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bourg castral de Soleilhas

Dossier IA04000197 réalisé en 2004

Fiche

Appellations bourg castral de Soleilhas
Parties constituantes non étudiées château fort, église
Dénominations bourg castral
Aire d'étude et canton Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Castellane
Adresse Commune : Soleilhas
Lieu-dit : Saint-Jean
Cadastre : 1987 C 8, 20, 21, 24, 59 ; 1834 C 1516 à 1520

La plus ancienne mention écrite de Soleilhas remonte au premier quart du 13e siècle, mais son nom et son site, qui recouvre peut-être un habitat de l'Age du fer, sont évidemment plus anciens. Le village perché a vécu au moins jusqu'à la fin du Moyen Age. L'enquête sur les droits comtaux de 1278 y atteste la présence d'un château et de fortifications. Le toponyme du lieu perpétue sans doute le souvenir de la première église paroissiale, remplacée ensuite par l'ancienne chapelle Notre-Dame, au pied de la montagne. L'abandon de cet habitat n'est pas mieux connu que ses origines. Le déperchement, achevé avant 1640, a peut-être été progressif, à partir d'un hameau de pied de pente. Les ruines ont servi de carrière de pierre jusqu'au 19e siècle et ont probablement fourni les pierres à bossage remployées dans une chaîne d'angle de l'entrepôt agricole de la Ferraye.

Période(s) Principale : Milieu du Moyen Age
Auteur(s) Auteur : ,

Epaulement à 1354 m d'altitude sur la crête de la ramification septentrionale du Teillon, dominant au nord le col de Saint-Barnabé, où passe la route de Demandolx à Saint-Auban et les anciens chemins de Castellane à Ubraye et à Verraillon, au sud la vallée de l'Estéron élargie en une cuvette assez spacieuse. Les versants très raides, entrecoupés de petits abrupts et recouverts d'une végétation arbustive dense, entourent une plate-forme aménagée et ceinte, du côté de la pente ascendante, à l'ouest, par un large fossé. Il ne reste rien des deux chemins d'accès, l'un à l'est en direction du village actuel, l'autre au nord vers le col de Saint-Barnabé. Les vestiges couvrent toute la plate-forme et le haut de la pente méridionale, où l'on voit encore une série de terrasses soutenues par des murs en pierre sèche. L'alignement des éboulis marque l'emplacement du mur d'enceinte et d'au moins une porte ouverte à l'ouest, vers le fossé. Sur le sommet, deux fragments de mur restés en place, avec leur parement en moellons équarris et assisés, appartenaient probablement au château. Les maisons du village, adossées à la pente et partiellement creusées dans le rocher, étaient aussi construites en moellons, avec des baies en pierre de taille (claveau d'arc) et couvertes de tuiles creuses (nombreux fragments dans les éboulis).

Murs calcaire
pierre de taille
moellon
Toit tuile creuse
Typologies bourg castral de type oppidum
Statut de la propriété propriété de la commune (?), []

Références documentaires

Bibliographie
  • BARATIER, Edouard. Enquêtes sur les droits et revenus de Charles Ier d'Anjou en Provence (1252 et 1278). Paris, Bibliothèque Nationale, 1969, 562 p., ill.

    § 201, 825
  • BARATIER, Edouard. La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècle. Paris : S.E.V.P.E.N. , 1961, 255 p.

    p. 156-157
  • VENTURINI, Alain. Episcopatus et bajulia. Note sur l'évolution des circonscriptions administratives comtales au XIIIe siècle : le cas de la Provence orientale. Dans : Territoires, seigneuries, communes. Les limites des territoires en Provence. Actes des 3èmes journées d’histoire de l’espace provençal, Mouans-Sartoux, 19, 20 avril 1986. Mouans-Sartoux : Publication du Centre Régional de Documentation Occitane, 1987, p 61-140.

    p. 131
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