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auberge, ferme

Dossier IA84000063 réalisé en 1970

Fiche

HISTORIQUE

Négréoux, quartier rural du terroir de Beaumont, doit son nom à une ancienne famille de la noblesse locale, les Négrel. En effet, parmi les nobles, habitants de Beaumont, qui prêtent hommage au roi Charles Ier en 1270, figurent un Rostagnus Negrellus, chevalier, et un Bertrandus Negrellus - probablement son fils 1. En 1290, le clavaire de Forcalquier mentionne dans ses comptes, au chapitre de l'albergue ou comtalage (impôt payé par les nobles), les héritiers du même Rostang Négrel 2. Un document du XVIIe siècle cite, d'autre part, l'hommage prêté au Sénéchal de Provence par Bernard Cornut et sa femme Cécile Négrelle, co-seigneurs de Beaumont, le 3 Mars 1350 3.

Il semble donc que les Négrel aient détenu, aux XIIIe et XIVe siècles, une partie de la seigneurie de Beaumont ; mais il est impossible de dire si le quartier qui a conservé leur nom et qui, probablement, constituait leur domaine propre, formait, dès cette époque, un fief particulier. Quant à l'existence, à Négréoux, d'une habitation et d'une auberge, elle n'est ni infirmée ni confirmée par aucun document, mais reste cependant assez probable, étant donnée l'importance du chemin qui traverse ce quartier - l'une des grandes voies de communication entre haute et basse Provence - et la proximité du bac sur la Durance.

L'auberge ou logis de Négéoux apparaît dans les textes en 1534 seulement, dans le cadastre de Beaumont 4 - mais le cadastre précédent, daté de 1500, n'en fait pas mention, soit que le logis fût alors exempt de taille, comme bien noble, soit qu'il eût été inscrit sur l'un des feuillets qui manquent au début du registre 5

La même année 1534, l'auberge avec ses dépendances (jas, étables et terres) est donnée à rente par son propriétaire, Balthazar Roux (ou Rodulphi), seigneur de Châteauneuf-le-Rouge 6 et de Fuveau 7, à un sabotier originaire de la Motte-du-Caire 8, Guillaume d'Astoin, pour une durée de six ans et moyennant un loyer annuel de 550 florins, trois quintaux de chandelles de suif 9, douze chapons, douze perdrix et douze lapins. Le preneur s'engage à tenir l'auberge et exploiter le domaine, avec l'aide de sa femme et de ses six enfants, et doit verser une caution de mille écus : l'importance des sommes engagées montre que le logis était d'un bon rapport 10.

En 1551, Marguerite Septre, veuve de Louis Roux (fils de Balthazar), vend à Jean-Louis-Nicolas de Bouliers, sieur de Cental et baron de la Tour-d'Aigues, le logis et son domaine, franc de toute prestation, cense ou autre servitude, pour le prix de 2.100 écus d'or 11. Cet achat est destiné, semble-t-il, à arrondir les possessions de Jean-Louis-Nicolas de Bouliers qui a déjà acquis, en 1547, les seigneuries de Beaumont et de Négréoux de leur précédent propriétaire, le sieur Jean d'Arlatan : le fief et le logis de Négréoux, auparavant séparés, se trouvent donc réunis, comme ils durent l'être à l'origine, et le resteront désormais.

L'auberge ne figure pas parmi les biens encadastrés à Beaumont en 1562 12 ni sur les cadastres postérieurs, mais la séparation temporaire du fief et du logis, aux mains de propriétaires différents, a fait naître un doute sur la qualité, noble ou roturière, de ce dernier, ce qui incite la communauté de Beaumont à réclamer l'encadastrement et le paiement des tailles du logis ; d'où il s'ensuit un long procès entre le seigneur et la communauté de Beaumont, qui ne s'achèvera qu'au XVIIe siècle par la défaite de celle-ci 13.

L'état des biens du sieur de Cental, dressé en 1566, énumère, sans les décrire, une maison et un moulin au quartier de Négréoux 14. En 1579, Jean-Louis-Nicolas de Bouliers vend à Jean de Riqueti, seigneur de Mirabeau "la place, terre et seigneurie de Negreaulx avec haute, moyenne et basse, mere et mixte impere juridiction et tous les droits seigneuriaux et domaines, sans aucune réserve...". En 1585, les experts commis par la Communauté de Beaumont procèdent à l'allivrement des biens du sieur Riqueti, dans l'espoir, d'ailleurs vain, de lui faire payer la taille : le " ...logis de Negreaux, maisons, estables, four, cours, gallinier et aultres bastimans assis au terroir dudict Beaumont, au quartier des Negreaux, confrontant le grand chemin allant d'Aix à Manosque..." est estimé 800 florins cadastraux et "...une aultre ostellerye, que feust de feu Jacques Phillol, avec aultres bastiments situés aquy pres et proche dudict bastiment audiquartier, confrontant le grand chemin... heu esgard que y a partye dudict bastiment demolleu et descovert..." est réduite de 150 à 50 florins ; enfin, le reste du domaine, jas, aires, vignes, prés et terres contigus au logis est évalué 575 florins 15.

La seigneurie de Négréoux échoit, par la suite, au fils cadet de Jean de Riqueti, Antoine, tandis que le fils ainé, Honoré, hérite des seigneuries de Mirabeau et de Beaumont. A la suite du procès engagé, en 1584, entre les deux frères et Antoine de Bouliers, vicomte de Reillanne, au sujet de l'héritage de Jean-Louis-Nicolas de Bouliers, et terminé par la transaction du 13 Juillet 1624, les Riqueti sont contraints d'abandonner Beaumont, mais gardent Négréoux, considéré comme indépendant 16. A la mort d'Antoine de Riqueti, le fief revient à son neveu Thomas ; en 1698, il appartient à la sœur de ce dernier, Jeanne de Riquetidame de Châteauneuf 17. A cette date, le tenancier du logis n'est pas le rentier, à qui la propriétaire l'a confié moyennant le paiement d'une rente annuelle, mais un sous-rentier, nommé Antoine Meiran, qui a pour personnel son fils, marié et père de deux enfants, sa fille et cinq valets 18.

La documentation fait défaut pour toute la durée du XVIIIe siècle. Sans doute le logis continua-t-il de prospérer ; la carte de Cassini l'indique (19). Confisqué pendant la révolution, il est vendu comme bien d'émigré le 1er vendémiaire an III (22 septembre 1794) 19.

Il semble bien que l'hôtellerie ait continué de fonctionner pendant au moins une partie du XIXe siècle, mais on ignore à quelle date elle a été abandonnée au profit de l'exploitation agricole, qui seule subsiste aujourd'hui.

DESCRIPTION

Situation et composition d'ensemble

L'ancienne auberge de Négréoux est située au bord de la R.N. 96, sur la rive droite de la Durance à 9 km en amont du pont de Mirabeau. Sa présence en ce lieu s'explique par le fait que l'ancien tracé de la route escaladait, au sud-ouest, les hauteurs de Saint-Eucher ; la raideur de la pente nécessitait un changement d'attelage de part et d'autre de cet obstacle ; ainsi trouvait-on de l'autre côté plusieurs autres auberges-relais, dont la plus importante était le Grand Logis (cf. IA84000139). L'importance de ces auberges s'expliquait aussi par la proximité du bac de Mirabeau : les aléas de la traversée de la Durance rendaient nécessaires des lieux d'hébergement pour les voyageurs et leurs attelages.

A Négréoux, l'importance des bâtiments tient également à ce qu'une exploitation agricole a existé dès l'origine, concurremment aux activités hôtelières pour cultiver les terres gagnées par irrigation sur les alluvions de la Durance (les "iscles").

Les bâtiments sont construits de part et d'autre de la route nationale sur laquelle donnent directement tous les accès principaux :

-sur le côté ouest, le corps de bâtiment principal (A), flanqué à droite d'une aile contenant les communs (B et C) ; sur sa gauche, une cave (E) creusée dans le safre s'ouvre sous le massif de l'escalier ;

- sur le côté est, grande remise (D) à laquelle un hangar récent a été accolé.

Les corps de bâtiment occidentaux sont édifiés contre le coteau qui a été entaillé pour asseoir leurs assises ; cette disposition entraîne une dissymétrie entre les faces antérieure et postérieure, celle-ci donnant à hauteur du deuxième étage sur un chemin à flanc de coteau qui contourne les bâtiments à cinq mètres au-dessus du niveau de la route.

Matériaux

L'édifice est construit avec des matériaux locaux :

- calcaire coquillier utilisé en moellons bruts noyés dans un mortier ; seules les baies et les chaînes d'angle sont appareillées.

- galets de la Durance : ce matériau est mêlé au premier dans l'ensemble du gros-œuvre ; mais certaines parties des bâtiments en sont exclusivement constituées (l'appareil des baies et des chaînes d'angle excepté) : ainsi,dans le bâtiment principal, la moitié sud de la cave Aj ainsi que les murs de la remise D.

Plan et coupe

Corps de bâtiment principal (A) :

Construction à deux étages, de plan rectangulaire double en profondeur : un mur de refend le divise longitudinalement en deux parties dont les sols ne sont pas de niveau.

- La partie antérieure est divisée transversalement par deux murs de refend (entre la salle Ab et le vestibule Aa ; entre la cuisine Ac et le vestibule Ad) ; des cloisons complètent le compartimentage.

L'accès principal du rez-de-chaussée se fait par la façade antérieure (vestibule Aa) ; une porte secondaire percée dans la façade latérale dessert la pièce Ab. Les étages sont desservis par les deux escaliers des vestibules (Aa et Ad). Cette partie du bâtiment contient les pièces d'habitation.

- La partie postérieure ne comporte pas de refends transversaux. On distingue, à peu près dans l'axe du bâtiment, un changement de structure :

- au rez-de-chaussée, l'appareil des murs et de la voûte est en galets pour la moitié gauche, en blocage pour la moitié droite

- au premier étage, la moitié gauche est plafonnée, la moitié droite est voûtée en plein-cintre (blocage).

On accède au rez-de-chaussée à partir du vestibule Aa.

Les étages ont leurs accès indépendants du logis : le premier est desservi par l'escalier extérieur sud ; le second par le chemin sur la façade postérieure.

Cette partie du bâtiment contenait des dépendances ; elle est aujourd'hui désaffectée.

Aile (B et C)

Ces deux corps de bâtiment constituent des adjonctions successives (collage des murs de B sur la face latérale de A, de C sur B).

- Le corps de bâtiment B est de plan rectangulaire allongé, simple en profondeur, divisé transversalement par trois murs de refend ; il comporte un rez-de-chaussée de plain-pied et un demi-étage sous comble.

Les quatre salles du rez-de-chaussée s'ouvrent directement sur la route par des portes cochères. On accède à l'étage par un escalier aménagé dans l'angle nord-est de la salle Bc ; il possède un autre accès sur la façade antérieure, de plain-pied sur le chemin.

- Le corps de bâtiment C est lui aussi de plan rectangulaire mais présente son petit côté à la route. Il est constitué, comme le précédent, d'un rez-de-chaussée et d'un demi-étage, mais de moindre hauteur. L'étage n'a qu'un accès, sur la façade postérieure.

Cette aile contient l'écurie et les locaux de l 'exploitation agricole.

Cave (E)

De plan rectangulaire, elle est entièrement creusée dans le safre. Seule sa façade est maçonnée : elle est constituée par un massif épais qui soutient l'escalier extérieur. Son plafond présente la forme d'un berceau longitudinal irrégulier ; le sol est pente d'est en ouest (dénivelée : 1, 50 m ; hauteur sous voûte : 2, 10 m à l'est, 3, 30 m à l'ouest).

Remise (D)

Grand volume sous comble, de plan rectangulaire allongé, s'ouvrant à chaque extrémité par une porte cochère (une porte, murée, s'ouvrait dans la façade occidentale ; la surélévation de la chaussée l'a enterrée jusqu'à mi-hauteur).

Élévations extérieures

Corps de bâtiment principal (A)

- Façade antérieure : élévation à trois niveaux.

Les deux niveaux supérieurs présentent une ordonnance de cinq travées de fenêtres : baies à linteau en arc en segment au deuxième niveau,

baies rectangulaires au troisième niveau.

Le niveau inférieur ne respecte pas cette ordonnance : seule la fenêtre de la salle Ab est dans l'alignement des fenêtres supérieures ; les autres baies sont en outre de dimensions et d'appareil variés.

L'ordonnance des deuxième et troisième niveaux comporte en outre des irrégularités :

- les trumeaux n'ont pas tous la même largeur ; le troisième niveau comporte une baie supplémentaire près de l'angle sud : une fenêtre de forme et de dimension analogues à celles de ce niveau, mais non appareillée : c'est l'ouverture d'un pigeonnier, garnie d'une claustra ;

- au deuxième niveau, dans le trumeau entre les quatrième et cinquième travées, petite fenêtre rectangulaire murée.

Cette façade est visiblement le résultat de plusieurs campagnes de construction. Mais l'appareil de blocage ne révèle aucun collage évident.

L'angle sud est renforcé par une "ancoule" appareillée.

- Façade postérieure : élévation à deux niveaux

- au ras du sol, petites fenêtres rectangulaires éclairant le premier étage ;

- au second niveau, fenêtres rectangulaires à tablette d'appui moulurée (la fenêtre sud est plus basse que les deux autres) et porte en plein cintre du deuxième étage.

Appareil de blocage pour la partie nord, de galets pour la partie sud, recouvert d'un crépi.

- Façade latérale droite :

- façade en pignon, recouverte de crépi ;

- seules les deux fenêtres près de l'angle ouest sont disposées en travée : elles sont analogues, par leur forme et leur appareil, à celles de la façade postérieure.

Aile (B). Façade antérieure

Élévation à deux niveaux :

- au premier niveau, quatre portes cochères ;

- au deuxième niveau, quatre petites fenêtres.

Il n'y a pas d' ordonnance : - les fenêtres du deuxième niveau ne sont pas toutes dans l'axe des portes ;

- les portes cochères sont de forme et de dimensions différentes : les trois premières sont en anse de panier, la quatrième est appareillée en plate- bande.

La porte de la première travée (écurie Ba) est datée "1774" sur la clé.

L'appareil est recouvert d 'un crépi.

Combles et couvertures

Toutes les toitures sont à deux versants et couvertes en tuiles creuses.

Corps de bâtiment principal (A)

Charpente sans ferme :

- le mur de refend longitudinal porte le faîtage ;

- le versant antérieur repose sur les pannes dont les extrémités sont engagées dans les refends latéraux ;

- le versant postérieur est supporté par des arbalétriers.

L'égout des versants est soutenu par une génoise : - à trois rangs de tuiles au- dessus de la façade antérieure ;

- à deux rangs de tuiles reposant sur une rangée de mallons, au-dessus de la façade postérieure.

Aile (B et C)

Comble non étudié.

Remise (D)

Toiture portée par quatre fermes.

L'égout des versants est soutenu par une génoise à un rang de tuiles.

Distribution intérieure

- Corps de bâtiment principal (A)

Rez-de-chaussée

Les pièces en façade sont disposées en enfilade :

Aa : Vestibule commandant la distribution du rez-de-chaussée, et, par son escalier, des étages.

- Plafond de plâtre sur trois poutres

- Murs enduits

- Sol : carrelage moderne.

Escalier tournant suspendu en bois et plâtre avec rampe de fer. La marche de départ est en pierre ; les autres à nez de bois et giron mallonné.

Ab : Ancienne salle-à-manger (désaffectée)

- Plafond de plâtre sur deux poutres

- Murs enduits

- Sol : plancher

- Cheminée de plâtre contre le mur ouest.

Ac Cuisine

- Plafond de plâtre sur trois poutres

- Murs enduits

- Sol : carrelage moderne

- Grande cheminée de plâtre contre le mur de refend

- Évier dans l'angle sud-est.

Vestibule

Au fond, escalier de plâtre à moitié tournante constituant un accès secondaire aux étages. Trois petites pièces séparées par des cloisons s'ouvrent sur la droite :

Ae saloir (autrefois en communication avec la cave Ah)

Af resserre

Ag couloir donnant accès à l'écurie (Ba).

Ah : Cave à vin (désaffectée). Elle occupe toute la longueur du corps de bâtiment. Voûte en arc en segment. Sol de terre battue. L'extrémité sud est cloisonnée pour former une cuve à vin (Aj) que l 'on soutirait de la cave.

Premier étage

- La partie antérieure est cloisonnée en chambres avec plafond aux solives apparentes (AOcm x 10 cm) et sol mallonné (24 cm x 12 cm). La plupart sont aujourd'hui inoccupées.

- La partie postérieure est occupée par une grande pièce d'un seul tenant (Ak) ; c'est l'ancien pressoir. Cette pièce est voûtée dans sa moitié nord, plafonnée dans sa moitié sud. Sol : extrados de la voûte de la cave recouvert de terre battue.

- Dans l'angle sud-est, à droite de la porte, fouloir : cuve de maçonnerie ; un orifice percé au fond la mettait en communication avec la cuve à vin située au-dessus.

Deuxième étage

- Dans la partie antérieure, pièces sous comble, le revers du toit présentant un voligeage de mallons. Sol : mallons (18 cm x 18 cm).

Ces pièces, qui pouvaient servir de chambres, sont actuellement inoccupées.

- Dans la partie postérieure, anciennes magnaneries ; pièce sous comble, le revers du toit présentant également un voligeage de mallons. Murs enduits avec trous de fixation des châssis. Sol : mallons (18 cm x 18 cm).

- Aile (B et C)

- Rez-de- chaussée

Ba : Ecuri

- Plafond moderne (briques sur poutrelles métalliques)

- Murs enduits

- Sol : calade

- Le long des murs latéraux, mangeoires cimentées surmontées de râteliers.

Bb : Pièce réaménagée (garage)

- Plafond : briques

- Sol : ciment.

Bc : Bergerie (désaffectée : remise)

- Plafond de planches enduites porté par deux murs transversaux percés chacun de deux arcs appareillés en plein-cintre ; les piliers centraux reposent sur une base cubique appareillée.

- Murs enduits à la chaux

- Sol : terre battue

- Contre les murs latéraux et le mur du fond, mangeoires taillée : dans des blocs de safre sur des murets de galets, surmontées de trateliers.

Bd : Volume non étudié.

C : Remise

- Plafond de planches

- Sol : terre battue.

- : fenil.

- Remise (D)

Sans doute ancien garage à voitures, ce qui expliquerait la présence d'une porte cochère à chaque extrémité. Actuellement, remise. Dans l'angle sud-est, un cochonnier a été aménagé.

- Cave (E)

Cave à vin, encore en service.

NOTE DE SYNTHÈSE

Les bâtiments, tels qu'ils nous sont parvenus, sont le résultat d'agrandissements successifs. La partie postérieure du corps de bâtiment principal paraît être la plus ancienne (fin XVIe, début XVIIe siècle ?). Mais la nature des matériaux ne permet pas de discerner avec certitude aucun collage.

Quoi qu'il en soit, l'aspect extérieur des bâtiments est demeuré à peu près tel qu'il était à la fin du XVIIIe siècle ; l'aménagement intérieur a été repris au siècle dernier.

1AD 13, Marseille, B 753, f° 20.2AD 13 Marseille, B 814, f° 9 : "...heredes domini Rostangni Negrelli..."3AC Beaumont, sans cote (série FF?), 1636, procès entre Antoine de Riqueti et la communauté de Beaumont.4AC Beaumont, CC 2, cadastre de 1534.5AC Beaumont, CC 1, cadastre de 1500.6Commune des Bouches-du- Rhône, canton de Trets. La carte de Cassini nomme cette localité Châteauneuf- le- Rouge ou Negrel : il s'agirait donc également d'une ancienne possession de la famille Negrel.7Commune des Bouches-du-Rhône, canton de Trets.8Chef-lieu de canton des Alpes de Haute-Provence.9Le quintal de l'époque pèse 100 livres, soit entre 45 et 50 kg.10A.D. 13, Aix , 306 E/518, f° 163 v°, 20 août 1534, arrendamentum domus diversorii territorii de Negreriis.11AC Beaumont, II 8 ; la vente est faite au nom de Jean Defargis, procureur du sieur de Cental.12AC Beaumont, CC 3.13A. C. Beaumont , sans cote , 1636, procès entre Antoine de Riqueti et la communauté de Beaumont.14AD 13, Marsille, 2 G 830.15A. C. Beaumont, sans cote (série FF ?), 1585, procès-verbal d'allivrement des biens du sieur Riqueti à Beaumont. 16A.C. Mirabeau, AA 1, 13 juillet 1624, Transaction entre Gaspard de Bouliers et Thomas de Riqueti. 17A. C. Beaumont, CC 25.18Ibidem.19AD 84, II Q 20 bis, vente des biens nationaux.
Destinations ferme
Parties constituantes non étudiées bergerie, chai, étable
Dénominations auberge, ferme
Aire d'étude et canton Pertuis
Adresse Commune : Beaumont-de-Pertuis
Lieu-dit : Négréoux
Cadastre : 1943 F 101 ; 1838 F 23

Auberge et ferme seigneuriales établies sur le petit fief de Négréoux au bord de la route royale d'Aix à Sisteron (actuelle RN 96) dans la 2e moitié du 15e siècle ; édifice plusieurs fois reconstruit et remanié ; auberge désaffectée après la construction du pont de Mirabeau (1835) et de la ligne de chemin de fer (1880) ; corps de logis de la 2e moitié du 16e ou de la 1ère moitié du 17e siècle, agrandi dans le 3e quart du 18e siècle (inscription 1774 sur la porte des écuries) , distribution remaniée au 19e siècle.

Période(s) Principale : 2e moitié 16e siècle
Principale : 1ère moitié 17e siècle
Principale : 3e quart 18e siècle
Dates 1774, porte la date
Auteur(s) Auteur : maître d'oeuvre inconnu

Edifice discontinu ; corps de bâtiment principal double en profondeur, à façade à travées ; corps de bâtiment contigu contenant les étables ; grande remise vis à vis des précédentes

Murs molasse
galet
moellon
moellon
pierre de taille
Toit tuile creuse
Étages étage de soubassement, étage en surcroît
Couvrements voûte en berceau plein-cintre
voûte en berceau segmentaire
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
Escaliers escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie
escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, suspendu
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Hommage au roi Charles Ier des seigneurs et des habitants de Beaumont, 5 février 1270. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : B 753.

  • Comptes du clavaire de Forcalquier, 1290. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : B 814.

  • Arrentement du logis de Négréoux, 20 août 1534. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 306 E 518.

    f° 163 v°.
  • Etat des biens du sieur de Cental, 1566. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 2 G 830.

  • Procès-verbaux d'estimation et de vente des biens nationaux, disctrict d'Apt, 1790-an III. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 2 Q 4.

  • [Beaumont-de-Pertuis] Cadastre, 1500. Archives communales, Beaumont-de-Pertuis : CC 1.

  • [Beaumont-de-Pertuis] Cadastre de 1534. Archives communales, Beaumont-de-Pertuis : CC 2.

  • [Beaumont-de-Pertuis] Cadastre de 1562. Archives communales, Beaumont-de-Pertuis : CC 3.

  • [Beaumont-de-Pertuis] Rôle de l'imposition de la capitation, 1696-1697-1698. Archives communales, Beaumont-de-Pertuis : CC 25.

  • Procès-verbal d'allivrement des biens du sieur Riquety à Beaumont, 1585. Archives communales, Beaumont-de-Pertuis (sans cote).

  • Procès entre Antoine de Riqueti et la communauté de Beaumont, 1636. Archives communales, Beaumont-de-Pertuis (sans cote).

  • Procès-verbal de délivrance à Jean Defargis du logis de Négréoux, décembre 1556. Archives communales, Beaumont-de-Pertuis : II 8.

  • Transaction entre Gaspard de Bouliers et Thomas de Riqueti, 13 juillet 1624. Archives communales, Beaumont-de-Pertuis : AA1.

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