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blockhaus côtiers de l'armée de terre allemande, dits batterie du port de l'Estaque

Dossier IA13001467 inclus dans quartier de la Fontaine-des-Tuiles réalisé en 2008

Fiche

Á rapprocher de

Précision dénominationblockhaus côtiers
Appellationsblockhaus côtiers de l'armée de terre allemande, batterie du port de l'Estaque
Parties constituantes non étudiéescasemate
Dénominationsblockhaus
Aire d'étude et cantonGrand Projet de Ville, l'Estaque-les Riaux
AdresseCommune : Marseille 16e arrondissement
Lieu-dit : l' Estaque, quartier de la Fontaine-des-Tuiles
Adresse : boulevard, Fenouil, traverse du, Cerisier, traverse de la
Sacomanne
Cadastre : 1978 Estaque I

Le 11 novembre 1942, l'armée allemande franchit la ligne de démarcation. A partir de 1943, l'Organisation Todt travaille à fortifier les 860 kilomètres de côtes entre la frontière espagnole et la frontière italienne. Le Südwall , ou Mur de la Méditerranée, est divisé en sept secteurs côtiers de défense, confiés à la 19e Armée, dont le commandement est situé à Avignon. Le littoral est évacué, tandis que les constructions situées dans le champ de tir des armes installées en bord de mer sont démolies. A l'Estaque, le dispositif allie des positions arrière dans les collines, pour défendre les carrières et la route du Rove, à deux batteries côtières de l'armée de terre allemande : la batterie du Rove (non étudiée), le long de la voie ferrée, et la batterie du port de l'Estaque. Une quarantaine de maisons situées au bas du boulevard Fenouil sont réquisitionnées et démolies au cours de l'hiver 1943-1944 pour laisser la place à cinq blockhaus. Après la guerre, des géomètres et agents des services du MRL, constatant le très mauvais état de tous ces terrains, les ont remis en état. La décision de l'Etat de conserver ces ouvrages après guerre vient contrarier le plan de remembrement mis en oeuvre par l'Association Syndicale de Marseille-Estaque-Mirabeau (MEM) et retarde le chantier de reconstruction (Référence IA13001466). Un seul des blockhaus a été démoli, les autres ayant été intégrés dans les jardins des particuliers.

Période(s)Principale : 2e quart 20e siècle
Dates1944, daté par source

A l'origine, l'ensemble comprend quatre casemates et un poste de direction de tir, reliés entre eux par des galeries souterraines, comme le laissent entendre les descriptions faites au moment de la remise en état, qui précisent que les terrains sont sillonnés de boyaux en ciment armé, reliant sous terre à des profondeurs variant entre 0,30 et 0,80 mètres, les différents blockhaus entre eux. Il subsiste trois des quatre casemates de type H671, aujourd'hui situées dans les jardins privés de la partie reconstruite (Référence IA13001153). Elles sont construites en béton armé, implantées à mi-pente, parallèlement au littoral. Elles ont conservé le camouflage en ciment formant rocaille et des traces du goudron d'étanchéité. Le poste de direction de tir de type H636 comporte une dalle en béton couvrant la cuve de télémétrie. Il compterait parmi les derniers conservés avec celui de l'Escalette. Utilisés comme cave à vin ou rangement de jardin, ces blockhaus sont aujourd'hui autant que possible intégrés dans l'aménagement des jardins : plantes grimpantes, fenêtres, balustrades, antennes de télévision.

Mursrocaille
béton armé
Toitbéton en couverture
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Abris et blockhaus. Zone côtière de l'Estaque à Port-de-Bouc. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1739 W 46

Documents figurés
  • Vue du poste de direction de tir en 1960, prise depuis la traverse de la Sacomanne (parcelle I 43). / Photographie ancienne. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 52 W 124.

  • Vue d'une casemate en 1960, prise depuis le boulevard Fenouil. / Photographie ancienne. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 52 W 124.

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