restauration au 20e siècle (réfection du toit, creusement d'un large drain contre les élévations nord et ouest jadis partiellement enterrées, pose d'un enduit au ciment gris sur les élévations intérieures de la nef et d'un sol en béton).

Période(s) Principale : Milieu du Moyen Age
Secondaire : 1er siècle
Auteur(s) Auteur : ,

Edifice de plan allongé, composé d'une abside en demi-cercle allongé et d'une petite nef rectangulaire. Les élévations extérieures sont parementées en moellons équarris et assisés de calcaire marneux gris très clair, sauf les parties basses des murs nord et ouest refaites en blocage de moellons bruts du même matériau. Sur l'élévation ouest, couronnée d'un larmier en charpente, le parement porte la trace d'une large reprise autour d'une fenêtre en fente aux piédroits en moellons équarris entre un linteau et un appui monolithes. Au sud apparaissent trois ancres de tirant, une en bois verticale et deux en ferronnerie en X. L'encadrement de la porte en arc segmentaire, en pierre de taille rejointoyé et entouré d'un cadre surmonté d'une croix en ciment, n'est pas cohérent avec le parement, contrairement à celui de la fenêtre en fente, formé de quatre monolithes et d'un petit bloc complémentaire. Le cul-de-four de l'abside ouvre sur la nef par un arc sans décor. Il est entièrement revêtu, comme les murs, d'un enduit au mortier où l'on distingue, sous le badigeon bleu, les traces d'un ancien décor peint en ocre jaune et rouge. Sur un sol en béton surélevé d'une marche, un autel cubique en maçonnerie, adossé au fond, occupe presque tout l'espace. Les élévations intérieures de la nef sont entièrement enduites au ciment gris, son couvrement formé d'un lambris en bâtière reposant sur une ferme unique à poinçon court. Deux tirants métalliques et un troisième en bois relient les têtes des murs gouttereaux. Un pavement en cailloux noyés dans le mortier couvre le sol. Les deux fenêtres ont une embrasure ébrasée, avec un plafond droit et un appui incliné, le tout façonné au mortier. Dans l'embrasure segmentaire de la porte, elle aussi ébrasée, du côté est, a été creusée une cavité servant de bénitier. Les tuiles creuses du toit de l'abside, que surmonte une croix en fer forgé, reposent directement sur l'extrados de la voûte, celles de la nef sur des plaques de fibro-ciment ondulées.

Murs calcaire
moyen appareil
moellon
Toit tuile creuse
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Couvrements cul-de-four
Couvertures toit à longs pans
Techniques peinture
ferronnerie
Représentations étoile croix fleuron
Précision représentations

Le badigeon bleu du cul-de-four de l'abside est décoré d'un semis d'étoiles dorées. Le toit de l'abside est surmonté d'une croix fleuronnée en fer forgé.

Edifice roman. Le monolithe en pierre de taille qui sert de table d'autel, creusé en cuvette et gravé d'une inscription en lettres capitales, est un monument en remploi qui a été identifié comme une stèle funéraire du début du 1er siècle, dédiée à Severus, fils de Sextius, et à Surinus, fils d'Isurius, par Vintinus (non étudié).

Statut de la propriété propriété de la commune, []
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • Procès-verbaux de visites pastorales, évêché de Senez, 1708-1723. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 G 18.

    1708, p. 170-181 ; 1722, p. 588-595
Bibliographie
  • Cartulaire de l'abbaye de Lérins, éd. Henri Moris et Edmond Blanc. - Paris, H. Champion, 1883, 2 vol

    § 186.
  • BARATIER, Edouard. Enquêtes sur les droits et revenus de Charles Ier d'Anjou en Provence (1252 et 1278). Paris, Bibliothèque Nationale, 1969, 562 p., ill.

    § 201, 211, 825, 827, 828.
  • BERARD, Géraldine. Carte archéologique de la Gaule. Les Alpes de Haute-Provence 04, dir. Michel Provost, Paris : Académie des Inscriptions et Belles Lettres, Ministère de la Culture, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, avec l'Association pour les Fouilles Archéologiques Nationales, 1997.

    p.476-477
  • CLOUZOT, Etienne. Pouillés des provinces d'Aix, d'Arles et d'Embrun. Diocèse de Senez. Paris : imprimerie nationale, 1923.

    p. 290, 292, 294.
  • ISNARD, Marie Zéphirin. Etat documentaire et féodal de la Haute-Provence. Digne : imprimerie Vial, 1913, 496 p.

    p. 447-449.
  • VENTURINI, Alain. Episcopatus et bajulia. Note sur l'évolution des circonscriptions administratives comtales au XIIIe siècle : le cas de la Provence orientale. Dans : Territoires, seigneuries, communes. Les limites des territoires en Provence. Actes des 3èmes journées d’histoire de l’espace provençal, Mouans-Sartoux, 19, 20 avril 1986. Mouans-Sartoux : Publication du Centre Régional de Documentation Occitane, 1987, p 61-140.

    p. 131.
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Sauze Elisabeth - Poulin Yvan