Dossier d’œuvre architecture IA06004830 | Réalisé par
Prédal Christophe (Rédacteur)
Prédal Christophe

Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
;
Thuin-Chaudron Véronique (Rédacteur)
Thuin-Chaudron Véronique

Auteur, Docteur, sa thèse ayant pour titre : Nice, de la colline du Château aux châteaux des collines, architecture, construction, urbanisation de 1860 à 1914. (publiée chez Serre éditeur en 2009).

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
  • recensement du patrimoine balnéaire, patrimoine de la villégiature de Nice
maison de villégiature (villa balnéaire) dite Villa Mont-Gros ou Domaine du Mont-Gros
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Ville de Nice
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Nice - Nice
  • Commune Nice
  • Lieu-dit Mont-Boron
  • Adresse 31 chemin du Vinaigrier , chemin du Mont-Gros Les Chênes (ancien accès)
  • Cadastre 2026 IS 0259, 0261, 0262, 0301, 0306 à 0309, 0311, 0313, 0315  ; 2026 IL 0001  ; 2026 IK 0001
  • Dénominations
    maison
  • Précision dénomination
    maison de villégiature, villa balnéaire
  • Appellations
    Domaine du Mont-Gros, Villa Mont-Gros
  • Parties constituantes étudiées
  • Autres parties constituantes
    mur de soutènement, remise agricole, allée irrégulière, escalier indépendant, bassin, fontaine, piscine, réservoir, terrasse agricole

Le domaine communément nommé du Mont-Gros a été constitué au cours du 19e siècle.

En effet, sur le plan cadastral de 1812, l'ensemble n'est pas encore réuni et appartient à deux propriétaires. La partie basse a comme propriétaire Antoine Vian que le cadastre présente alors comme "Capitaine marin". Une maison est présente à l'emplacement de ce que nous nommerons par commodité "maison du bas" (maison de maître actuelle) au centre d'une bande de terrain comprenant oliviers, vignes, pâturage, labour et bois de chênes. On ne sait si la maison est alors un bâtiment vernaculaire. La partie haute a comme propriétaire la famille Acchiardi de Saint-Léger et la maison globalement carrée présente sur le plan correspond à la "maison du haut" (ferme actuelle). On peut vraisemblablement faire remonter tout le bâti présent sur ce plan cadastral à la deuxième moitié du 18e siècle.

Sur le cadastre de 1871, le propriétaire de l'ensemble est le baron Frédéric Elisi de Saint-Albert. En plus de l'unification des terres dépendant des deux maisons, le domaine s'est considérablement agrandi de forêts positionnées plus haut dans la pente au-dessus de la "maison du haut". Au début du 20e siècle, les terres passent aux Uberti de Saint-Albert.

Si la "maison du haut" (ferme) conserve jusqu'à nos jours son aspect vernaculaire, la "maison du bas" a vraisemblablement beaucoup évolué tout au long du 19e siècle. En l'absence de documents relatifs à des travaux, il est difficile de donner une chronologie des adjonctions et surélévations mais elles ont dû être nombreuses comme le révèle notamment l'asymétrie du bâtiment et des ouvertures, encore évidente en 2026. Sur le cadastre de 1871, la maison forme désormais approximativement un rectangle. Une citerne y est accolée au nord. Deux volumes positionnés au nord-est, formant comme deux tourelles accolées, sont construits entre 1871 et 1924, date de la première vue aérienne du secteur, réalisée par l'Institut Géographique National. L'impression générale est que le bâtiment s'est en quelque sorte "annobli" (présence de la tour), transformé peut-être en maison de villégiature "des champs" pour les Elisi de Saint-Albert qui résidaient en ville (actuelle place Garibaldi) et possédaient par ailleurs d'autres propriétés dans les environs de Nice. La Villa Montgros apparaît après 1900, au sein des annuaires niçois, dans la liste des villas d'agrément à louer. Des vestiges de modénatures et de décors de type néo-régionaliste (porche, linteau de baies en génoise...) révèlent une dernière intervention dans les années 1930. La maison est abandonnée, comme son domaine, dans le dernier quart du 20e siècle et en ruines en 2026.

Le domaine est en 2026 en friche, avec une reprise de la forêt. Les photographies disponibles depuis le 2e quart du 20e siècle révèlent une répartition du domaine entre terrasses agricoles et parties boisées, ces dernières se concentrant sur la partie nord et au fur et à mesure que l'on s'élève sur la colline. Les annuaires mentionnent généralement à côté du nom des propriétaires celui du fermier, par exemple un certain Simon en 1910. Dans l'entre-deux-guerres, les annuaires indiquent une mise en valeur horticole avec la mention des fleuristes B. Beltrando, Lecouff et Charles Simon. Les vues aériennes montrent des parties où les oliviers semblent avoir disparu au profit de cutures régulières, sans doute de fleurs. Le paysage du domaine est marqué par les murs montés à joints vifs formant les terrasses et dont certains sont très hauts. L'appareillage, différent, peut correspondre à des phases de construction échelonnées dans le temps. Demeurent des lignes de plantation d'oliviers. Nombreux sont les réservoirs d'eau en ciment implantés sur tout le terrain, de contenances diverses. En plus de la ferme ("maison du haut"), un bâtiment agricole de taille réduite servait peut-être de remise et de grange car on y accède au 1er étage directement depuis l'extérieur.

Les alentours de la maison de maître ("maison du bas") conservent des éléments relevant de la partie jardin d'agrément du domaine. Les murs de soutènement, escaliers de distribution extérieur, bassin, fontaine et piscine entourant la maison semblent remonter au 3e quart du 20e siècle avec un appareillage irrégulier monté au mortier, des marches, seuils et margelle de bassin en terre cuite. A l'est de la maison, le talus est retenu par des murs avec arcades en plein-cintre ménageant des vues sur la roche. Les photographies montrent des alignements de cyprès et des arbres de hautes futaies comme celui qui semble ombrager le petit jardin régulier avec bassin central, positionné au sud de la maison. Cette reprise des années 1950-60 correspond peut-être à des éléments existant préalablement.

  • Période(s)
    • Secondaire : 2e moitié 18e siècle , (incertitude)
    • Principale : 19e siècle
    • Secondaire : 2e quart 20e siècle
    • Secondaire : 3e quart 20e siècle
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Elisi de Saint-Albert
      Elisi de Saint-Albert

      Lignée de barons, originaires du village de Lucéram (06) dans le Comté de Nice. La famille est connue depuis le 17e siècle. La lignée Elisi devient Elisi de Saint-Albert par le mariage de Charles Elisi avec Gabrielle Raynaldi de Saint-Albert (1806). Charles Elisi reçoit le titre de baron par lettres patentes du roi Charles-Albert du 3 mars 1840. Le fils de Charles, Joseph, avocat, est maire de Nice de novembre 1870 à mars 1871. Son fils Frédéric, travaille comme attaché de préfecture puis sous-préfet en France après 1860.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.

La maison est orientée vers l'ouest, où se situe sa façade principale. La maison est formée d'un volume rectangulaire auquel on a greffé par la suite deux volumes accolés polygonaux plus élevés pouvant être vu comme un belvédère. Les phases d'agrandissement et de réaménagement sont visibles à travers les matériaux de structure, désormais rendus visibles par l'état de ruine de l'ensemble : moellons avec enduit moderne, briques creuses et pleines, ardoise pour les appuis de baies... Les ouvertures présentent une diversité de formes et les travées sont irrégulières. Un porche d'époque néo-régionaliste a été accolé à l'ouest, supportant une petite terrasse. Génoise sous toiture. Les volumes accolés sont couverts de tuiles plates mécaniques. Le corps central, en pavillon, a perdu sa charpente mais des vues aériennes anciennes tendent à révéler des tuiles creuses. Nous n'avons pu déceler la localisation de la distribution verticale intérieure.

  • Murs
    • pierre moellon enduit
    • brique creuse
  • Toits
    tuile creuse, tuile mécanique
  • Étages
    2 étages carrés
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit en pavillon croupe polygonale
  • État de conservation
    vestiges

Z Nice repérage

  • 01-DENO maison
  • 02-CHRONO avant 1860
  • 03-CARACTERE non applicable
  • 04-TENDANCES liguro-niçois
  • 05-INTEGRITE non applicable
  • 06-VISIBILITE impossible
  • 07-SITUATION isolé
  • 08-IMPLANTATION sur jardin ou parc
  • 09-MATERIAUX oui
  • 10-MACONNERIE enduit lisse
  • 11-SUR FACADE non applicable
  • 12-ENTREE porche
  • 13-TOIT non applicable
  • 14-COMBLES non applicable
  • 15-DOME non applicable
  • 16-BELVEDERE oui
  • 17-FRISE non applicable
  • 18-CERAMIQUE non applicable
  • 19-MATERIEUX GROS OEUVRE moellon
  • 20-SITE dimension paysagère
  • 21-LOTISSEMENT non applicable
  • 22-PERGOLA non applicable
  • 23-JOINTS non applicable
  • 24-CLOTURES non applicable
  • 25-AGREMENTS oui
  • 26-COUR ANGLAISE non applicable
  • 27-Châssis vitré et verrière non applicable
  • 28-Eléments de distribution intérieur en verre non applicable
  • Pied-à-terre non applicable
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Bibliographie

  • Annuaire des Alpes-Maritimes : 1910. Nice : Chini et cie éditeurs, 1910. 1555 p. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice.

    p. 469 (localisation de la villa "chemin du Mont-Alban") et p. 270 (présence dans la liste des villas d'agrément).

Documents figurés

  • Plan cadastral de la commune de Nice, 1812. / Dessin à l'encre sur papier. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 01Fi0217.

  • Plan cadastral de la commune de Nice [1871-1873]. / Dessin à l'encre sur papier par les géomètres du cadastre, [1871-1873]. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 25FI 088/1/III/A1/COM à 25FI 088/1/I/G5.

  • [Vue aérienne, Nice, 1924]. / Photographie de l'Institut Géographique National (IGN), 1924. Institut Géographique National, Saint-Mandé

  • [Vue aérienne, Nice, 1965]. / Photographie de l'Institut Géographique National (IGN), 1965. Institut Géographique National, Saint-Mandé

  • [Vue aérienne, Nice, juillet 1977]. / Photographie de l'Institut Géographique National (IGN), 1977. Institut Géographique National, Saint-Mandé

  • [Etablissement scolaire Blanche de Castille, Nice]. / Carte postale anonyme, non datée [circa 1975]. Collection particulière.

  • [Vue aérienne du secteur du Mont-Vinaigrier et du Mont-Gros, Nice]. / Photographie par le service photographique de la ville de Nice, 1978. Archives communales, Nice : 860 W 1978 389.

Date(s) d'enquête : 2026; Date(s) de rédaction : 2026
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
(c) Ville de Nice
Prédal Christophe
Prédal Christophe

Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Thuin-Chaudron Véronique
Thuin-Chaudron Véronique

Auteur, Docteur, sa thèse ayant pour titre : Nice, de la colline du Château aux châteaux des collines, architecture, construction, urbanisation de 1860 à 1914. (publiée chez Serre éditeur en 2009).

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Articulation des dossiers
Parties constituantes