Logo ={0} - Retour à l'accueil

usine de produits explosifs (poudrerie de Saint-Chamas)

Dossier IA13005997 réalisé en 2014

Fiche

Appellationspoudrerie de Saint-Chamas
Parties constituantes non étudiéescentrale hydroélectrique, moulin, bâtiment administratif d'entreprise, canal, monument aux morts, transformateur, conduite forcée
Dénominationsusine de produits explosifs
Aire d'étude et cantonBouches-du-Rhône
AdresseCommune : Saint-Chamas
Lieu-dit : la Poudrerie
Cadastre : 1819 A 1-97, 110 Domaine public, commune de Saint-Chamas ; 2017 AD 1-7 ; 13, 19, 57 Domaine public, commune de Saint-Chamas ; 2017 AE 1-2 Domaine public, commune de Saint-Chamas ; 2017 BD 41, 94, 96, 98 Domaine public, commune de Miramas ; 2017 BE 13-23, 25-32, 34-61 Domaine public, commune de Miramas

La poudrerie de Saint-Chamas est fondée en 1690 sur un site de moulins hydrauliques à farine. Les imposants moulins à poudre noir sont construits au 19e siècle (22 moulins en 1841). Au 19e siècle, la poudrerie s'étend jusqu'à recouvrir de vastes étendues de la commune voisine de Miramas. L’histoire de la poudrerie, qui se modernise régulièrement (fabrication de mélinite en 1887, puis de tolite au début du 20e siècle, du phénol synthétique, de la crésilyte ou de la schneidérite) est maquée par d'importantes explosions, en 1882-83, en 1904, et surtout en 1936. Ce dernier accident entraîna le décès de 53 personnes. Un monument comportant une plaque commémorative, co-signés Gaston Castel, a été érigé à l'entrée de l'usine. Le nombre maximum de salariés de l'usine a été atteint en 1916-1917 : 7800 personnes. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la poudrerie, qui a fait appel à de nombreux travailleurs originaires d’Indochine, emploie encore 4500 personnes. Elle ferme en 1974. Les 250 bâtiments sont presque tous détruits et sur les terrains délaissés, en grande partie acquis par le Conservatoire du littoral en 2001, se met en place un projet de valorisation du patrimoine culturel et matériel dans les années 2010.

Période(s)Principale : 4e quart 17e siècle
Dates1690, daté par source

La poudrerie s'étendait sur 117 ha. Les bâtiments administratifs qui composent une entrée monumentale, donnent accès à une esplanade où se trouvent deux monuments au morts (l'un dédié aux victimes de la Première Guerre mondiale, l'autre à celles des explosions de 1936). Les trois moulins qui n'ont pas été détruits permettent de comprendre la disposition au temps de l'activité. Ils étaient construits par paires, de part et d'autre d'une grande roue verticale, au pied d'une falaise, sur deux niveaux, et accessibles par de grandes rampes. Ils sont en pierre de taille calcaire. La tour de Safre, à moitié troglodytique, à moitié en élévation, permettait de surveiller une bonne part de l'usine. De nombreux vestiges de canaux peuvent être observés dans le nouveau "parc de la poudrerie", dont une galerie de 300 m en grande partie creusée dans la roche pour l'alimentation des moulins.

Murscalcaire pierre de taille
Énergiesénergie hydraulique produite sur place
État de conservationétablissement industriel désaffecté
Statut de la propriétépropriété publique

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan cadastral de la commune de Saint-Chamas / Dessin à l'encre sur papier, Bouis géomètre, 1819. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 3 P 1801.

Bibliographie
  • LAFRAN, P. « La Poudrerie de Saint-Chamas : des origines à 1914 : aperçu historique », dans Bulletin des Amis du Vieux Saint-Chamas, n°7, 1983.

  • LAFRAN, Paul. CASTEL, Gérard. Travail, Industrie, Commerce dans la région de Saint-Chamas. Les Amis du Vieux Saint-Chamas, Saint-Chamas, 1992.

  • AMIABLE, R. (dir.), 1690-1990, Tricentenaire de la poudrerie nationale de Saint-Chamas. 1990.

  • KOCH, C. AMEZIANE F. FAUQUET, F. SCANDOLERA, M. La reconversion du patrimoine industriel, entre sauvegarde et valorisation : le cas de l’ancienne poudrerie royale de Saint-Chamas (13), dans LUCCHINI F. (dir.), De la friche industrielle au lieu culturel. Colloque international pluridisciplinaire, Rouen, équipe La Friche, UMR CNRS IDEES, Juin 2012.

  • LEMAIRE J. « L’ancienne Poudrerie Royale de Saint-Chamas » dans Provence Historique, numéro spécial : Patrimoine Industriel n°258, 2015.

(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Buffa Géraud