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chapelle Notre-Dame-du-Roc

Dossier IA04001169 réalisé en 2008

Fiche

Œuvres contenues

HISTORIQUE :

Selon les historiens, la chapelle Notre-Dame-du-Roc remonterait à l’origine, tantôt au 9e siècle (Ferraud), tantôt au 11e siècle (Thirion). Elle aurait été en tous cas associée au château d’Aldebert Ier , sur la plateforme du rocher et aurait été réservée à l’usage du baron et des habitants du château fort, le service religieux étant fait par un moine de Saint-Victor.

On ne sait, si en 1483, lorsque le roi Louis XI décréta la démolition du château, l’église fut maintenue ou si elle fut alors détruite pour la première fois. Laurensi et Ferraud affirment que la chapelle fut conservée et érigée en bénéfice au titre de commende, tandis que Jacques Thirion émet l’hypothèse de sa destruction.

Le 3 janvier 1663, on fonda dans l’ancienne église Notre-Dame-du-Roc, le couvent des pères de la Merci. Selon le prieur Laurensi (1775), « le père Prat, religieux de cet ordre, prit possession, cette même année, de cette église et du Monastère qui avait été bâtie auprès de l’ancien ermitage qui en faisait partie. » Dès 1672, ces religieux se sentant trop isolés, firent construire leur nouvelle habitation plus bas, sur les remparts de la ville.

Selon Laurensi toujours, la chapelle aurait été rebâtie sous sa première forme en 1590, après les dévastations occasionnées par les Hugenots. Il précise que ceux qui « travaillèrent à sa démolition, laissèrent subsister une partie de la coquille (l’abside) et presque toute la muraille méridionale. » D’après Laurensi, la nouvelle église, construite moins solidement que la précédente ne résista cependant pas plus d’un siècle et retomba en ruine en 1703.

Sa reconstruction fut décidée aussitôt. Mais, nous précise Laurensi : « afin de le (temple) rendre plus solide, on crut qu’il fallait le réduire et retrancher absolument toute la coquille. » C’est Joseph Feraud, membre d’une lignée d’architectes connus de Castellane, qui était chargé de la reconstruction. L’abbé Ferraud (1879), prétend qu’on réduisit l’église d’un tiers.

Un prix-fait du 22 octobre 1775, passé entre le prieur Laurensi et les maîtres maçons François Audibert et Gaspard Chauvin, atteste des travaux effectués : il s’agit essentiellement de travaux de réparations de l’ancienne tour ou coquille (relèvement des murailles), de travaux dans la sacristie et de travaux de couverture.

Jacques Thirion prétend, sans citer de sources, que la chapelle fut rebâtie une fois de plus en 1861.

Un projet pour un nouveau campanile, datant de 1866, n’a semble-t-il pas abouti. Le campanile existant encore aujourd’hui n’a en effet pas la même forme que celui figurant sur ces dessins. D’autre part, la statue de la Vierge surmontant le campanile actuel, date de 1870 et un ex-voto sous forme de tableau, conservé à l’intérieur de l’église et daté de 1870, montre une scène de procession, dans laquelle la chapelle est encore représentée sans campanile.

La façade occidentale a dû être remaniée à la même époque.

En 1880, la foudre s’abat sur la chapelle, mais il semble que les seuls dégâts causés consistent en un vitrail brisé.

La visite pastorale effectuée en octobre 1892, précise que la sacristie a été réparée depuis la dernière visite (cette dernière n’a pas été retrouvée, mais elle est forcément postérieure à 1833), que la crypte a été construite et que l’intérieur de la chapelle a été décoré. Deux cartes postales datées, permettent de situer la construction de l’auvent accolé à la sacristie du côté ouest, ainsi que l’appentis dont il ne subsiste aujourd’hui que des ruines, entre les années 1908 et 1910.

DESCRIPTION :

Implantation :

La chapelle Notre-Dame-du-Roc est située sur une plate-forme rocheuse à légère déclivité, à l’est de la ville et à 903 m d’altitude, non loin des ruines de Petra Castellana. On y accède par deux chemins, l’un partant de l’entrée de la ville en venant de Senez ou de Saint-André-les-Alpes et qui longe les remparts de la ville ; l’autre, qui part depuis l’église du Sacré Cœur.

Extérieur :

La chapelle présente un plan allongé et se compose d’une nef unique à trois travées s’achevant par une abside. La nef est flanquée, côté sud, d’une sacristie à laquelle est accolé un auvent du côté ouest, et un mur – seul reste d’un appentis-, du côté est. Elle est couverte par un toit à long pans couvert de tuiles creuses mécaniques avec double génoise, une seule rangée sur l’abside.

Seule la façade sud conserve trace d’un bel appareil en pierre de taille calcaire remontant probablement au 12ème ou au 13ème siècle. Comme à Saint-André-du-Roc, ce mur était monté en moyen appareil à joints très minces avec un effet de polychromie, situé ici, autour des deux baies en plein cintre qui possèdent chacune un arc de décharge. Cet effet est obtenu grâce à l’utilisation de pierres en tuf, alternant avec du calcaire gris. A deux endroits, l’appareil est creusé, comme si une structure venait autrefois s’appuyer contre le mur, ou comme si une ouverture avait été bouchée. Ces manques dessinent un arc en plein cintre, dans la partie basse. Au-dessus des baies, le mur porte la trace de reprises probablement dues à une surélévation : l’appareil y est de qualité nettement inférieure et s’achève par du moellon en partie haute. L’élévation sud était percée d’une troisième baie en plein cintre, plus étroite que les précédentes, encore visible aujourd’hui dans les combles de la sacristie. Elle ne possède pas de décor polychrome. La sacristie, sans doute postérieure, est en moellons recouverts d’un enduit au ciment. Trois baies rectangulaires sont percées dans le mur sud de la sacristie. Le auvent est constitué de deux piliers en moellons avec joints au ciment, sur lesquels prend appui une charpente en bois qui reçoit des tôles ondulées couvertes de tuiles mécaniques.

Sous le auvent, une porte donne accès à la sacristie depuis l’extérieur. L’unique mur de l’appentis encore debout, est également en moellons avec joints au ciment, couvert de tuiles creuses disposées en couvre-joint.

L’abside conserve également un appareillage de belle qualité sur une hauteur de 3 m environ. L’élévation porte ensuite les traces de reprises plus ou moins heureuses : moellons avec joints au ciment, une baie carrée qui a été rebouchée… Le côté sud de l’abside est percé, dans la partie basse d’un oculus, et d’une baie en plein cintre dans la partie haute. Un puits de lumière a également été créé au niveau du toit. Dans l’axe, une porte étroite en arc brisé a été percée dont les piédroits et le linteau reposant sur des consoles moulurées en cavet, sont en pierre de taille en tuf, créant un effet de bichromie.

La façade nord, plus tardive que la façade sud, est homogène : elle est constituée de moellons de pierre calcaire avec joints au ciment. Près de l’abside et à 2m50 environ du sol, se trouve à nouveau une ancienne baie rebouchée. Le long de la façade nord, on peut remarquer au sol, des traces de ce qui fut sans doute une ancienne fondation, l’édifice devant alors être plus large.

La façade ouest a été entièrement remaniée : on y trouve de la pierre de taille calcaire grossièrement équarrie avec joints au ciment jusqu’à une hauteur de 4m10 environ, puis une alternance de rangées de pierre calcaire grise et de pierre en tuf, créant un effet décoratif, sans doute en rappel de la façade sud. Le portail en cintre brisé est en pierre de taille calcaire, avec un tympan plein en ciment et une porte à deux vantaux. Le linteau repose sur des consoles légèrement en relief. On y accède par deux marches. Au-dessus, est percé un oculus. Encore au-dessus, un campanile de section rectangulaire, offre une baie en plein cintre abritant une cloche. Le campanile sert également de base à une statue de Vierge à l’Enfant disposée sur un socle galbé. Sur la base du socle est rivetée une plaque portant une inscription gravée : POSUERUNT ME / COUSTODI CIVITATIS / 1870.

Intérieur :

La nef de trois travées est voûtée d’un berceau fortement brisé qui repose sur des colonnes engagées à chapiteau orné. Elle est soulagée par trois doubleaux de section carrée. L’abside est en léger retrait par rapport à la nef. Elle est couverte d’un cul-de-four ovoïde. Son entrée est marquée par un arc triomphal assez massif retombant sur de gros piliers. L’intérieur de la nef est éclairé par les deux baies du côté sud et par l’oculus percé dans le pignon ouest. Le sol est couvert d’un pavement de carreaux de ciment. Les murs sont peints, imitant de la pierre de taille jusqu’à hauteur des chapiteaux des colonnes. Une frise moulurée horizontale sépare ensuite les murs de la voûte crépie en blanc.

Dans la troisième travée, un petite porte du côté sud, donne accès à la sacristie. Celle-ci est constituée de deux pièces séparées par une cloison dans laquelle est aménagée une porte. La seconde pièce dispose d’une baie rectangulaire et d’un accès à des combles à l’aide d’un escalier droit en charpente. Les combles sont éclairés par deux baies rectangulaires : l’une, située sur sa façade sud ; l’autre située sur la façade nord. La sacristie à proprement parler, est éclairée par une baie rectangulaire. Une seconde ouverture y est aménagée avec un escalier droit en maçonnerie donnant accès en contrebas, à une crypte située en-dessous du chœur. Cette crypte est elle-même éclairée par un oculus percé dans la face sud de l’abside et comporte une porte donnant accès à l’extérieur. Sacristie et crypte sont également pavées de carreaux de ciment.

Vocables Notre-Dame-du-Roc
Dénominations chapelle
Aire d'étude et canton Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Castellane
Adresse Commune : Castellane
Lieu-dit : le Roc
Cadastre : 1826 B 4 ; 2008 AB 577

Selon les historiens, la chapelle Notre-Dame-du-Roc remonterait tantôt au 9e siècle, tantôt au 11e siècle, mais les parties les plus anciennes de la chapelle actuelle dateraient au plus tôt du 12e siècle. Elle aurait été en tout cas associée au château d'Aldebert Ier et aurait été réservée à l'usage du baron et des habitants du château fort, le service religieux étant fait par un moine de l'abbaye Saint-Victor de Marseille. On ne sait, si en 1483, lorsque le roi Louis XI décréta la démolition du château fort, l'église fut maintenue ou si elle fut alors détruite. Certains historiens affirment que la chapelle fut conservée et érigée en bénéfice au titre de commende, tandis que d'autres émettent l'hypothèse de sa destruction. La chapelle aurait été rebâtie en 1590, après les dévastations occasionnées par les Hugenots qui laissèrent subsister une partie de l'abside et presque toute la muraille méridionale. Le 3 janvier 1663, on fonda dans l'église Notre-Dame-du-Roc le couvent des pères de la Merci. Mais dès 1672, ces religieux se sentant trop isolés, firent construire leur nouvelle habitation plus bas, sur les remparts de la ville. La chapelle ne résista cependant pas plus d'un siècle et retomba en ruine en 1703. Sa reconstruction fut décidée. C'est Joseph Feraud, membre d'une lignée d'architectes connus de Castellane, qui était chargé de la reconstruction. Un prix-fait du 22 octobre 1775, passé entre le prieur Laurensi et les maîtres maçons François Audibert et Gaspard Chauvin, atteste des travaux effectués : il s'agit essentiellement de travaux de réparations de l'abside (relèvement des murailles), de travaux dans la sacristie et de travaux de couverture. La chapelle fut rebâtie une fois de plus en 1861. Un projet pour un nouveau clocher, datant de 1866, n'a semble-t-il pas abouti. Le clocher-mur existant encore aujourd'hui n'a en effet pas la même forme que celui figurant sur ces dessins. Deux oeuvres d'art datées de 1870, permettent de penser que le clocher-mur actuel a été réalisé à cette date ou peu après : un tableau conservé à l'intérieur de l'église montrant une scène de procession dans laquelle la chapelle est encore représentée sans clocher (Référence dans la base Palissy : IM04001528) et la statue de la Vierge à l'Enfant surmontant toujours le clocher-mur. La façade occidentale a dû être remaniée à la même époque. Deux cartes postales datées, permettent de situer entre 1908 et 19010, la construction de l'auvent accolé à la sacristie, ainsi que l'appentis, dont il ne subsiste aujourd'hui que des ruines.

Période(s) Principale : 12e siècle
Principale : 13e siècle
Principale : 16e siècle
Principale : 18e siècle
Secondaire : 19e siècle
Secondaire : 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Féraud Joseph,
Joseph Féraud

Membre d'une lignée d'architectes connus de Castellane au 18e siècle.


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architecte, attribution par source
Auteur : Audibert François, maître maçon, attribution par source
Personnalité : Laurensi Joseph,
Joseph Laurensi (1719 - 1808)

Supérieur du séminaire de Senez, puis curé de Soleilhas, enfin prieur-curé de Castellane en 1775.

Meurt à Castelalne en 1808, dans les fonctions de sa cure qu'il avait reprise lors du Concordat de 1801.


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commanditaire, attribution par source
Auteur : Chauvin Gaspard, maître maçon, attribution par source

La chapelle Notre-Dame-du-Roc est située sur une plate-forme rocheuse à légère déclivité, à l'est de la ville et à 903 mètres d'altitude, non loin des ruines du bourg castral de Petra Castellana. Elle présente un plan allongé et se compose d'une nef unique à trois travées s'achevant par une abside. La nef est flanquée, côté sud, d'une sacristie à laquelle est accolé un auvent du côté ouest, et un mur - seul reste d'un appentisdu côté est. Elle est couverte par un toit à long pans couvert de tuiles creuses mécaniques avec double génoise, alors qu'une génoise à une seule rangée souligne l'abside. Seule la façade sud conserve trace d'un bel appareil en pierre de taille calcaire remontant probablement au 12e ou au 13e siècle. Ce mur était monté en moyen appareil à joints très minces avec un effet de polychromie, obtenu grâce à l'utilisation de pierres en tuf, alternant avec du calcaire gris, situé ici autour des deux baies en plein cintre qui possèdent chacune un arc de décharge. A deux endroits, l'appareil présente des manques qui dessinent un arc en plein cintre, dans la partie basse. Au-dessus des baies, le mur porte la trace de reprises probablement dues à une surélévation : l'appareil y est de qualité nettement inférieure et s'achève par du moellon en partie haute. L'élévation sud était percée d'une troisième baie en plein cintre, plus étroite que les précédentes, encore visible aujourd'hui dans les combles de la sacristie. Elle ne possède pas de décor polychrome. La sacristie, sans doute postérieure, est en moellons recouverts d'un enduit au ciment. Trois baies rectangulaires sont percées dans le mur sud de la sacristie. L'auvent est constitué de deux piliers en moellons avec joints au ciment, sur lesquels prend appui une charpente en bois qui reçoit des tôles ondulées couvertes de tuiles creuses. Sous l'auvent, une porte donne accès à la sacristie depuis l'extérieur. L'unique mur de l'appentis encore debout est également en moellons avec joints au ciment, couvert de tuiles creuses disposées en couvre-joint. L'abside conserve également un appareillage en pierre calcaire de belle qualité sur une hauteur de 3 mètres environ. L'élévation porte ensuite les traces de reprises plus ou moins heureuses. Le côté sud de l'abside est percé d'un oculus dans la partie basse et d'une baie en plein cintre dans la partie haute. Un puits de lumière a également été créé au niveau du toit. Dans l'axe, une porte étroite en arc brisé a été percée. Les piédroits et le linteau, reposant sur des consoles moulurées en cavet, sont en pierre de taille (tuf). La façade nord, plus tardive que la façade sud, est homogène : elle est constituée de moellons de pierre calcaire avec joints au ciment. Près de l'abside et à 2,50 mètres environ du sol, se trouve à nouveau une ancienne baie rebouchée. La façade ouest a été entièrement remaniée : on y trouve de la pierre de taille calcaire grossièrement équarrie avec un joint au ciment, puis une alternance de rangées de pierre calcaire grise et de pierre en tuf. Le portail en arc brisé est en pierre de taille calcaire, avec un tympan plein en ciment et une porte à deux vantaux. On y accède par deux marches. Le linteau repose sur des consoles légèrement en relief. Au-dessus du portail est percé un oculus. Encore au-dessus, un clocher-mur de section rectangulaire offre une baie en plein cintre abritant une cloche. Le clocher-mur sert également de base à une statue disposée sur un socle galbé. La nef est voûtée d'un berceau fortement brisé qui repose sur des colonnes engagées à chapiteau orné. Elle est soulagée par trois doubleaux de section carrée. L'abside est en léger retrait par rapport à la nef. Elle est couverte d'un cul-de-four ovoïde. Son entrée est marquée par un arc triomphal assez massif retombant sur de gros piliers. L'intérieur de la nef est éclairé par les deux baies du côté sud et par l'oculus percé dans le pignon ouest. Le sol est couvert d'un pavement de carreaux de ciment. Dans la troi sième travée, un petite porte du côté sud, donne accès à la sacristie. Celle-ci est constituée de deux pièces séparées par une cloison dans laquelle est aménagée une porte. La seconde pièce dispose d'une baie rectangulaire et d'un accès à des combles à l'aide d'un escalier droit en charpente. Les combles sont éclairés par deux baies rectangulaires : l'une, située sur la façade sud ; l'autre située sur la façade nord. La sacristie à proprement parler, est éclairée par une baie rectangulaire. Une seconde ouverture y est aménagée avec un escalier droit en maçonnerie donnant accès en contrebas à une crypte située en-dessous du chœur. Cette crypte est elle-même éclairée par un oculus percé dans la face sud de l'abside et comporte une porte donnant accès à l'extérieur. Sacristie et crypte sont également pavées de carreaux de ciment.

Murs tuf
moyen appareil
moellon
Toit tuile creuse mécanique, tôle ondulée
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Couvrements voûte en berceau brisé
cul-de-four
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
Escaliers escalier intérieur : escalier droit, en charpente
escalier intérieur : escalier droit, en maçonnerie
États conservations remanié
Techniques sculpture
Représentations Vierge à l'Enfant
Précision représentations

Statue de la Vierge à l'Enfant au sommet du clocher-mur.

Mesures l : 1615.0
Statut de la propriété propriété de la commune, []

Annexes

  • Transcription du prix-fait du 22 octobre 1775

    Prix-fait du 22 octobre 1775 concernant des travaux

    AD 04, E dépôt 3961

    L’an mil sept cent septante cinq et le vingt deux du mois d’octobre il a été convenu entre Mr Joseph Laurensi prêtre d’une part et François Audibert et Gaston Chauvin maîtres maçons d’autre part, savoir lesdits Audibert et Chauvin se sont obligés solidairement l’un pour l’autre : 1° de réparer entièrement l’ancienne tour ou coquille du sanctuaire de l’église de Notre-Dame-du-Roc, de relever les murailles à la hauteur de ce qui reste de plus élevé du côté du midi, ou au moins à la hauteur de seize pans, en leur donnant l’épaisseur de deux pans et réparant tout ce qui reste des anciennes pour les rendre de solides en les mettant à niveau tout autour, depuis le coin du midi jusqu’à celui du nord, qui sera formé par un piédroit hors du coin de l’église et bien ajusté à la muraille d’appui, le tout en bonne maçonnerie de plâtre avec de bonnes pierres choisies. 2° de faire au-dessus un plancher soutenu par trois bonnes poutres avec des planches d’un pouce et demi au moins, couvertes de plâtre au-dessus et bien solides. 3° de crépir tout le contenu dans cette partie formant la sacristie de l’église et de la blanchir au pinceau de même que le plancher qui ne sera point plafonné, mais seulement les planches mises de niveau et bien unies avec le plâtre des joints, afin que le tout puisse être peint au pinceau ; les trois poutres seront pourtant bien crépies ou du moins bien équarries et blanchies comme le plancher. 4° à ouvrir les deux portes qui donnent dans l’église et de les […]. 5° à couvrir le dessus de bonnes tuiles de recepte, soutenues par des soliveaux, planches et chevrons qui seront nécessaires pour la charpente, laquelle commencera au niveau du sommet du toit de l’église et descendra à proportion de chaque côté ; et encore d’ouvrir une porte du côté du midi pour y pouvoir entrer de l’ermitage et d’élever le toit de ce côté la jusqu’au-dessus et à niveau de celui dudit ermitage. 6° à mettre en un mot toute cette partie contenue sur la voûte et devant former la sacristie en état de décence ; de fournir tous les matériaux, ferrures et boiseries tant pour la charpente que pour le plancher et de faire tout ce qui […] leur […] à l’exception des sols qui ne feront […] que de nettoyer le mieux possible. Ledit Mr Laurensi s’oblige de leur payer la somme de trois cent livres, savoir […] et le plâtre sera charrié sur le lieu ce que le travail sera commencé, cent livres quand les murailles seront achevées et cent livres qans le tout sera fini. La présente faite en double pour servir en […] besoin et signée tant par ledit Laurensi que par lesdits François Audibert et Gaspard Chauvin.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Prix-fait concernant des travaux à la chapelle Notre-Dame-du-Roc de Castellane. 22 octobre 1775. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : E DEP 3961.

  • Procès-verbaux de visites pastorales, évêché de Senez. 1697-1707. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 G 17.

    Visite du 1er avril 1699.
  • Procès-verbaux de visites pastorales, évêché de Senez, 1745-1753, 1764 à 1768, 1775, 1779 à 1781, 1785 à 1788. Registre tenu successivement par Louis Jacques François de Vocance (évêque de Senez de 1741 à1756), Antoine-Joseph D'Amat de Volx (évêque de Senez de 1757 à 1771), Étienne François Xavier des Michels de Champorcin (évêque de Senez de 1771 à 1773), Jean-Baptiste Charles Marie de Beauvais (évêque de Senez de 1774 à 1783), Sixte-Louis-Constance Ruffo (Roux) de Bonneval (évêque de Senez de 1783 à 1784), Jean-Joseph-Victor de Castellane-Adhémar (évêque de Senez de 1784 à 1788). Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 G 19

    Visite du 22 octobre 1775.
  • Questionnaire sur l'état des paroisses du diocèse de Digne. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 V 75

    Questionnaire du janvier 1833.
  • Inventaires des biens des fabriques des paroisses de l'arrondissement de Castellane dressés en exécution de l'article 3 de la loi du 9 décembre 1905. 1906. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 1 V 65

    25 janvier 1906
Documents figurés
  • [Projet pour la] préparation de la façade de la chapelle Notre-Dame-du-Roc et construction d'un campanile. Plan à l'échelle 0,05 p.m., élévation de la façade principale à l'échelle 0,01 p.m. et profil général à l'échelle 0,001 p.m. / Dessin au crayon, gouache et encre sur papier, non daté [1866]. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : S 1715

  • [Projet pour la] préparation de la façade de la chapelle Notre-Dame-du-Roc et construction d'un campanile. Elévation de la façade principale à l'échelle de 0,01 p.m., coupe de la voûte à construire, coupe sur AB, coupe sur CD, 2e cordon, imposte, corniche, base des piédroits de la porte d'entrée, plan du dessus. / Dessin au crayon, gouache et encre sur papier, non daté [1866]. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : S 1715

  • [Projet pour la] préparation de la façade de la chapelle Notre-Dame-du-Roc et construction d'un campanile. Elévation de la façade principale à l'échelle de 0,01 p.m., coupe de la voûte à construire. Détail. / Dessin au crayon, gouache et encre sur papier, 1er septembre 1866. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : S 1715

  • Castellane. La chapelle du Roc. R.H. / Carte postale, datée du 7 juin 1908 au verso. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 FI 0475

  • Vallée du Verdon. Castellane. La Chapelle de Notre-Dame du Roc, rebâtie en 1703. (Alt. 903m). / Carte postale datée du 25 février 1910.

  • Intérieur de la chapelle du Roc. Le maître-autel, vue d'ensemble. Le 22 août 1914. / Carte postale, Louis Gibert photographe. St-André-les-Alpes. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 2 FI 0478

Bibliographie
  • COLLIER, Raymond. La Haute-Provence monumentale et artistique. Digne: Imprimerie Louis-Jean, 1986, 559 p. : ill.

    p. 136 - 137 : l'auteur donne un bref historique et descriptif de la chapelle.
  • Cru, Jacques. Histoire des gorges du Verdon : du Moyen Age à la Révolution. [Moustiers-Sainte-Marie] : Parc naturel régional du Verdon ; [Aix-en-Provence] : Édisud , 327 p. : ill., 2001.

    Chapitre IX : Histoire et architecture des églises de Castellane, Notre-Dame-du-Plan, Notre-Dame-du-Roc, Saint-André et Saint-Victor, p. 125-136.
  • FERAUD, Jean-Joseph-Maxime. Histoire, géographie et statistique du département des Basses-Alpes. Digne : Vial, 1861, 744 p.

    p. 461 : l'auteur donne un bref historique et descriptif de la chapelle.
  • FERAUD, Jean-Joseph-Maxime. Souvenirs religieux des églises de la Haute-Provence. Digne : Vial, 1879, 346 p.

    L'auteur donne un bref historique et descriptif de la chapelle
  • NOEL, Bernard. Dictionnaire des églises de France. tome II, Centre et Sud-Est, Paris : Robert Laffont, 1966.

    p. II D 57 : Castellane, la chapelle Notre-Dame-du-Roc.
  • RICHAUD, Jérôme. Un éditeur de cantiques : le chanoine Angelin Saurin. Dans : Annales de Haute-Provence, Digne : Vial, n° 294, 2e trimestre 1982.

    p. 144 : l'auteur précise la date à laquelle l'église fut victime de la foudre : "le jeudi 28 août 1880, la foudre tombe sur Notre-Dame-du-Roc vers les neuf heures du matin. Les dégâts se limitent à un vitrail brisé."
  • THIRION, Jacques. Alpes romanes. La Pierre-qui-vire (Yonne) : Impr. des Ateliers de la Pierre-qui-Vire et des Ateliers de l'Abbaye Sainte-Marie, 1980, 434 p.

    p. 49 : l'auteur donne un bref historique ainsi qu'un descriptif de l'église.
  • THIRION, Jacques. Les églises romanes de Castellane. Contribution à une étude de topographie. Dans : Annales de Haute-Provence, n° 294, 1982, p. 149-171.

    p. 173 - 174 : histoire de l'église.
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