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synagogue

arche sainte

Dossier IM84001322 réalisé en 1990

Fiche

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DESCRIPTION

Dénomination : armoire sainte.

Localisation : mur est, intégrée aux lambris, protégée par une clôture.

Structure et formes : une travée ; deux colonnes et deux ailerons repo­sant sur un soubassement, entablement, couronnement constitué de console supportant une corbeille de fleurs ; porte en plein cintre : quatre battants mobiles surmontés de deux faux-battants ; traverse amovible entre les deux battants inférieurs et les deux battants médians. A l'in­térieur, plancher surélevé d'un degré ; au niveau inférieur, sept pla­cards à battant unique (murs nord et est) et deux faux-placards (mur sud) surmontés de divers compartiments destinés à recevoir des rouleaux, ouverts par une arcade en plein-cintre (à l'exception du faux-placard situé au sud, au-dessus duquel un panneau masque le mur, traversé en cet en­droit par une canalisation) : deux niches en maçonnerie de part et d'au­tre de la porte, l'une cintrée (sud), l'autre à fond plat (nord), et six compartiments séparés à mi-hauteur par une pièce de bois rectangulaire dont les bords latéraux ont été creusés de manière à épouser la forme des rouleaux ; faux-plafond à caissons , au profil segmentaire, en arrière des deux faux-battants de la porte.

Matériaux et techniques :

Bois (aulne); peinture à l'huile : crème à l'extérieur, bleue à l'intérieur, exception faite du revers des battants médians, traités en faux­ marbre jaune veiné de vert ; dorure à la mixtion (moulures et éléments décoratifs).

Coupes carrées (bâti et battants des placards à l'intérieur), coupes mixtes, plates-bandes inclinées, moulures petit cadre et tables saillan­tes (battants de la porte de l'armoire et plafond) ; embrèvements (tra­verse amovible entre les battants inférieurs et médians de la porte ; montants qui, à l'intérieur, délimitent en façade les compartiments destinés à des rouleaux). Chevilles ; clous sur la façade des comparti­ments.

Traverses inférieures de cette façade chantournées. Décor en bas relief dans la masse (à fond de cuvette sur le soubassement et les battants de la porte), décor en bas relief rapporté (frise de l'entablement), décor en demi-relief (corbeille de fleurs du couronnement), décor en ronde bosse (cartouche, guirlandes et lambrequins du couronnement), décor gravé (chandelier, feuillages, lampe et inscriptions à l'intérieur des battants médians).

Garnitures métalliques :

- Fer forgé

• Battants de l'armoire : sur chacun des battants mobiles, deux fiches à vases et un organe de fermeture (loqueteau double pour les battants inférieurs et espagnolette pour les battants médians) retenu sur le bâti par des tiges fichées dans le plancher, dans la traverse amovible et au revers des faux-battants, actionné sur les battants gauches au moyen d'un bouton situé au centre de la tringle (loqueteau) ou d'une poignée (espagnolette) et sur les battants droits par l'intermédiaire d'une serrure. Entrées des serrures et platines des boutons en fer forgé découpé.

• Battants des placards (à l'intérieur) : boutons.

• Tringles à crochet mobiles destinées à retenir les rouleaux sur la façade des deux niches.

• Tringles à rideaux au revers de la porte et en avant de la niche située à sa gauche (au nord).

- Clous en garniture du plancher, à l'intérieur alignés au pourtour, disposés en triangle aux angles.

Garnitures textiles :

- Garniture du fond des compartiments destinés à des rouleaux et des pièces de bois placées entre ceux-ci : toile écrue imprimée ; décor ocre-rouge de bâtons rompus et de carrés disposés quatre par quatre. Largeur des lés 85 cm environ. Toile fixée par des petits clous sur les fonds et cousue sur les pièces intermédiaires.

- Rideaux en soie : en place (en très mauvais état) lors de la prise de vue photographique, sur presque toutes les ouvertures, ils ont été enlevés lors de la restauration récente de l'armoire sainte et n'ont pu être étudiés. Le rideau qui fermait l'armoire était crème, ceux des autres ouvertures roses (couleurs visibles sur les photographies prises en 1986).

Iconographie et décor :

Chandelier à sept branches, lampe perpétuelle (revers des battants mé­dians); vases (battants médians); étoiles à cinq branches (plafond). Cannelures et chapiteaux corinthiens (colonnes); entrelacs ornés d'éléments végétaux (soubassement et battants inférieurs de la porte) ; guirlandes fleuries (battants médians et écoinçons) ; feuilles d'acanthe, palmes, rameaux et chutes de fleurs (ailerons) ; rinceaux (frise); consoles, guirlandes de fleurs, lambrequin et corbeille de fleurs (cou­ronnement).

Dimensions :

H. totale 585 cm, L. totale 285 cm.

H. corps inférieur 95 cm, H. corps supérieur (sous l'entablement) 255 cm.

Battants inférieurs : H. 74 cm, La 59 cm, Ep. 3 cm.

Battants supérieurs : H. totale 226 cm, H. battant médian (seul mobile) 151 cm, La 59 cm, Ep. 3 cm.

A l'intérieur :

- H. bâti au centre 248 cm

- H. bâti sur les côtés 238 cm

- H. corps inférieur 89 cm

- H. battants 61 cm

- H. corps supérieur au centre 159 cm

- H. corps supérieur sur les côtés 149 cm

- H. niche au nord 155 cm

- H. niche au sud 132 cm.

Inscriptions :

Inscriptions en caractères hébraïques au revers des deux battants médians : six lignes sur chacun des battants.

Les deux premiers mots des dix Paroles : les quatre premières (Exode, 20, 2 -11) sur le battant droit, le deuxième commandement (versets, 3 à 6 dans la lecture des rabbins) étant réparti sur trois lignes ; les six autres sur le battant gauche (Exode, 20, 12- 17).

E :

L’extérieur a été restauré et repeint récemment. Les couches enlevées lors de cette restauration apparaissent sur des photographies prises en 1986 : fonds gris clair, moulures et éléments décoratifs passés à la bronzine.

L'intérieur n’a pas été concerné par ces travaux, à l'exception des inscriptions qui ont été dorées ; les rideaux, en très mauvais état, ont été déposés.

HISTORIQUE

Oplâtre et pierre" ; lessivée et repeinte en 18531 restaurée en 1987.

Dénominations arche sainte
Aire d'étude et canton Cavaillon
Adresse Commune : Cavaillon
Adresse : rue Hébraïque
Emplacement dans l'édifice mur est
intégrée aux lambris

Oeuvre de Jean-Joseph Charmot, sculpteur de l'Isle-sur-Sorgue, qui reçut le 18 avril 1774 la somme de 558 livres "pour les sculptures en bois, plâtre et pierre". Lessivée et repeinte en 1853. Restaurée en 1987. ( L'intérieur n'a pas été concerné par ces derniers travaux, à l'exception des inscriptions qui ont été dorées ; les rideaux, en très mauvais état, ont été déposés.)

Période(s) Principale : 3e quart 18e siècle
Dates 1774
Auteur(s) Auteur : Charmot Jean-Joseph, sculpteur

Façade : porte en plein cintre entre deux colonnes et deux ailerons posés sur des piédestaux et surmontés d'un entablement et d'un couronnement ; quatre battants mobiles ; deux faux-battants dans la partie haute. Bois d'aulne peint à l'huile et doré. Décor en bas relief dans la masse (à fond de cuvette sur le soubassement et la face des battants), décor en bas relief rapporté (frise de l'entablement), décor en demi-relief (motif sommital du couronnement) ; décor en ronde bosse (les autre éléments du couronnement) ; décor gravé (revers des battants médians). Intérieur : sept placards à battant unique et deux faux-placards surmontés de divers compartiments destinés à recevoir des rouleaux ; faux-plafond de profil segmentaire, à caissons. Parmi les garnitures métalliques, espagnolette pour les battants médians, tringles mobiles destinées à retenir les rouleaux, tringles à rideaux et clous décoratifs sur le plancher. Garnitures textiles : rideaux en soie au revers des battants médians (crème) et devant presque tous les compartiments (rose) ; coton écru imprimé cloué sur les parois des niches.

Catégories menuiserie, sculpture
Matériaux bois, décor en bas relief, décor en demi relief, décor en ronde bosse, décor dans la masse, décor rapporté, gravé, peint, doré à la poudre
fer, forgé (garniture)
coton, toile (garniture)
soie, satin (garniture)
Précision dimensions

h = 585 ; la = 285 ; pr = 110 (dimensions maximales approximatives)

Iconographies colonne cannelée
chapiteau composite
feuille d'acanthe
guirlande : feuillage, fleur
vase : brûle parfum
rinceau
coquille
lambrequin
corbeille : fleur
chandelier
lampe
étoile
bâton brisé
carré
Précision représentations

Feuilles d'acanthe et guirlandes végétales sur les ailerons ; coquille, guirlande végétale, lambrequin et corbeille de fleurs sur le couronnement ; vases à encens sur la face des battants. Chandeliers à sept branches, lampe éternelle et vases au revers des battants. Etoiles à cinq branches sur le plafond. Bâtons brisés et carrés disposés par quatre sur la garniture textile des niches.

Inscriptions & marques inscription, hébreu
Précision inscriptions

Inscriptions en hébreu au revers des battants médians : les deux premiers mots des Dix Paroles (Exode, 20 - voir le dossier).

Précision état de conservation

Oeuvre restaurée.

Statut de la propriété propriété publique

Références documentaires

Documents d'archives
  • Restauration de la synagogue de Cavaillon. 1853. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 2 O 35.

  • Quittance de prix-fait (?) au sculpteur Jean-Joseph Charmot. 18 avril 1774. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : Fonds Guis, n°330.

    f°221
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