Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil
L’Inventaire général étudie tous les objets d’un territoire « de la petite cuillère à la cathédrale ».

Ce portail met progressivement en ligne la plus importante documentation historique, graphique et photographique sur le patrimoine issue de 50 ans d'inventaire dans la région Provence Alpes-Côtes d'Azur. Elle constitue un exceptionnel outil de connaissance du territoire. Plus de 18 000 dossiers sont consultables sur ce portail, reflétant la diversité des études menées.

Nous vous souhaitons de belles découvertes.

Focus sur

Le patrimoine industriel de Grasse

Le patrimoine portuaire en Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

Le Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var (Alpes-de-Haute-Provence)

Beaulieu et la villa Kérylos (Alpes-Maritimes)

L'Estaque et Port-Saint-Louis-du-Rhône (Bouches-du-Rhône)

Les ponts du Rhône (Bouches-du-Rhône et Vaucluse)

La villégiature à Hyères et Sainte-Maxime (Var)

Le patrimoine militaire des Hautes-Alpes 

La ligne des Chemins de Fer de Provence (Le Train des Pignes)

 

 

Lumière sur

jardin public Théodore de Banville, ancien jardin d'agrément de la Villa La Côte

HISTORIQUE

Le docteur Le Fèvre Maxwell (Frédéric Alexandre), surnommé « le bon docteur », acquiert en 1848 un vaste terrain en pente descendant jusqu’à la mer pour y fonder un institut thermo médical. William Cunard, armateur britannique fondateur de la Cunard Line, acquiert à son tour le terrain et transforme l’institut en demeure luxueuse, qui conserve toutefois le nom de Lefèvre. La propriété est finalement achetée par le baron de Vos en 1912. La Villa Lefèvre prend alors le nom de La Côte et est fortement remaniée par l’architecte François Aubert qui y ajoute notamment deux tourelles crénelées lui donnant un caractère néo-gothique. Le département des Alpes-Maritimes acquiert finalement le domaine aux enchères en 1921, après une mise sous séquestre à la fin de la première Guerre mondiale, et y installe tout d’abord l’hospice dépositaire des enfants assistés, puis le tribunal administratif de Nice après la seconde Guerre mondiale.

DESCRIPTION

Plan d'ensemble

L'ancienne propriété de la Villa La Côte se développe sur un terrain très en pente (environ 70 mètres de dénivelé jusqu'à la mer). La villa s'installe dès son origine et avant ses travaux d'agrandissement successifs à l'ouest du terrain. Des chemins irréguliers et des contre-courbes en pente se développent sur toute la largeur du terrain et permettent d'en franchir la hauteur. On remarque la présence de très nombreux oliviers, ce qui entre tout à fait dans la continuité du cadastre de 1871, qui les signalait déjà. Le site abrite dans sa partie nord la Grotte préhistorique du Lazaret, dont certains éléments sont protégés au titre des Monuments historiques (entrée, parties dites courette, ancienne morgue, garage et dépendances) par arrêté du 21 mars 1963. La partie sud de la propriété est aujourd'hui occupée par le jardin public Théodore de Banville. L'espace central, de forme ovoïde, est occupé par deux arbres isolés (deux oliviers et un phoenix canariensis) et une statue. Cet espace central ainsi que chemin qui traverse le jardin du nord au sud, parallèlement à la route et au rivage, sont des espaces de circulation. Des pièces de gazon plantées et délimitées par des passe pieds en pierres, occupent toute la périphérie du jardin. Les bancs sont disposés autour de l'espace central vers lequel ils sont tournés. On peut enfin remarquer dans ce jardin le monument à la mémoire de Théodore de Banville, ainsi que la Pergola de la Villa La Côte, marquant son entrée au sud.

La propriété Le Fèvre s’étendait également au nord, de l’autre côté de l’actuel boulevard Carnot. La parcelle très allongée n°541, signalée sur le cadastre de 1871, correspondait alors à des pâtures. Elle est aujourd’hui occupée dans sa partie ouest par le jardin du Boulevard du Mont Boron qui revêt aujourd'hui une fonction de belvédère sur la ville. La partie est de cette ancienne parcelle est quant-à elle occupée par la Villa Beau-Site (1870-1880). C'est un jardin minéral, complanté majoritairement de pins et d'oliviers.

A l'extrême sud de la propriété cette fois, au-delà de l'actuelle avenue Jean Lorrain, se trouve le jardin Félix Rainaud, également minéral, accueillant quatre grands pins. C'est à cet emplacement que se trouvait jadis la cabine de soin du docteur Le Fèvre. Située à l’extrémité sud de la propriété parmi les rochers, à la pointe de l’actuel jardin Félix Rainaud, la cabine est dessinée sur le cadastre de 1871 mais n'est pas relevée dans les états de section.

Enfin, la partie est de l’ancien domaine accueille aujourd’hui le jardin Nelson Mandela.

En savoir plus…