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chapelle de Chanoines Réguliers Saint-Pierre

Dossier IA84000218 réalisé en 1968

Fiche

Œuvres contenues

HISTORIQUE

Quoique située à proximité du village, cette chapelle fut jadis le siège d'un prieuré rural, dépendant du chapitre de Saint-Ruf à qui il fut confirmé en 1206. Le prieur résidait au village et il n'y eut sans doute jamais de bâtiment d'habitation auprès de la chapelle. Cette dernière était en bon état en 1345 et possédait un clocher garni de deux cloches. Ruinée faute d'entretien vers la fin du XVIe siècle, elle demeura dans cet état au moins jusqu'au milieu du XVIIe siècle. Restaurée une première fois, elle fut désaffectée et vendue en 1791, puis rachetée au XIXe siècle par le duc de Sabran qui la fit remettre en état et rouvrir au culte.

L'édifice actuel se compose d'une nef et d'un chœur d'un seul tenant, couverts d'un berceau brisé retombant sur un cordon en retour sur le fond du chœur ; un collage, masqué par une colonnette noyée dans la maçonnerie, sépare la nef du chœur. Le chevet plat, tourné vers le nord, est percé d'une petite fenêtre ébrasée. La façade antérieure, surmontée d'un clocher-mur, s'ouvre par une large baie en plein cintre fermée d'une grille en fer forgé.

DESCRIPTION

Façade ouest.Façade ouest.

Situation et composition d'ensemble

Cette chapelle construite sur une éminence formant plateau est rattachée au château d'Ansouis. La façade antérieure sud est tournée vers la butte où se dresse le village. On y accède depuis la route par une grille et après avoir franchi 35 marches encaissées entre deux murs de soutènement qui conduisent au terre-plein maçonné où elle s'élève. Le sol est recouvert de gravier. Devant la chapelle, une terre plantée d'oliviers s'incline vers la place où se trouvent le lavoir et le monument aux morts.

A l'ouest trois pierres tombales de la famille de Sabran.

Matériaux et leur mise en œuvre

Gros œuvre en blocage sur le mur est, trace d'appareil très régulier, baies appareillées. A l'intérieur, pierre de taille, deux parties dans la mise en œuvre de ce matériau : dans la première partie, l'appareil est étagé de bas en haut en grand, moyen et petit appareil, dans la partie du fond précédant la colonnette, l'appareil jusqu'au sommet de la voûte est régulier, de taille moyenne. Le sol a été dallé récemment.

Parti général, plan, coupes et élévations intérieures

Chapelle orientée au nord comprenant un corps de bâtiment unique largement ouvert au sud . De plan rectangulaire (9, 25 X 6 m), à un chevet plat, elle est couverte d'une voûte en berceau brisé. Les murs est et ouest sont aveugles ; la naissance de la voûte est soulignée par un cordon qui épouse le contour de la voûte du chevet. Ce chevet est éclairé par une petite fenêtre en plein cintre très fortement ébrasée vers l'intérieur, collage très apparent marqué de chaque côté par une colonnette engagée surmontée d'une moulure dans la voûte, le cordon mouluré est interrompu par cette colonnette.

Élévations extérieures

- Façade intérieure sud : large baie en plein cintre fermée d'une grille en fer forgé

Clocher arcade.

- Chevet : mur pignon percé d'une fenêtre ébrasée dont le plein cintre est creusé dans le linteau.

- Façades latérales : aveugles, étayées par trois contreforts. Chaînage dans la deuxième travée du mur est. Façade nord.Façade nord.

Comble et couverture

Tuiles creuses.

Genre de chanoines réguliers
Vocables Saint-Pierre
Dénominations chapelle
Aire d'étude et canton Pertuis
Adresse Commune : Ansouis
Lieu-dit : Saint-Pierre
Cadastre : 1934 B 5 ; 1836 B 4

Siège d'un prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Ruf-lès-Avignon, mentionné à partir de 1206. Chapelle abandonnée et ruinée dans la 2e moitié du 16e siècle, restaurée dans la 2e moitié du 17e siècle, désaffectée et vendue comme bien national en 1792, restaurée une 2e fois et rendue au culte au 19e siècle. Le doubleau et la fenêtre du chevet semblent être des vestiges d'un édifice du 13e ou du 14e siècle. Le parement intérieur en pierre de taille et la façade antérieure sont probablement le fruit de la 2e restauration.

Période(s) Principale : 2e moitié 17e siècle
Principale : 19e siècle
Secondaire : limite 13e siècle 14e siècle , (?)
Auteur(s) Auteur : maître d'oeuvre inconnu

Edifice non orienté, composé d'un petit vaisseau voûté en berceau brisé ; l'appareil régulier de la voûte et le cordon qui en souligne la naissance s'interrompent au milieu du volume pour laisser apparaître les amorces d'un doubleau de profil torique retombant sur deux colonnettes engagées ; la façade antérieure, surmontée d'un petit clocher mur s'ouvre par une large baie en plein-cintre fermée par une grille en fer forgé ; sur le mur du chevet, petite fenêtre axiale à linteau ajouré en plein-cintre chanfreiné

Murs molasse
moellon
pierre de taille
Toit tuile creuse
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Couvrements voûte en berceau brisé
Couvertures toit à longs pans
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Etude notariale André Eyrolles, Aix, 13 janvier 1501. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 306 E 427.

  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1582-1583. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1332.

    f° 277 v° - 280 v°.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1620-1621. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1333.

    f° 116 - 123 v°.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1627-1638. 1632. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1334.

    f° 170.
Bibliographie
  • CLOUZOT, Etienne. Pouillés des provinces d'Aix, d'Arles et d'Embrun. Diocèse d'Aix-en-Provence, dir. Maurice Prou, Paris : imprimerie nationale, 1923.

    P. 9, 28, 30, 39, 45.
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