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  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton voie ferrée de la ligne Nice - Digne-les-Bains
  • Hydrographies le Maouna
  • Commune Méailles
  • Cadastre 1984 C non cadastré ; 1984 D non cadastré ; domaine public
  • Dénominations
    viaduc
  • Précision dénomination
    viaduc ferroviaire
  • Appellations
    viaduc de Maouna

Les plans de la section Saint-André-Annot sont dressés entre 1899 et 1901 mais ils doivent être modifiés entre 1906 et 1908 pour la partie qui emprunte la vallée de la Vaïre en raison de la nature des terrains qui supportent mal les fondations. Le viaduc de Maouna fait partie du troisième lot qui va du Fugeret au tunnel de La Colle-Saint-Michel. Le projet d'origine prévoyait un pont de 8 arches de 15 m d'ouverture, en pente de 0,26% et suivant une courbe de 200 m de rayon. Le coût de ce pont était estimé à 329207 F. En raison de la difficulté à atteindre le bon sol et aussi pour des raisons esthétiques - les murs en retour auraient été trop massifs - un nouveau projet est finalement conçu par l'ingénieur Guignard et validé au printemps 1906, pour un nouveau coût estimé de 309750 F. Les plans détaillés sont signé le 21 avril 1907 par l'ingénieur Varvier et le chantier est adjugé le 9 mai 1908 à l'entreprise Orizet frères. Le viaduc est ouvert à l'exploitation commerciale le 11 juillet 1911.

Le viaduc de Maouna est un pont en maçonnerie de 9 arches de 15 m d'ouverture, ce qui en fait le plus long viaduc de l'ensemble de la ligne Nice-Digne-les-Bains (197 m de longueur totale). Il permet le franchissement du petit torrent de Maouna qu'il surplombe de plus de 30 m. En plan, le viaduc dessine une courbe de 200 m de rayon en son milieu et il est rectiligne à ses extrémités. Entre les deux, un raccordement en arc parabolique assure la progressivité des changements de direction. Cette disposition explique que les piles centrales forment en plan un trapèze alors que les piles des extrémités ont un plan rectangulaire. La forme de ces piles a été calculée avec le plus grand soin. Les fruits de leurs quatre faces croissent par tranche de 5 m. Tranche par tranche, le fruit est plus marqué côté amont que côté aval pour compenser les efforts exercés par les passages des trains. La hauteur des piles varie de 10 à 23,50 m. Chaque pile repose sur un épais massif de fondation dont le plus important atteint 10,50 m de haut. Ces massifs reprennent en plan la forme des piles qu'ils soutiennent et débordent chacun de leurs côté d'au moins 1 m. Le dessin des arches ne correspond pas parfaitement à un plein cintre. Il s'obtient par la juxtaposition de deux quarts de cercle de rayons légèrement différents et de centres décalés de 48 cm de haut en bas. Ce dessin permet de racheter la pente du pont tout en maintenant à la même hauteur de part et d'autres d'une même pile la naissance des deux arches. Le traitement des parements est extrêmement uniforme. Ils sont intégralement en moellons équarris de moyen appareil dont les têtes sont laissées brutes et assemblées en appareil réglé. Les rouleaux comportent chacun deux rangs de claveaux assemblés en liaison et les chaînes d'angle dessinent une harpe. Les parapets sont métalliques.

  • Murs
    • calcaire
    • acier
    • moellon
    • pierre de taille
  • Statut de la propriété
    propriété publique, []

Documents d'archives

  • Guignard. Conférence avec les services hydrauliques ordinaire et vicinal, avril 1906. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains, S 1098.

    Description du nouveau projet de la ligne pour les lots 3 et 4 de la section Annot / Saint-André. L'ajout d'une 9e arche est dû à l'importance considérable qu'il aurait fallu donner aux murs en retour, à l'aspect disgracieux qu'ils auraient eu, et à la profondeur du bon sol.
  • Partie comprise entre le souterrain de la Colle Saint-Michel et Annot, projet d'exécution des travaux, 3e et 4e lots : rapport des ingénieurs - ouvrages d'art : pont sur la Vaïre, ravins des Blocs et de l'Etroit, viaducs de Font-Bouisse, Guillaumasse, Gros-Vallon, Maouna, Hubac et Beïte, souterrains de Méailles, Hubac, Berre, Fugeret et Notre-Dame. 30 mai 1906. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains, S 1100.

Bibliographie

  • BANAUDO, José. Le siècle du Train des Pignes. Breil-sur-Roya : Éditions du Cabri, 1991, 320 p. : ill.

    p. 51

Documents figurés

  • Chemin de fer de Saint-André à Puget-Théniers / Section de Saint-André à Annot [...] Projet d'éxécution des travaux / 3e lot / Ouvrages d'art / Viaduc de Maouna. / Dessin à l'encre sur papier signé Varvier et Lemoine, 15 août 1907. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains, S 1098.

  • Chemin de fer de Saint-André à Puget-Théniers / Section de Saint André à Annot [...] / Partie comprise entre le souterrain de la Colle Saint-Michel et le Gros-vallon du Fugeret / Projet d'exécution des travaux / 3e lot / Ouvrage d'art / N°20 - Viaduc de Maouna. / Dessin à l'encre sur papier signé Varvier, 15 avril 1907. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains, S 1098.

Date d'enquête 2006 ; Dernière mise à jour en 2007
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