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L’Inventaire général étudie tous les objets d’un territoire « de la petite cuillère à la cathédrale ».

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Focus sur

Le patrimoine industriel de Grasse

Le patrimoine portuaire en Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

Le Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var (Alpes-de-Haute-Provence)

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L'Estaque et Port-Saint-Louis-du-Rhône (Bouches-du-Rhône)

Les ponts du Rhône (Bouches-du-Rhône et Vaucluse)

La villégiature à Hyères et Sainte-Maxime (Var)

Le patrimoine militaire des Hautes-Alpes 

La ligne des Chemins de Fer de Provence (Le Train des Pignes)

 

 

Lumière sur

Château Fort

Données historiques

Le château de Bézaudun apparaît pour la première fois dans les textes vers 1232, en tant que « castrum ». Il est très probablement fondé dans le premier tiers du XIIIe siècle, entre 1224 et 1231, lors des luttes opposant la noblesse locale au Comte de Provence et à son capitaine, Romée de Villeneuve. Après les combats, le château est entre les mains de ce dernier qui le donne à l'évêque de Vence en 1233. Par la suite le château et le fief de Bézaudun restent entre les mains des évêques de Vence jusqu'à la Révolution.

Analyse archéologique

Le château est de plan rectangulaire et comprend trois corps de bâtiment accolés : un donjon et deux logis, le second étant flanqué d'un pigeonnier.

Le donjon est visiblement le bâtiment le plus ancien conservé. Mais il remploie à la base de son élévation nord-ouest et sur une hauteur de 2 mètres, une construction plus ancienne. Celle-ci est faite de petits moellons de format souvent carré, assemblés en assises très régulières, à joints larges, sans cales.

Le donjon est un édifice de 5,35 x 6,20 m de côté, actuellement conservé sur une hauteur d'environ 8 m. Sa face nord-ouest est la seule encore visible. Elle montre des assises régulières de moellons de format plus gros que ceux de la partie remployée dans sa base. Une chaîne d'angle de pierres dressées à l'aiguille interrompt la maçonnerie de la base et descend jusqu'au rocher.

Une baie géminée s'ouvre dans cette élévation nord-ouest, à 6,50 m au-dessus du rocher. Sa niche, sans banquette, est haute de 1,05 m et large de 0,77 m ; elle est couverte d'un arc surbaissé. Une telle baie, ouverte au nordouest, se trouve dans la direction du mistral, vent qui peut être très violent. Elle n'était donc pas seulement destinée à l'éclairage mais avait aussi un rôle militaire de surveillance, du côté de l'accès. Ce type de baie se rencontre dans d'autres donjons de Provence orientale dont la construction est antérieure à l'apparition des archères, tel celui de La Bastide (Var).

Ces deux constructions (mur dont il ne reste qu'une portion en remploi et donjon) sont à placer au début du XIIIe siècle, avant 1233.La base du premier logis, accolé au sud-ouest du donjon, montre des assises de moellons plus grossiers, utilisant peu de cales et chaînées de bossages. Ce logis pourrait donc être l’oeuvre de l'évêque de Vence, dans la seconde moitié du XIIIe siècle.

Vers le XVIe siècle ou le début du XVIIe siècle, le premier logis est surélevé puis un second logis lui est accolé, au sud-ouest. Le pigeonnier, qui s'élève au sud-est du second logis, utilise comme base l'angle sud et une portion du mur sud-ouest de la partie médiévale du premier logis.

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